‹ La Grande apostasieChapitre 3 sur 34 · A CES CAUSES · texte numérisé non relu

A CES CAUSES

Art. 4 or. — Nous exhortons vivement tous nos diocésains, mais particulièrement MAL les instituteurs et les habitants de la campagne (lâche et inique flatterie aux Wc/iei des villes !) à s'abstenir de lire, communiquer et répandre tout écrit, journal, livre ou brochure qui renfermerait des choses contraires aux droits vacrés de la famille et de la propriété....

Art, 2. Nous engageons également MM. les curés des paroisses rurales où il u ex'\&te point (ïécole pour les filles ^ à faire tous leurs efforts pour y en établir une. (Dieu me pardonne, voilà pourquoi votre fille est muette,)

Art. 8. Nous conjurons également tous nos diocésains de se guider toujours quand ils ont à prendre ;7ari à quelque élection (le prêtre ne doit connaître en fait d'élections que celle du petit nombre) soit pour leurs communes ou pour le département , ou pour unQ^ destination supérieure , parles inspirations de leur

DANS LE LIEU SAIIST

mais le plus fort ; il est encore moins le plus vertueux ; mais ii est à coup sûr le plus démonstrateur), le premier qui le fait, en vertu peut-être de ces paroles de l'Apocalypse : Hi habent potestatem claudendi ccBlum , etc. XI, 6.; et surtout de celles que saint Pierre lui-même adressait , de Rome même , à tous les fidèles étrangers, qu'il appelait les rois spirituels , dans le chapitre même où ii leur commande d'obéir, jusqu'à la mort inclusivement, aux autres roù : sans plus excepter les triumvirs de 1 849 que le Néron lui-même de l'an 6€ : Electîs advenis dis]^ersioms Ponti , Galatiae, etc. Vos autern

foi et de leur amour pour la religion , afin que Dieu bénisse leur œuvre et qu'il nous accorde à tous la paix, la sécurité , l'ordre , dont nous avons uji si preslanihe&oin. (Ce dont on a le plus pressant besoin, c'est d'autres évêques que les Jean et Marie de noms), Jean-Maeîe , e'uc-que de Montaiiban.

Si la rechute du choléra de 1832 à 1849 n^avait qu'une loi manifeste^ ce serait celle de frapper plutôt les excès ou le luxe de table, plus particuliers, les uns dans les cabarets, les autres dans les cures.

«Deux frères, habitant un faubourg de Chartres, viennent de mourîr«/u choléra. Celui qui est mort le premier doit son trépas à une espèce de forfaotene. Ii avait parié qu'il mangerait une chandelle en l'arraisonnant de dix-sept petits verres d'eau-de-vie. îl a ga^né son pari, mais cet étrange régal lui a procuré l'attaque de choléra qui l'a tué. Le second a été tellement épouvanté de la mort de >oa frère , qu'il a ^té également frappé par le choléra. Il y a quelques jours , un habitant d'une commune voisine de Chartres est mort aussi du choléra pour avoir parié qu'il mangerait et voir effectivement mangé plus d'une aune de boudin. .

Et il est remarquable :

'|o Que l'abbé Fayet^ évêque dOrléans et représentant du peuple, et l'ex -jésuite Moigno ont été les premiers frappés (c-elui-ci en chaire) ;

2* Que l'abbé deOenoude, le grand promoteur contradictoire du suffra<je universel et de la monarchie héréditaire, a été frappé, plus remarquablement encore : — aux grands jours des élections générales; — au milieu même de celles des o collèges divers où il croyait être élu simultanément ; — au jour, à l'heiu ti même , oii il écrivait, et en terminant une dernière circulaire à ses électeurs de tous lieux ; — sans personne (pas même son fils qui était là î) pour lui fermer les yeux; — le jour même (le jeudi 19 avril) où les amis de la Gazette disaient à Paris que « le nom de Genoude était gravé en lettres d'or dans le cœur de l'cuvrier. » — Frappé plus au cœur que toutes les autres victimes , le maliieureux abbé de Genoude, riant une minute; et à une minute de là, troublé , étouffé et tombé dans les flots de son sang!!! — Et, par surcroit de fatalité et de maiheur, proclamé martyr de la religion par ses héritiers de la Gazette. 0 temp;;, ô mœurs, ô hommes!

