kilogr
250 kilogr.
11 à IS-
IS à 18 —
Le fulmi-coton s'emploie mouillé (20 à 30 7o de son poids d'eau). On en détermine l'explosion au moyen d'une amorce de fulminate de mercure (ls^,5 environ) et d'une cartouche de fulmi-coton sec, la charge-amorce, qui est de 625 ou 1.250 gr., suivant que la charge elle-même est inférieure ou supérieure à 100 kilogr. , et qui se trouve renfermée dans un étui étanche, le tube ou boite d* amorce, La mise de feu était tout d'abord obtenue au moyen de procédés mécaniques : un mouvement d'horlogerie ou, au choc, un déclenchement mettaient en action une sorte de batterie de fusil qui agissait à son tour sur l'amorce de fulminate. Puis on inventa les détonateurs chimiques, formés, les uns, de composés instables, qui faisaient explosion au choc ou au frottement, les autres, de corps qui, tels l'acide sulfurique et un mélange de sucre et de chlo^ rate de potasse, ou encore Facide sulfurique et le potassium, ou l'eau et le potassium, ou l'hydrogène comprimé et la mousse de platine, donnaient naissance, lorsque le bris du récipient de l'un d'eux les mettait en contact, à une réaction chimique accompagnée d'une grande élévation de température. Mais détonateurs mécaniques et détonateurs chimiques présentaient, dans la mise en place et le relèvement des torpilles, de grands dangers, et on n'emploie plus, du moins pour les torpilles fixes, que des amorces électriques : amorces d'induction, renfermant une poudre inflammable que vient traverser l'étincelle déterminée par un courant de haute tension ; amorces de quantité, dans lesquelles un fil de platine de 0,03 à 0,04 millim. de diamètre est porté à l'incandescence par le courant d'une pile. Ce dernier procédé, de beaucoup le plus sûr, est aussi le plus répandu. Il est seul réglementaire en France.
11 y a des torpilles de formes et de dimensions très diverses. Relativement à leur mode d'emploi, on distingue : 1^ ks torpilles fixes, qui comprennent les torpilles dormantes ou coulées et les torpilles vigilantes ou mouillées; 2'' les torpilles mobiles, qui se subdivisent en torpilles dérivantes, torpilles divergentes, torpilles lancées, torpilles portées, torpilles automobiles, torpilles dirigeables.
Torpilles fixes, — Elles sont destinées à la défense des passes. Les unes reposentsurlefond: ce sontles torpilles dormantes ou torpilles coulées ; les autres sont maintenues entre deux eaux : ce sont les torpilles vigilantes ou torpilles mouillées.
On donne aussi aux premières le nom de torpilles de fond et aux secondes le nom de torpilles vigilantes flottantes.
L'ancienne torpille dormante était en fonte et chargée de 300 à 2.000 kilogr. de poudre. La torpille actuelle est en tôle zinguée (fig. 2). Elle pèse à vide 500 à 700 kilogr, et reçoit une charge de 400 à 700 kilogr, de fulmi-coton à 20 ou
Fig. 2. -- Torpille dormante.
23 y^ d'eau environ. Elle est recouverte, à ses deux extrémités de calottes bombées* L'une, mobile, sert de porte de charge et supporte à demeure, en son centre, un chapeau en fer fileté dans lequel est vissé un bouchon d'amorce percé d'un trou destiné au passage d'un conducteur électrique à 7 fils. En supposant, d'une part, des torpilles dont la charge a été calculée, suivant ce qui a été dit plus haut, pour un rayon d'action de 7^^,50, d'autre part, des bâtiments d'une largeur moyenne de 17 m., on voit que, pour la protection d'une passe, l'intervalle d'une torpille à l'autre ne doit pas être supérieur à 17 -f- 2 X 7,50 r=: 32 m. La pose des torpilles a lieu au moyen de pontons-mouilleurs spéciaux qui les portent sur la ligne de défense, précédemment jalonnée au moyen de bouées, et qui les descendent, tantôt par un puits ménagé en leur centre, tantôt en les faisant glisser à l'aide d'amarres frappées sur une traverse que l'on fixe à l'arrière. Pour produire l'explosion au moment où le bâtiment ennemi passe audessus de la torpille, deux postes d'observation sont nécessaires : m poste intérieur 'P{û^, 3), s[tnê,2iVLtdini que
Fig. 3.
