‹ La goutte et le rhumatismeChapitre 44 sur 130 · LA GO UT TL LT LE II II U MAT ISM E · texte numérisé non relu

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régime et surtout à ces pratiques diverses, lotions, gestation, lits suspendus qui caractérisaient la médecine d’Asclépiade. Celse n’a guère fait sans doute que résumer ce qu’il était dit de la goutte dans le livre des Préparations .

Notons le conseil de saigner par précaution ; nous avons vu que Thémison ouvrait aussi la veine de ses malades; ce sont les premières mentions connues de l’usage de la saignée chez les goutteux. Cette pratique paraît avoir été fort restreinte et fort prudente ii l’origine, mais nous la verrons bientôt s’étendre et dépasser toute mesure. On peut se demander si la médecine alexandrine n’a pas subi, en ce point particulier, l’influence de la médecine hindoue, où l’abus de la saignée était une conséquence logique des doctrines qui rattachaient à une altération du sang l'origine de la goutte et de quelques autres maladies.

Ce n’est point à l’école d’Asclépiade ou de Thémison, c’est dans les livres d’Érasistrate qu’Antonius Musa avait cherché les principes de sa philosophie médicale et les règles de sa pratique. 11 se contentait d’être le médecin le plus célèbre et le mieux renté de son temps, aussi ne nous a-t-il laissé en témoignage de ses sentiments que le souvenir de la cure fameuse d’Auguste et un tout petit opuscule qu’on lui a même contesté, à tort d’ailleurs. Nous voulons parler de la lettre adressée à Mécène et imitée de la lettre que nous connaissons de Dioclès à Antigone (i).

Le début trahit déjà son auteur : « Le petit livre que tu m’as demandé, je l’ai composé de mon mieux et je te l’envoie. C’est un guide de santé clair et méthodique. Je te prie de mettre à le suivre la même application que j’ai mise à l’écrire. Avec le plus grand soin, quoique en peu de mots,

(i) Ànt. Musæ, qui Augusti Cæsaris medicus fuit, fragmenta quæ estant collegit... Florian. Caldani.

Bassano, 1800. La lettre a été quelquefois imprimée sous le titre ridicule Hippocrate à Mécène !

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j’ai réuni les diverses sortes de médications, comme je l’avais fait récemment dans le petit traité que j’ai remis à l’empereur en ta présence ». La fin est plus claire encore: « Voilà longtemps, n’est-ce pas, mon cher Mécène, que nous sommes attachés Lun et l’autre à la personne de l’empereur ; eh bien, durant tant d’années, grâce à ce régime tu n’as jamais été malade et notre maître lui-même n’a pas souffert de trop pénibles affections (i). Maintenant tu m’as près de toi, ayant mon livre : lis-le avec soin, il peut me remplacer et te donner en toute occasion un bon conseil ».

Pour Musa, le corps de l’homme est composé de quatre éléments, le froid, le chaud, le sec et l’humide : au froid répond l'appareil respiratoire, au chaud le souille vital, au sec les os et leurs ligaments, à l’humide le sang qui est l’aliment de la vie et que les veines portent et distribuent partout.

Quand le sang est en excès, la santé est troublée. Du sang dérivent le pus que nous voyons dans les plaies béantes, la pituite qui donne les nausées, la bile, amère et acide, qu’on a nommée la mère des maladies. La bile engendre les inflammations, la pituite les refroidissements. Les excès de nourriture et de boissons augmentent la quantité du sang, les troubles de la digestion le corrompent. Le sang, ainsi vicié, sort de ses voies naturelles evacuatur extra cursum naturæ, porte la maladie à travers le corps et, sur quelque organe qu’il se jette, le lèse et l’affaiblit.

Il est facile pourtant de jouir du bénéfice de la santé et d’éviter toute incommodité, quand on sait reconnaître les troubles précurseurs de la maladie et y remédier avant qu’il n’y ait péril de mort. L’examen de l’urine a, à cet égard, une grande utilité. Chez l’homme sain, l’urine est claire le

(i) Mécène étant mort en l'an 9 av. J.-C., la lettre a dû être écrite peu auparavant, à une date qui permettait à Musa de dire qu’il était attaché depuis longtemps à la personne de l'empereur.

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malin, rouge avant le déjeuner, claire de nouveau après et rouge avant le dîner. Musa ajoute cette parenthèse qui rappelle la suppression du déjeuner conseillée par Erasistrate : « je ne veux point dire que le déjeuner soit nécessaire ; je me borne à décrire l’urine et scs caractères physiologiques aux divers moments. » L’urine doit être claire quand l’estomac n’est, pas embarrassé et que, le matin, le corps est reposé; au contraire les mouvements, la promenade la modifient et la rendent plus colorée. Si le matin la couleur est anormale, c’est qu’il y a quelque désordre reconnaissable h ses signes particuliers. Ces signes, Musa les groupe, comme Diodes, en quatre syndromes.

