‹ La goutte et le rhumatismeChapitre 41 sur 130 · JO · texte numérisé non relu

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naissaient donc depuis un siècle au moins le bien-être et ses méfaits.

Le luxe de la table était depuis lors arrivé à un tel degré qu’il motiva le vote de la première loi somptuaire, de la loi Orchia, la 3e année de la censure de Caton. Elle fut suivie, ;i de courts intervalles, de quelques autres lois non moins sévères, non moins inutiles. Macrobe qui les énumère, après Aulu-Gelle, se demande si leur rigueur prouve la sagesse ou au contraire la corruption de leur siècle, et il s’arrête avec raison au second terme de l’alternative en invoquant l’aphorisme ce c’est des mauvaises mœurs que viennent les bonnes lois (i) ».

Les mœurs étaient devenues grecques, la pathologie le fut aussi. Les mêmes causes avaient eu les mêmes effets ; l’abondance et l’oisiveté avaient été suivies des affections qui sont leurs compagnes habituelles, et parmi elles la goutte tenait le premier rang. Une modification surtout du régime habituel avait entraîné cette conséquence ; nous voulons parler de l’alimentation carnée qui s’était substituée h la frugalité ancienne. Autrefois, le principal repas se réduisait au mets national, la bouilliede farine, et à quelques autres aliments fort simples, notamment des légumes communs ; car la viande ne faisait point partie du menu ordinaire^). Mais maintenant les Romains montraient pour les diverses viandes une avidité insatiable, nuisible toujours, mais dangereuse surtout en un climat où il est facile de vivre sain et robuste avec une nourriture plus simple et plus légère.

L’équilibre est décidément rompu entre les recettes et les dépenses. Pour ramener au même niveau les deux plateaux de la balance, sans se condamner à un retour trop

(1) Macrobe. Saturnales, liv. II, ch. xm.

Aulu-Gelle. Nuits attiques, liv. Il, ch. xxiv.

(2) Marquakdt. La vie privée des Romains. Trad. Victor Henry, t. I,

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pénible à l'ancienne modération, les Romains empruntent aux Grecs un expédient. Ils remplacent les fatigues salutaires de la vie champêtre et de la vie militaire, par les exercices artificiels du gymnase. Mais, parmi ces derniers, ils dédaignent les plus sévères, les plus utiles, ceux qui demandent un effort continu et impliquent une certaine sobriété, pour s’attacher à ce qui était seulement chez les Grecs la préparation aux exercices ou leur conclusion. Ils multiplient les bains, les frictions, les onctions de toute nature, passant leur journée dans les thermes en des pratiques qui n’avaient plus pour but de maintenir leur corps propre, agile et fort, mais devenaient l’occasion d’une nouvelle déchéance, physique et morale à la fois.

Les historiens ont noté ce parallélisme entre la sensualité de l’alimentation et le raffinement des soins corporels. « Le bain et le dîner sont en si étroit rapport que le frappant contraste de l’antique simplicité de mœurs et de la soif moderne de jouissances, marche de pair dans l’un et dans l’autre (i) ». Aussi il en a été des bains comme des excès vénériens : comme ils étaient l’un des plaisirs favoris, la principale occupation de la journée d’un grand nombre de goutteux, on en fit l une des causes de la podagre et les médecins incriminèrent, à côté de l’ivrognerie et de la débauche, l’usage des bains chauds trop fréquents ou trop prolongés. H y a dn reste une part de justice dans cette condamnation : s’ils ne sont pas une des causes de la goutte elle-même, ils sont, de l’aveu de tous, l’occasion fréquente d’un retour des accès.

Telles étaient les mœurs romaines quand Asclépiade vint à Rome, vers i3o ou 120 avant Jésus-Christ. On l’a accusé d’avoir favorisé ces excès et de les avoir couverts de son autorité de médecin. Nous croyons ce reproche immérité.

(1) Marquardt. Ibid., p. 3 /1 g .

Mais, avant d’aborder ce point, il nous faut relever une méprise fréquemment commise et qui consiste à rajeunir Aselépiadc d’une ou deux générations.

On dit partout qu’il fut le médecin et l’ami de Cicéron, et Daremberg lui-même a répété cette erreur. Une phrase du de Oratore en est l’origine (i) : « Aselépiades is quo nos medico amicoque nsi sumus , etc. » Elle a bien été écrite par Cicéron, mais elle a été placée par lui dans la bouche de Crassus. C’est de Crassus, et non de Cicéron, qu’Àsclépiade avait été l’ami et le médecin ; c’est Crassus qui déplore sa perte (car il parle au passé) dans un dialogue où son principal interlocuteur est Antoine, mort en 87 avant Jésus-Christ. Cicéron a du reste pris soin de dater son dialogue et cette date répond à l’année 91. 11 n’était lui-même alors qu’un adolescent.