Défense d'une passe par une ligne de torpilles dormantes.
possible, perpendiculairement à la ligne de défense ; un poste extérieur P', dans l'axe de cette ligne. L'observateur du poste intérieur suit avec sa lunette le bâtiment N qui marche sur la passe. Une aiguille placée à la lunette indique, suivant la position de l'instrument, quelle est, à chaque instant, la torpille sur laquelle se dirige le bâtiment. Soit T^ cette torpille. L'observateur, au moyen du tableau placé derrière lui, ferme le commutateur c^- Si, un peu après, le navire se trouvait se diriger sur la torpille Tg, le même observateur rouvrirait le commutateur Cg, en même temps qu'il fermerait le commutateur c^ ; et ainsi de suite. De son côté, l'observateur du poste extérieur ferme, lorsque le navire passe dans l'objectif de sa lunette, kquelle est immutablement dirigée sur la ligne de défense, le commutateur M. Le circuit qui passe par la torpille ayant dans son rayon d'action le navire se trouve alors fermé, et, le courant étant lancé dans l'amorce, cette torpille fait explosion. La nuit, des projecteurs surveillent les abords de la passe et permettent aux observateurs de suivre comme en plein jour la marche des bâtiments ennemis. L'explosion d'une torpille dormante peut aussi être obtenue automatiquement à l'instant où le navire s'engage dans la zone dangereuse. On mouille, à cet effet, entre deux eaux, au-dessus des torpilles, des flotteurs qui s'inclinent sous sa poussée et lancent, grâce à un ferme- circuit convenablement disposé, un courant électrique dans l'amorce.
La torpille vigilante est en tôle d'acier et de forme tronconique. Sa partie supérieure est enveloppée d'un matelas de bois ; elle est chargée de 25 à 50 ki%r. de fulmicoton. Maintenue entre deux eaux, à la profondeur convenable, par un système d'orins et de crapauds (fig. 4),
TORPILLE
elle fait automatiquement explosion, sous Faction d un courant électrique intérieur, dès que la carène du bâtiment la pousse ou la heurte. Tantôt, d'aiileurs, la pile est à terre : on a alors la torpille électro-automatique y qui ne devient explosive qu'à la volonté des observateurs, ceux-ci pouvant toujours, en interrompant le circuit, la rendre inoffensive. Tantôt la pile est dans le crapaud (coffre lesté reposant sur le fond) : on a alors la torpille automatique électrique, qui ne cesse jamais d'être dangereuse et qui offre, par suite, l'inconvénient d'empêcher le passage des bâtiments amis aussi bien que des bâtiments ennemis.
Signalons enfin la torpille dormante flottante, qui tient le milieu entre la torpille dormante et la torpille vigilante. Elle présente le même dispositif que la première quant au mode d'explosion, mais elle est, comme la seconde, mouillée, c.-à-d.
maintenue entre deux eaux. Son immersion est, en général, d'une dizaine de mètres au-dessous du niveau delà marée basse (le tirant d'eau des plus grands bâtiments est de 8 à 9 m.) . On y a recours dans les passes de grande profondeur, alors que les torpilles dormantes de fond seraient inefficaces ou exigeraient de trop fortes charges de poudre.
Torpilles mobiles. — Les torpilles dérivantes sont analogues, comme construction, aux torpilles vigilantes. Mais elles sont libres, maintenues seulement entre deux eaux par un flotteur. On appelle plus spécialement torpilles de blocus celles qu'un navire vient semer duns le voisinage d'une passe ou d'un port ennemi, torpilles de sillage celles qu'abandonne un bâtiment poursuivi. Elles sont disposées pour perdre, au bout d'un certain temps, leur efficacité. Elles créeraient, autrement, un danger permanent. Les torpilles divergentes sont remorquées, à distance et au moyen d'un flotteur, par le navire assaillant, qui manœuvre de façon qu'elles viennent heurter au passage l'adversaire. D'un maniement très délicat, elles sont aujourd'hui abandonnées.
Les torpilles lancées ou obus-torpilles n'ont donné également, jusqu'ici, que des résultats plutôt peu satisfaisants. L'immersion en est toujours défectueuse et la portée faible. Les obus Cochrane et Zalinski, qu'on a
Fi?
