DE SALUT PUBLIC UNIVERSEL
En d'autres termes, et en résumé, il n'y a plus de royauté possible que dans la paternité et même dans la paternité extrême ou la Papaw^e : c'est-à-dire, en définitive, dans la pauvreté et la sujétion de l'autorité, portée jusqu'au don du sien et dusoi.LePape lui-même, et surtout, et par conséquent le Cardinal et TEvêque, le Clergé, l'Eglise enfin, ne doit rien dem.ander, rien recevoir même (car il paraîtrait avoir demandé, et il serait obligé de passer son temps et d'exercer son jugement à donnera son tour), rien avoir, rien posséder, que sa foi, comme disait, et comme faisait saint Ambroise au IV^ siècle : ISihil Ecclesia sibi, nisi Fidem possidet.
Il ne lui faut pas même la ville ^de Rome (laquelle n'est pas nommée une fois dans les quatre Évangiles ; et elle est flétrie, sous le nom de Babylone,'^d.Y saint Pierre lui-même); encore moins ce qu'on appelle la Campagne Romaine, c'est-à-dire une plage improductive, un désert exclusif, et comme maledicteur
Empereurs ; Califes, eu Arabie; Sultans, à Gonstautînople ; Czars, en Russie; Rois en France et en Angleterre; Ducs en Savoie; Grands-Ducs en Toscane, Doges à Gènes , etc. La capitale mêrae des Papes-rois de îlome a été plus d'une fois transférée. Et le pouvoir temporel lui-même a été suspendu, à diverses reprises , d aérant plus d'un siècle , par des schismes et des antipapautés énornies.
de la propriété et de la souveraineté Temporelles , et presque un volcan éteint comme les places où furent, on dirait ses homonymes: So-domeet Go-morrhe,
Il faut, encore moins, au Pape cette énorme, cette informe, cette difforme montagne, non de pierre, mais de briques, ce FaaVan profané , jadis et à jamais par les jardins et les Bains de Néron, le bourreau de saint Pierre; et puis, sous le nom de chefs-d'œuvre, par des peintures et des sculptures infernales. — Et ce Quirinal, que la tradition considère comme le premier Palais-Eoi/a/ de Romulus, le I" Roi de Rome, surnommé Ouirinus ; et qui fut aussi choisi pour attaquer Pie VII et Pie IX.
C'est assez, dans Rome, car c'est seul immense, et seul i fini , pour le Successeur de saint Pierre et de saint Paul, même de Jésus-Christ, c'est-à-dire pour l'éternel Esprit-Sain^' et l'Eternel Dieu de la terre que le Janicule, c'est-à-dire le so^ où tomba, et le toit qui couvre le Chef de saint Pierre...
Dieu n'a pas même voulu que son Homme possédât un moment, que pour en être exproprié à jamais, la Terre Sainte où son Fils versa son sang, et le seul tombeau qui n'aura rien à rendre à la fin des siècles î
Et ceia pour damner à jamais, sur la terre aussi bien que dans le Ciel, l'esprit de rctjauté dans les Hérodes, l'esprit d'or- ^iîeil dans les Pharisiens, et l'esprit d'avarice et de propriété dans Judas, qui seuls préparèrent et consommèrent le vieux et matériel déicide ; et qui seuls suscitent encore aujourd'hui les déicides nouveaux et sacramentels.
Et, subsidiairement, à cette fin de faire, aux derniers siècles du Christianisme comme aux premiers, à force de sujétion et de pauvreté, un Roi modèle de tous les Rois et de tous les peuples. Car il faut visiblement, aujourd'hui , de Rois à Rois, de peuple à peuple, et même de Roi détrôné à Roi détrônant, et de simple particulier à peuple ou Roi, il faut un Juge international, explicite. — Il faut surtout un Juge de ce genre implicite , un Juge facultatif on accepté, représentatif de toute la Sagesse antique, de toute la Morale universelle,^ de toute l'Ecriture-Sainte , laquelle juge et foudroie les justices aussi bien que les injustices humaines ; et la propriété, même petite, comme la source de tous les vices, de tous les crimes et de toutes les révolutions ; un Juge dont la Foudre d'excommunication tonne ou frappe in petto, non pas sur, mais entre les ennemis! — une puissance dont les encycliques, les lettres, les paroles soient des hommages et des dilections... pour les haïs et les excommuniés d'un autre règne; auxquels on réponde, des deux mondes, par des hommages jusqu'alors inconnus de reconnaissance... Car on ne saurait aller chercher cela dans les Cours, où Y Autel est... le trône, de Constantinople, de Saint-Pétersbourg, de Londres, de Prusse, et même de Vienne !