On objectera que l’auteur du de Oratore ne s’astreignait pas plus que Platon à une chronologie exacte, que les formules précises dont il se sert ont pour but de donner un semblant d’authenticité à la conversation qu’il imagine, et comme une couleur locale, rien de plus. Mais cette raison, excellente pour expliquer une erreur de peu d’années, .est insuffisante à justifier un plus grand écart, tant l’histoire de chacun des personnages mis en cause était présente à la mémoire de tous. Crassus et Antoine étaient les deux orateurs les plus brillants de leur époque, le meurtre d'Antoine avait été le plus tragique épisode de la lutte entre Marins et Sylla ; quant à Asclépiade, sa renommée égalait celle de Crassus et d’Antoine. L’erreur d’un contemporain à son sujet serait difficile à expliquer, l’erreur d’un client et d’un ami est chose inconcevable.

Du reste on lit dans Sextus Empiricus un passage qui nous paraît décisif. Antiochus d’Ascalon avait écrit : « Un autre qui ne le cédait à personne en médecine et qui avait

(1) Cicéron. De oratore, liv. I, i4- Amsterdam, 1661, l I, p- 71.

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touché à la philosophie pensait que nos sensations sont bien et dûment des perceptions et que nous ne saisissons rien par l’intelligence. » Sextus cite cette phrase et ajoute (i) : « il semble bien que, par ces paroles, Antiochus désigne la doctrine que nous avons dite et fasse allusion à Asclépiade le médecin qui supprimait en effet tout principe supérieur et qui vivait de son temps ». Il résulte du rapprochement de ces textes qu’Asclépiade était un peu plus âgé qu’Antiochus d’Ascalon, or celui-ci l’était plus que Cicéron qui, jeune encore, avait suivi ses leçons à Athènes. Nous placerons donc entre i3o et 90 avant Jésus-Christ le séjour d’Asclépiade à Rome et la phase glorieuse de sa vie.

Maurice Albert dit de lui (2) : « Personne ne contribua davantage à généraliser la mode des thermes que les mœurs grecques avaient introduits à Rome ». La vérité est qu’il fut le premier à déplorer l’abus que faisaient des exercices de tous genres les hommes bien portants, à soutenir que ces exercices n’étaient d’aucune utilité pour le maintien de la santé '3 , que rien n’était moins solide que la constitution athlétique (4). Quant aux bains, il recommandait seulement les bains froids, ce qui implique leur moindre fréquence et leur brièveté. Enfin, s’d accordait volontiers le vin à certains malades comme un « secours plus que divin », aux autres, et h plus forte raison aux gens valides, il conseillait de boire de l’eau, de l’eau froide.

Nous avons sur ce point le propre témoignage d’Asclépiade. Il traite, en un passage cité par Galien, d’une affection que l’on peut rapprocher de la goutte, car elles appartiennent l’une et l’autre à la même famille pathologique, se rencontrent souvent réunies chez un même sujet et parais-

(1) Sextus Empiricus. Œuvres. Leipzig, 18/11, t. Il, p. 38o.

Et Gumpert. Asclepiadis Bithyni fragmenta. Vinariæ , 179/1, p. 23.

(2) Maurice Albert. Les médecins grecs à Home, 189/1, p. 58.

(3) Galien. De sariitale tuenda, t. VI, p. 3p.

(4) Cælius Aukelianus. Liv. I, ch. xiv.

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sent exiger pour se produire les mêmes prédispositions. II s’agit de la calvitie. Bien que dans les lignes suivantes Asclépiade use du mot alopécie, il est certain qu’il comprend sous ce nom et la calvitie et les alopécies proprement dites, que l’on étudiait alors dans un chapitre commun, ne distinguant la première des autres que par son incurabilité. \ oicien quels termes Galien nous a conservé cette précieuse ordonnance : « Ce qu’a écrit Asclépiade dans son livre de l’alopécie, je parle ici non d’Asclépiade le Jeune qui a donné tant de formules remarquables dans ses nombreux ouvrages, mais de l’Ancien, d’Asclépiade de Bithynie. Celui-ci se glorifie d’avoir trouvé une méthode de traitement par laquelle il aurait guéri un grand nombre d’alopécies très rebelles. Le régime serait d’après lui plus puissant que les remèdes, pour amener la guérison. Voici ce qu’il en dit : Il faut s’abstenir totalement du vin et jusqu’au bout, pour les mêmes raisons (ce qui indique qu’il avait déjà exposé ces raisons et que pour les connaître il suffit de se reporter à son livre). Il ajoute ensuite qu’il ne faut pas se gorger d’aliments ; il défend les viandes, le fromage, le lait, les graines légumineuses et en général tout ce qui sous un petit volume a des propriétés très nourrissantes ou flatulentes ; il conseille enfin de s’abstenir presque entièrement des exercices du gymnase et d’éviter les bains prolongés et l’abus des sudations » (i).

