LES » H A HE S ET LA COUT TIC
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s lignes, qu'on hésite parfois a le reconnaître et que beau- .iip l’ont méconnu, Oans I Ayurveda, au contraire, le lumatisme articulaire est luniquc matière de la descrip- >n et la goutte disparaît derrière lui.
Voici le début du tableau clinique esquissé par Suçruta : La maladie aéro-sanguine a d’abord son su ge dans les •lins et dans les pieds, puis elle envahit le reste du corps, es premiers symptômes sont : les douleurs extrêmes, la râleur brûlante, les démangeaisons, le gonflement, la rai- "iir, etc. i ».
Mais, ce contraste établi entre les deux modes de coricelluir la pathologie articulaire, on relève entre les deux rnéeciucs de nombreuses similitudes. On sait que les Indiens admettent que trois humeurs, l’air ou pneurna, la bile et i pituite ; ils plaçaient avec raison Je sang à côté des rganes importants, fies viscères essentiels. Or, voici une hrase de Suçruta qui semble révéler une influence helléique, adaptée il est vrai aux doctrines anciennes.
a Quand le sang est altéré par l’air, les pieds deviennent xtrémement sensibles au toucher, ils sont douloureux, Icérés, atrophiés, engourdis; quand la bile se mêle au ang, ils ressentent une cuisson horrible, sont au toucher ’une chaleur extrême, sont gonflés de sang et mous; au ontraire, quand le sang est altéré par la pituite, il y a des lémangeaisons, les pieds sont pales, froids, gonflés, augnentés de volume et raidis » ' 2 ).
On reconnaît la division en goutte chaude attribuée à 1 excès de la bile et en goutte froide due à l’excès de pituite ; | es caractères différentiels de ces deux formes morbides ne iont pas donnés autrement par les vieux auteurs grecs et atins. Quant a l’addition d’une forme due au pneurna, elle
(1) Fr. Ifegst.ER. Susrutas Ayurvédas. Erlangen, 3 vol. en
un in-ii0, t. II. p. 71 .
(2) Ibid.., t. 1, p. 1-1.
était une conséquence nécessaire du système ternaire des Indiens. On a cru voir dans quelques passages analogues à celui que nous venons de ciler la preuve que les Indiens avaient connu et imité Galien; il se peut que Suçruta ait vécu après Galien, mais tout ce qu’il a dit des humeurs, de leur rôle dans la genèse et dans l’apparence clinique des maladies peut s’expliquer sans avoir recours à l’humorisme galénique.
Le livre de l’Ayurveda intitulé Sarirast’hana (i) nous offre encore un détail curieux. La saignée y est proposée comme le traitement le meilleur des affections articulaires et de bien d’autres, mais à la condition d’observer les règles suivantes : « On saignera du côté gauche, au pli du coude, ou bien entre le petit doigt et l’annulaire, s’il s’agit d’une affection de la rate ; on saignera du côté droit en cas de lésion du foie et d’inflammation de l’intestin. Ce sont les mêmes veines que les médecins conseillent d’ouvrir dans le catarrhe, l’oppression, la goutte et le rhumatisme ». Or, Àrchigène, cité par Aétius (livre VIII, ch. 62) s’exprime ainsi : « Si le sang rendu par vomissement vient de l’estomac ou du ventre, on ouvrira la veine supérieure du pli du coude, celle qu’on nomme humérale ; on agira de même si le sang vomi provient du foie. Mais si l’hématémèse est d’origine splénique, ce que l’on reconnaîtra à la tuméfaction de la région de la rate, on ouvrira à la main gauche la veine qui est entre le petit doigt et l’annulaire. C’est une bonne et utile pratique. » — Galien, sans doute d’après ces lignes, mentionne la saignée de la salvatelle dans les affections de la rate comme une pratique particulière à quelques-uns (tome XI, p. 2g5).
