‹ La goutte et le rhumatismeChapitre 34 sur 130 · I. A GOUT T E E T LE II 11 UM A T 1 S M E · texte numérisé non relu

I. A GOUT T E E T LE II 11 UM A T 1 S M E

aucun fragment. Nous avons espéré un instant suppléer à cette lacune. Daremberg, clit en effet : « J’ai retrouvé dans deux manuscrits grecs et je compte publier bientôt des fragments complètement inconnus de Praxagpre et d’autres médecins anciens (i) ». Nous reviendrons dans un autre chapitre sur le petit traité anonyme auquel Daremberg faitallu-r sion. Nous l’avons consulté, mais il ne nous a rien appris des sentiments de Praxagore. Si l’on se reporte, en effet, aux paragraphes qui concernent l’arthritis, la sciatique el la podagre, au lieu des noms cités habituellement de Dioclès, de Praxagore et d’Erasistrate, on rencontre cette vague formule :l àp/xXoi : « Les anciens ont assigné à la podagre une cause semblable (à celle de l’arthritis et de la sciatique) et l’ont définie l'inflammation désarticulations du pied et de leurs ligaments. » En réalité, la définition de l'arthritis est un peu différente : « Les anciens ont donné comme

cause manifeste de l’arthritis l’inflammation des ligaments pèriarticulaires (2). »

Quoi qu’il en soit de l’omission dans cette dernière formule de l’inflammation de la jointure elle-même, omission qui avait peut-être dans la pensée de l’auteur original plus d’importance que ne lui en a accordé l’abréviateur du manuel, la mention des ligaments veDpx cruvc my.a, prouve que cette définition ne peut remonter plus haut qu’IIérophile qui, le premier, au dire de Rufus (3), sépara les ligaments articulaires des nerfs proprement dits. Les paragraphes Signes et Traitement s’inspirent d’autorités plus récentes encore.

Ainsi rien ne peut nous rendre ce que pensait de la goutte Praxagore. Nous ne pouvions cependant passer son nom sous silence, car il est le trait d’union entre deux grandes époques ; il transmet en quelque sorte la primauté médical#

(1) Daremberg. Hist. des Sc. méd., t. I, p. i5o note.

(2) M. S. grec, 636, supplément.

(3) Rufus d’Ephèse. Éd. Daremberg, p. 1 63 et i85.

LES A SC LÉP l A DE S

du vieux monde grec à la nouvelle Egypte. Avec lui finit le ive siècle et commence une ère nouvelle. Il ferme les temps hippocratiques. C’est le dernier des Asclépiades dont l’histoire fasse mention et c’est le maître d’IIérophile.

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