3o Que les deux autres victimes les plus mémorables duiléau, sont précisément, d'une part , radver«aire, l'ennemi le plus sanglant des républicains , le maréchal Bugeaud; et de l'autre, le plus ojrand maître d'ouvriers dans la cité la plus manufacturière, et le plus riche représentant du peuple: Victor Grandin ! « Les rouges, dit M, Nettement dans l'Opinion, lavaient surtout signalé comme un abominable exploiteur, comme un cruel ennemi de la classe ouvrière. Il n'y a pas encore un mois qu'en passant dans les rues d'Elbeuf avec sa famille, il était salué par des gestes et des paroles de menaces que les meneurs des roufjes r,e craignaient pas de faire retentir jusqu'aux oreilles de sa femme et de ses enfains. Il avait fait tour à tour applaudir, depuis deux ans, à la tribune, de véhémentes attaques contre les rouges , et de bien sympathiques paroles pour les besoins réels de la classe ouvrière.»

genus electum^ regale sacerdotium,.. . ut virtutes annuncietis, \ Epist. II, 9.

L'Esprit-Saint glorifie Élie d'avoir brisé la puissance des mauvais rois , et chassé de leurs lits les glorieux : Qui dejecisti reges ad permiciem, et gloriosos de lecto siio. Eccli. XLVIII, 6.

Nous avons qualité pour accomplir la démonstration et la glorification de la papauté par son abandon personnel et spirituel du pouvoir temporel : nous lui avons prédit (ce que nous disons comme nous permet de le dire saint Grégoire le Grand : Verbo prophetiœ spiritu se potière asserunt, non ut honorentîir^ sed ut audientur. Liv. IV, sur le livre I^"^ des Rois,,) quatre ans d'avance , et lorsqu'elle était à mille lieues d'y penser, sa déchéance de fait, dans ces paroles littérales de Y Introduction du Manifeste de l'Eglise romaine : « Nous voulons mettre en relief, en illustration , en démontrer à tout jamais , cette parole de saint Bernard au pape Eugène, des grandes choses qu'il avait à considérer : « Allez donc , et si vous l'osez , souverain , usurpez l'apostolat ; apôtre , usurpez la royauté ; et certainement vous serez chassé de l'un et de l'autre. Si vous prétendez les avoir en même temps , vous les perdez tous deux : Siutravique simul liaberevoles ^ perdes utramque ,

Et à la fin du même ouvrage : « La dotation de l'Eglise romaine eût perdu , et perdrait encore mille fois l'Eglise romaine . si l'Eglise , base des Etats et du monde , pouvait jamais être perdue. Je conçois qu'elle ait été fondée , ou , si l'on veut doublée, par une femme (la comtesse Mathilde), et en faveur de Grégoire VII ».

Et jusque dansla Presse prophétiq^ie , à la date du 8 juin \ 848, il y a ces annonces , si exactes, et de l'assassinat du premier ministre d'un pape-roi ; et des défaites successives d'un roipape (Charles-Albert) ; et de la sortie de Rome de Pie IX ; et de sa déchéance ; et du retour du choléra dans les capitales fà Paris) plus que dans les provinces) ; et des Duels, etc. «... Vous auriez , en attendaiit, au défaut de la guerre dans les rues , celle dans l'assemblée : des guet-apens contre les hauts représentants , réels ou présumés, de tel ou tel prétendant , — des incendies contre les propriétés ; — et , comme pour donner raison aux insurgés et aux méchants , que tout le monde a faits , le Choléra russe et divin contre tout le monde î

« Gouvernements, gardes nationales, constituantes, rois et surtout pape (s'il ne peut la guerre étrangère , les rois qui lui sont fidèles , la peuvent- ils plus ? A-t-il lui-même dans Rome le simple droit de glaive et de bourreau , qui est une façon de guerre civile ?) tenez-vous donc pour avertis 1 Sentinelles, que Dieu a préposées au salut facile, encore plus qu'à la ruine difficile des peuples , prenez garde à nous, et à vous !

da:ns le lieu sài^sT.

f Dans noire siècle, plus que dans tous les autres , toutes les conditions ensemble, mais surtout tes grands de chacune, les riches et les propriétaires , les royautés patentes, et surtout LES LATENTES , serout de plus en plus grandement éprouvées , ainsi qnil est prédit littéralement dans la Sagesse : Potentes potenter tormenta patientur\ et fîgurativement dans V Apocalypse : d'abord . par la confusion de tous Les rois et ào» tous les tribuns ensemble (on dirait toute l'année 1848 î) : Et reges terrœ , et iribimi , et divites , et omnîs servus et liber absconderunt se. Yl, 4 5 (on dirait toutes les mêlées de juin 1) — Et, à la fin, par le tremblement dusol\^0\5l (il a peur déjà :' Et tei^rcB motus factiis est magnus , QUALIS MJJSQUAM XVI, 18.»