Le corps de l’homme se divise en quatre régions : la tête, la poitrine, le ventre et la vessie. Ici l’auteur suit d’assez près la lettre à Antigone, la mettant en quelque sorte au courant de la science en ce qui concerne la classification des maladies. 11 mentionne rapidement les troubles de la tête et de la poitrine, ainsi que les précautions qu’ils exigent et arrive aux affections du ventre. Après une description symptomatique semblable à celle de son modèle, il ajoute : « Ceci reconnu, il faut, avant toute chose, se mettre à la diète, puis prendre une purgation pour débarrasser et soulager le corps; si le mal est plus sérieux et plus pressant, ajoutez un second jour de diète, pourvu toutefois que l’état des forces le permette; sinon, prenez aussi peu que possible de nourriture, un œuf à la coque par exemple, ou quelque chose de semblable. Ceux qui négligent ces précautions s’exposent à l’entérite, a la colique, à la dysentérie et même aux fièvres tierces et quartes, à la podagre , et à la chiragre ; c’est aussi dans ces conditions que survient le mal articulaire ».

Après avoir parlé des maladies de la région vésicale et énuméré quelques applications locales, Musa conclut : « Il faut abandonner le reste à l’initiative du médecin qui prescrira le traitement approprié. J'ai montré que la santé et la maladie pouvaient être révélées par les urines, j ai ajouté

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quelques conseils; maintenant je vais te donner deux recettes, l’une préventive, l’autre curative. Ce sont deux remèdes sûrs contre toute atteinte morbide. Voici la première : tous les dix jours, s’abstenir d’aliments et de boissons, le lendemain se baigner et prendre une nourriture substantielle. Suis cette prescription, elle te mettra à l’abri de tout malaise et t assurera une santé perpétuelle. 11 y a enfin une potion excellente, qui nettoie absolument le corps, polio salubi'is /juœ omne corporis vitium eli/nat , et le maintient en bonne santé; mais tu en as déjà la formule ».

11 est regrettable que Musa ait craint les redites et n’ait pas donné une lois de plus la composition de cette bienfaisante potion qui depuis de longues années assurait à Auguste et à Mécène une santé supportable, santé toute relative d’ailleurs car il nous paraît traiter bien légèrement les infirmités pourtant graves cl’Auguste et les malaises de Mécène qui, au dire de Pline, avait constamment la fièvre.

Mais nous croyons pouvoir réparer l’omission que nous venons de regretter. On attribuait autrefois à Musa un opuscule deherba vetonica. Il suffit d’y jeter les yeux pour reconnaître la fausseté de l’attribution. Mais celle-ci sans doute n’a été proposée et acceptée que parce qu’on savait par tradition la prédilection que le médecin romain avait eue pour cette plante et l’usage fréquent qu’il en faisait. Ceci admis il est légitime d’en inférer que la bétoine était un des éléments constituants de la potion impériale.

Ouvrons maintenant le livre d’Aétius: nous lisons dans le douzième livre, consacré surtout à l’étude de la goutte, les lignes suivantes : « Potion purgative à la bétoine. Elle est bonne contre la fièvre, agit merveilleusement chez les goutteux, donnée trois fois par mois ; elle est bonne aussi contre l’éléphantiasis et l’hydropisie, surtout en cas d’anasarque : c’est une des recettes les plus estimées. R. Têtes d’absinthe 2 4 dr., bétoine il\ dr. , semences de rue sauvage (P. harmala) iG dr., petite centaurée 16 dr., cannelle 24 dr., écorce d’ellébore noir 8 dr., pilez, passez et donnez dans de l’eau

chaude à la dose d’une cuillerée. Veillez à ce que le remède ne purge pas trop. Il est souverain (i) ».

Si l’on se rappelle que la fièvre était la maladie de Mécène et la goutte celle d’Auguste; si l’on se reporte il la lettre de Musa qui parle d’une drogue destinée il chasser toutes les impuretés, ce qui ne peut s’entendre que d’un médicament évacuant; si I on remarque enfin la concordance dans le mode et le temps de l’intervention thérapeutique (2), qui dans les deux cas devait s’exercer trois fois par mois, on sera, croyons-nous, amené à penser que nous possédons dans cette recette tirée du recueil d’Aétius le secret de longévité dont Musa avait bercé ses deux illustres clients.

Notons toutefois que, dans sa lettre comme dans sa formule, il s’écarte, en ce qui concerne les dérivations intestinales, des enseignements d’Erasistrate ; mais, pour le reste, il s’en montre le disciple fidèle, le dernier disciple, car nous ne reverrons plus l 'erreur de lieu, l’irruption du sangdans les artères, donnée comme la cause anatomique de certaines affections. Ce détail du reste est une preuve de plus, jointe aux autres, de l’authenticité de cette élégante épitre ; il en établit l’ancienneté, il la remet à sa date : elle est bien du siècle d’Auguste et par la forme et par le fond.

