‹ La Grande apostasieChapitre 7 sur 34 · UN ENFANT · texte numérisé non relu

UN ENFANT

Les républicains sont des hommes, Les esclaves sont des enfants.

DANS LE LIEU SAINT. 53

religieux, que par politique; pacifique, que de guerre lasse ; bon, comme le tigre (d'où la tyrannie), que pour la tigresse et les tigrons . Les héritiers présomptifs s'appellent très-bien pr inces du sang. Et il avait encore plus raison qu'il ne pensait, le conventionnel de 93 qui, dans la mort d'un Roi ( selon lui, c'était Louis XVI; selon nous, c'étaient Philippe d'Orléans, etc.) ne voyait pas un homme de moins. Le plus grand et le plus sage Roi du monde, David lui-même, l'avait dit dans l'un de ses chants les plus magnifiques, en félicitant, en remerciant le Seigneur de les mettre à mort dans sa bonté : Et occidit reges fortes, quoniam in ceternum misericordia • ejus. Ps. CXXXV, 17-24.

Et Dieu fait réfléchir, et pour cause , ses malédictions aux Rois de toute sorte, jusque sur les peuples eux-mêmes, assez lâches pour les demander.

Voyez seulement les premières pages du premier livre des Rois^ dont voici le plus simple mot: « Le juge Samuel, devenu vieux, établit ses deux fils juges; mais ils se firent payer la justice, et les anciens vinrent dire à Samuel à Ramatlia: » « Vos enfants nevous valent pas, donnez-nous zmjRoi, comme en ont toutes les nations. » Samuel pria, et le Seigneur lui

drt: « Ce n'est pas vous, mais moi qu'ils rejettent Faites

ce qu'ils vous demandent, mais protestez de ma part, et dites-leur les droits du Rpi : Il prendra vos enfants pour soldats, et vos filles pour parfumeuses et cuisinières; puis, le meilleur de vos champs et vignes; puis, la dime de vos blés et de vos troupeaux. Vous crierez contre le Roi que vous aurez

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