Et cette autre mention: «Juillet 1829. — Histoire des assemblées délibérantes, où l'on démontre , par le raisonnement et par les faits , la marche rapide des Chambres à l'élévation des gouvernements tvr an niques et au RENVERSE- MENT DES ROIS constitutionnels. •

« C'est qu'zm roi. ei surtout un pape, ne saurait jamais être constitutionnel librement , et de bonne foi.»

Et surtout dans le Prêtre devant le Siècle , où nous avons supposé , et même dit , de toutes les façons , que le prêtre , Févêque et le pape , étaient... des démons, lorsqu'ils n'étaient pas... des Dieux : « En sorte , ajoutons-nous , que si le prêtre était indifférent , infidèle , faux , hypocrite , criminel enfin , s'il faisait jamais du mal , ce ne serait qu'à lui-même , et A LUI SEUL (Sic) »...

.... » Si nous divinisons le prêtre, ce n'est pas certes (Dieu nous en garde) pour étendre ses privilèges, mais, au contraire, pour étendre ses devoirs. Le plus grand pouvoir n'estque le plus grand devoir, et la responsabilité la plus grande. Il faut [ter- 7'ible il faut, dit Bossuet) que le prêtre soit parfait, saint, si un homme doit l'être au monde : car toutes les perfections, toutes les facultés, directement ou indirectement, ont toujours dependu de lui, comme l'effet dépend de la cause ou participe du moyen. C'est de lui qu'il est écrit: « Soyez saint comme je suis saint. Il doit être tel qu'il ne puisse être repris. » (Saint- Paul) "

Nous avons été plus loin encore en prévoyance, car nous avons dit : « Dans l'ancienne loi, le prêtre offrait d'abord pour ses péchés, ensuite pour ceux du peuple: P7Hùs pro suis delietis, deindè pro populo ; le prêtre de la loi nouvelle doit n'avoir plus à satisfaire pour lui même. IL DOIT SURTOUT AIMER A SE TROUVER PAUVRE. Elegi abjectus esse in domo Dei mel. Ps. 83. Car celui que Dieu a fait riche, personne ne saurait le faire pauvre : Qaem Deus divitem fecerit, nemo pauperem faciet. Saint-Gypr. à Donat. »

... Enfin, et à d'autres pages, nous revenons encore e.-c pro»

fesso à la responsabilité du prêtre et de l'évêque, et nous leur rappelons les Méditations de saint Bernard et de Bourdoise sur V enfer des prêtres ! ! !

Et nous faisons dire à Jean-Jacques Rousseau, dansrEmi7e: « Oh! si jamais dans nos montagnes j'avais quelque cure de bonnes gens à desservir, je serais heureux ! car je ferais le r>onheur de mes paroissiens. Je ne les voudrais pas riches, mais je partagerais leur pauvreté ; j'en ôterais la flétrissure et le mépris, plus insupportable que l'indigence. Quand ils verraient que je ne ferais rien mieux qu'eux, et que pourtant je vivrais content, ils apprendraient à se consoler et à vivre contents comme moi. »

Et nous citions \ exemple des plus grands évêques s' appauvrissant, pour être riches; et « de ce Bernard, lequel, fils d'un procureur général au parlement de Dijon, se dépouilla d'une terre de 400,000 fr., qui vaudraient aujourd'hui 4 millions, pour accomplir mieux, et de prime abord, sa mission de pauvre prêtre (ce fut son surnom), qui lui valut l'admiration du siècle de Louis XIV. »