C’était, semble-t-il, un usage de demander aux médecins de cour de condenser en quelques pages les doctrines et les méthodes qui leur avaient valu leur célébrité, leur fortune et leur faveur. On croyait la chose possible et profitable, par une erreur qui est de tous les temps : on ne peut se résoudre à reconnaître les dangers, l’absurdité même des médications entreprises sans examen préalable, hors la pré-

(1) àktius. Le douzième livre. Texte grec édité par Costomiris, 1893, p. x 1/1 .

(2) La purgation devait, sans aucun doute, être prise un jour de diète, et par conséquent chacun des trois jours dont il est parlé dans la lettre de Musa.

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sence et le concours clu médecin. 11 est permis de penser que Dioclès et Musa sourirent plus d’une fois en rédigeant leurs ê pitres prophylactiques, qu’ils eurent d’ailleurs le soin de faire l une et l’autre assez larges de tour et assez vagues pour qu elles fussent inofïensives, ou à peu près.

Un médecin du palais sous le règne de Claude, Scribonius Largus a pris sa tache plus au sérieux. 11 a écrit à la demande de Calliste, affranchi et favori de l’empereur, un véritable formulaire (i) : ici point de prétention doctrinale, rien qui rappelle une philosophie quelconque; c’est l’empirisme tout pur, la médecine considérée dans son utilité immédiate, comme il convenait à un Romain. L’auteur a une confiance absolue dans les drogues; il répète le mot d’Hérophile qui les comparait à des mains divines et n’admet pour les juger qu’un critérium, l’usage suivi ou non de succès; aussi les demande-t-il h tout le monde, à ses maîtres, à ses amis, aux bonnes femmes, au premier venu.

Il a remarqué ceci : « alors que de grands médecins délibèrent et discutent à la recherche de la meilleure conduite à tenir auprès d un malade, il arrive qu’un modeste confrère, d’ailleurs obscur, mais assez bon praticien, ou même, chose pénible à dire, il arrive qu’une personne absolument étrangère aux études et à la pratique médicales réussit à supprimer sur-le-champ toute douleur, tout danger, à l aide d’un remède efficace, et comme par miracle ». Aussi Scribonius ne recule-t-il devant aucune démarche, devant aucune dépense, pour se procurer ces précieuses formules. Ii trouve odieux les médecins qui n’en emploient aucune, les accuse de méconnaître « l’esprit de leur profession qni veut des cœurs pleins de pitié et de charité », de ne pas comprendre qu’ils ont « une œuvre grande et plus qu’humaine à accomplir. »

(i) Scribonii Largi compositiones. Éd. Ilelmreich. Leipzig, 1887. — Il résulte du texte même de ccL opuscule qu'il a été composé entre l'expédition, de Bretagne et la mort de Messalinc, c'est-à-dire vers 45 après J.-C.

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Après celte préface où l’empirisme est loué dans un si noble langage, Scribonius nous donne les recettes, au nombre de 271, qui l’ont fait passer quelquefois, dit-il modestement, pour un grand savant. C’est un praticien qui parle, ce n’est ni un professeur, ni un homme de lettres. La fo rme est peu élégante, quelquefois incorrecte ou vulgaire, mais elle nous donne, comme le fond qu’elle revêt, l’impression que l’auteur écrit comme il parle, dans le langage de tous les jours, langage moins éloigné du nôtre que ne le ferait croire la date reculée de cette œuvre, la plus intéressante, à notre sens, qu’ait laissée la médecine romaine.

Il n’y faut pas chercher un traitement systématique et complet de la goutte, mais seulement l’indication des remèdes quilui ont paru les plus efficaces. Le premier qu’il nomme c’est l’antidote sacré à la coloquinte qu’il tenait de Paccius Antiochus, et qui est plus connu sous le nom de hiéra de Rufus. A propos de ce dernier nous reviendons sur cette drogue célèbre que Scribonius qualifie de mirifique. Il en avait toujours chez lui une provision et il a soin de nous dire que les renseignements donnés par lui sur le mode d’emploi et sur les effets de ce remède, il ne les copie pas simplement dans le petit livre posthume d’Antiochus, mais qu’il en a vérifié lui-même l’exactitude. Ainsi, par sa composition, cette hiera devrait être très nuisible à l’estomac qui supporte si mal les médications les plus douces et les plus simples. Eh bien! il n’en est rien « c’est qu’en ces matières l’expérience est supérieure au raisonnement. In ejusmodi rebus potentior usas ratinne est. » Or, l’expérience révèle l’utilité de l’hiera contre les troubles de l’estomac.

