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• tellents cros de la plaine de Bergerac. J ai là-bas savouré surtout on vin blanc, le montbazillac, absolument inconnu à Paris, et qui mériterail de sur le trône de Roumanie.
c. '. -i de l'or Bina alliage. \u premii r v< rre on se croit « *i 1 Californie et ;m second on voudrai! plonger au fond de la bouteille afin de tâcher de ramasser quelques pépii -
Peut-être sont-ce les détestables liquides qu'on ingurgite ici qui nous aigrissent le caractère ; le fait est qu'en arrivant, je suis tombé en pleine bagarre.
guerre avait failli commencer aux courses de La Marche, à propos de V Africain. J'ai toujours pensé que l'Afrique nous jouerait un mauvais tour. M. Riddell. le gentleman qui montait cet alezan désormais brûlé dans l'estime des amateurs, a été à sa rentrée au pesage assailli par les accusations les plus graves. Plusieurs journaux, ont raconté que les gros parieurs s'étaient même laisses aller à provoquer directement le jeune Anglais. Ce que je ne m'explique pas, c'est que ces mêmes journaux aient paru douloureusement affectés que celui-ci, acculé contre une balustrade, ait répondu à ces différents cartels par de simples coups de poing. On aurait voulu, afin que la dignité de tous fût sauvegardée, qu'il y eût échange de cartes et que l'affaire se réglât sur le terrain.
Il faut pourtant être juste : M. Riddell est Anglais. Or, le duel n'est pas en usage en Angleterre, où, depuis longtemps, il a été remplacé par la b >xe. S M. Riddell était Français, je - lis le premier à trouver ses coups de poing de très-mauvais goût; mais puisqu'il est Anglais, il me semble avoir parfaitement le droit d'employer les armes de son pays. L'épée
est l'arme du gentilhomme Irai. eus. m. lis le poing est celle du gentilhomme anglais; c'est une question de mœurs. Je voudrais savoir ce que répondrait le parieur le plus exalté de> COUTSesde La Marche s'il se trouvait jamais en face d'un naturel du lac Ontario, qui lui dirait :
— J'aspire à me rencontrer avec vous dans le sentier de la
M GRANDE BOHÊ «1
guerre, mais la flèche empoisonnée étant l'arme du gentilhomme indien, voici un arc el on carquois, marchons.
L'Anglais qui montai! V Africain est à peu près dans la même position. Franchement, il eùl été trop naïf (l'accepter l'épée qu'il ne connail pas, quand il avait sur lui ses deux poings dont l'usage lui esl familier.
$ ne pouvons d'ailleurs nourrir la prétention d'imposer éternellement aux autres nations nos façons d'agir. Le duel esl déjà assez ridicule chez nous, sans que nous tentions de l'exporter. Ces réserves faites, je comprends très-bien, après la défaite peut-être préméditée de l'Africain, l'indignation des parieurs, et je l'aurais probablement partagée si j'avais été là, à moins cependant que je n'eusse mis mon argent sur un autre cheval.
Si on rapproche l'affaire de La Marche de la polémique imprévue engagée entre M. Paul Féval et M. Victorien Sardou, on remarquera que le pommier qui produit les pommes de discorde a donné cette semaine une abondante récolte. Je ne fais certes pas profession de défendre M. Victorien Sardou qu'en somme, j'ai vu peut-être quatre fois dans ma vie; maisl'attaquc aussi violente que soudaine de M. Paul Féval m'a paru prèsque un attentat contre le droit des gens, et en lisant l'article incontestablement très-bien écrit du président de la Société des gens de lettres, c'est-à-dire d'un homme qui devrait donner l'exemple du respect des autres et de soi-même, j'ai senti se former en moi cette conviction que les journalistes de profession, si vilipendés par les uns et si redoutés des autres, étaient encore ceux des écrivains qui savaient le mieux étouffer leurs rancunes et rester maîtres d'eux-mèmi s.
Si verveuse et si imagée que soit la diatribe de M. Féval, elle pourrait être avantageusement remplacée par ces- simples mots qu'il écrirait sur sa porte :