Si nous n'avons pas dit cela toujours, si même nous avons paru supposer le contraire, c'est que chaque grande vérité a son temps, sous peine d'être erreur grande. Nous sommes républicain du lendemain, par la même raison que nous avons été successivement bonapartiste dans notre enfance, bourbonnien dans notre jeunesse, philippiste dans notre âge mûr. Le chrétien vrai est essentiellement l'homme du fait accompli. Car, le fait le plus criminel accompli^ est une volonté même de Dieu. Et le Sauveur lui-même, ou plutôt lui surtout, qui s'était montré le plus humble sujet du plus horrible César (Tibère), finit par l'être du plus horrible de ses vice-rois (Hérode); et même du plus horrible des Pharisiens (le Prince des prêtres) et du seul horrible de ses apôtres, le propriétaire ou creancie?' (Judas... il portait la bourse)'!

Le fidèle , l'enfant de Dieu , doit procéder comme Dieu luimôme, par nombre, poids et mesure. V Apologiste (prêtre de seconde majesté, et quelquefois de première) doit d'abord encourager, glorifier; promettre beaucoup, menacer quelque peu; puis, il doit menacer davantage, et comme à huisclos^ et en famille. Nous avons fait cela tour à tour, dans le Prêtre devant le siècle , dans le Manifesle de l'Eglise romaine, enfin, et surtout dans la Feuille Eternelle. Après l'éclair et le silence de l'éclair , le temps est venu , et grandement venu , de tonner, « Quand j'étais enfant, je parlais en enfant ; » dit saint Paul , qui commença par agir en .... persécuteur : Cinn essem parvuliis, loquebar ut par vu lus , etc., (Cor i7it lu XIIl, H .) Sans le progrès, à quoi bon la vie ?

Le présent ouvrage pourrait donc être encore intitulé :

DANS LE LIEU SAINT. Il

Le Prêtre devant Dieu ^^qmy faire suite au Prêtre devant le siècle.

C'est de plus , et principalement :

La religion nouvellement démontrée au monde, par l'indifférence et l'apostasie presque universelle des catholiques.

Nous voulons à la fois justifier à jamais, et rendre à jamais impossible la plus grande et la dernière objection la seule même grave qu'on ait jamais faite au Pape , à l'Evêque , au Jésuite, au Curé catholiques : celle de leur intérêt d'argent ou de domination.

A d'autres points de vue, cet ouvrage est encore : Le Socialisme pacifique et urgent , pour prévenir celui qui ne Test pas.

C'est enfin , comme nous l'avons dit : La Banqueroute divine pour éviter l'autre.

(*) Ainsi Tobjection a été magnifiquement faite par Maximilien Robespierre (deux noms magnifiques de Providence), dans son immortel « rapport au nom du comité de salut public, imprimé par ordre de la convention » (c'est à u/tmol près, le chef-d'œuvre catholique des temps modernes) : « Gorgés des trésors de la tyrannie, les conjurés prêchaient la pauvreté. ... Le sceptre et l'encensoir ont conspiré pour déshonorer le ciel et pour usurper la terre. »

Le devoir de ne jamais juger de la/oi par le fidèle, a été dit de la loi par le législateur pour le législateur. Non tam spectandum quid Romœ factumest, qtiàm ijuidfieri debeat. 32, ff. de Legibus.