Nous ne mentionnerons pas toutes les formules d’applications locales conseillées contre la goutte, formules différentes selon que l’on a affaire à la forme chaude ou à la forme froide de l’affection, car Scr. Largus ne connaît pas d’autre doctrine que le simple et vague humorisme qui suffisait depuis au moins cinq ou six siècles aux besoins de la clinique; il répéterait volontiers avec les anciens Asclé-

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piades et avec Musa lui-même : est bilieux tout ce qui est chaud, est pituiteux tout ce qui est froid. Nous rapporterons seulement, à titre d’exemple, l’observation suivante: « Je connais un médecin qui so délivra de la goutte dont il souffrait depuis longtemps pour avoir employé la nuit l’acope ([lie voici: il lavait longuement une livre de laine grasse dans un setier de vin vieux, exprimait et jetait la laine et ajoutait au vin qui restait un sextant de fleur de nitre brûlé et une livre de vieille huile ; il plaçait le tout dans un huilier de terre et en usait la nuit comme nous l avons dit ». Cette laine grasse souvent employée comme topique, ce suint souvent utilisé comme excipient, ont reparu de nos jours et retrouvé faveur sous la forme et sous le nom de lanoline.

Tout aussi actuelle est la pratique suivante, qui est, ni plus ni moins, la première tentative de traitement de la goutte par 1 électricité : « Dans les deux formes (chaude et froide) de la goutte, au moment de l’accès, il faut se placer sur le rivage non tout à lait à sec mais en un point que la mer mouille encore, mettre les pieds sur une torpille noire vivante et attendre que l’engourdissement gagne le pied tout entier et la jambe jusqu’au genou. On enlève ainsi la douleur pour le présent et pour l’avenir. Ainsi fut guéri Anteros, affranchi de Tibère, intendant des successions ».

Il importe de remarquer que Scribonius distingue toujours la podagre du rhumatisme articulaire, et cela très nettement. A propos de l’hiera d’Antiochus, par exemple, il dit: prodest et ad articularem morbum (juem àpOpfuv vocant , et ad spinæ tolius himburumque doloveni ex aqua mtdsci datum ad aires cujusque. Item ad podagra/n bene facit ». Cette phrase suffirait à établir la synonymie parfaite des trois expressions grecque, latine et française, àpOpïuç, morbus articularis, rhumatisme articulaire aigu.

Quant au rhumatisme chronique, comme la nomenclature médicale ne fournissait â l’auteur aucun terme approprié, il use d’une périphrase et désigne le mal par ses symptômes.

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Il dit par exemple (formule 268) : Acopum ad perfrictionem, Icissitudinem, tensionem nervorum; idem hie/ne non patitur perfrigescere artus ; hoc Augusta utebatur, etc. Il répète à trois reprises ces mêmes expressions qui résument la cause présumée du mal (refroidissement, naguère encore on disait fraîcheurs ), les symptômes (impotence, immobilité et roideur des jointures), le moment de son apparition ou de ses recrudescences, c’est-à-dire l’hiver. Ces caractères suffisent à faire reconnaître notre rhumatisme chronique : ajoutons h cela qu’il ne cite comme atteintes de cette affection que deux femmes, deux vieilles femmes, Livie et Antonia. On a d’ailleurs la preuve matérielle que cette affection se rencontrait parmi les compatriotes et les contemporains de Scribonius. Des ossements humains mis au jour par les fouilles de Pompéi portent des altérations qui « paraissent devoir être rapportées au rhumatisme articulaire chronique (1) ».

Le formulaire se termine par une déclaration pleine de sagesse qui achève heureusement la physionomie de Scribonius Largus : « Ces recettes, on peut m’en croire, ont presque toutes été composées par moi et ont bien les indications que j’ai dites ; un très petit nombre ont été empruntées à des amis en qui j’ai autant de confiance qu’en moi-même, qui m’ont affirmé sous serment qu’ils en avaient l’expérience et qu’elles avaient vraiment l’efficacité annoncée. Rappelle-toi cependant, mon cher Calliste, ce que je t’ai dit en commençant: les mêmes médicaments dans les mêmes maladies répondent tantôt bien, tantôt mal, à notre attente, en raison de la différence des tempéraments, des âges, des circonstances et des lieux. Les mêmes choses ne peuvent avoir les mêmes effets sur des constitutions différentes ; mais j’affirme qu’en cas de besoin mes recettes auront presque toujours

(1) Charcot. Note à la traduction de Garrod, p. 6. Charcot renvoie aux travaux du docteur délia Chiage.

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un heureux succès ». C’est le bon sens môme : Si Scribonius ne fut pas un des maîtres glorieux de la médecine antique, il n’en mérite pas moins quelque attention et quelque respect. 11 fut un praticien honnête, prudent, utile, et, suivant ses propres paroles « pfenus misericordiœ ci humnniîntis ».

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