TOUAT
kelt (V. ces mots). On tend à concilier les deux appellations en qualifiant l'ensemble des trois groupes d'Archipel touatien, pour réserver celui de Touat au groupe du S.-O., situé dans le bassin de l'oued Saoura. L'ensemble de l'archipel touatien représente une dépression à laquelle viennent aboutir les eaux descendues de l'Atlas et des massifs des Touareg ; elle est limitée : au N., par les dunes de l'Erg occidental et la falaise du plateau crétacé du Tacié^maït (V. ce mot) ; au S., par le plateau dévonienduMouydir ; les oasis du N., alimentées parles eaux filtrées sous la dune, forment le Gourara; celles du S. -E., alimentées par les eaux du Tadémaït et du Mouydir, forment le Tidikelt; quant au Touat, il représente le fond de la cuvette et est créé par les eaux de l'oued Saoura, venu du Maroc et grossi à ïgli par la Zousfana ; le Touat ne comprend que le bassin inférieur de l'oued Saoura ; au moment des pluies, l'eau y arrive jusqu'aux premières oasis, rarement jusqu'à l'extrémité méridionale de la dépression qui ne serait guère qu'à une centaine de mètres au-dessus de l'Océan. La vallée est large, sur un sol d'alluvions ; la nappe souterraine drainée par
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Echelle 1: 4500000
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Carte du Touat,
Vue de la kasbah des Bajouda, face occident. (Insalah).
les feggaguir (galeries souterraines joignant le puits) est abondante. Le Touat comprend plus de 300 ksour, et Déporter y compte 400.000 hab. ; un tiers d'Arabes, dont 10.000 seclassant dans la noblesse religieuse desCheurfa ; 8.000 à 40.000 Berbers Zenata, les anciens maîtres du
pays; un tiers de Harratin, métis de nègres, travailleurs sédentaires, à demi serfs, et près de 20.000 nègres, généralement esclaves. On parle arabe et un dialecte berber. Les ksour du Touat se répartissent en districts qui sont,
du N. au S., sur 200 kil. de long : Bouda (42ksour);Timmi (39 ksour), le plus populeux et le centre politique, avec une vraie ville à Adrar; Tamentit (5 ksour); Bou Faddi ou Ouled-el»Hadj (4 ksour); à rO.
de celui-ci, Tasfaout-Fenorhin (17 ksour) ; au S. du précédent, Tamest (14 ksour); Zaouiet- Kountah (24 ksour); Inzegmir ou Touatel- Henné (13 ksour) ; au S.- 0. de ceux-ci, Sali (13 ksour), et tout au S. du Touat, Reggan (15 ksour). — On évalue le nombre des palmiers à 4 millions; leurs dattes ne sont pas très bonnes; on cultive aussi des fruits, des légumes et des céréales, mais en quantité insuffisante, car il faut en importer, du henné très estimé, du chanvre, du tabac, du coton. Les moutons sont nombreux, les ânes aussi, les chevaux rares ; les chameaux se trouvent surtout à Bouda et Reggan.
Histoire. — L'histoire du Touat n'est connue que depuis la conquête musulmane. La population primitive, formée peut-être des Harratin (Mélano-Gétules des anciens), avait été de longue date subjuguée par les Berbers Zenata. Au VIII® siècle, les Miknasa, fraction de cette grande tribu convertie à l'islam, occupaient la région de l'oued Saoura et fondèrent au Taplelt le petit Etat de Sidjelmassa. Sous la dynastie des Béni Midrar, ils affirmèrent leur autonomie en adhérant au schisme religieux des Chiites; le Touat et le Gourara suivirent cet exemple vers l'an 800. Bien que cet antagonisme religieux ait cessé lors du démembrement de l'empire musulman, le duaUsme et les rivaUtés qu'il traduisait ont persisté. Les ksour de l'oued Saoura sont demeurés du côté des dissidents. Lors de la seconde invasion arabe, dite hillabienne, les Mérinides, fraction des Zenata, se réfugièrent au Gourara (xi® siècle); plus tard, devenus maîtres du Maroc, ils voulurent étendre leur autorité vers le Sud. En 1315, le fils du sultan Abou Ali, parti du Tafilelt, fait la conquête du Touat, du Gourara et de Tamentit; mais lui-même, puis son frère s'y rendirent indépendants et tout lien de vassalité fut presque aussitôt rompu. En 1492, un agitateur religieux du Gourara fait massacrer les juifs et tente de révolutionner le Maroc. La première occupation elïective par une armée marocaine eut lieu en 1540, sous la dynastie des Chemfa Saadiens (V. Maroc) qui s'appuyaient sur le Tafilelt ; Mouley Ahmed el 'Mansour dut recommencer la conquête en
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TOUAT — TOUBOUAI