Nous n’oserions pas soutenir que l une de ces prescriptions est une simple copie de l’autre, ni décider quelle a été des deux la première en date. Elles nous ont cependant
(1) Ibid., t. II, p. 35.
r. /•: .s' a n A b es e t i. a cour r e
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paru bonnes à relever en raison de leur triple similitude : Lsaignée dans les maladies de la rate, saignée à gauche, saignée entre le petit doigt et l'annulaire. En revanche, en l ce qui concerne la pathologie de la goutte et du rhumatisme, mous croyons que les doctrines humorales des Grecs n’ont pas été ignorées dans l’Inde, où elles ont du être d’autant mieux accueillies qu'elles pouvaient entrer sans trop de violence dans le cadre de l’ancienne médecine des temps védiques. Nous avons même désigné plus haut le lieu, l’époque et l’intermédiaire probable de cette transmission.
En dehors du Continent, Razès s’est occupé de la goutte dans plusieurs ouvrages, dans son traité des maladies desjointures, dans son livre des Divisions, dans le traité à Almanzor (Y). Aucune des descriptions qu’il y donne ne mérite qu’on s’y arrête : elles n’ont rien d’original. La première, la plus longue, a été écrite d’après Galien et son école; les deux autres sont fort courtes et paraissent extraites d’auteurs plus anciens, car elles s’en tiennent à la vieille distinction en goutte chaude et en goutte froide. Le traitement seul a quelque intérêt, non que Razès ait modifié quelque chose à la pratique de ses prédécesseurs, de Séra- : pion en particulier, mais parce qu’il parle ici au nom de sa ; propre expérience, qu’il cite des observations à l’appui de son dire, que son langage s'anime et que le médecin d’hôpital, le clinicien se montre enfin derrière l’érudit et le compilateur.
« Quand la douleur et le gonflement occupent les jointures, que la peau est chaude et rouge, il faut saigner le malade, du côté droit s’il souffre du pied droit (2), du côté gauche s’il souffre du pied gauche » (El Mansoury, ch. go).
(1) Opéra parva Abubekri, etc. Lyon, 1 5 1 1 .
(2) Dans le livre des Divisions, liv. I, cli. cii, Razès dit qu’il faut saigner à gauche quand le mal est à droite et inversement. 11 y a sans doute une erreur dans la traduction latine du Mansoury, car A Avicenne qui suit d’ordinaire Razès conseille de saigner du côté opposé.
Razès nous apprenti ailleurs ce qu’il entendait par saigner un malade (i). Près de mille ans avant Bouillaud, il usait de la méthode des saignées coup sur coup. Voiei, du reste, une des observations qu’il rapporte : « Je soignais un malade pour une affection chaude tles jointures (c’est-à-dire pour une goutte aiguë, franche); à la fin du printemps il avait d’ordinaire un fort accès, je l'en préservai pendant trois ans, mais la quatrième année il lui arriva de faire un voyage et de ne pouvoir s’abstenir des choses défendues : je le vis à son retour et lui dis que si je ne le saignais pas il aurait son accès; comme il se croyait débarrassé de son mal, il ne voulut pas se soigner ; aussi peu de jours après il sentit la nuit une petite douleur dans le genou gauche, il ne s’en inquiéta pas et même but du vin, mais la nuit suivante, il fut saisi d’une violente douleur. Je le vis le matin et lui tirai une demi-livre de sang, je le laissai pendant deux heures, après avoir appliqué un emplâtre au santal rouge, au vinaigre et à l’eau de roses, puis je tirai de nouveau une demi-livre de sang, j’ajoutai alors à l’emplâtre précédent des fleurs de grenadier sauvage; la nuit qui suivit, la douleur avait presque entièrement disparu; le lendemain, je tirai encore une demi-livre, la douleur cessa tout à fait. Et cela se passa de même dans beaucoup de cas semblables (2) ».