DANS LE LIEU SAINT
Il faut enfin un Pontife souverain, qui impose aux dissidents comme aux fidèles, et dont Pascal lui-même, et Voltaire, et Cousin ses éditeurs, disent, comme les Jésuites : — « Le Pape est le premier. Quel autre est connu de tous? Quel autre est reconnu de tous ayant pouvoir d'influer par tout le corps, parce qu'il tient la maîtresse branche qui influe partout. »
11 faut UN homme auquel Lamennais puisse dire (comme Luther a dit à Léon X, en , avant sdi condamnation:
Soit que vous donniez la vie ou la mort, soit que vous approuviez mes ouvrages et ma conduite, ou que vous les frappiez de réprobation, puisque vous êtes le seul juge légitime, j'écouterai votre voix comme celle de Jésus-Christ même. »
Dernières et immenses autorités, en même temps que résumé immense de tout le livre de la Grande Apostasie: ««Vous avez vu, dit le sage Fleury, que ces saints docteurs (Synésius et le Pape Gelase) étaient persuadés qu'encore que les deux puissances eussent été jointes quelquefois avant la venue de Jésus-Christ, Dieu, connaissant la faiblesse humaine, les a depuis entièrement séparées, et que les princes souverains, bien qu'établis par l'ordre de Dieu, n'ont aucune part au sacerdoce delà nouvelle loi: ainsi les évêques n'ont reçu de Jésus-Christ AUCUN pouvoir sur les choses temporelles, en sorte qu'ils sont entièrement soumis aux princes à cet égard ; comme, pour le spirituel, les princes sont soumis aux évêques. Voilà les maximes de la sainte antiquité que nous voyons en leur entier, au VHP siècle, dans la seconde lettre du Pape Grégoire II à Léon Isaurien. Le pape Nicolas I" les alléguait encore au siècle suivant, écrivant à l'empereur de Constantinople. « Avant Jésus-Chris , dit-il, il y avait des rois qui étaient aussi prêtres comme Melchisédech. Le Démoules a imités en la personne des empereurs païens qui étaient souverains pontifes; mais après la venue de celui qui est véritablement roi et pontife, l'empereur ne s'est pas attribué les droits du pontife, ni LE PONTIFE LES DROITS DE L'E.MPE- REUR, Jésus-Christ a séparé les deux puissances; en sorte que les empereurs eussent besoin des pontifes pour la vie éternelle, et que les pontifes se servissent des empereurs pour les affaires temporelles, s
Et telles sont ces grandes et exclusives vérités, que le Pape le plus ou le moins Roi du monde ne saurait les éluder ou les violer qu'en les proclamant; et que toutes ses paroles aux plus petits des prêtres s'appliquent surtout à lui-même. Inspiré cette fois, Pie IX va jusqu'à reconnaître qu'à la suite d'une grande effusion de sang romain innocent pour soutenir sa fausse royauté, il n'y a plus que son propre sang capable de sauver la papauté véritable.