. 4. — Torpille vigilante.
notamment essayés en Amérique, rentrent dans cette catégorie, ainsi que la torpille Cunningham, V éperon détachable Ericcson, la torpille aérienne Hudson Maxim. La principale difliculté réside dans la nécessité d'avoir à la fois une vitesse initiale très grande et une pression initiale très faible : il faut, en eliet, obtenir une longue portée sans que, toutefois, la torpille éclate avant d'être sortie de Fâme du canon# La poudre Hudson Maxim sans fumée est jusqu'ici, à cet égard, celle qui à donné les meilleurs résultats : pression, dans Tâme, de moins de 2.000 kilogr. par centimètre carré pour une vitesse initiale de t)71 m. La torpille aérienne Hudson Maxim est munie, en outre, de la fusée Alyer, qui prévient les explosions prématurées par le choc. On la dit pourtant surpassée par la torpille volant^ du major suédois W. Lnge, d'invention toute récente (l 900), et porterait, assure-t-on, à 8 ou 40 kilom. avec un canon spécial ou ordinaire, une charge explosive de 150 à 200 kilogr. On a fabriqué aussi, pendant quelque temps, des torpilles à main, analogues aux grenades.
Les torpilles portées sont amenées contre la carène des bâtiments ennemis par un torpilleur ou par une simple chaloupe. A cet effet, le torpilleur ou le canon porte-torpilles sont munis à l'avant d'une hampe en bois et métal qui procure à la torpille une immersion de 2^^% 50 et qui la tient éloignée du bord de 7 m. environ, lin rouleau d'étrave forme le support de la hampe. Deux filières directrices la font glisser pour l'amener à volonté à la position de combat ou de repos. L'inflammation est obtenue électriquement, soit par choc, soit à la volonté de l'assaillant. La carcasse de la torpille est en laiton. La charge est, d'ordinaire, de 10 kilogr. de fulmi-coton. L'explosion, suffisante pour endommager toutes les carènes, est, au contraire, sans danger pour l'assaillant.
Les torpilles automobiles sont munies d'un moteur. Elles sont lancées à une certaine distance de l'adversaire, suivant une direction qui est calculée de façon qu'elles l'atteignent à une profondeur déterminée au-dessous de la
Fig. 5.
Torpille automobile Whitehead (vue perspective).
flottaison, et elles sont maintenues dans cette direction par le moteur. La première en date et la plus répandue encore des torpilles automobiles est la torpille White^ head, en usage dans notre marine. Les fig. 5 et 6 la donnent en vue perspective et en coupe. C'est un tube
Fig.6 — Torpille automobile Whitehead (coupe longitudinale).
en tôle d'acier ou de bronze phosphoreux affectant la forme d'un fuseau et mesurant 4^^,40 à 5^^,80 de longueur sur 0^^,36, 0^^,38 ou 0^^,45 de diamètre (on n'en construit plus que des deux derniers types). Il est divisé en sept compartiments. A l'avant est le cône de charge, C, qui renferme l'appareil percutant, l'amorce, la chargeamorce et la charge proprement dite. Cette dernière, F, constituée par des disques superposés de fulmi-coton (22 à 25 kilogr.), entoure le tube de laiton A renfermant le fulmi-coton sec ou charge-amorce. L'amorce B est au fulminate de mercure. Le percuteur P porte à l'avant une petite hélice à quatre antennes. Dès que la torpille est en marche sous l'eau, l'hélice tourne et détermine le déplacement longitudinal, vers l'intérieur de la torpille, d'une pièce formant écrou. Cette dernière arrive peu à peu au contact avec la
base de la pointe percutante, et il suffit dès lors d'un choc pour déterminer l'explosion. Jusque-là, c.-à-d. avant la mise à l'eau et l'accomplissement d'un certain trajet, la torpille demeure inoffensive, à raison du léger intervalle existant entre les deux parties de l'appareil percutant. Le second compartiment est la chambre des régulateurs d'immersion, D. Elle renferme un piston hydrostatique p et un pendule p' destinés à mouvoir automatiquement, par l'intermédiaire d'un système de leviers ^u'on p€ut suivre aisément sur la figure, le gouvernail horizontal g, qui est placé en queue et qui sert à combattre les déviations verticales. Un ressort antagoniste agissant sur le piston est bandé de façon à équilibrer une colonne d'eau déterminée. Le pendule régularise l'effet du piston et évite Tamplitude exagérée qu'il produit sur le gouvernail, et de là sur
TORPILLE
Fis. 7.