Razès, la saignée faite, purgeait le ventre avec l’apozèmc au myrobalans citrins et aux hermodactes blancs. Si cet apozème répugnait trop au malade, il prescrivait les hermodactes en pilules, en leur associant l’aloès, la scammonée, les roses rouges. « Qu’il prenne, dit-il, ces pilules qui font se lever et marcher les impotents « (El Mansoury, ch. go). A propos d’une autre formule de remède aux hermodactes, il se servira presque des mêmes termes, il dira : cc cette préparation fait sortir les malades du lit. Confectio quæ fncit hommes singer e delecto » ( cle Egrit. junct., ch. g).
(1) Traité des maladies des jointures, ch. xx.
(2) Razès. Loc. cit., ch. xx, p. 91 v°.
LES ARABES ET LA GOUTTE
Au déclin de l’accès, ou dans les formes froides de l'affection, Razès donnait les pilulæ majores de lier modo ctilis ; ce sont les fameuses pilules de Mésué au chitaredj et au lt colchique. Quant au régime à suivre et aux précautions à prendre, Razès prescrivait l’abstinence du vin, des mets sucrés (ou plutôt miellés) et des viandes ; il recommandait dans les périodes de rémission complète, et en particulier vers l’époque où les accès avaient coutume de revenir, I c’est-à-dire au printemps le plus souvent, de recourir à la saignée et à la purgation préventives.
On le voit, l’agent principal de la thérapeutique de Razès, celui à qui il reconnaît une action spécifique, c’est l’hermodacte, le sourendjan, dont il dit quelque part : « nota quod :zurugen habet magnam virtutem in omnibus doloribus junct.urarum, sed désirait appetitum et dessiccat juncturas cum in magna quantitate sumitur. »
Or, si l’on cherche à la fin du Continent, dans la longue liste des synonymes qui le termine, les autres noms du sourendjan ou zurugen, on y lit cc Sourendjan, synonyme Colgicos (c’est-à-dire colchique). » Nous reviendrons sur tout cela, nous retrouverons Razès et son œuvre maîtresse [que nous feuilletterons encore, mais nous aurons à citer aussi in grand nombre de médecins et de botanistes arabes dont e nom est attaché à l'histoire du colchique d’automne et lie ses propriétés. Dans ce chapitre-ci, où nous n’avons en vue que l’étude clinique de la goutte, nous nous bornerons à rappeler les travaux d’Ali-Abbas, d’Avicenne et d’Avenœar.
Ali-Abbas (i) (Ali ben el Abbas el Madjoussy), mort en |$i 1 994, montre dans le Maleky une science de la médecine 6 .grecque plus complète et surtout mieux digérée que celle rlrle ses prédécesseurs. Le sens critique et le talent de com-
(i) IIaly filius Abbas. Liber lotius medicinæ, elc. Liv. IX, ch. xn. Lyon, in-4°, 1628, p. 122.
Dbi.peuch.
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LA GOUTTE ET LE H IIUMA T ISM E
position qu’on y remarque font de ce livre le meilleur traité de médecine que nous aient laissé les Arabes. Dans le chapitre consacré à la goutte et à la sciatique, Ali utilise, plus que ne l’avaient fait Sérapion ou Razès, les œuvres d’IIippocrate. C’est ainsi que l’équitation reprend sa place parmi les causes de la podagre, à côté du traumatisme et de la ; faiblesse congénitale des jointures, que les aphorismes sur la goutte des enfants et sur celle des femmes, sur les retours de l’affection, sont rappelés ; que l’étroitesse de la jointure atteinte est donnée par lui comme l’explication des douleurs atroces de l’accès. Il énumère après cela les autres causes de j la goutte comme on les trouve dans Paul cl’Ëgine, adopte les || théories hippocratiques rajeunies par Galien sur la lutte ! des différents organes contre l’élément morbide qu’ils rejettent ou subissent selon qu'ils sont forts ou faibles, et prend pour cadre de sa description clinique les diverses humeurs qu’il suppose prédominer. Bien que nous ne trouvions rien dans le Maléky que nous puissions considérer comme un progrès dû h l’auteur lui-même, il nous semble i y voir un commencement de réaction contre l’influence < excessive de Galien. Certes ce qu’Ali emprunte à Hippocrate aurait pu lui être laissé sans que le mérite de son livre en fût beaucoup diminué, mais on se plaît à le voir restreindre un peu la part excessive faite au théoricien de Pergame et lui reprocher, dans sa préface, ses longueurs et ses. répétitions. Il est curieux de rapprocher cette velléité d’indépendance de la conduite de Démétrius Pepogomène se couvrant lui aussi du nom d’Hippocrate pour excuser la froideur de son zèle galénique.
