SCENE XVII
FERDINAND , VALENTINE , puis MATHÉUS bt GUILHERY.
MATHÉUS , tenant Guilhery.
Viens, jeune enfant /quittons tous deux le séjour cor-i rompu des cours.
( -^9 } VALENTINE
Qu'avez-vous doue , M. iNIathéus ?. . . quelle pâleur sur vos traits ;
FERDINAND
Expliquez-vous ?
MATHKUS.
L\imbassadeiir de Naples est arrive'; il a offert l'alliance dn duc de Palerme, le re'gent s'est vu dans la cruelle nécessité de la refuser.
FERDINAND
O ciel ! je ne puis plus hésiter. . .
MATHÉUS
L'ambassadeur a voulu repartir sur-le-champ : le prince régent furieux m'a fait demander près de lui. . . C'est moi, lui ai-je dit, qui ai favorisé Famour de ces deux jeunes imprudens... Ainsi, mon nouveau mo'le d'éducation mest appliqué à moi-même ; c'est vous qui avez commis la faute, et c'est moi qui suis proscrit.
VALENTINE
Vous ?
MATHÉUS
Oui, je pars , mon sj'stème à la main , sans même demander mon salaire.
GUILHERT.
Est-ce que vous ne pouirrez pas partir sans moi?. . . je n'ai pas encore donné ma démission.
MATHÉUS
Non, jeune enfant, je ne dois pas t'abandonnera des mains étrangères. . . Viens avec moi... Dieux, mon élève! serais-je donc forcé de rougir à ses yeux !