CHAPITDK IV. — DÉIFICATION DES FILS ADOPTIFS
mystère de rincarnalion s'est opéré dans la plénitude des temps pour nous procurer cette admirable grâce, et qu'il se résume en ces quelques mots : Dieu fait homme, et l'homme fait Dieu.
Afin que l'on sache combien cette conviction tut toujours universelle dans l'Kglise, nous devons écouter à leur tour les Pères et les saints de l'Orient. Eux aussi voient dans notre déification le but prochain de la venue tlu Verbe incarné. C'est ce que nous enseigne S. Maxime. « Cette nature, privée des lumières qu'elle avait reçues lors de sa première origine, le Verbe de Dieu fait homme l'a de nouveau remplie de science. Il a fait plus encore : il l'a déifiée, non pas sans doute en vertu d'un changement de nature, mais par une qualité surnaturelle, et l'empreinte du caractère de son Esprit... Car,
il s'est fait homme, c'est pour nous faire dieux par ^ràce j» (1). Pour S. Jean Daraascène la déification de
homme a été le but que Dieu se proposait en le créant.
La fin pour laciuelle Dieu nous a créés, cette fin qui rouronnf le mystère de notre élévation, c'est qu'il voulait nous déifier en nous assimilant à lui-même: nous léificr, dis-je, par la participation de la divine lumière, 1 non par je ne sais quelle transmutation de notre nal'.rc en celle de Dieu » (2). Remarquons ce dernier correctif, employé déjà par S. Maxime : il est motivé chez l'un et l'autre par l'hérésie d'Eutycliès où l'on rêvait en Jésus-Christ la fusion plus ou moins complète de la nature divine et de la nature humaine.
Les mêmes Pères ne peuvent contenir les élans de
>!/>. M4\iiii. Cfjitl. (^rf|i(). qiiinqiiie» conlcnor. r.<'M> 'r. t. W, |>. I2i« ;col. cent. I. n. 03 ; ibid. p. 1204.
(f)S. J. l>jtiia«c. df Kulc O. L. II. c. 12. Pal. Gr.. i ii«. i- '.:» col. S. Maxim, (^app. i|iiiiiqui(.-» ccnluiior. ii. 41. P. Gr., I. tK). p. 11U3.