Torpille
la torpille. Les effets du piston et du pendule sont de sens contraire quand la torpille tend à se rapprocher de son plan normal d'immersion et de même sens quand elle s'en éloigne. C'est la partie la plus ingénieuse de l'invention. L'officier autrichien Obry y a encore ajouté, dans ces dernières années, un perfectionnement. La déviation verticale que la torpille subit, dès qu'elle est lancée, du fait de la vitesse de marche du navire ou du torpilleur, est corrigée par un appareil gyroscopique qui commande, lui aussi, à un gouvernail et qui, jusqu'à 4.500 m., ramène exactement l'engin dans la direction du but visé. Le troisième compartiment est le réservoir d'air comprimé, R. Il est en acier et emmagasine, pour Talimentation de la machine qui fait mouvoir les hélices de propulsion, 250 à 350 litres d'air à la pression de 70 à 90 kilogr. La chambre des machines, M, vient ensuite. Là se trouvent : un moteur Whitehead m, tournant à 900 tours et d'une force de 35 à 50 chevaux, suivant les dimensions de la torpille ; un régulateur de pression r, qui sert à maintenir constante la pression de l'air sur les pistons du moteur, bien que, dans le réservoir, cette pression aille constamment en diminuant; un servo-moteurs, qui transmet au gouvernail les mouvements des régulateurs de pression ; un mécanisme de submersion, qui sert à faire couler la torpille au bout de son parcours ; un mécanisme d'immobilisation du gouvernail horizontal pendant les premiers instants de la marche de la torpille ; un mécanisme de stoppage, qui ferme la soupape de prise d'air a et arrête, au bout d'un parcours déterminé à l'avance, le moteur. Le flotteur arrière, H, constitue le cinquième compartiment. Parfaitement
étanche, il sert à assurer la flottabilité de la torpille. Il se remplit quand la torpille manque son but, sous l'action du mécanisme de submersion. Le compartiment des engrenages, E, est le sixième et avant-dernier. Il contient les organes de transmission du mouvement à l'une des deux hélices. Le support des gouvernails,!^, est le dernier. Deux hélices H et H', des aller ettes directrices aa^ et le gouvernail g composent la queue. Les deux hélices sont chacune à deux ailes et de pas contraires. Cette dernière disposition évite que la torpille, soumise à l'action d'un couple qui tendrait à la faire tourner autour de sa position d'équilibre, ne prenne de la bande. Le mécanisme d'une torpille automobile est, on le voit, d'une extraordinaire complication. On s*en étonne moins lorsqu'on réfléchit que, d'abord, l'engin doit se mettre en marche, soit au moment même du lancement, si celui-ci a lieu sous l'eau, soit, dans le cas contraire, après l'immersion, sans dévier, dans l'un et l'autre cas, de la direction du tir ; qu'il lui faut, une fois en marche, s'armer, puis s'immerger automatiquement à une profondeur déterminée et revenir de lui-même à cette profondeur si, du fait d'une cause accidentelle quelconque, il en est momentanément écarté ; qu'il doit faire explosion à la rencontre d'un obstacle et, s'il manque son but, continuer, pendant un certain temps encore, sa route. Enfin, il doit aussi pouvoir à volonté, s'il s'agit d'un exercice de tir, stopper et remonter à la surface afin qu'on puisse la recueillir, s'il s'agit d'un tir de combat, couler, afin de ne pas constituer un danger permanent dans les parages oh on l'a lancé. Le réglage a lieu, pour les différents organes, partie d'avance, au moyen de tirs de réglage, partie au moment du lancement. La vitesse est de 32 nœuds jusqu'à 400 m. iV 28 nœuds, la portée est de 775 m. Le prix de chaque torpille varie, suivant les types, de 7 .000 a 42.000 fr. Elles sont ou achetées à la maison Whitehead, de Fiume, ou fabriquées dans l'atelier spécial ouvert à Toulon en 4888.
