‹ La grande artisteChapitre 19 sur 21 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

cent de Beauvais devrait nous y encourager, et avec lui nous clorons cet opuscule, en ce Jeudi-Saint de l'an du Seigneur mil neuf cent vingt-trois :

Par le travail et par la science, l'homme commence l'œuvre de sa rédemption.

Demain, le Christ Jésus peut l'achever, lui qui est le Sauveur à travers les siècles, comme il est le "Roi immortel des siècles. "

1. Namèche, Cours d'histoire nationale (belge), t. xvui, p. 376. — 2. P. DE La Gorce, Le clergé constitutionnel, dans Revue des deux inondes, 1er février 1917, — 3. Revue des Jeunes, 1920, p. 229. — 4. André Pératé, dans la Revue des Jeunes, 1921, IV, p. 221. — 6. Mémoires srir Mgr de Laval, p. 172. — 7. Voir Le Canada Français, livraison de mai 1923, p. 272. — 8. D'ajjrès notre historien Bibaud, Sebron serait un peintre canadien. Son plus beau morceau est la Famille royale d'Angleterre dans la chapelle du château de Windsor. Il est mentionné comn)e habile peintre-décorateur dans un des manuels de l'Encyclopédie Roret. — Dans la revue Le Terro-ir, décembre 1922 et janvier 1923, M. H. Magiian a publié une intéressante conférence intitulée : Peintres et sculpteurs du Terroir. — La Revue moderne, décembre 1922, donnait en frontisj^ice une remarquable Madone {Vierge-Mère) de PhiUppe Boilleau, né à Québec, pendant que son père, le baron Gauldrée- Boilleau, était consul de France (1860-1864).

Quelques notes finales La Nature

Un anthropomorphisme puissant, moyen esthétique d'une pensée haute, prête à toutes choses une âme et une sorte de vie divines. Pour le poète biWique comme pour François d'Asaise, ia roche qui suinte pleure les péchés des hommes ; le passereau des toits chante à Dieu ; la cigale invisible et sonore est un hymne vivant que la terre lance ; le lion des antres attend sa nourriture d'en haut .

Dans le cerf altéré qui brame, il entend le désir humain, désir immense que seules les sources étemelles désaltèrent. Le chameau sous sa charge, c'est l'obéissance tranquille et vaillante ; l'alouette, c'est l'amour du ciel ; l'agneau, c'est la pureté douce ; le lézard dans les ruines, c'est une larve de peuple écrasé sous les vengeances du Très-Haut. Les forces brutes elles-mêmes s'animent et deviennent un peuple où Dieu règne. Les montagnes bondissent :\ sa voix ; la mer s'enfuit ; les fleuves reculent ; l'avalanche se précipite sur ses adversaires. Les vents sont ses messagers, la grêle ses flèches, le tonnerre son cri, le feu son ouvrier, le soleil son nimbe, l'éther son pavillon, les étoiles une armée qu'il règle, tout le ciel lumineux, son regard.

On ne saurait discuter la valeur esthétique d'un^ telle flisposition d'esprit : elle est au premier chef inspiratrice ; tout le fluide divin contenu dans la nature va pénétrer l'âme qui la contemple, l'exalter en éniotion et y faire jaillir la beauté en étincelles.

R. P. Seetillanges, Art et Apologétique, p. 167,

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