SCÈNE VI
La grande duchesse LÊOPOLDINE, MATHÉUS, VALENTINE.
\ choetjr.
Air\ : Charles-Quint , ce monarque sage ( de Manaziellu. )
Chantons tous notre souveraine , Et rendons-lui tous les honneurs ; Quoiqu'enfanl, elle est déjà reine , Puisqu'elle régne sur nos cœurs.
LÊOPOLDINE , entrant Fort bien , Messieurs , nous sommes contente . . . tenez , M.^de Castelli, vous recommanderez ces pétitions à notre Ministre de l'Intérieur, (à F«/e/z/me.) Comtesse Padzi, il me semble que votre devoir vous appelait auprès de notre personne, surtout un jour comme celui-ci, vous ne nous quitterez plus d'aujourd^hui. . . nous le voulons.
VALENTINE
Princesse , vous serez obéie . . . mais pourtant je voulais . . .
C'est bien, plus tard nous vous entendrons. . . Dieu! mon professeur , et je ne sais pas ma leçon.
MATHÉUS
Midi un quart. . . Princesse, je suis à vos ordres.
LÉOPODINE.
Mais, M. Mathéus, VOUS savez qu''on me fiance aujourd'hui, et il me semble que vous pouvez bien me donner congé pour le jour de mes noces.
MATHÉUS
Pardon , auguste Léopoldine , mais je dois vous donner votre leçon comme à l'ordinaire; autant que j'ai pu comprendre , la politique l'exige. Grâce à un nouveau moyen d'éducation que j'ai imaginé , j'aurai en même temps la satisfaction de pouvoir vous punir, et le bonheur de ne pas vous manquer de respect.
LÉOPOLDINE
Comment, un nouveau moyen?
MATHÉUS
Oui.,, et le nouveau moyen , je viens de l'envoyer chercher chez votre nourrice; tenez, le voilà justement qui arrive.