Plus encore qu’Ali Abbas, Avenzoar (Abou Merouan Ebn Zohr), l’auteur du Teissir, le maître d’Averroès, se montre j indépendant de toute tradition, mais c’est peut-être parce : qu’il est plus ignorant que son devancier; il prétend ne parler que d’après son expérience propre, mais celle-ci le sert mal dans le court paragraphe qu’il consacre à la goutte. Il y dit, en effet: « La goutte survient surtout chez
LES ARABES ET LA GOUTTE
| ceux qui ont les pieds petits et qui marchent plus qu’on 11e fait d’ordinaire. J’ai vu peu de coureurs, vivant de leur profession, qui ne fussent atteints de cette maladie (1) ». On ne saurait se tromper plus lourdement.
Entre Ali-Abbas et Avenzoar avait paru Avicenne qui avait refait dans des proportions plus vastes le Maléky. Et de fait son œuvre, le Canon , justifia son titre : il devint la règle à laquelle se soumirent, à partir du xm° siècle, tous les médecins de l'Occident. Le nom de l’auteur fut associé dans la vénération des scolastiques à ceux d’Aristote et de Galien : c’était un honneur exagéré. Le Canon n’est pas un livre original et rien peut-être de ce qu’il contient n’est dû à i l’observation ni même à l’imagination d’Avicenne. Ce qui lui appartient en propre, c’est le lien qui unit chaque chose, la méthode, la logique où le philosophe se trahit plus que le médecin. S’il nous était permis de juger de l’ensemble de l’œuvre par le chapitre que nous connaissons le mieux, nous dirions qu’ Avicenne s’est borné à porter l’ordre et la clarté dans le chaos du Continent. Il a fait un corps de toutes les citations disparates, les a résumées, fondues, hiérarchisées, et, comme il a passé sous silence les noms des auteurs, on a pu croire que la matière du livre était sienne, alors que la forme seule était bien à lui.
Nous relèverons seulement quelques notions nouvelles, qu’on peut lui attribuer provisoirement, leur origine véritable nous étant encore inconnue. Avicenne aime les divisions : il envisage successivement la cause souffrante, qui est le membre atteint, la cause efficiente qui est l’humeur morbide, la cause instrumentale qui est la laxité des tissus, u que celle-ci soit naturelle ou acquise. Chacune de ces causes principales se subdivise de telle manière que toutes les causes
(1) Avenzoar. Le Theysir. Liv. I, traité 3, ch. xxxr, in Abhumcron Abynzoar Colliget Averrois, etc. Venise, i53o.
(a) Avicenne. Le canon. Liv. III, len 22. Tract. 2. Venise, 1608, in- fol . , .1. I, p. yGg et suiv.
