‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 106 sur 633 · TOPINAMBOUR — TOPOGRAPHIE · texte numérisé non relu

TOPINAMBOUR — TOPOGRAPHIE

uYoir enlevé la peau et de le faire chauffer dix à quinze minutes dans une sauee blanche qu'on lie avec des jaunes d'œuf et un peu de lait.

TO PINARD (Paul), anthropologiste français contemporain, né à risle-Adam le 4 nov. 1830. Il passa une dizaine d'années aux Etats-Unis, puis vint étudier la médecine à Paris et fut reçu docteur en 1869. En 1871, il s'adonna à l'anthropologie et, en 1876, fut nommé professeur à l'Ecole d'anthi'opologie. Principaux ouvrages : De Vataxie locomotrice progressive (Paris, 1865, in-8); VAnthrovologie (Pans, 1876, in-8); Eléments d'anthropologie générale (Paris, 1885, gr. in-8, pi. et fig.) ; VAnthropologiê et la Science sociale (Paris, 1900, in-8).

TOP! NO-Lebrun (François- Jean-Baptiste), peintre français, né à Marseille en 1769, exécuté à Paris le 30 janv, 1801. Elève et ami de David, montagnard comme son maître, il fut nommé par la Convention juré au tribunal révolutionnaire : il vota la mort des Girondins et celle de Danton. Il prit parti toutefois contre Robespierre et fut arrêté, puis relâché après le 9 thermidor. Impliqué dans le complot de Babœui, il fut déclaré innocent. Il exposa au Salon de 1797 la Mort de Gains Gracchus. Il commençait une grande toile, le Siège de Lacédémone par Pyrrhus, lorsque la police du premier consul l'arrêta comme complice de Joseph Arena et de Geracchi (V. ces noms). On ne put lui reprocher que sa liaison avec Ceracchi, et l'acquisition de poignards qui d'ailleurs ne servirent pas. Défendu par Ghauveau-Lagarde, il fut, comme le dit le titre d'un opuscule anonyme très rare, non jugé, mais condamné à la peine de mort (9 janv. 1 SOI) par le tribunal criminel de la Seine (s. 1. n. d., in-8), que venait d'exaspérer, une quinzaine de jours auparavant, l'attentat de la machine infernale (V. ce mot, t. XXn, p. 885). — J.-F.-E. Chardoillet a publié de lui : Documents pour servir à V histoire de la Révolution; Notes de Topino-Lebrun... sur le procès de Danton et sur Fouquier-Tinville (Paris, 1875, in-8 de 3i pp.).

Topique. I. Philosophie (V. Aristote).

IL Pharmacie. — Le mot topique désignait primitivement tout médicament pour l'usage externe. Actuellement un petit nombre de médicaments ont conservé cette désignation. Un seul est inscrit au supplément du Codex (1895), le topique sulforiciné (sulforicinate de soude), qui porte aussi les noms de polysolve, solvine. Il sert de dissolvant pour l'acide phénique, la créosote, le salol, le naphtol. V: H.

TOPLITZA. Rivière de Serbie (V. ce mot). TOPOGRAPHIE. La topographie est la partie de la géodésie qui a en vue de dresser la carte d'une région d'assez peu d'étendue pour que, dans l'opération, la sphéricité du globe puisse être négligée. Elle est essentiellement descriptive et elle choisit, pour le report des mesures qu'elle effectue et des diverses particularités qu'elle relève, une échelle de grandeur telle que, sans tomber dans le plan, tous les détails intéressants de la surface y puissent cependant être notés. La topographie a été cultivée dès la plus haute antiquité par certains peuples, spécialement par les Chaldéens et les Egyptiens. Il est même vraisemblable que les Grecs, qui furent de très habiles topographes, tenaient de ces derniers quelques-uns de leurs ingénieux instruments de mesure. Pour* lever un terrain, nous apprend le colonel Laussedat, à qui nous empruntons les principales données de ce résumé historique, ils commençaient par le subdiviser en triangles, dont ils mesuraient tous les côtés, soit au pas, avec un podomètre automatique, soit au cordeau. Puis ils rapportaient les limites sinueuses à des droites par des perpendiculaires tracées à l'aide, tant de ja/ons que d'un instrument assez semblable à notre équerre d'arpenteur, le groma. Ils procédaient, d'autre part, au nivellement avec un niveau d'eau et des mires à voyant. Enfin, pour évaluer de grandes longueurs tout en n'en mesurant que de petites, ils utili-

