TORRE — TORSION
TO RRE-Annunzuta. Ville d'Italie, prov. de Naples, sur le rivage du golfe, au pied S. du Vésuve ; 30.000 hab. Grande fabrication de macaroni et de pâtes alimentaires, culture maraîchère, usine métallurgique, manufacture nationale d'armes. Port de cabotage assez actif ; commerce de lave, pouzzolane, vin, etc. Source minérale bicarbonatée sodique.
TORRE DE Cerredo. Pic des Pyrénées (V. Pyrénées, t. XXVII, p. 1008, et OvJEDo, t. XXV, p. 731).
TORRE delGreco. Ville d'Italie, prov. et à 11 kil. S.-E. de Naples, sur le littoral oriental du golfe; 30.000 hab. C'est le centre d'armement pour la pèche du corail et la ville où on le prépare et le polit ; fdatures de chanvre, corderie, constructions navales, carrières de lave. Villégiature très fréquentée en été par les Italiens à cause de ses bains de mer, en hiver par les étrangers à cause du climat et de la beauté des environs. La ville, fondée au XII® siècle, plusieurs fois ravagée par l'éruption du Vésuve, est bâtie sur la coulée de lave de 1631 ; aux abords, on voit celles de 1794 et du 8 déc. 1861, très meurtrières (V. Vésuve). A.-M. B.
TORRE (Délia). Famille milanaise du moyen âge (V. Milan.
TORRE Di Rezzonico (Carlo-Gastone délia), littérateur italien (V. Rezzonico).
TORREFACTION. On désigne sous le nom de torréfaction une opération qui consiste à soumettre des substances à sec à l'action d'un feu modéré à l'air libre dans le but de détruire certains éléments nuisibles, de produire un commencement de calcination ou d'oxydation, ou de provoquer la formation de principes aromatiques. Exemple : torréfaction du café, du cacao y du tabac (V. ces mots). Elle se distingue de la calcination et du grillage par la température à laquelle on soumet les substances, qui est toujours modérée dans la torréfaction.
TORREILLES. Corn, du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan, cant. de Rivesaltes ; 1.731 hab.
TORRÊMUZZA (Prince de), antiquaire italien (V. Cas- TELLo [Gabriele-Lancilotto] ) .
TORRENS (Acte) (Législ.) (V. Acte Torrens).
JOHHEnS.hâc d'Australie (V. ce mot, t. IV, p. 732).
TORRENT (Géogr. phys.) (V. Rivière).
TORRÈS (Détroit de). Bras de mer qui sépare l'Austrahe de la côte S. de la Nouvelle-Guinée; large de 185 kil., il est à ce point encombré de récifs coralliaires, d'écueils, de hauts fonds, d'îlots, que les compagnies d'assurances maritimes refusent d'assurer les navires qui y passent ; les entrées 0. et E. sont d'ailleurs rétrécies par les coraux au point de ne laisser que d'étroits chenaux. Découvert et traversé par le capitaine espagnol Luis Vaz de Terres en 1606, il fut de nouveau franchi par Cooken 1770 ; du golfe de Carpentane, on y accède par le chenal d'Endeavom, le long du cap York, ou mieux par celui des îles du Prince de Galles. Les îles du détroit deTorrès,pour la plupart rattachées auQueensland, renferment une population étudiée par Haddon (Journ, of anthrop. Institute, 1890, t. XIX, pp. 297-440 et Nature du 30 oct. 1890).
TORRES NovAS. Ville de Portugal, distr., et à 30 kil. N. de Santarem (Estrémadure), sur l'Almonda, affl. dr. du Tage; 9.460 hab. en 1890. Stat. du ch. de fer de Lisbonne à Porto. Tissage et filatures de coton et de linge damassé, huileries alimentées par les oliviers très nombreux dans la campagne ; les vignobles de Torrès Novas sont parmi les plus productifs du Portugal. Au xi® siècle, sous le nom de Cardigo, elle était la capitale du duché d'Alencastro.
TORRES Vedras. Ville de Portugal, distr. et à 40 kil. N. de Lisbonne (Estrémadure), sur la r. g. du Sizandro ; 6.100 hab. Stat. du ch. de fer de Lisbonne à Figueira da Foz. La ville date peut-être des Romains, elle a gardé des restes d'un château et d'un aqueduc gothique ; en 1810, Wellington, repoussé d'Espagne par Masséna, s'y retrancha derrière les célèbres « lignes » fortifiées, dont le dévelop-
pement de la mer au Tage atteignait 45 kil.; les Français y parvinrent en oct. 1810 et se retirèrent le 4 août 1811 ; le 22 déc. 1846, le maréchal Saldanha y vainquit les insurgés. Bons vins rouges ; sources thermales salines.
TORRES-Gampos, jurisconsulte espagnol (V. Campos).
TORRESANO (André), imprimeur italien (V. Asola).
TORREVIEJA de La Mata. Ville d'Espagne, prov. et à 45 kil, S. d'Alicante, sur la côte de la Méditerranée ; 7.725 hab. (en 1887). La ville, détruite par un tremblement de terre, le 21 mars 1829, a été reconstruite sur un plan régulier, et les maisons ne dépassent pas 3 m. de hauteur. Malgré l'insécurité de son ancrage, son port est fréquenté par des caboteurs (700 ou 800) et par de plus grands navires (50), qui viennent, surtout de Scandinavie, y chercher le sel renommé des salines d'Orihuela.