Et la plus spirituelle femme du monde adonné, à l'usage du monde, la logique de ce devoir à son cher Coulanges, à propos précisément des abus apparents d'une élection de Pape, dans un conclave (de ciun et claves) où il était conclaviste ; et dont il n'avait pas la clef. «Quant aux gran Is objets qui doivent porter à Dieu, vous vous trouvez embarrassé dans votre religion sur ce qui se passe à Rome et au conclave : mon pauvre cousin, vous vous méprenez : j'ai oui dire qu'un homme, d'un très-bon esprit, lira une conséquence toute contraire, au sujet de ce qu'il voyait dans cette grande ville : il en conclut qu'il fallait que la religion chrétienne fût toute sainte et toute miraculeuse, de subsister ainsi par elle-même au milieu de tant de désordres et de profanations. Faites donc comme lui, tirez les mêmes conséquences, et songez que cette même ville a été baignée auirefoisdu sangd'un nombre infini de martyrs : qu'aux premiers siècles, toutes IcS intrigues du conclave se terminaient à choisir, entre les prêtres, celui qui paraissaii avoir le plus de zèle et de force pour soutetiir le martyr : qu'il y eut trenie-sepr Papes qui le souffrirent l'un après l'autre, sans que la certitude de cette fin '^ur fit fuir ni refuser une place où la mort était attachée, et quelle mort î Vous n'avez qu'à lire cette histoire pour vous persuader qu'une religion subsistante, par un miracle continuel, et dans son établissement et dans sa durée, ne peut être une imagination des hommes : les hommes ne pensent pas ainsi. Lisez s.-iinc Augy^n, dans sa Vérité de la religion ; lisez l'Âbbadie, bien différent de ce gran^^aint, mais très-digne de lui être comparé, quand il parle de la religion chrétienne: demandez à Polignac s'il estime ce livre. Pxamassez donc toutes ces idées, et ne jugez point si légèrement; croyez que quelque manège qu'il y ait dans le conclave, c'est toujours le Saint-Esprit qui fait le Pape ; Dieu fait tour, il est le maître de tout, et voici comme nous devrions penser. J'ai lu ceci en bon lieu : Quel mal peut-il arrivera une personne qni sait que Dieu fait tout, et qni aime tout ce que Bienfait? Voilà sur quoi je vous laisse, mon cher cousin. «

('*) Nous avons placé dans la Feuille Prophétique le résumé suivant d« la lo«

.... En somme, si la France, si Rome n'étaient pas sauvées par notre Banqueroute , c'est-à-dire par notre livre , elles seraient perdues à jamais.... Et le sceptre de la chrétienté , plus magnifique que jamais , repasserait en Asie !

Tout cela donné , il ne sera pas condamné , il ne sera pas même mis à L'index^ ... donec C07^n^a?zfr,le livredela Grande Apostasie : car il n'est, en dernière analyse , dans son tout, et dans chacune de ses parties , que l'obéissance à ces paroles et r accomplissement de ces paroles, de Pie IX, les unes à tous les fidèles (le 29 novembre), et les autres (du \ 0 juin suivant) au Français le plus près de lui (le maire de Marseille) :

« 0 mon Dieu 1 faites triompher votre gloire , faites triompher votre Eglise ! Confirmez les bons , soutenez les faibles , réveillez du bras de votre toute-puissance tous ceux qui dorment dans les ténèbres de la mort! »

» ....Nous craignons bien vivement que Dieu ne veuille punir un jour par quelque calamité publique les désordres de la ville de Rome et les injures faites à l'Eglise. C'est pour cela , cher fils, que vous devez persévérer plus que jamais à prier le Seigneur afin qu'il détourne son indignation de toute la chrétienté. »

.... Si par bonheur ce livre était mis à VIndex , il serait élevé , bientôt , à sa plus grande autorité, à sa portée la plus grande : car il aurait en sa faveur la plus grande humilité de l'Auteur.

gique de la banqueroute future , si on abandonnait les affaires à leur statu quo :

« La propriété immobilière, et par conséquent la mobilière la plus grande (à plus forte raison la petite) décroissant de valeur et de produit de crise en crifee, doit se trouver bientôt impuissante, même matériellement, à payer rimpôt croissant, au contraire, toujours. — Et l'Etat , sans l'impôt libre, et surtout avec l'impôt forcée ne saurait jamais que faire banqueroute. — Il est représenté aujourd'bui , en grande partie, à rAssemI)lëe, par les plus odieux des parvenus, ceux qni étaient riches déjà. — Il n'aurait, pour obtenir, que la force (qui lui échappe de plus en plus , et qui le rend odieux) de l'Armée , née pauvre , et de la Garde Nationale , née cupide , et frappée à la fois par l'impôt et par la crise commerciale.

>i L'Etat, le plus riche en apparence, Tî*est pas autre (ho?e après tout que le plus pauvre des banquiers: car il n'est riche que de la foi qu'il inspire. Plus il est ancien , plus il est cru. Plus il est nouveau , plus il a d'incrédules , surtout dans ses flatteurs. l\ est jalousé, il est haï , il est menacé par ses anciens amis , encore plus que par ses adversaires.

» MM. Ganneron, Gouin , etc., eux-mêmes, qui n'avaient que des arais et des croyanls , n'y ont pas tenu un mois !

>^ Plus l'embarras du Trésor est ajourné, plus il est sûr... ^

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