saient les propriétés des triangles semblables, se bornant, comme nous le faisons encore, à déterminer directement une base de faible dimension et en déduisant, par de simples mesures d'angles, toutes les autres longueurs. L'instrument employé était le dioptre, sorte d'alidade à pinnules disposée sur un pied à trois branches et rendue mobile à la fois, au moyen de deux cercles dentés et de vis, dans les deux plans vertical et horizontal. Les Romains pratiquaient des méthodes et se servaient d'instruments à peu près analogues. Ils avaient, de plus, le chorobate, qui fonctionnait à volonté, soit comme niveau à perpendicule, soit comme niveau d'eau. Mais il est douteux qu'il soient jamais arrivés, dans l'exécution, à la même perfection que les Grecs.

L'invasion des Barbares marqua, en topographie comme dans tous les autres arts, un long temps d'arrêt. Ce furent les Arabes qui, mettant à profit leurs relations avec les vieilles civilisations indienne et chinoise, la régénérèrent. Jusqu'à la Renaissance, du reste, topographes, voyageurs et astronomes eurent des procédés et des instruments communs. Ils mesuraient les distances et les hauteurs « par une seule station », à l'aide du triquetrum de Ptolémée, de V astrolabe et de quelques autres appareils encore, comme Varbalestrille, le quarré, le quadrant, etc., qui, pour être moins en honneur que ce dernier, procédaient cependant du même principe : des cercles ou des réglettes gradués étaient disposés à articulations, et, par le jeu de celles-ci, fournissaient, en amenant leur plan ou leur direction dans le plan ou dans la direction des visées, la grandeur des angles. Le xvi® et le xvii^ siècle virent se perfectionner, en même temps qu'il se spécialisait, le matériel des topographes. L'astrolabe, en particulier, fut muni d'une boussole qui le rendait propre à la détermination des azimuts. Les Hollandais le transformèrent même complètement sous le nom de cercle hollandais : ils adaptèrent à celui-ci, qu'ils montèrent sur pied, deux alidades fixes formant équerre et une alidade mobile, et ils munirent la boussole de pinnules servant à rapporter les plans. Le graphomètre date de la même époque. Il différait peu de celui qu'emploient encore les arpenteurs et il était utilisé, concurremment avec le trigonomètre et le pied de roy géométrique, pour les levés par intersections et pour la mesure trigonométrique des distances des points de repère. Le théodolite est également contemporain de l'astrolabe : il permettait de mesurer simultanément, avec une grande exactitude, les angles verticaux et les angles réduits à l'horizon. De son côté, Validade, qu'on trouvait montée sur la planchette circulaire, à pourtour divisé, et sur h planchette carrée ordinaire, fut dotée d'un éclimètre. Enfin, c'est encore au xvn® siècle que furent inventés trois des organes que l'on retrouve dans tous les instruments modernes : le vernier, la lunette d'approche et le niveau à bulle d'air. Dès lors, il n'y eut plus guère que des perfectionnements de détail. En 1770, Green imagina la lunette stadimétrique^ qui n'est qu'une lunette astronomique, pourvue, à son réticule, de deux fils parallèles et qui permet, en observant l'intervalle intercepté entre ces deux fils par une mire divisée ou stadia, de mesurer les distances sans les parcourir. Porro la transforma à son tour, vers 1850, en lunette anallatique par l'intercalation d'une lentille supplémentaire dont le déplacement permettait d'amener le point-origine des distances à coïncider avec t'axe principal de l'instrument, et, en substituant celle-ci, dans le théodolite, à la lunette ordinaire, en y ajoutant, d'autre part, pour l'orientation du limbe, un déclinatoire, il construisit le tachéomètre, que Moinot introduisit en France. Ce fut, dans les méthodes, au moins pour les levers rapides, toute une révolution, et la tachéométrie, qui simplifiait considérablement les opérations, entra vite dans la pratiqué. Pourtant, un léger inconvénient subsistait : les lunettes stadimétriques et les lunettes anallatiques ne fournissent presque jamais, eu égard à la position relative des deux points visés, que des

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