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côté le Phase et ses cités lacustres, nous nous occuperons un instant des Sauromates.
Hippocrate nous montre leurs formes épaisses, leur corps chargé d’embonpoint, leurs articulations masquées par la graisse ; il note leur vie sédentaire, interrompue seulement par de longues chevauchées ; il nous dit qu’ils se nourrissent de viandes cuites et de lait de jument ; enfin, il relève chez eux la fréquence des affections articulaires et de l’impuissance. Cette impuissance, c’était la maladie des anandres, des énarées, c’était la OvjXs'.a voïic7:ç, qui a suscité tant de controverses, donné lieu à tant d’hypothèses depuis la vengeance de Vénus, qu’invoque Hérodote (i), jusqu’à l’inversion sexuelle que propose Rosenbaum et qu’il discute longuement (2).
Hippocrate a son système qui se rattache directement à notre sujet: «Voici, selon moi, comment vient cette impuissance ; elle est le fait de l’équitation perpétuelle des Scythes, qui leur donne des engorgements aux articulations, attendu qu’ils ont toujours les pieds pendants le long du cheval, et qui va même jusqu’à occasionner la claudication et 1 ulcération de la hanche chez ceux qui sont gravement atteints. Ils se traitent de leur impuissance ainsi qu’il suit : au début du mal, ils ouvrent le vaisseau placé derrière l’une et l’autre oreille. Quand le sang coule, la faiblesse excite le sommeil et ils s’endorment ; puis ils s’éveillent, les uns guéris, les autres non. Mais ce traitement même me semble altérer la liqueur séminale ; car il y a derrière les oreilles des vaisseaux qui coupés privent ceux qui ont subi cette opération de la faculté d’engendrer : or ce sont ces valsseaux-la qu ils me paraissent couper... Cette maladie allecte, parmi les Scythes, non les hommes du dernier rang, mais les riches.
(i) Hékodotk. Liv. I, io5.
(a) Rosii.MiAUM. llisl. de la sypliilis, ch. xiv-x.vi. Trad. fraiiç., 1847. p. 107-105.