‹ La grande bohêmeChapitre 12 sur 38 · I. \ GRANDE BOHI ME lia · texte numérisé non relu

I. \ GRANDE BOHI ME lia

mais si le poinl d'arrivée est le même, je ne vois pas à quoi M'i'i d'avoir deux établissements consacrés aux exécutions es pitales. il est itifii plus simple el plus économique d'écrire dans notre code déjà si riche en additions intelligentes :

Toute condamnation aux travaux forces sera commuer en une heure de guillotine.

Les grands hommes d'État à qui nous devons tout, et qui ne nous doivent pas moins, se draperont dans leurs appointements et répondront que la transportation à la Guyane est un moyen de moralisation inspiré par la plus pure philanthrophie, mais nous autres, gens sans plaee, qui tenons aux droits de de chacun, même aux droits des criminels, nous ne pouvons admettre que ceux qui appliquent nos lois soient encore plus sévères que nos lois elles-mêmes, lesquelles sont tout simplement draconniennes.

La philanthropie est une belle chose qu'il faut éviter de tourner en férocité, et on a toujours tort de confondre moralisation avec cannibalisme.

Au moment où j'allais me laisser envahir par la mélancolie, mon cœur tout français a repris son assiette à la nouvelle qu'un aigle avait été vu sur la charpente en chêne qui entoure depuis quelque temps le dôme des Invalides, qui est en réparation. Le roi des oiseaux, après s'être reposé un instant au sommet de cette glorieuse charpente, a pris son vol vers le nord-est. Il ii y a que les aigles pour se livrer à ces manifestations patriotiques. Ce n'est pas un sansonnet ou un canari qui, après s'être reposé sur les Invalides, prendrait son vol vers le nord-est. Je ne veux pas chercher une querelle d'Allemand (c'est le mot à Ki feuille naïve qui a enregistré ce fait, d'ailleurs douteux, avec une satisfaction mal contenue ; mais il est évident que la présence de cet aigle au cœur de Paris, oii les aigles sont si rares, a une signification ou n'en a pas.

Si elle n'en a pas, pourquoi essayer de lui en donner une el troubler ainsi des cerveaux si faciles à bouleverser? Si l'appa-

lit I V G| \MU l'.nlll ||

riiion Rcatioo, |« voudrais bien i itoîi

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moment on les ii( 'amusent I remplir ohm oui i

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entrailles des victimes i obmm ejj bon temps de

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nous chacun un mouton aur les intestins duquel nom rerioni

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ne pour \( iiarrutiii, qui dow m Boriona [>aa de

lus< itraordin presque la tourna] auquel noua dévoua

l'histoire de cet aigle, • i qui, pourquoi ni II nommer wmui

I m$tihUkm$iêl, ' sont de pareilles anecdotes éditées ei souvent imaginées par des feuilles graves <|in excuseni le TintQM&rtê di i intituler Il seul lournal sérieux di notre époque. Un d| mi principaux lui quïou pourrah nommer ion chef de train, M. Léon Rossignol, vicnl de publier on volume bous cette on* qnotte nltraparisienne : Lettres <l'im mâuooii famé htmnu • de ii folie, non furieuse, noii armaamo. On 5 trouve des nouvelles h II main oommecelle-eJ :

On mot aui enchères, dans ino salle de l'Hôtel des ventes, ls miii' d'un Galimard quelconque.

H v i marchand, .1 trois franco, nmiie II orionr lean. md,

— Messieurs, faites attention, «lit I son tour le commissaire» priseur; 'esi li tabl< an <i an martre.

— Oui, d'uni l-cinq, répond J apascompris. \ nui / que i <• • -i plus r.n qui l'histoire de n'esl

pas beaucoup plus insu <

i i; . nol, 'i111 esi excessivement conna ipar-

Uent ii que école littéraire qui ne recule devant rien, il aime a dé hirer tons ' stations les pin o

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ynette spéciale, que lui a : mmerson. Il l sua

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nlumarre, journalûtte mon h a quelques innées, et qui, u de temps avant de dis publier i

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l»i i v MANIÈRE DE SB minimum \ DU imi nui mim

Od ne doit pas aller a l'enterrement d'un ami, ou mé ni d'un parent, vêtu d'nn babil de chasse, d'an pantalon à «:u

. i d'une cravate rouge.

Si vous êtes héritier du défunt, réprimez avec soin les excè d'une joie bruyante.

