JE SUIS JALOUX AT PLUS HAUT POINT DES SUCCÈS DE M. VICTORIEN SAHDOU
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il es] évident pour tout le monde que son article neveul pas dire autre chose. Je n'ai pas lu la réponse de l'auteur de
Intimes, niais elle étail vraiment si facile qu'il am'ail pu se
dispenser d'en faire une, L'indignation a souvent produit chefs-d'œuvre, Victoi Hugo l'a bii n prouvé.
U jalousie n'a jamais réussi qu'à rendre plus malades les cerveaux déjà malsains. Si M. Paul Féval ne l'ait pas plus souvent de bons drames, c'est qu'il a trop de Bardou dans existence. Tant qu'il dialoguera sousl'empire de cette préoccupation, sou talent el ses succès ont destinés à en souffrir. Avec un peu plus de calme et d'impartialité, M. Paul Péval, dont la valeur littéraire n'est pas Contestable, comprendrait cependant que M. Sardou ne peut pas faire de mauvaises pièces, rien que pour être agréable à ses confrères. Ses comédies sont jouées cent cinquante fois, ce n'est pas sa faute. Tous les -eus sensés le blâmeraient s'il allait dire à, M. Harmant, le directeur du Vaudeville :
— La Familk Benoiton l'ait encore beaucoup d'argent, mais je vous prie de vouloir bien en arrêter les représentations, afin de ne pas pousser jusqu'au délire l'irritation de M. Paul Féval.
Je le demande en m'adressant à la conscience de l'auteur de tant de romans remarquables : si M. Victorien Sardou était resté le fournisseur des Folies-Dramatiques ou du théâtre Déjazet, M. Féval aurait-il lancé contre lui cet acte d'accusation qui est, non plus de la polémique, mais de l'écorchement et du dépiautage.
ul tort de M. Sardou est, à mon avis, d'avoir ac iepté la discussion Quand un homme n'est pas guidé dans ses attaques idée de vérité et de justice, rien ne le trouble comme de voir qu'elles ne provoquent même pas une riposte chez celui qu'elles ont l'intention de transpercer. Quelque infime que je sois, j'ai moi-môme été quelquefois en butte aux vagues métaphores d'un confrère que mon immence position de fortune empêchait probablement de dormir. Comme il savait.