On ne saurait se montrer plus franchement hostile aux thermes que dans ces conseils, aussi est-il difficile de comprendre le reproche fait à Asclépiade d’avoir été un médecin trop complaisant aux faiblesses de ses malades et le surnom qu’il avait reçu de donneur de vin « ctvooôr/j^ ». L’explication est certainement dans une distinction qu’on a négligé de faire entre la thérapeutique des maladies chroniques et celle des maladies aiguës.

(i) Galien. De comp. meel. scc. locos, t. XII, p. /jio.

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Les pratiques bannies par Asclépiade du régime à suivre dans les maladies chroniques devenaient les meilleures ressources de la médecine au cours des maladies aiguës, ressources d’autant plus efficaces que l’effet n’en avait pas été émoussé d’avance par l’habitude. Les médecins de nos jours ne raisonnent pas autrement au sujet de la balnéation froide ou de l’usage de l’alcool dans les mêmes affections. Or Asclépiade, aux yeux de ses contemporains, fut par excellence le médecin des maladies aiguës. Il les avait étudiées avec prédilection, leur avait imposé le nom de maladies rapides. Peut-être même, comme nous le verrons bientôt, employait-il une expression analogue à celle de maladies galopantes. En tout cas il n’avait pas écrit séparément sur les affections chroniques, qu’il continuait à appeler de ce nom .

Ce qu’il pensait de quelques-unes d’entre elles se trouvait disséminé dans divers ouvrages de thérapeutique et d’hygiène et surtout dans le livre à Erasistrate. Le titre donné

par Scr. Largus est Liber ^apacy.e'jwv, ici est præparationum. C’était donc un livre de thérapeutique pratique, presque un formulaire (i). Cælius cite une des opinions qui y était exprimée, l’inutilité de la ligature des membres préconisée par Erasistrate pour arrêter les hémoptysies ; mais c’est surtout Scribonius qui nous renseigne sur le caractère véritable de l’ouvrage.

Quelques médecins de son temps prétendaient qu’Asclépiade n’usait pour ses malades d’aucune médication interne : il qualifie cette assertion de mensonge, d’invention impudente, de sacrilège et de parricide et il conclut : « Asclé-

(i) On devait y lire celle erreur physiologique relevée par Archigène : « Archigène, dit Galien, reproche à Asclépiade de soulenir (pic dans les affections articulaires le nerf est exempt de douleur, parce qu’il est insensible, tandis que la chair, bien qu’exempte d’affection, souffre cependant par suite de la compression des parties voisines. » Galien, Des lieux affectés, liv. 1T, ch. vm. Trad. Daremherg.

piade pouvait, aux fébricitants et à ceux qui étaient atteints de ces affections galopantes, vit iis præcipitibns, que les Grecs nomment maladies aiguës dzix rt, ne pas donner de médicaments internes, parce qu il trouvait plus prudent de les traiter par 1 alimentation et le vin donnés ou suspendus à propos. Mais dans le livre intitulé Trapaov.î'jwv, c’est-à-dire des préparations , il considère comme un médecin de dernier ordre celui qui n’aurait pas pour chaque affection deux ou trois formules éprouvées et toutes prêtes » (i). Scribonius ne cite à l’appui aucune recette due à Asclépiade, mais il a soin de rappeler « qu’il est en pays étranger et n’a avec lui que le nombre de livres tout juste nécessaire ».

Il résulte de ce qui précède qu’Asclépiade était l’auteur d’un livre sur les maladies rapides, ou même galopantes, qu’il n’était pas autant qu’on l’a dit ennemi des médicaments et qu’il lui arrivait d’en approuver l usage, au moins dans les maladies chroniques. Scribonius en atteste le livre des Préparations.

Que l’on se reporte maintenant au traité de la Goutte de R.ufus, ou plutôt à la vieille traduction latine découverte et publiée par Littré. Rufus y énumère quelques poudres composées utiles aux goutteux et ajoute : « Et aliæ quidem, quas Aucistæ auctor laudat ; seripsit enim in libris confectionnai, etc. ». Littré dit : cc je ne sais ce que peut être aucistæ auctor et Ruelle traduit : « il est encore d’autres potions que recommande l’auteur de l’Aucista (?) ; il écrit en effet dans ses livres des préparations, etc. » (2).

