‹ La Grande apostasieChapitre 32 sur 34 · V. « Vous ne commettrez point d'homicide. « — C'est-à-dire · texte numérisé non relu

V. « Vous ne commettrez point d'homicide. « — C'est-à-dire

(•) Le dernier des Papes-rois vraiment mémorables et iiistoriques (il régna même à Fontainebleau, presque le temps que saint Pierre souffrit : les 25 premières années de notre grand siècle, et fut le patron et le père bien aimant et bien-aimé de Pie IX), Pie VII, de la maison des Clermont- Tonnerre , aux armes spéciales d'une Tête de Maure, comme la Corse de Bonaparte, trouvant trop petit apparemment le titre ancien et célèbre de Ficaire de Jésus-Christ , a pris et signé, et dans la Bulle même d'Excommunication du Souverain qu'il était venu sacrer a Paris , le nom inouï de Ficaire de Dieu lui-même !

En sorte que sa Devise, dans l'immortelle Prophétie des Papes du grand saint Malachie (le maître de saint Bernard, si saint Bernard avait un maître), sa devise à'Aquila Eap a x est encore plus vraie du Pape lui-même que de l'Empereur... Elle allait droit à celle de Balneis Etriiriœ de Maur Capellari , le donateur unique de 100 Chapeaux rouges, et dont les armes civiles étaient ; len Chapeau^ et les religieuses : un Calice plein de Sang, où s'abreuvent deux colombes, et d'où semble sortir une comète, en signe des guerres et des choléra (mais aussi des Hosties miraculeuses Sanglantes d'Agen, de Tilly, de Paris) des deux derniers règnes!

(*') Le plus fatal cardinal après Lambruschini, le richissime Secrétaire d'État ^Au Vésuve, Antonelli^ est le fils inconséq^uent d'un La^aroni, sans feu tà lieu»

ou rien: Vous ne susciterez ou n'encouragerez, directement on indirectement, jamais la guerre de nation à nation, de citoyens à citoyens ; et encore moins ia mort déjuge et de bourreau à victime donnée.

VL « Vous ne commettrez point de fornication. » —C'està-dire, ou rien, aux Confesseurs : Vous ne favoriserez points vous rendrez au contraire odieux, les mariages que les seules dots font décider ; et même vous ferez tout pour rendre moindres les armées permanentes, sources d'impuretés.

VII. « Vous ne déroberez point, — C'est-à-dire, ou rien, au Prêtre : Vous n'aurez point de propriété durable; point de rentes sur l'Etat et le Trésor des pauvres ; — aux plus grands Fonctionnaires, les plus petits honoraires ; — au Président de la République, point de Liste civile.

VIII. «Vous ne porterez point de faux témoignage. » — C'està-dire, ou rien : Vous ne concourrez en aucune façon, directement ou indirectement, au Journalisme, dont le plus religieux, qui dépend de vouS; ou vous appartient, n'est que le plus haineux et le plus médisant de ses adversaires.

IX. « Vous ne désirerez point la femme de votre prochain. » —C'est-à-dire, ou rien, ce que nous avons dit à l'article VI.

X. « Vous ne désirerez point sa maison, ni son bœuf , ni son âne, ni rien qui soit à lui. « — C'est-à-dire, ou rien, aux Prêtres et aux Pénitents des Prêtres : Vous ne demanderez, vous ne garderez point une place lucrative , lorsque vous avez déjà, par vous ou d'autres, le pain assuré, qui manque à votre concurrent.

Aussi, admirez ! Il n'y a pas un mot de Préambule, pas un article de Constitution, monarchique ou républicaine, qui ne rentre dans ces dix devoirs^ et ces dix droitsAk. Et pour ne parler que de celle de \ 850, la répétition plus ou moins transformée de toutes les autres :

Le Décalogue divin tout entier ; la République bien-aimée du Peuple bien-aimé de Dieu ; la malédiction éternelle des 40 Rois qui devaient remplacer les Juges , et qui tous , nous l'avons vu (trois seulement se convertirent), sacrifièrent à Baal... se retrouvent : dans le Dogme ou la Logique de la Constitution, et du Serment du Président et de tous les Fonctionnaires : en Présence de Dieu ; — dans la devise ternaire évangélique et sociale : Liberté, Egalité, Fraternité ; — dans les articles i, 2, 3^ 4 du préambule, qui adoptent la République, et même la République Démocratique, pour forme Définitive de gouvernement ; — dans les r"" et 24 du Suffrage universel, qui donne à jamais au Pauvre le pas sur le riche ; — — dans le 50 , qui exclut le Président de la République d'un commandement quelconque de l'armée ; — dans le 54, qui lui interdit la guerre; — dans les 68 et 91 , qui supposent son

DANS LE LIEU SAilST.

usurpation et ses Crimes ; — dans le 55, qui lui défend V Amnistie ; - - et surtout dans l'art. 8 du Préambule, et le 7 de la Constitution, proclamant la Religion facultative; et dans l'art. 9, sur la Liberté de renseignement : exclusifs de toute prétention temporelle du Clergé romain.