TORRIANI (Maria), femme écrivain italienne contemporaine (V. CoLOMBi [la Marchesa]).
TORRICELLI (Evangelista), physicien et géomètre italien, né à Faenza le 15 oct. 1608, mort à Florence le 25 oct. 1647. Venu à Rome à vingt ans, pour y suivre les leçons de Castelli, il ne tarda pas à entrer en correspondance avec le maître de ce dernier, Galilée, à qui il envoya le manuscrit d'un intéressant travail sur le mouvement parabolique des projectiles, et, en 1641, il se rendit à Florence auprès de l'illustre savant. Il lui succéda, l'année suivante comme professeur de mathématiques et de physique. En 1643, il inventa le baromètre (V. ce mot). Vers la même époque, il découvrit sa fameuse loi de l'écoulement des liquides par un orifice percé en mince paroi (V. Ecoulement, t. XV, p. 516). Elle fut rendue publique en 1644. On lui doit aussi des perfectionnements au microscope et à la lunette. Il a pubfié : Trattato del moto (avant 1641); Opéra geometrica (Florence, 1644). Un monument lui a été élevé dans sa ville natale.
TORRIDON. Golfe de la Grande-Bretagne (V. ce mot, t. XIX, p. 154).
T0RRI6IAN0 (Pietro), sculpteur italien, né à Florence en 1472, mort en Espagne en 1528. Condisciple de Michel-Ange, il se rendit célèbre de bonne heure en lui cassant le nez d'un coup de poing. Après avoir travaillé à Rome pour le pape Alexandre VI, il se rendit en Angleterre où il exécuta le tombeau de bronze du roi Henri VII et de la reine Elisabeth (abbaye de Westminster). Fixé ensuite en Espagne, il s'y rendit célèbre par son Uirist en croix et par une statue en terre cuite. Saint Jérôme en pénitence, qui existe encore. Accusé d'hérésie, Torrigiano se laissa mourir de faim en prison. E. Mïîntz.
BiBL. : Vasari, le Vite.
TORRISDALSELF. Fleuve de Norvège (V. Otteran).
TORROX. Ville d'Espagne, prov. et à 37 kil. E. de Malaga (Andalousie), sur le versant S. de la sierra de Almigarra; 7.000 hab. Très bien abritée des vents d'O. et du N., la « Vega » de Torrox permet à la canne à sucre de mûrir. Moulins à sucre et à huile.
TORSAC. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angougouléme, cant. de Villebois-la- Valette ; 525 hab.
TORSIAC. Comi du dép. de la Haute-Loire, arr. de Brioude, cant. de Blesle; 238 hab.
TORSION. I. Mécanique. — Lorsqu'un cylindre ou un prisme droit est sollicité par des forces perpendiculaires à son axe et symétriquement réparties autour de cet axe, on dit g;u'il est soumis à des efforts de torsion. Le cas le plus simple est celui où l'une des extrémités du cylindre ou du prisme est encastrée d'une manière invariable, et où les forces sont appliquées à l'extrémité libre. Coulomb a admis qu'en pareil cas les sections droites restent planes, conservent une grandeur invariable et tournent d'un angle proportionnel à leur distance à l'extrémité encastrée. Cette hypothèse n'est exacte que pour les cylindres circulaires ; et même il faut alors, pour que l'hypothèse se réalise mathématiquement, que les forces appliquées à l'extrémité libre soient perpendiculaires aux rayons et réparties, sur toute l'étendue
TORSION ^" TORSTENSSON
de la section, proportionnellement à ces rayons. Mais, à vrai dire, Texpérience montre que le mode de distribution de ces forces ne se fait sentir qn'à une très faible distance de l'extrémité. Quand la section n'est pas circulaire, l'hypothèse de Coulomb cesse de s'appliquer, ainsi que l'ont montré Cauchy, dans le cas du prisme carré, puis Saint- Venant, dans le cas général. Il n'est même pas exact de dire que les sections droites restent planes après la torsion : ces sections éprouvent un gauchissement plus ou moins prononcé.
Le cas du cylindre circulaire est d'ailleurs le plus important au point de vue des applications. En admettant la loi de Coulomb et désignant par A le moment d'inertie d'une section droite, par L la longueur du cylindre, par T la somme des moments des forces, par 6 l'angle de rotation de la section située à l'unité de distance de l'extrémité encastrée, par [x l'un des deux coefficients de Lamé (V. Elasticité), on a la formule fondamentale : T = A[j.O. L'angle de rotation des diverses sections est proportionnel à leur distance à l'extrémité encastrée. L'effort tangentieL rapporté à l'unité de surface, qui sollicite un élément d'une section quelconque à la distance r de l'axe a
pour valeur : R = [xôr =^t v. Pour un cercle homogène
de diamètre d, le moment d'inertie A est -^r^r-. Si l'on
fait r
32" , de manière à avoir la fatigue maxima, on
trouve R
d'où C^ rrr 1
Tel est le dia-
mètre qu'il faut donner à l'arbre pour que, sous l'action d'un moment T, la fatigue ne dépasse nulle part une limite R assignée à l'avance. En particulier, dans le cas d'une machine dont l'arbre fait n tours par minute et doit
transmettre C chevaux, on trouve d = 45,41/--. Si
V rR l'arbre est soumis à la fois à des efforts de flexion et de torsion, on emploie la formule (déjà indiquée au mot Rè-
16 / sistance) : r ==: -^y T^ -4- F^, dans laquelle T désigne le moment de torsion, et F le moment fléchissant.