RAPPORTS DE LA GOUTTE AVEC LA FONCTION GÉNITALE
La médecine des Asclépiades était restée obscure jus- (ju’au temps de Périclès. Elle ne pouvait rivaliser avec la médecine des philosophes, n’avait rien h opposer aux œuvres brillantes des Empédocle, des Alcméon et de tant d autres. Avec Hippocrate tout change. La médecine clinique, celle que l’on pratiquait depuis longtemps à Cos et à Cnide, arrive brusquement h la gloire ; l’autre décline et sa ruine est si complète qu’il nous reste bien peu de monuments de son époque de vigueur et d’éclat. Le discours que tient Timée de Locres, ou que Platon lui prête, est le résumé de plusieurs siècles d’enseignement, mais c’est aussi le testament d’une grande école.
Le caractère propre des deux médecines explique leur sort si différent. L’œuvre médicale des Ioniens ou des Italiques participait à la renommée des traités philosophiques 'auxquels elle se trouvait mêlée ; elle se faisait d’ailleurs accessible à tous par son tour large, par son dédain des faits et des détails, par sa forme élégante, que nous dirions aujourd’hui plus littéraire que scientifique. Les Asclépiades au contraire s’adonnaient à l’observation terre à terre, non à la spéculation ; ce que nous savons de leurs préceptes et de 1 eurs méthodes nous prouve leur souci constant de la pratique, leur crainte du bruit et de la foule. Leur école était l’asile des vertus professionnelles. L’obscurité y était une marque de probité, de pureté pour parler comme eux.