Le i^' et le T articles du Décalogue, sur le Dieu et le Nom du Dieu jaloux? dans la Constitution entière^ qui ne fait pas même au Prêtre, dans la fausse position où il s'est placé , rhonneur de le nommer une seule fois.

Le 3% sur le Dimanche'^ dans la Loi de la Promulgation, et les articles 46, etc. , de la Constitution même, qui le choisissent pour le Grand Jour de la République.

Le 4% sur la dignité delà Famille? dans les articles 4, 7, 8 du Préambule, qui viennent à son aide et la glorifient ; et surtout dans les articles que nous allons voir aux 7 et 8 Commandements,

Le 5% sur la divinité du corps humain? dans les articles 5 et 6 contre la peine de mortel le servage.

Le 6* et le 9% sur la pureté du cœur et même du corps? dans cette seule parole de l'art. où le Législateur s'oblige a à faire parvenir tous les citoyens à un degré toujours plus élevé de Moralité. »

Le 7^ sur la dignité du Pauvre? (*)? dans l'art. 4, exclusif des tribuaaux spéciaux ; les 8 et 13, sur le droit Association; le 10, abolitif de toute noblesse; et le 18 , de toute hérédité; — dans l'article 8 du préambule, et le 4 3, en faveur àe V Enseignement nécessaire gratuit; le 81, sur la Justice rendue gratuitement; et le 82, sur le Jury fraternel, qui a comme horreur de la peine.

Le 8% sur la dignité de tous les hommes, et principalement des citoyens, et sur la Vérité et la Justice en général ? dans l'art. 3 du Préambule, qui reconnaît « des t/?^oz75 (encore mieux que des devoirs) antérieurs et supérieurs aux Lois ; »— dans l'art. \ 0, giorificateur du Mérite, le contraire de la Noblesse ; dans le 35 , giorificateur des Amnisties générales ; et qui suppose des insurrections populaires quasi légitimes ; — dans le 68 , expressif de la Responsabilité à la nation , par le Président et les ministres, de tous les actes du Gouvernement, et même de Y administration ; — dans le \04, qui suppose que les Corps, non armés, peuvent délibérer;-dans le i 10, qui élève le Peuple au-dessus des Constituants, et le Patriotisme au-dessus de toutes les vertus ; — dans le 414, qui suppose : des Scdus Populi Suprema Lex, des Urgences

(*) Le principal article de la Constitution (celui qui donne gratis 600,000 fr.) est, au /ont/, le moins et le plus honorable pour le Pauvre : « Le président de la République est logé aux frais de la République, et il reçoit un traitement. »

Si ce n'est pas exclusif de ï Elysée, ce l'est des Tuileries.

et des Nécessites sans loi, supérieures par conséquent au $uf^ frage universel lui-même (lequel est un mot, qui ne va jamais qu à des 7207715 répétés à l'infini par des journaux); et même l'abolition complète de toute (le mot y est) la Constitution. Le 9« (V. le 6«).

Le 4 0% sur la tranquillité et le bien-être de tous , par la générosité, exclusive du simple t/éf^aV de ce que nous n'avons pas , lorsqu'il appartient à un autre?... dans l'art. \ %, exclusif de la Confiscation, etc. ; dans les 4 et 8 du préambule, et \ 3 de la Constitution, stipulant pour le pauvre le Travail €t la Liberté du travail.

En sorte qu'on pourrait réduire à Dix lignes, et même à Dix mots, se démontrant eux-mêmes (*), la Constitution la plus parfaite de la plus Sociale de toutes les Républiques :

L Glorification et démonstration du Christ: qui nous a Alfranchis tous de l'esclavage et du péché de la Loi (Rom. III, 20; IV, i5) : Libertés absolues de la Parole en tout lieu, de l'Enseignement et de la Presse publics les plus erronés : comme la plus grande raison, et même la seule, du zèle des bons et du génie des habiles, et de leur victoire sur les autres. (L'index, la Censure et le Jugement publics n'ont jamais servi qu'à faire aimer le livre, et haïr le censeur ou le juge.)

