‹ La gorgone (volume 3)Chapitre 2 sur 9 · VI · texte numérisé non relu

VI

Sur les entrefaites, la ]\émésis commandée par le capitaine de vaisseau Dubreuil , arriva en rade; le brave ofiicier, chargé, comme on sait, de la mission diplomatique qu'aurait dû remplir la Gorgone , s'émut du sort réservé à Mer val, qu'il avait eusous ses ordres à bord de la Glorieuse, et promit son concours actif.

— Ainsi, disait M. d'Héricourt, s'il est condamné, tout ne sera pas perdu nous serons chaudement appuyés à Paris. On ne peut, il est vrai, rappeler du jugement d'un conseil de guerre maritime, mais le recours en grâce est formellement autorisé.

Malheureusement une dépêche ministérieile, la plus sévère qu'on eût reçue à Toulon depuis 1830, arriva peu après, tonnant contre l'indiscipline, et prescrivant aux préfets maritimes, majors généraux , chefs<le division et capitaines de bâtiments,

— sodé sévir avec la dernière rigueur contre tous les manquements des otïiciers.

Cette dépêche, au dire de la chronique locale , émanait d'un pouvoir supérieur à celui du ministre. Elle ne permettait donc point d'espérer le moindre succès d'un pourvoi de grâce.

Les amis de Merval étaient consternés.

Pierre Gordier, poursuivant ses projets de vengeance, attendait le jour où les témoins seraient appelés à déposer devant le conseil de guerre ; il les connaissait tous à fond, et [se basait sur cette circonstance pour démasquer ses premières batteries.

Pierre Gordier, témoin lui-même , devait nécessairement se trouvera terre en même temps que Caboche, Lartigue, Schneider, Chérinot et foule d'autres matelots du bord.

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