ïi a dit en effet au clergé de Naples : « Le 56 novembre de Tannée dernière, accompagné par le plus pieux (nous disons, nous, le plus impie, car il n'a pas prévenu, et il n'a arrêté le glaive que par le glaive) de tous les souverains et son auguste épouse, je me retirais sur un rocher qui garde la tradition des miracles arrivés au moment où Jésus-Christ expirait sur le calvaire, en effaçant de son sang précieux le chirographe de notre condamnation éternelle. Ce jour-là, agenouillé devant l'image du crucifix, ou plutôt devant le très-auguste sacrement, j'implorais du Ciel (c'était des Rois qu'il vous fallait d'abord implorer la paix pour les peuples) la paix pour le souverain qui m'accompagnait. Cette bénédiction, je l'implore donc sur vous tous et sur le saint clergé en particulier, afin que vous puissiez, mes très-chers fils connaître les devoirs de votre état. Le peuple, entouré aujourd'hui plus que jamais de ténèbres qui épaississent chaque jour, a besoin d'UNE LUMIÈRE, qui le guide ou Téclaire dans la connaissance des pièges qui lui sont constamment tendus 1 Soyez son guide par CExemple, par la parole, par la charité. Étudiez, mes, fils bien-aimés, les dangers (il n'en est qu'un, c'est le pain du lendemain), attachés à votre ét^tafin de les éviter. Sovez donc bénis dans votre âme, et que celle-ci, créée à rimage de Dieu, soit LA COPIE DE JÉSUS-CHRÎST, son divin original. »
Son premier devoir, le plus sacré de tous ses devoirs, après la faute de n'avoir pas prévu l'hostilité et la haine d'un petit nombre de Romains , c'était de ne pas sortir de Rome , et même d'aller chercher chez eux, loin de les fuir, ses ennemis les plus déterminés. Ce fut déjà le sentiment , on peut le dire, unanime de la chrétienté (*j du XIIP au XIV^ siècles,
(*) U Histoire Ecclésiastique elle-même (la plus sage, celle de Fleury, continuée par l'abbé Bérault de Bercastel) a reconnu le fait dans des circonstances pleines de comparaison et d'actualité : « La résolution d'Urbain V d'abandonner Avignon avait pour elle les meilleurs. Pierre d'Aragon, qui avait renoncé aux grandeurs du siècle pour la pauvreté de saint François , et le célèbre Pétrarque s'empressèrent à confirmer le Pape dans son dessein d'aller à Rome. Le Franciscain, qui passait pour un Saint à révélations et à miracles, fit exprès le voyage d'Avignon, pour engager Urbain à ne passe départir de son projet. Pétrarque lui écrivait . « Considérez que l'Eglise de Rome est votre épouse. Quoique votre Sie'ge soit partout où Jésus-Christ est adoré, Rome cependant n'en a pas avec vous un rapport moins particulier. Des esprits ou bornés ou prévenus vous peindront l'Italie comme une terre où l'on marche sur des feux mal couverts et sur des précipices, où le caractère des peuples engendre la mort , et accumule sous chaque pas les périls de toute espèce. Souvenez- vous , Saint-Père , de l'injure faite i depuis peu par des brigands de vos cantons à votre cour d'Avignon et à votre
personne sacrée* Lorsque ces infâmes compagnies vous forcèrent de racheter, an poids de l'or, votre liberté et votre vie peut-être, aussi bien que celle de vos cardinaux, vous vous plaignîtes en plein consistoire que cet outrage avait quelque chose de plus affreux que le traitement fait à Boniface YIII , et vous eûtes bien raison. L'orgueil et la diireîé de Boniface y avaient donné lieu,... Investi tout à
DANS LE LIEU SAINT
lorsqu'à la faveur d'une faute de Benoît XI , canonisé , l'aveugle, mauvais et malheureux Clément V voulut sacrifier tout le bien qu'il avait à faire à Rome et en Italie , au mal immense auquel il se laisserait entraîner, lui et ses successeurs, à Avignon.
Et lorsqu'à la fin du siècle des sujets et même des Rois (Frédéric lî, Joseph II ), et même des Reines (les Catlierines) , et par conséquent des peuples, philosophes, le pauvre Pie VI ne crut pouvoir reculer devant l'appel et la citation à Vienne d'un dernier Empereur, comme en vengeance de la citation à Rome des anciens, il fut, on peut le dire, inspiré. Car, en s'éloignant de Rome, le premier des Romains nouveaux, et des Papes, à jamais peut-être voyageurs, comme le furent saint Pierre et saint Paul , il supprima , par une Bulle mémorable du 25 février 1782, la fameuse Bulie : Ubi Papa, ibi Roma.,.. que Pierre Corneille n'a osé mettre que dans la bouche d'un Empereur romain ivre d'orgueil :
Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis.