IL Glorification du prêtre : Retour au Vœu de Pauvreté absolue du Pap^, du Cardinal, de l'Archevêque, de l'Evêque, du Religieux, du Curé et même du savant ou dû riche CathoUques, à leur suite : comme la seule raison décisive, à la fois de l'effroi des classes riches, de la consolation des classes pauvres, du respect et du salut de tout le clergé.

III. Glorification de Dieu par la nation : Repos général (c'est la moindre Prièreew Angleterre), sinon des joies communes, au moins de l'administration et du commerce publics, le Jour du Seigneur.

IV. Glorification de la famille : Abolition ou surveillance de tous les pouvoirs inutiles, et surtout des indignants de la société, les ennemis naturels de la famille, et même de la magistrature et de l'armée : la haute et la basse Police ; et puis , la réhabilitation complète de la famille et de la puissance paternelle, dans l'abolition des aristocraties par: le Suffrage universel pour lëlection des Chefs de l'Eglise (**) et de l'Etat ; —

(*) Nous avons assez le droit de faire sentir le désordre et les lacunes immenses de la première Constitution de la République nouvelle. Elle les proclame ellemême dans ces paroles, obligatoires, de l'art. 111 : « Lorsque l'Assemblée Nationale aura émis le vœu que la Constitution sera modifiée en tout.,, il sera procédé de la manière suivante, etc., etc.

(**) Tous les Pères de l'Eglise, saint Cyprien à la tête, donnent au Peuple (indistinctement , car la distinction de fidèles et infidèles serait une guerre civile) le droit d'élire les Evêques ; Hahet potestatem vel eligendi dignos sacerdotes , vel indiffnot recusandi.

da:sS le lieu saint.

l'Assemblée unique (*); — le Ministère décimal; — le suffrage provincial, pour les fonctionnaires secondaires; — le suffrage communal, pour ceux du troisième; — les suffrages spéciaux pour les académiciens et les honorables de Croix.

V. Glorification de l'homme : Abolition de la peine de mort, en matière civile comme en matière politique (le duel étant convenu, ne saurait pas plus être puni que le concubinage) ; et du carcan et des prisons cellulaires (écliafauds hypocrites);

— réduction et surveillance des corps d'armées permanentes, vraies armes à deux tranchants anti-nationales.

yi et IX. Glorification de la femme : Abolition des dots inconnues dans toute l'antiquité, et chez tous les grands Peuples) ^ source visible des mauvais mariages, le séminaire de tous les biens et de tous les maux, comme le Clergé.

yiL Glorification et généralisation de la propriété : Réduction quasi infinie des impôts infinis, et la Loi de l'Impôt (si compUquée aujourd'hui) réduite aux principes et aux articles suivants: Abolition de tous les degrés de juridiction (^^) ;

— abolition surtout du Conseil d'Etat et de la Cour des Comptes, doublures des ministères: — diminution ou abolition absolue des pensions (***), à V instar des traitements ; — diminution graduelle de l'armée ; — don au plus grand nombre de pauvres, par la plus grande division possible des fonctions comme des iproîesîilons spéciales; et surtout par Tincompatibili té absolue (****), de deux places, et même de deux honneurs

(') Un«j Assemblée nationale (grosse de la Sociale)^ plutôt que deux . car si une est envahissante, redoutable, et divisible, deux, naturellement rivales et ennemies, le sont bien autrement!

Et elles jureraient avec des Électeurs universels, et tous Égaux.

Et, d'ailleurs, une Chambre, à présent, même toute de Barrots, de Dupins, de Thiers, etc. est nd.iiireiletnent double , triple f etc., comme eux.

(**) Plutôt des iuges que des avocats. Le'- avocats, multipliés par les avoués^ séparent et divisent ceux qui doirent se connaître: les parties et les juges. — Trois juges seulement dans une Cour, où les affaires sont de plus en plus rares, et de plus en plus faciles que daas nu tribunal. — Deux degrés au plus de juridiction : car, si un premier juge inférieur est mauvais , le supérieur le sera aussi bien, il le sera même mieux ; ... le supérieur, et surtout lors^iuM n'est pas nécessaire, se pique de se montrer supérieur. — Elle procès le plus compliqué (réduit, sans le dossier du procureur et du temps , à un procès ordinaire), étant plus important à finir tôt qu'à juger bien, doit être fini dans le mois.

