‹ La grace et la gloireChapitre 37 sur 80 · i.ivitE IV. — GUACE ixchéée. — diku ex nois · texte numérisé non relu

i.ivitE IV. — GUACE ixchéée. — diku ex nois

qui fait cette menace ù l'ange, c'est-à-dire à l'évèque de Laodicée, par l'intermédiaire de S. Jean. Dirons-nous qu'il serait en Dieu, cet évèque attiédi, si la menace était exécutée? Dirons-nous aussi qu'ils sont en Dieu les maudits contre qui le Seigneur lancera ranathéme final : Retirez-vous de moi ; allez au feu éternel ?

Prions S. Augustin de nous montrer l'accord entre des textes si contraires en apparence. Il le fait dans une de ses plus belles lettres, où cette matière est savamment développée, (t Ce qu'il y a d'admirable, écrit cet illustre docteur, c'est que Dieu qui est partout et tout entier en chacun des êtres, n'habile pas en tous. .\ tous, en effet, ne peuvent s'appliquer les paroles de l'apôtre : Ne savezvous pas que vous êtes les temples de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous (1) ? C'est pourquoi il y en a d'autres dont il est, au contraire, écrit ; Quiconque n'a pas l'Esprit du Christ Jésus, celui-là n'est pas à lui (2). Or, je ne pense pas qu'on puisse croire, à moins d'ignorer tout à fait l'inséparable unité de la Trinité, que le Père et le ImIs habitent en qui ne réside pas l'Esprit-Saint, ou que celui-ci soit possédé par qui n'a ni le Père ni le Fils.

« Donc, il le faut confesser : si Dieu est partout par la présence de sa divinité, il n'est pas partout par la grâce de Vhabitalion. C'est à cause de cette habitation, où nous est révélée l'infinie libéralité du divin amour que, au lieu de dire : Notre Père qui êtes partout, ce qui pourtant serait très véritable, nous disons : Notre Père qui êtes dans les cieux ; faisant ainsi conimémoraison dans notre prière du temple de Dieu, de ce temple que nous devons être nous-mêmes, si nous voulons entrer dans la famille des fils adoptifs.

(1) I Cor., m, 16.

(2) Rom., Mil. 9,

CHAPITllK II. — PIlksENCB SPKCIALE 1>ANS LKS JlsrKS Û2o

X lit, non seulement celui qui est partout, n'Iiabitc pas *n tous, mais il n'habite pas également en ceux-là mêmes chez lesquels il lait sa demeure. Ciim iyitur qui uhiqiie est, non in omnibus habilet, in quibus habitat, non «qualiter habitat. D'où vient, en effet, que parmi les saints ceux-ci le sont plus que ceux-là, si ce n'est parce que Dieu fait plus parfaitement sa demeure en eux- Unde in omnibus sanctis sunt alii aliis perfectiores, nisi abundantius habendo hubilalorem Deum '! •>

Transcrivons encore une partie de ce remarquable passage. « Comment donc, se demande le même Père, comment Dieu est-il tout entier partout, s'il est plus dans les uns, moins dans les autres '? N'oublions pas, répondil, que partout Dieu est tout entier en lui-même... Donc, ce n'est pas seulement à l'universalité des créatures, mais encore à chacune des parties, qu'il est à la fois présent tel qu'il est, c'est-à-dire tout entier. Ceux-là sont loin de lui qui par leur péché lui sont devenus dissemblables ; et ceux-là s'en rapprochent qui par une vie pieuse se revêtent de sa resseiublancc.

« Ainsi dit-on que les yeux sont d'autant plus loin île la lumière, qu'ils ont plus complètement perdu la faculté de voir. En effet, quoi de plus éloigné de la lumière que la cécité, lors même que cette lumière inonde les yeux éteints ? Et les mêmes yeux se rapprochent de la lumière, à mesure que, recouvrant leur vivacité native, ils en reçoivent aussi la vivante influence... Ainsi, comme Dieu n'est pas absent de celui en qui il n'habite pas encore, comme il est en lui tout entier, bien qu'il n'en soit pas pos.sédé ; de même, il est tout entier présent en ceux dans lesquels il habite, quoique suivant la différence des capacités, il y soit plus ou moins imparfaitement reçu...

« Dieu «lonc qui est présent partout, et partout tout -entier, n'habite pas en tous, mais en ceux-là seulement

GKACI KT GLOIHI. — TOMB I. 13,

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