I.A G O L I TE A HO VE
supporter; enfin, la nuit, des cataplasmes réchauffants, par exemple de la racine de mauve cuite dans du vin;
2° 11 y a du gonflement et de la chaleur, c’est-à-dire on a affaire à la goutte chaude. Il faut employer les réfrigérants : tremper les jointures dans de l’eau très froide, mais pas longtemps, ni chaque jour, de peur qu’il ne se produise des indurations, ne nervi indnrescant; appliquer d’abord des cataplasmes rafraîchissants mais passer bien vite aux émollients. La douleur est-elle très forte, on use des mixtures suivantes : tètes de pavot cuites dans du vin et cérat rosat ; cire, axonge et vin, en ayant soin de renouveler le topique dès qu’il est échauffé ;
3° Outre le gonflement et la douleur, il y a des indurations. On applique une éponge trempée dans l’huile, le vinaigre ou l’eau froide, ou encore un mélange à parties égales de poix, de cire et d’alun.
L’auteur mentionne ensuite divers malagmes et parle de la pierre d’Assos, si célèbre dans l’antiquité sous le nom de sarcophage : il suffisait de mettre et de laisser quelque temps les pieds malades dans une excavation creusée dans cette pierre pour que la douleur se calmât.
L’attaque finie, il faut observer un régime sévère, se livrer à des exercices modérés, être très sobre, se faire faire des onctions douces, par exemple avec de l’huile de troène, ne pas monter à cheval. Si la goutte a des retours fixes, il faut, quelque temps avant l’époque présumée de l’attaque, surveiller de plus près son alimentation pour que rien ne reste qui aurait dû être éliminé ; il faut se faire vomir souvent et, si quelque trouble de la santé fait craindre une rechute, il faut user de lavements ou se purger avec du lait, malgré l’avis d’brasistrate.
Dans cette ordonnance que nous avons reproduite presque textuellement, on remarque l’absence de toute médication interne, à l’exception de quelques diurétiques, l’omission des purgatifs proprement dits, le lait seul étant conseillé comme laxatif; on v remarque enfin l’importance accordée au