(***) Dans la plupart des administrations, et ces dernières années surtout (les plus criantes de faim dans les pauvres classes), les pensions de retraite sont devenues quasi égales aux traitements ; et les pensionnaires bourgeois presque aussi nombreux et souvent aussi forts, et presque aussi jeunes, que les fonctionnaires qu'ils remplacent.

('*'*) Nous disions encore dans la Presse prophétiqtie (transformée en Feuille prophétique dans la dernière édition), et nous ne saurions mieux redire : « Nui honneur, là où il y a, et où il suffit, de l'argent dans une fonction ■

quelconques sur la même tète; et aussi par l'amovibilité des juges j encore mieux que des admînisti^ ateur s {dist'mciion absurde, car les administrateurs sont aussi juges tous), des Représentants du peuple et des Présidents de la République ; — do a aux 'plus pauvres, capables, de toutes les places et de tous les honneurs disponibles; — nulle fonction salariée au fonctionnaire, lorsqu'il a ou peut avoir parles siens, de quoi subvenir aux besoins de la vie ordinaire; et surtout quand il a pour concurrent un honnête homme capable (il y en a toujours mille) qui en est dépourvu ; — le plus fort traitement dans les grandes fonctions et les grandes villes, fixé à 4 0,000 fr.; le plus petit, dans les petits bourgs, à 500 (un Curé modèle vit à moins); — - le moindre traitement supplémentaire possible à celui qui possède déjà une existence propre.

car Vhonneur, lorsqu il est rare (le civil est aujourd'hu i déshonoré)^ suffit seul à une autre fonction.

" Nul cumul de fonctions, caria plus petite eicige le plus grand homme. C'est le cumul qui divise les forces de l'homme, et lui cause des envieux, et qui fait au gouvernement des ennemis , et à la société des indigents.

» Un Prêlrc' Représentant ^ surtout, est une monstruosité...

» Nul monopole aux particuliers de toutes les grandes industries enrichissantes • les chemins de fer, encore mieux que les routes; la marine ; les forges et les bois ; etc. ; car TEtat, qui n'est jamais ric'ie, lui, et qui n'existe que parce qu'il est plus capable que les individus de juger les citoyens et surtout de les mettre chacun à sa place . en a besoin pour reparer les inégalités naturelles résultant des libertés concurrentes.

vEofin, autant que possible, en général , nulle place, nulle pension, importante ou honorifique, nul privilège surtout, à l'ordre de personnes que la dernière révolution a plus particulièrement vaincues .* car c'est, en définitive, le plus sûr moyen d'arrêter, dans ses causes secrètes , et dans ses instruments , la révolution ultérieure.- — Et c'est aussi la volonté même du Dieu qu'on peut appeler des révolutions , puisqu'il se prochime le Dieu des Batailles.,. Il faut le dire , et le crier (et la chute du ministère Barrot-Falloux ^ et l'avilissement réciproque de V Union Montalembert-Thiers sont assez tôt venus pour justifier notre proptiétie), tous les systèmes de justes- jui lieux ïuvent ion]ouvs , sont déjà , et seront à jamais , de vrais excès dissimulés; toutes les unions y tons [es mélanges sont des gâchis; toutes les bascules, des renversements. Tous les mots de /m- ^emife (lorsque la justice fondamentale manque) supposent des défiances, des haines, en attendant des trahisons et des crises nouvelles.

» Nulle inamovibilité , et quoi qu'on en dise , cède du juge, et surtout celle de procureur de parquet, moins que de tout autre , d?ns un temps où le roi et le président d'une république sont à tout moment amovibles ; car l'inamovibilité , qui ne saurait jamais donner, lorsqu'on ne les a point d'ailleurs, la science, et surtout la conscience et la patience, les trois vertus du juge , rend à la longue pédant, ambitieux, et même ingrat, et inique; et elle fait maudire le juge, et même la justice m

En sorte que, à notre sentiment comme à celui de Louis Napoléon 3ui-même, dans une de ses publications particulières , le pire de tous les articles de la Constitution nouvelle (les trois autres ont été ajoutés après coup, et par forme de rédaction de secrétariat), est le dernier, et le 113e : « Toutes les autorités constituées par les lois actuelles (c'est-à-dire les deux dynasties déchues) demeurent.^' ■— Par une dernière singularité, cette Constitution est datée du jour même de Saint Charles, la Fête du dernier Roi !

DxiNS LE LIEU SAINT.

VIII. Glorification des sciences et de la vérité: Interdiction, au prêtre principalement, d'un cumul quelconque, le plus grand obstacle qu'il y ait à la capacité, et surtout au génie et à la vertu, et par conséquent à la considération.

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