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éléments des cellules en suspension et ceux propres au liquide qui les baigne.
Nous avons constaté nous-même, à ne reprises, de grosses variations en ce qui concerne les pro- priétés réductrices.
M: Lorot va jusqu’à dire qu’à la température du laboratoire et même à la glacière, la teneur-a pu varier parfois du simple au double en vingt-quatre heures.
D'autre fois, et la chose est fréquente dans les cas qui nous intéressent, le liquide non aseptique fermente d’une façon assez intense pour qu’au bout de douze heures nous ayons pu constater une presque disparition du sucre, noté cependant antérieurement à un taux de 0 gr. 20 et 0 gr. 30. Le liquide acquiert dans ces conditions, par suite de la transformation de la glycose, des propriétés acides qui nuisent encore à la bonne réduction de la liqueur de Felhing.
Certaines divergences dans quelques observations sont dues sans doute à des faits de cet ordre.
Nous ne saurions trop insister sur ce point. Combien de fois avons-nous déploré en effet les retards ou les mauvaises conditions dans lesquelles sont apportées au laboratoire les matières à examiner, les liquides céphalo-rachidiens principalement!
Chacun sait que les cultures négatives, dans la recherche du méningocoque, sont dues bien souvent à la fragilité de cet organisme, et dont ne tiennent pas assez compte ceux qui réclament le laboratoire pour les éclairer. |
Tout L. C.R. doit être examiné, en principe, dans les premières heures qui suivent son extraction.
en
Tout liquide louche, ou chez lequel on suppose l'existence d’une quantité d’albumine notable, doit être déféqué, filtré ou centrifugé au plus tôt. Après cette opération, on a ainsi le temps de faire à loisir les recherches de ses propriétés réductrices, surtout si l’on a en outre la précaution de séparer le liquide des parties solides et si l’on a pu le faire bouillir quelques instants. |
DES MÉTHODES PRÉCISES. — L'intérêt de savoir s’il y a ou non présence de glycose est important; mais dans nombre de cas lutilité réside avant tout dans lPévaluation approximative de son taux.
Nous citerons la méthode de Bertrand, dans laquelle on ajoute une quantité connue de glucose.
Elle exige des liqueurs titrées, de sels ferriques et de permanganate, II faut opérer, d'autre part, sur de petites quantités de liquide C. R:, ce qui rend son exécution délicate.
Goiffon et Nepveux transforment l’oxyde de cuivre en ferrocyanure; c’est une bonne méthode colorimétrique. Nous l'avons employée pour faire des dosages précis, mais cette qualité n’est pas exigible ici et l'emploi du colorimètre de Dubosq ne la fait pas entrer dans le domaine de.la pratique courante.
L'une et l’autre de ces méthodes, pas plus que d’autres employées dans les laboratoires de chimie, ne sauraient être recommandées à des praticiens qui n’ont ni le temps et encore moins le matériel nécessaire pour faire de tels titrages.
M. J. Pignot (Paris-Médical, décembre 1918) indi-
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que un bon procédé colorimétrique de dosage, Cette méthode est évidemment une des plus séduisantes par sa simplicité d'exécution et son peu d’exigences au point de vue matériel.
Elle rendra de grands services à ceux qui sont. éloignés d’un laboratoire ou qui n’ont pas à gagner à attendre des résultats tardifs pour n’être pas plus
précis. e: | __ Deux inconvénients cependant sont à signaler : 1° le procédé exige une échelle colorimétrique qu’il faut faire d'avance; 2° les solutions se conservent mal et ont besoin d'être renouvelées assez fréquemment.
Un petit perfectionnement, rendant plus stable l'établissement de l'échelle colorée, augmenterait considérablement la valeur pratique du procédé.
Il n’en est pas moins vrai qu’un laboratoire ayant souvent et d'assez nombreux dosages de sucre peut tirer grand bénéfice de cette méthode, dont nous croyons utile de reproduire iei la technique indiquée
par l’auteur lui-même : «deux centimètres cube
de L. C.R. déféqué sont additionnés à cinq centimetres cubes de liqueur de Felhing, préparé extemporanément; lessai est maintenu au bain-marie, puis centrifugé. Pour réaliser l'essai colorimétrique, on .décante le liquide, on laisse égoutter le tube renversé sur un papier à filtre ou sur une compresse pendant deux minutes en évitant de détacher le culot.
«On relève le tube et on y verse, sans laver au préalable, un excès (soit 5 emc) de solution acide de molyvbdate d’ammoniaque au dixième.