Le Cardinal François de La Rochefoucauld, vraiment jSmznentissime cette fois, a traité ce sujet superbe, dès 1597, pour i849 ; et nous ne citerons qu'une page de son Pastoral Ecclésiastique pour faire rechercher toutes les autres :
« Saint Augustin explique à Honorât la liberté donnée aux pasteurs par Jésus-Christ de s'enfuir d'une ville où ils seraient persécutés: c'est quand la persécution est contre le seul Pasteur , et non pas contre le peuple : ce qui arriva à saint Grégoire Thaumaturge , à saint Athanase, parce que c'était à eux seuls que les hérétiques en voulaient. Mais quand le mal et le danger sont communs au peuple et au pasteur , le Pape Nicolas remontre à l'Évêque de Térouane se plaignant des Normands que le bon pilote doit mieux faire paraître sa vertu durant une forte tempête que quand la mer est calme.... « Saint Ambroise dit aux Milanais : « Vous avez eu peur que je vous abandonnasse, et, désirant de pourvoir à ma sûreté, je man-
coup par une troupe de furieux , vous fûtes obligé de sacrifier vos trésors, ou pour mieux dire , \e -patrimoine de l'Eglise et des ^awvre^ , pour éviter de plus grands maux; heureux cependant de sentir alors que ces maux étaient la digne récompense de l'abandon où on laissait languir l'Eglise de Rome , cette épouse que vous a donnée Jésus-Christ. N'est-il pas temps enfin d'essuyer ses larmes et de lui faire oublier jusqu'à ses ennuis par une prompte et tendre réunion ? O vous, le souverain pasteur et l'évêque de l'Eglise universelle, que faites-vous sur les bords du Pihône et de la Durance , tandis que les terres et les mers de l Orient etde l'univers réclament votre sollicitude et votre protection ? Quels que soient les agréments du Comtat Vénaissin , songez que votre place n'est point où il y a de plus doux ombrages et des fontaines plus fraîches, mais où les loups frémissent avec le plus de fureur, et où le troupeau court les plus grands pétils. » Pétrarque finit cette longue lettre en représentant au Pape la brièveté de la vie , et le compte terrible qu'il fauJra rendre au Souverain Juge.
quasse à la vôtre , comme si je ne craignais pas plus le Seigneur du monde que FEmpereur de ce siècle... » Saint Denis, Evêque d'Alexandrie, déclare que bien qu'il fût recherché en particulier, il ne voulait jamais quitter son église, qu'il n'en eût eu commandem.ent par inspiration divine. .. De quoi serviront les trente-trois premiers Papes et souverains Pasteurs de l'Église, qui ont persisté à la conduite du troupeau au milieu de tant d'ennemis, età l'essai de tant de sortes et de si cruels supplices, jusqu'à la couronne du martyre? Combat, dit saint Bernard, vraiment assuré pour Jésus -Christ et avec Jésus-Christ , auquel il précédera les siens, disant : J'ai vaincu le monde; auquel combat ni le blessé ni le mort ne sera point frustré de la victoire. Seulement qu'il ne fuie point ; c'est la seule fuite qui lui peut faire perdre la victoire. Et bienheureux sera celui qui mourra au combat; car il ressuscitera incontinent.... Saint Laurent, archevêque de Cantorbery, se voulant retirer à cause de l'impiété du peuple , la nuit de son départ , saint Pierre lui apparat et le châtia de telle sorte , que dès le lendemain il reprit son chemin vers son église. Et avant lui , saint Grégoire de Nazianze ayant dit qu'il partait, un du peuple s'écriant : Grégoire, vous chassez avec vous la Trinité (les Ariens pullulaient alors), ii fut si touché qu'il promit de ne bouger.»
Voulez-vous une autorité (*) et même un exemple plus décisifs:.. Saint Pierre et même saint Paul demeurèrent aussi; et lorsqu'ils s'évadaient par Les fenêtres, c'était pour revenir. II CoRiNTH. XI , 33. Et que ne dirait-il pas ici à Pie IX, ie grand saint Charles Borromée, lui qui répondit à un Evêque s'excusant sur roxiguïtéde son diocèse pour y résider habituellement: ... « Une âme estd'un si grand prix, qu elle mé- » rite la résidence et tout le temps du plus grand homme de » l'univers. »
Aujourd'hui, mieux que jamais, si le monde, si la chrétienté surtout voyait Pie IX,. faisant seulement de nécessité vertu, et proclamant, en droit, ce que la Constituante et le triumvirat romain ont déclaré en fait, et disant aux Evêques et au Clergé d'Italie, de France, d'Espagne de renoncer aujourd'hui età jamais à leurs palais, à leurs traitements, à leurs casuels...., de ^'appauvrir enfin dans toute la force du mot, vous reverriez, en moins d'une année, les plus beaux jours de l'Eglise, et vous verriez les plus illustres et les plus riches fidèles s'ap* pauvrir à leur suite.