La torpille Schivartzkopf, construite en Allemagne, mais utilisée aussi en Italie et en Espagne, ne diffère que
par des détails sans importance de la torpille Whitehead. Sa charge est de 420 kilogr. de coton-poudre, sa vitesse de 30 nœuds. La torpille Howell (fig. 7), perfectionnée par Hotchkiss, et adoptée par la marine américaine, est, après la Whitehead, l'une des plus intéressantes. Elle a donné, dans ces dernières années, des résultats remarquables. Longue de 2"\55, large de 0^^\34, elle pèse 445 kilogr. et reçoit une charge de 32 kilogr. On en construit aussi de modèles plus grands. Le dernier type, notamment, a 4™,40 de long, 0^^\46 de diamètre et une charge de 79 kilogr. La carcasse est en cuivre jaune. L'immersion est donnée, comme dans la Whitehead, au moyen d'un piston hydraulique et d'un pendule, mais le mouvement des hélices est obtenu de façon différente. Un volant gyroscopique, G, faisant au départ 20.000 tours environ à la minute, emmagasine par sa force vive le travail nécessaire à la propulsion et transmet son mouvement aux hélices /i/i' par des engrenages coniques A. En vertu des propriétés mécaniques du gyroscope, une force qui tendrait à faire dévier la torpille horizontalement ne pourrait produire qu'un mouvement d'inclinaison autour de l'axe, et des gouvernails verticaux gg' actionnés, sous l'effet de la bande, par un pendule, ramèneraient, par une déviation en sens contraire, la torpille dans son assiette normale. Sous de nombreux rapports, la torpille Howell l'emporte sur la torpille Whitehead : moteur plus robuste et moins encombrant, absence de plusieurs des appareils auxiliaires les plus compliqués, entretien facile, direction parfaite même ^__^^^^ dans les lancements en
'^\ V ~" — V~"""'~~~— --^ marche par le travers,
■^=N^%J- ) ) -^--^-^^^ sillage à peu près nul.
La vitesse est, dans les grands modèles, lamê-
automobile Howell. jj^q . 32 à 33 nœuds.
Signalons encore la torpille Berdan, qui reçoit la propulsion d'une turbine actionnée par les gaz provenant de la combustion d'une fusée, mais dont les détails de construction sont gardés secrets par le gouvernement anglais, qui l'a adoptée.
Le lancement des torpilles automobiles se fait au moyen de tubes. Il peut avoir lieu sous l'eau ou au-dessus de l'eau. Pour le lancement sous l'eau, la torpille est contenue dans un tube-carcasse, formé de deux carcasses semi-circulaires en acier, que relient des boulons. Il est supporté à ses extrémités par deux leviers coudés oscillant autour d'un axe fixe sur le pont du torpilleur ou du navire. La manœuvre s'exécute du poste du capitaine à l'aide d'un petit treuil à deux fusées sur lesquelles s'enroulent les garants venant se relier à la patte d'oie formée par les chaînes de commande des leviers coudés. Une autre disposition consiste dans un rail qui peut être mis en mouvement au moyen d'un appareil hydraulique et sur lequel peut se placer la torpille. Lorsque ce rail est en position convenable, la torpille l'abandonne, sans éprouver aucune déviation dans sa trajectoire. Elle s'achemine, une fois dans l'eau, vers le point voulu par l'action de son mécanisme propulseur. Un système de double vanne empêche l'introduction de l'eau dans le bâtiment pendant le chargement. Ce mode de lancement prévient le danger d'éclatement à bord même, pour le cas où un projectile viendrait frapper le tube chargé. Un instant presque abandonné, il semble revenir en faveur, et la maison Canet a fourni, pour les derniers grands cuirassés de notre flotte, des tubes lance-torpilles sous-marins qui ont donné de bons résultats. Le lancement au-dessus de Veau reste, toutefois, jusqu'à présent, le plus pratiqué, au moins en France, tant sur les torpilleurs que sur les grands bâtiments. Les tubes lance-torpilles fonctionnent à l'air comprimé ou à la poudre. Le premier procédé est le plus encombrant, et on emploie, exclusivement, en France, le lancement à la poudre. La chasse de la torpille est obtenue par l'inllammation d'une gargousse, et la mise de feu se fait
par une etoupilie à percussion. Le tube est en bronze ou mieux en acier, avec culasse à vis. La torpille est maintenue dans le tube par un verrou qui est placé à l'arriére, sur le côté droit, et qui se dégage au moment du tir. Lorsque le tube d(»it être employé sur les flancs du navire, pour le tir par le travers, il est à cuiller, L est une sorte de prolongement de sa partie supérieure qui porte une rainure en forme de T dans laquelle s'engage un tenon fixé sur la torpille. Celle-ci se trouve ainsi soutenue pendant le lancement jusqu'à une certaine disance des flancs, et elle tombe alors horizontalement sur 1 eau. Sans cette précaution, lorsque le lancement a lieu en m a^che, la poussée latérale de l'eau sur l'avant de la torpille tombant la pointe en bas produirait une déviation mitiale. Les tubes lance-torpilles sont les uns fixes, les autres disposes sur un affût ou un chariot (fig. 8). En Angleterre, on place fréquemment sur le même chariot deux
TORPILLE
iï^ZtfXf '"^f ^^«'^idu gouvernail vertical et l'explosion de la torpille, au choc ou à volonté. Un seul fil hLd r '"'ff '.^^"'^''^ commandes en lançant unnomn nt fr.n'^' l'? "" '^"^^«^ ^' faible intensité acSnant un commutateur convenablement disposé. La torpille Stms-Edison(ûg, 9) ressemble beaucoup à la torpiL
Torpille Sims-Edison.
