‹ La grace et la gloireChapitre 36 sur 80 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Réalité de l'habitation surnaturelle de Dieu dans ses âls adoptifs. Leurs âmes, sanctuaires de la Trinité.

1. — Quand j'ouvre nos saintes Écritures, j'y rencontre à chaque instant des expressions et des formules qui semblent contredire tout ce que nous venons d'alRrmer sur l'universelle existence de Dieu dans les créatures et des créatures en Dieu.

Dieu n'est pas en tout. « Voilà, dit-il, que je suis à la porte et que je frappe » (1). S'il est à la porte, s'il frappe pour qu'on lui ouvre, il n'est donc pas encore entré. Dieu s'écarte des pécheurs qui le méprisent ; il n'en peut tolérer le voisinage (2) ; et, lorsqu'ils ont persévéré jusqu'à la fin dans leur révolte, il les repousse pour toujours de devant sa face (3). Comment serait-il en eux ? D'un autre côté, nous voyons Dieu qui retourne vers les âmes, s'en rapproche, y entre. Il n'était donc pas en elles par son essence. E.st-il par sa puissance et sa présence en ceux dont il a retiré sa main, et contre lesquels il dirige cette terrible apostrophe: Je ne vous connais pas, no/j nooi

DOS'i

Tout n'est pas en Dieu. « Parce que tu es tiède, cl que tu n'es ni froid, ni chaud, je commencerai à te vomir de ma bouche » (4). C'est Jésus-Christ le premier né du Pérc

M) Apoc.. III. 2i».

Tim., V. «.

'iitli.. XXV. 4».

( 0 Apoc., III. iS.

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