[*) C'était une ancienne loi de Rome, rappelée par Plutarque dans Fabius : Pontifie i maxime abesse Româ Non LiceU..
D'un pontife romain au pieux Enée , il n'y a qu'un pas. A celui-ci seul il était dit d'aller se réfugier à Gaëte ; et encore c'était à sa sortie... des Enfers : Tum se ad Cajetœ recto fert littore portum. Ancliora de prora jacitur, siant lUtc re puppes.
DANS LE LIEU SAINT
Si le Pape lui-même, ajoutant l'exemple personnel au commandement, paraissait pauvre (et il ne saurait le paraître qu'en l'étant), quel argument sérieux serait-il possible de faire désormais au Christianisme, et même à l'Eglise romaine? Et quel pauvre, et même quel riche, oserait se plaindre? et même quel pauvre (les pauvres formant les trois quarts et demi.,., de la populatioa de l'univers) pourrait se trouver malheureux???
Mais aussi le Pape le plus grand, le plus pieux, le plus saint d'ailleurs, qui ne donnera point ici l'exemple, ne répondra que mieux et plus terriblement de son aveuglement, et même de l'aveuglement de ses successeurs, selon ces paroles d'Isaïe (V. 1-9), que nous avons rapportées ailleurs, dites pour l'Eglise des derniers temps encore mieux que pour la synagogue des premiers ; et où le Seigneur maudit et damne,' évidemment avant tous les autres, ses prêtres et ses lévites, sous les dénominations qui n'appartiennent qu'à eux, de Jérusalem et d'Israël, de Juda et même de Vigne du Seigneur; et principalement les plus propriétaires, les plus riches, les plus rois d'entre eux, c'est-à-dire les Papes-rois, ou personne Paroles,
aussi logiques que terribles, dont nous ne répéterons que celles-ci : « Que pouvais-je faire pour ma Vigne plus que je n'ai fait? Et au lieu de bons raisins, elle n'en a porté que des sauvages (traduction morte, parSacy, del'E^ fecit Labruscas, répété deux fois.). Et maintenant je la ferai fouler aux pieds; j'en ferai un désert: eterit in concidcationem, etponam eam in deserto. Malheur à vous qui joignez maison à maison, etc. Serez vous les seuls à habiter ie Milieu et la moitié &q la terre. Le Seigneur des armées me crie (c'est Isaïe qui parle) : « Vos maisons si vastes et si belles (pardonnez-nous !.. . LambriLSchinines) seront désertes : Grandes et Pidchrœ absqiie Habitatore, »
Et c*est alors que se réalisent , dans les derniers siècles encore mieux que dans tous les autres, ces magnifiques et immortelles paroles (*) du plus Grand homme à la fois du Peuple et de Dieu dans l'ère nouvelle : Pierre Michel , nommé par
la Révélation Stliratlianaél
« Oui , quand les Temples sont fermés , quand les Prêtres sont rentrés dans le goût et dans les usages du monde, quand ils oublient Celui qui s'offre sans cesse , et, qui veut être sans cesse offert,... il y a d'autres prêtres, d'autres roisqni ontlo droit de pénétrer spirituellement dans le désert du Temple. «»
(*) Dans sa simple Réponse de simple homme du peuple, toute resplendissante de barbarismes et de sublimités (que serait-ce si vous entendiez le Monstre .... SthrathanaëU)^ à un ouvrage nul (l'incapacité aujourd'hui est la pire des hérésies; ; intitulé; Les nouveaux Illuminés de l'OEuvre de la Miséricorde^ convaincus d'extravagance et d'hérésie, par i'abbé Caillau, Docteur en Théologie, des Prêtres delà Miséricorde^ au titre de Vlmmacidée Conceptions'^ Ledoyen, Palais-National, 1850.