LA GOUTTE ET LE Eli U Al ATI SME
connues trouvent place dans ce tableau étiologique, à leur rang d’importance présumée. Chemin faisant, l’auteur écrit : « Quand les humeurs crues sont retenues dans le corps, qu’elles ne sont plus évacuées naturellement par les selles ou l’urine ou encore grâce à une intervention médicale, on est bien près de voir survenir les douleurs de jointures si les humeurs en question sont chassées de ce côté, s’v fixent et s’y décomposent. Mais quand la nature les expulse par la voie intestinale ou rénale, on trouve alors l’urine épaisse,, dense, crue ; on peut alors se croire à l’abri de leurs effets,, sinon on est exposé à une des affections que nous avonsdites (arthritis, podagre ou sciatique). »
C’est là, si nous ne nous trompons, la première ébauche d’une urologie de la goutte, à moins qu’Avicenue n’ait priscette observation à l’un de ses prédécesseurs grecs ou arabes. Du moins, il en a compris toute l’importance, car,, dans un autre endroit du Canon où il consacre à la sémiologie de l’urine de longues et ennuyeuses pages, il avait déjà dit :: « Quand, à la fin d’une attaque de goutte ou de douleursarticulaires, il y a polyurie avec dépôt mucilagineux abondant, c’est d’un bon augure. » Quelques lignes plus haut, ilavait fait remarquer la fréquence et l’abondance des sédiments chez les hommes gras vivant dans l’oisiveté.
Avicenne ne donne qu’un assez court aperçu des lésions articulaires. « Les jointures des pieds ou des mains se j)rennent parce qu’elles offrent plus que les autres régions un espace vide à l’humeur morbide, parce qu’elles sont toujours en mouvement, parce qu elles sont de complexion faible et froide et que leur place aux extrémités du corps est éloignée du centre régulateur, longinquus a rectore primo Aussi, sont-elles le siège de tophus plâtreux et de déformations diverses. Quelquefois, les jointures réussissent à se débarrasser du principe morbide qui se porte sur les organes essentiels et met le malade en péril, si on ne le rappelle à son siège primitif ».
Après cette mention trop courte de la goutte remontée,.
LES Art A B ES ET LA GOUTTE
3oç)
Avicenne étudie les conditions de retour et de disparition des accès, puis il décrit rapidement la sciatique qu’il distingue un des premiers de l’arthrite de la hanche et qu’il localise dans le gros nerf delà cuisse, in neivo Info ; il note ensuite les atrophies musculaires, le caractère de l’arthritis d’aboutir à une guérison complète et durable, refait une brève description du paroxysme goutteux et de son mode de début. Nous le répétons, à l’exception de ce qui concerne les troubles de l’urine, il n’est guère de phrases d’Avicenne dont on ne puisse lire l’équivalent, et souvent les termes mêmes, dans le Continent. Les citations du livre des signes , par exemple, se retrouvent presque identiques, notamment la phrase que nous avons déjà reproduite et commentée : « Un des accidents qui peuvent arriver aux goutteux, c’est '.'allongement de l’enveloppe des testicules. »
Quant aux diverses variétés de la goutte, aux moyens de les reconnaître, aux médications que réclame chacune d’elles, c’est en traitant de ces matières qu’Avicenne se i montre surtout le disciple de Galien; nous n’y insisterons :pas. Mais il est un point de cette thérapeutique qui mérite d’être noté, c’est la façon dont Avicenne comprend et définit i l’action de l’hermodacte, c’est-à-dire du colchique d’automne. « C’est, dit-il, une thériaque bonne pour toutes les douleurs articulaires, surtout au moment des poussées fluxionnaires (i) ». Il va sans dire qu’Avicenne donne ici au mot thériaque, non point sa signification actuelle de médica- :ment anodin et narcotique, mais son ancien et véritable sens ■cle remède agissant d’une manière mystérieuse, surnaturelle, contre un mal réputé incurable. Ils ne disent guère autre chose, ceux qui répètent de nos jours : le colchique est le remède spécifique de la goutte.
Ailleurs, Avicenne précise son sentiment sous une forme qui n’a pas vieilli : « On attribue aux hermodactes la plus
(i) Avicenne. Le canon. Liv. II, ch. 35i. Éd. Venise, 1O08, p. 333.
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grande efficacité : ils évacuent immédiatement l’humeur froide, mais il y a en eux autre chose, car ils font succéder à cette évacuation un resserrement et une résistance tels qu’il n’est plus possible aux superfluités liquéfiées par le médicament de revenir, même chez ceux à qui il est arrivé de ne pas être évacués (i) ».
(i) Ibid. Liv. III, ch. vin, p. 975.