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constata que 23 cas, soit 60 p. ‘/, présentaient une légère rougeur inflammatoire. Dans 3 cas aigus, il n’y eut pas de réaction bien nette.
Il opéra avec un double contrôle, l’un se faisant chez des personnes indemnes de blennorragie, avec le filtrat ; l’autre, chez les sujets en expérience, avec une solution d’eau physiologique phénolée à 5 p. °,.
Lorenzo Morini récapitulant les travaux faits avant lui sur la cuti et l’intra-dermo-réaction, fixe la technique suivante : En se servant d’un vaccin antigonococcique polyvalent contenant cent millions de germes par centimètre cube, il injecte dans l’épaisseur du derme, après désinfection de la peau à l’alcool-éther, 1/10° de cm* de vaccin. Au bout de 24 à 48 heures, il se forme au point d'injection, dans les cas positifs, une papule de grandeur variable, circonscrite par une zone érythémateuse plus ou moins intense qui s'étend sur une largeur variable; l’efflorescence papuleuse, après une brève période d'état, disparait en laissant un peu de pigmentation résiduelle, d'autant plus visible que la positivité aura été plus forte.
Il rapporte 363 réactions : 217 chez des blennorragiques à des stades divers d'infection ; 146 chez des témoins.
Sur 106 cas avec gonocoques présents dans les sécrétions : 60 positifs, 46 négatifs. Sur 36 cas où Le gonocoque est absent : 11 positifs, 25 négatifs. Enfin, les 146 témoins donnent 42 positifs et 104 négatifs.
Avec des résultats aussi peu probants, Fromer, Shutz, Stagen, etc. interrogent les phénomènes subjectifs (douleur) et objectifs (tuméfaction) qui
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surviennent au point d'injection d’une certaine dose de vaccin, faite par voie intra-musculaire.
Zupnik, Ruppel et Vannod laissent entrevoir la possibilité d'appliquer à la clinique le procédé de la séro-agglutination qu’ils étudient au point de vue différenciation biologique du meningocoque et du gonocoque. Dembskaja, en 1921, rapporte des résultats obtenus par l'application de ce procédé au diagnostic clinique.
Friedlander, Neu, Frommer, etc., étudient la réaction de foyer (Headréaction). Soit à la suite d'injections intra-musculaires.4Soit mieux, à la suite d’injections intra-veineuses : ils recherchent s’il ne se produit pas,au niveau des foyers, une exagération des différents phénomènes préexistants.
Tous lés faits qui précèdent démontrent amplement combien les auteurs ont reconnu nécessaire l'introduction dans le cadre diagnostic de la blennorragie, d’une réaction biologique spécifique pouvant rendre dans cette affection, les mêmes services que le Wassermann dans la syphilis. ;
Nous aurions pu poursuivre des recherches sur l’un quelconque des procédés que nous venons de rapporter, mais les difficultés d'exécution pratique ‘pour certains, les résultats aléatoires obtenus, nous ont paru autant de raisons les reléguant dans le domaine purement théorique. Nous avons donc fixé notre attention sur l'application du phénomène de Bordet et Gengou au diagnostic de la blennorragie, estimant que son extrême diffusion, les perfectionnements continuels apportés à la technique, sont autant de facteurs qui contribueront à sa vulgarisation, si,
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comme les faits paraissent le démontrer, £ctte application que nous appelons gono-réaction possède une valeur réellement spécifique.
Nous examinerons successivement dans différents chapitres :
a) L'Historique de la fixation du complément dans la blennorragie.
b) La Technique que nous avons employée dans nos observations. :
c) Les Résultats que nous avons obtenus, en adjoi- ,gnant à chacun une courte observation clinique. d) La Récapitulation de ces résultats avec un court aperçu d'interprétation.
e) Nos Conclusions.