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« Une coloration bleue intense, proportionnelle à la quantité d’oxydule, se produit aussitôt; elle signale la réaction de l’oxydule sur l'acide molybdique (formation de bleu de molibdène en solution colloïdale). |
«On porte le volume de l'essai jusqu'à 20 eme dans des tubes spécialement jaugés à cet effet et choisis de même diamètre. - -
« On compare alors la teinte obtenue à celle d’un gramme de cinq ou six tubes servant d’étalons et obtenus avec des quantités connues de glucose... »
MÉTHODES D’APPROXIMATION. — Un procédé plus simple, donnant évidemment uné précision un peu moyenne, mais bien suffisante, consiste au dosage direct de la glycose dans le liquide céphalo-rachidien déféqué à l’aide de la liqueur de Felhing normale titrée (correspondant à 0 gr. 005 milligr. de sucre par centimètre cube). É
Mettre dans un tube à essai 7 à 8 eme de L.C.R. Ajouter une pincée d’acétate de plomb neutre. Agiter, puis filtrer. Ajouter au filtrat une bonne pincée de sulfate de soude. Filtrer de nouveau sur le même filtre. S'assurer avec du papier de tournesol que la liqueur est neutre ou légèrement alcaline. Prélever o cmc de liquide céphalo-rachidien ainsi déféqué, que l’on mettra dans un tube à essai.
On aura préparé d'autre part une solution fraîche de ferrocyanure de potassium acétique comme suit:
Ferrocyanure de potassium, 2 gr.; Acide acétique, XXX gouttes; Eau distillée, 50 grammes.
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Faire bouillir le L. C.R. et ajouter dix gouttes de liqueur de Felhing dédoublée (1).
Chauffer de nouveau et laisser reposer. Prélever avec une Ôôse de platine ou une tige de verre fine (pipette de Pasteur obstruée) une gouttelette du mélange. La mettre en contact avec le disque formé sur du papier filtre par une goutte de la solution de ferrocyanure.
Si on obtient une coloration violacée, c’est que, déjà, le cuivre est en excès. Il y a hypoglycorachie marquée et le taux de la glycose est au-dessous de 0 gr. 25 par litre.
= L'absence de coloration indique que le taux est au contraire supérieure à 0 gr. 25.
On ajoute à nouveau dix gouttes de la liqueur cupro-potassique, dédoublée toujours, qu'on porte à l’ébullition, et, après avoir laissé reposer ou, mieux encore, centrifugé, il est fait un nouvel essai avec. l’ôse de platine; la présence d’un sel de cuivre en dissolution est décelée comme précédemment par le contact de deux gouttelettes déposées sur le papier filtre. La coloration violacée indique donc qu’à ce moment la liqueur de Felhing est en excès par rapport au sucre.
Le taux de celui-ci est donc inférieur à 0 gr. 50; le chiffre normal.
Un résultat négatif indique, au contraire, un taux de sucre supérieur à 0 gr. 50.
(1) Faire le mélange dans un petit tube à hémolyse, ou un verre de montre, en employant un compte-goutte normal. 1 cme. d’eau distillée égale — 20 gouttes. 1 cme. de liqueur de Felhing titrée, normale égale — 19 gouttes. Ù
Eee: DURE
De nouveau, on devra ajouter dix gouttes de la liqueur çupro-potassique, puis faire bouillir; l’épreuve de la goutte donnant un résultat positif indique que le taux de 0 gr. 75 est atteint; négatif, il y a hyperglycorachie supérieure à ce chiffre (1).
Loin de notre pensée est de donner, par ce procédé, un moyen dit « de dosage ». Nous voulons seulement indiquer par là qu’on peut ainsi facilement suivre d’assez près les inflexions de la courbe, fonction des variations de la glycorachie.
Les renseignements relatifs d’un examen à un autre sont souvent très suffisants dans la pratique courante; le procédé gagne en simplicité et en vitesse, qualité précieuse dans les cas qui nous occupent, plus que ce qu’il perd en perfection dont l’importance n'est que secondaire ici,
(1) Pour obtenir une approximation plus serrée, il est évident qu'il suffit de faire la recherché en ajoutant la liqueur cuivrique cinq gouttes par cinq gouttes, la manœuvre est la même; on obtient ainsi des chiflres intermédiaires à ceux indiqués.
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Intérêt clinique du dosage de la Glycose au cours de quelques processus de Méningites aigues
La présence de la glycose admise dans lé L. C.R. à l’état physiologique, ses variations entre des limites assez larges dans certains états pathologiques, devraient, forcément, amener à la recherche systématique du suücre et à son dosage au cours de nombreuses affections.
