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Cette consultation hygiénique, ’Ett'.stsLyj ’rcpcÿuXay.TixY) (i), ■est adressée au roi Antigone « déjà fort avancé en âge » ; elle a donc été écrite entre l’année 807 (Antigone prend le titre de roi), et l’année 3oi (Antigone meurt à 84 ans).
Dioclès y donne un aperçu de la pathologie générale et de la prophylaxie telles qu’on les comprenait à cette époque ; il veut apprendre à Antigone l’origine des maladies, le moyen de les prévoir, l’art de les prévenir. « Jamais, dit-il, la tempête n’éclate au ciel sans s’annoncer d’une façon certaine aux pilotes et à tous les hommes expérimentés par quelques signes précurseurs ; de même aucune maladie n’attaque l’organisme humain sans quelque indice avant-coureur. »
Pour Dioclès, le corps se divise en quatre régions : la tête, la poitrine, le ventre, la vessie. Cette division est fort ancienne et remonte pour le moins à Philolaus (2). Toutes les maladies se rapportent à l’une ou à l’autre de ces régions ; de là quatre groupes de symptômes prémonitoires, de syndromes communs aux diverses affections rangées sous une même étiquette, et aussi quatre régimes différents à con- •seiller.
Les maladies des yeux, des oreilles, des dents, de la gorge, •quelques autres encore, constituent la première classe. Puis viennent les affections thoraciques parmi lesquelles on s’étonnerait de rencontrer les fièvres, le causus, la mélancolie, la léthargie, la frénésie, associées à la pleurésie et à la péripneumonie, si l’on ne se rappelait le rôle joué jadis parle •diaphragme dans l’explication des troubles de l’intelligence.
Dioclès s’occupe ensuite des maladies du ventre et pour lui ce sont : la diarrhée, les coliques, la lientérie, l’iléus, la sciatique, la fièvre tierce, la podagre , l’apoplexie, les
(1) Y. pour le texte grec la Bibliothèque grecque de Fabricius, anc. édit., vol. XII, p. 585.
Four la traduction latine, les diverses éditions de Paul d Egine, fin du premier livre.
(a) Fragrn . Philos. Græc. Édit. Didot, t. II, p. G.
hémorroïdes, Y arlliritis. On remarquera que la goutte est placée dans la sphère abdominale comme dépendant d’un vice de l’alimentation et, en second lieu, que l’apoplexie et les hémorroïdes sont interposées entre l’arthritis et la podagre regardées comme des maladies distinctes.
Les signes précurseurs de ces affections sont les suivants : « Le ventre est douloureux, bouleversé ; les aliments et les boissons paraissent amers. Les genoux fléchissent; les reins sont roides ; il y a des douleurs généralisées venues sans cause, de l’engourdissement des jambes, un peu de fièvre. » Après cette brève description de l’embarras gastrique, Dioclès ajoute : « Cela étant, il faut relâcher le ventre, non par des médicaments, mais par le régime. C’est plus sur et l’on est à l’abri de toute erreur, si l’on emploie par exemple les bettes cuites dans l’eau miellée, l’ail, la mauve, la patience, la mercuriale, les gâteaux au miel. Tout cela est laxatif. Si les symptômes s’accusent davantage, on mêlera aux décoctions précédentes du suc de cnicus ; c’est agréable et sans danger. Le chou lisse cuit à grande eau, son suc, à la dose de quatre hémines, additionné de miel et de sel, conviennent encore ; de même une décoction de pois chiches ou d’ers bue à jeun. » Le régime laxatif de Dioclès ressemble, on le voit, à celui de l’auteur des Affections. Si l’on néglige les avertissements donnés on s’expose à l’une ou â l’autre des affections qui ont leur origine dans le ventre, à la podagre, par exemple.
La lettre s’occupe ensuite des maladies qui ont leur cause dans le bas-ventre, clans la région vésicale, selon l’expression impropre de l’auteur. Ce sont l’hydropisie, l’hypertrophie de la rate, les douleurs hépatiques et les diverses affections des reins et de la vessie. Viennent enfin quelques conseils appropriés aux diverses saisons de l’année. Dioclès en compte sixcpii commencent : au solstice d’hiver (90 jours), a l’équinoxe de printemps (/j 6 jours), au lever des Pleïades (45 jours), au solstice d’été (q3 jours), à l’équinoxe d’automne (46 jours), au coucher des Pleïades (45 jours).