On doit suivre le corbillard à pied au moins jusqu'à l'église jamais a cheval, ni a àne, ni en omnibus.

n ne iiut pas se mettre en marche avec une pipe à la bon che, surtout si l'on tient la tète fin convoi.

Ne faites jamais servir a vos plaisirs les carrosses despom pes funèbres.

« In .1 vu des gens en revenant de rendre les derniers devoii ii un ami se faire conduire, soit chei un marchand de vin irai leur, soit à l'Hippodrome, soit au Casino. Cette conduite n'es pas seulement légère, elle est sacrilège.

Le seul endroit oii l'on puisse se rendre en voiture de deui i i -t l'Odéon.

Uler aux DéUtssemenis-Comiqut's qut'lqui s htuivs Mpiv l'inhumation d'un être cher, est l'indice d'une grande ferme) d'âme unir ;i une sécheresse de cœur très-remarquable. »

Voilà sous quels auspices Léon Rossignol ;i l'ait >on .-tppivi lissage littéraire, aussi j«' suis convaincu que les lecteurs .-un de la gaieté folle lui pardonneront, en lisant les Lettres d'à mauvais jeune homme, d'être à peine plus sérieux que le Cou titutionnel

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18 ) mri 1866.

Un iaii que bobs n'ayons pas le droit de laisser passer inaperçu parait actuellement donner raison aux adversaires de la propriété littéraire :

ta répète activement an Théâtre-Français le Don hum

il Autrichr. de Casimir Delavigne, dit la GatrtU iet Etran-

Bur la demande de l'administrateur, M. Casimir Delavi-

|ne fils a consenti à ce qoe l'œuvre de son glorieux père foi

abrégée d'un acte.

Je m-' sois étonné dernièrement, dans an article, que les directeurs de théâtres s'achetassent de bons paletots avec le produit de certaines oeuvres dont les auteurs morts depuis trente ans avaient laissé des entants qui se bâtaient de suivre leurs pères au tombeau, bute d'avoir quoi que ce soit i mettre sous la»dent. J'ai reçu, a ce njct, des lettres de nature différente, en ee sens que les unes me disaient que j'étais plein de cœur, tandis que les antres me déclaraient que mon raisonnement méritait les galères ii perpétuité.

Cependant, je dois l'avouer : quand j'ai demandé, à la première page an Soleil, qn on i»ût hériter d'un livre comme d'une maison sise à VUle-d'Àvray, je désirais mentalement qu'il fh(

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interdit aux nouveaux propriétaires de dégrader leur façade, c'est-à-dire qne le public coi le droit de défendre un ouvragé contre les mutilations qu'essayeraient de lui faire subir ceux qui en touchaient les produits.

raurais voulu en nn mol que toute création dramatique ou littéraire tùt nu capital dont le pays tout entier eût la nue propriété et dont l'héritier n'eût jamais que l'usufruit.

Ainsi, 'Mi admettant quej'eusse embrassé l'étal de législateur! •i aucun prix je n'eusse permis tu Ris de Casimir Delavigneda retrancher un acte d'une pièce de son père. M. Casimir Delà* Bis, ;i mon .1 vis. est là pour jouir de l'héritage paternel et non pour apprécier une pièce qu'il n'a pas composée el qui. par conséquent, échappe à sa juridiction. Si M. Delavigne filsi le droit de couper un acte dans Don Juan d'Autriche, il a éga-i [ornent le droit d'en modifier le dialogue, <»u même de remplacer le rôle du grand inquisiteur par celui d'Isabelle !;i bouque» lière.

Vous comprenez ou nous niions : pour peu que les héritiers aiment à rire et qu'ils rencontrent un directeur également en veine de gaieté, on arriverait facilement à remplacer le monas* 1ère du premier acte par un décor entièrement œuf, représen* tant le jardin Bullier :

Le palais de la reine par we vue de l'usine Gai] an moment de l'incendie;

Le tableau «'u bal par !«• café du Grand-Hôtel ;

Et la scène de la prison par la cage du dompteur Batty.

Don Juan d'Autriche, Im-mé^ne, pourrait substituera son eos« tome Louis xili le justaucorps de Ctodoehe.

h- le mot i cnt.iiii « na >-w plus justemeni appliqué qu'à propos d'oae production tin cerveau. 6i Epaminondasa pu dire en mourant sur le champ de bataiUfl :

— Je laisse deux filles, Leuotree et Manuatée.

a pins forte raison, Dumai fils, Barrière et ourdou peuvest»

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