Ce sont surtout les infections méningées qui, durant ces dernières années, ont bénéficié de ces recherches. |
Malgré toute la netteté des résultats obtenus, malgré la facilité avec laquelle on peut se renseigner sur la teneur en glycose du L. C. R., on est frappé de ce que cette question soit si peu connue dans la pratique médicale.
Ceux qui ignorent l'utilité de suivre la courbe des variations du sucre rachidien sont légion, ceux qui. la connaissent mal sont encore bien nombreux.
C’est pour contribuer à l’étude de cette intéres-
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sante question des variations du sucre dans le L.C. R. dans les méningites aiguëes, que nous apportons aujourd’hui quelques documents nouveaux venant appuyer encore les voies déjà si autorisées qui se sont élevées sur ce chapitre. .
: MÉNINGITES AIGUES. — Depuis que notre attention a été attirée sur la disparition du sucre dans le L. C. R,, jantais nous n’avons trouvé cette proposition en défaut, et cela bien que nous ayons suivi certains malades dès le début de leur affection. L'incorporation de la classe 1921 déterminant, comme toutes les incorporations, une recrudescence des maladies épidémiques, nous a donné l’occasion de noter récemment plusieurs nouvelles observations.
Observälion personnelle (1). — H..., jeune homme de dix-neuf, ans, est atteint d’une bronchite grippale. Il entre à l’hôpital étant malade depuis trois jours. À son entrée, il présente des râles disséminés dans les deux poumons, un peu de congestion des bases, la gorge est rouge mais peu sensible. Etat général satisfaisant, la fièvre est à 38°.
Pendant les jours suivants, la congestion s’accentue du côté droit, Pendant cinq jours, la température est voisine de 39°, puis elle tombe en deux jours.
Le malade entre en convalescence.
Un soif, quinze jours après son entrée à l'hôpital, il se sent fatigué et sans appétit; le lendemain matin il se plaint de céphalée et de courbature,
Pourtant on ne prête pas davantage attention à cet état. Le soir du même jour, la fatigue augmente, la céphalée ne cède pas. Une éhauche de Kernig apparaît. Une ponction
) Qu'il nous soit permis, à cette occasion, de remercier vivement M. 1 Médecin Principal Iversenc, médecin de l'hôpital militaire de Bégid, ainsi que MM. les docteurs Greley et Nicolas, médecins traitants, qui nous ont toujours ouvert si aimablement leurs ser-
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lombaire est pratiquée; on retire un liquide opalescent; l’analyse cytologique montre la présence de diplocoqués ne prenant pas le Gram. Nous faisons en même temps la recherche du sucre, la réaction à la liqueur de Felhing est “nulle. Ÿa É
Le lendemain, céphalée violente, vomissements, raideur de la nuque et Kernig intense. Pouls à 140.
Pendant deux jours, les symptômes précédents se maintiennent, malgré la sérothérapie intensive. Le sucre s’est également maintenu à 0 et Palbumine entre 0 gr. 80 et ‘1 gramme. s
La mort est survenue à la fin du cinquième jour de maladie, se ’
Observation personnelle. — G..., vingt et un ans, entre à l'hôpital le matin. Il était malade depuis la veille au soir, lorsque, brusquement il est entré dans un demi-coma. Il présente de grandes plaques de purpura sous les yeux, sur le front et en divers points du corps.
Attitude en chien de fusil, Kernig marqué, raideur de la nuque et des membres, vomissements.
Le diagnostic ne fait pas de doutes.
En effet, la ponction lombaire donne issue’ à un liquide trouble. L'analyse montre une polynucléose intense; la présence de méningocoques intra et extra-cellulaires. Albumine, 1 gr. 5; sucre — 0. — Culture positive.
Le lendemain, nouvelle ponction lombaire : même caractère du liquide au point de vue cytologique. Les microbes, bien que nombreux, ont regressé sous l’influence du traitement. ne
Le sucre est toujours à : 0. ù
Le troisième jour, les symptômes sont toujours alarmants, le pouls est rapide et irrégulier; délire et alternatives de calme. La ponction lombaire est faite à neuf heures du matin : Liquide laiteux, contenant un peu de sang. Toutefois l’analyse n’a pu être faite que le lendemain l'après-midi, soit plus de trente heures après l’extraction, et le liquide est resté pendant ce temps à la température de 18°. L’analyse cytologique montre une polynucléose intense, présence d’hématies et de microbes; albumine, 2 gr. La recherche à