A l’époque où écrivait le traducteur de Rufus le mot confecliones servait à dénommer les récettes pharmaceutiques ; nous avons un formulaire du ixe siècle intitulé liber confectionarius. Libri confectionnai , ce sont donc des livres de préparations. D’autre part le médecin qui louait certaines

(1) Scribonii LargL composiliones. Leipzig, 1887, p. 3.

(2) Rufus d’Eplièsc. Œuvres. Édit. Darcmbcrg, p. 376.

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mixtures antigoutteuses était assez connu du temps de Rufus pour qu'on pût le désigner clairement par le titre de l un de ses ouvrages. Or au icr siècle de notre ère, quand Rufus écrivait, la plus haute autorité médicale que

l'on pût invoquer après Hippocrate et Erasistrate, était Asclépiade. 11 avait fait une révolution dans le traitement des maladies aiguës dont il avait changé le nom. Celui de maladies rapides, titre de l’ouvrage qu’il leur avait consacré, évoquait aussi nettement à l’esprit le nom d’Asclépiade que les mots d’épidémies ou d’aphorismes celui d’Hippocrate. Asclépiade, c’était l’auteur de ur/.sa rKxüri, peut-être même de ïiy/j.j-y. -xO y;, ce qui répondrait mieux aux vit iis præcipitibus- de Scribonius Largus.

Nous proposons donc de lire ainsi la phrase de Rufus : « il est encore d’autres remèdes internes que loue lui-même l’auteur des maladies rapides ioyag-x (xxQ t,). Il a écrit en effet dans ses livres des préparations : « R. germandrée io oboles, aristoloche ronde 9 oboles, gentiane 8 oboles, absinthe 7 oboles, centaurée 6 oboles, millepertuis 5 oboles, valériane \ oboles, meum 3 oboles, persil 2 oboles, agaric 1 obole, miel q. s. »

Rufus, qui conseille à regret, et en les modifiant quelque peu, ces mélanges de poudres végétales, legs de la médecine alexandrine, paraît heureux de se couvrir de l’autorité d’un homme que l’on savait peu porté aux superstitions et peu favorable aux médications internes. On peut soupçonner cependant qu’Asclépiade n’a pas imaginé cette formule qui sent la polypharmacie alexandrine et où la disposition des doses en escalier, d’où le nom de donné plus tard à

cette mixture, si elle a quelque valeur mnémonique, révèle aussi chez son inventeur un grand scepticisme thérapeutique ou une grande puérilité.

Mais Asclépiade a pu l’inscrire dans son formulaire, et eu recommander l’usage au besoin, parce qu’elle ne contenait aucune de ces drogues irritantes qu’il avait rejetées de la médecine et parce qu’elle renfermait des éléments ou diu-

rétiques comme le persil et l’absinthe, ou laxatifs comme l’agaric, dont il reconnaissait l’utilité. C’était en somme une de ces recettes que chaque médecin devait avoir dans sa mémoire exportas et protinus paratas.

Dans son ensemble le livre des Préparations paraît avoir été dirigé contre les idées et les pratiques d’Érasistrate, comme l’indique du reste le sous-titre, à, c’est-à-dire contre, Erasistrate. Cependant, si nous réunissons les notions éparses que nous avons sur la manière dont Asclépiade traitait la goutte et les autres maladies chroniques, on ne peut s’empêcher de remarquer combien sa méthode ressemblait à celle d’Érasistrate. Tous les modes de friction, de gestation, de bercement y avaient leur emploi, l’institution d’un bon régime y était préférée aux drogues de la pharmacie ; les purgatifs y étaient défendus, les lavements seuls étant permis ; enfin il y était fait un usage très modéré de la saignée. Les théories pathogéniques d’ailleurs n’étaient pas sans analogie et si la pléthore n’était plus pour Asclépiade la cause efficiente des maladies, elle était la cause adjuvante de la plupart d’entre elles.

Asclépiade meurt dans les premières années du ior siècle avant notre ère. Avec lui finit une période de l’histoire médicale. La médecine a été jusqu’ici vraiment grecque par le caractère comme par la langue. Il y a eu de nombreux systèmes, l'esprit grec s’accommodant mal d’un joug quelconque, mais il n’y a pas eu de secte fermée, intolérante. Ni Erasistrate, ni Hérophile, ni Sérapion, ni Asclépiade n’ont imposé de formules étroites à leurs élèves ; ceux-ci se rattachent à leurs maîtres par des tendances philosophiques communes, par des théories générales, par quelques habitudes thérapeutiques, mais gardent néanmoins la plus grande liberté de penser et d’agir.

A Rome tout change. C’est le pays de l’ordre, de la discipline, du droit. La pensée y revêt naturellement la forme impérative. Un long séjour en Italie a modifié à ce point

DELPEUCH. — La Goutte et le Rhumatisme

Planche IV.

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