Tube lance-torpilles sur chariot.
tubes qui peuvent être orientés, soit dans des direction, opposées sou dans la même direction sons un ânS de faible amplitu=>e. Le pointage en direction se fait Ks galets le pointage en hauteur par une vis. Des appareils
soit, s 11 est fixe, au navire, de façon à combiner la vi
Cette dernière évaluation est toujours difficile A.Li 1p ancement cont,^ un navire en malchedoltTonLrs pour offrir quelque chance de succès, être fait d'assez près " Les torpilles dirigeables ont leur trajecto re rHable
leur '"explos o"n'°^^ ^' 'T'^'''' J"^'"'«" ™»™*» de leur explosion. Elles rendraient, pour la défense dp=
cotes les plus grands services si leur fonct onnement étai satisfaisant. Aucun des systèmes jusqu'ici Snésli'a malheureusement donné, si ina-énienv «n;»n. ; f^ j i,?
son', 21- ?'"" "•^»^*'>"''I°e«indépendantsru„ de 'amre sont enroules sur des tambours placés dans le corns de
iéilrf * *' ■""'■^^ directement aux deux arbw portehehces. Le mouvement du gouvernail de direction est ob tenu en faisant varier la vitesse de rotation d'une 1, bobines de la machine de la station : d'oîi modification dans la vitesse du tambour et de l'arbre d'hélice corres pondan dans la torpille. Des gouvernails horizontaux tê
donne naissance à un effort de poussée. La Mfeîa» /?a<TO^ perfectionnée par Hai.h et Wood a son mmT
Lay-Patrick. Mais son moteur est électrique. L'immersion, de 4"^,50 environ, est obtenue au moyen d'un tlotteur fl, remph de matières cotonneuses. La tiffed'avant/? qui relie le flotteur à la torpille b, est inclinée, de façon qu a la rencontre d'un obstacle, tel que les ceintures flottantes dont s entourent, pour se protéger, les bâtiments au mouiUage, 1 engm puisse plonger. Le câble d, renfermé dans 1 un des compartiments de la torpille, a un dérouementde 2.200m. Il est double: un m central sert pour les courants de faible intensité actionnant le gouvernail un conducteur annulaire pour le courant principal, de 1.5U0 volts, aui actionne le moteur. Ce dernier, d'une Pj^l^sance de 4Ô chevaux, fait 4.500 tours à la minute, inelice750. La charge varie de 110 à 225 kiloffr de dynamite, la vitesse est de 32 nœuds, la longueur de l'engm de 8-,53 son poids de 1.350 kilogr. Deux tiges portent des boules et, la nuit, des fanaux, visibles pour l'opérateur seul. La torpille IMpine est, à son tour, une modification de la torpille Sims-Edison Elle t ent à k fol
di.t L .7f ' '' •'' T^'^^'""'^ ''' 1«« «machines y sont tZTJ^ ^a'^''''^' proprement dit, qu'elles enveloppent, et, tandis que ce dernier pénètre seul dans les flancs du navire, sont ramenées en arrière TLT l'opérateur. Comme les torpilles LvSîir^-'^'''
1 on rencontre encore des diflicnltés dans l'emp oi de, dif ferents systèmes jusqu'ici imaeinés PllpVn'»n „ -, pas moins unepuiisance des3ve teUe m,!./"''-'''''?' utilisation, qui parait devoir être SSe lanVl?/ '""P'* futures, paralysera toujours, d'nfe SK^ih'"»*'"'*' moyens d'action de l'ennem , oblS a^ hn^i '' ''' surveillance incessante, qui u era vSs forces l;;""- " "" pages, et P^duisant plu\ de mal^c ^^ p^ttre ^^ 1 effet moral que par les effets directs. DeX l'entrée en ligne des sous-marins est appelée ^ ncCLl T «ne proportion infinie, cette puSc» nTTA^^"' moyens ont été préconisés pourCTéfendre contrfeïl.? Les torpilles dormantes se désemparent soit ënlt*
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