4588, quand il entreprit celle du Soudan ; le Gourara et le Touat se rebellèrent presque aussitôt et une nouvelle expédition échoua. La dynastie actuellement régnante au Maroc obtint en 4662 et 4668 un hommage nominal; puis il ne fut plus question de suzeraineté jusqu'en 4808 où une colonne marocaine vint prélever son tribut. Le traité de 4845, entre la France et le Maroc, stipule qu'au S. des ksour de Figuig et de Moghar, le pays étant désert, la délimitation est superflue. Le Gourara, le Touat et le Tidikelk restaient donc en dehors du territoire marocain aussi bien que français; comme ils étaient à TE. du méridien où s'arrêtait la frontière, ils étaient dans la zone d'influence française. En 4873, le général de Gallifet ayant occupé El Goléa, les djemaa (assemblées) de Timimoun, de rÀougguerout et d'Insalah lui offrirent de se soumettre. La situation fut modifiée par le massacre de la mission Flatters, concerté dans une réunion tenue à Insalah, en déc. 4880, par les Touareg, les Ouled-sidi-Cheikh dissidents et la famille des Badjouda qui dominait à Insalah ; l'oasis d'In-rhar (Tidikelt) fournit même vingt chameaux au rezzon des Touareg. Depuis cette époque les gens d Insalah, comme les Touareg lloggar, redoutent le châtiment et ils se sont efforcés de trouver au Maroc une protection. En 4886 et 4887, les chefs du Touat et du Gourara firent des démarches auprès du sultan; la France protesta à I^ez, et les querelles des djemaas berbers du Gourara, avec les chefs nobles arabes du Touat, paralysèrent l'effet de ces démarches. Toutefois, au Touat, un personnage établi dans l'oasis de Timmi prit le titre de pacha marocain. Les oasis touatiennes étaient trop divisées pour accepter de s'unir sous un gouverneur. Elles sont, en premier lieu, divisées en deux grands partis ou Sofs, Ihammed et Sefian, division qui remonte à l'époque des Almohades (xiii® siècle); elles le sont en Berbers administrés par leurs assemblées (djemaa) qui dominent au Gourara, et Arabes obéissant à leurs chefs religieux ou nobiliaires ; d'une manière générale le Sof des Sefian représente l'élément berber et le Sof Ihammed l'élément arabe; elles le sont encore en partis religieux affiliés à des ordres rivaux : de Mouley-Taieb dont le chérif d'Ouezzan est le chef; héritiers de la dynastie des Edrisites (V. ce mot), les Taibya sont assez mal disposés pour la dynastie marocaine actuelle; — l'ordre des Ouled-sidi-Cheikh dont l'importance est plus politique que religieuse ; les descendants de Sidi Cheikh étaient, lors de la conquête française, les chefs féodaux du Sahara algérien; leur influence est considérable au Gourara; le célèbre agitateur BouAmama, chef de l'insurrection du Sud oranais, en 4882, est de cette famille; il s'est après l'insurrection retiré à Deldoul, oasis du Gourara, et de là a consolidé son influence sur les nomades sahariens depuis les Beraber marocains jusqu'aux Touareg; il a ensuite quitié ces parages pour s'installer à Figuig; — l'ordre des Kadria (Sidi Abd-el Kader Djilani) est, comme dans toute l'Afrique musulmane, important, mais peu militant; — celui de Kerzaz, qui se rattache aux Edrisites, a son centre sur l'oued Saoura, au N. du Touat: il est pacifique et favorable à l'entente française ; — la confrérie des Bekkaya, qui a son centre à Tombouctou, dérive des Kadria, influent dans les oasis méridionales d'Akabli (Tidikelt), Inzegmir (Touat), est également pacifique en principe; — l'ordre des Senoussi, qui passe pour très hostile aux Européens, dominait à Insalah.
Après avoir projeté une extension d'influence pacifique et suivi à cet effet des pourparlers assez stériles avec les Ouled-sidi-Cheikh, le gouvernement français, poursuivant la jonction de l'Algérie et du Soudan, fut conduit à l'occupation des grandes oasis sahariennes du Touat. Ce fut la conséquence de la mission Flamand, mission géologique escortée par le capitaine Pein avec 440 hommes. Parvenue près d'Insalah , elle fut attaquée à Igosten par 4 .200 musulmans, leur infligea une sanglante défaite (28 déc. 4899); le lendemain elle occupa Insalah ; presque tous les Badjouda avaient péri dans la lutte; le 5 janv. 4900, elle défit des
contingents venus d'ïnrhar; toutefois, le commandant Baumgarten, venu avec 400 hommes renforcer la garnison, ne put prendre Inrhar (24 janv.) ; il fallut y envoyer une colonne avec de l'artillerie sous les ordres du lieutenant-colonel d'Eu; le 49 mars, il s'empara d'ïnrhar, fit prisonnier le pacha de Timmi, chef du Touat ; il soumit ensuite les oasis d'Akabli et d'Aoulep, achevant la conquête du Tidikelt. Celle du Gourara fut l'œuvre du colonel Ménestrel qui s'empara de Tabelkoza et de Timimoun (mai 4900). Une autre colonne avait occupé le 5 avr. IgU, à la tête de l'oued Saoura, pour couper le Touat du Maroc; en même temps, le chemin de fer du Sad oranais était poussé jusqu'à Duveyrier, en face de Figuig. Cependant, au S. du Gourara de sanglants combats eurent lieu, en septembre, aux ksour de Sahela et de Metarfa, les ksouriens étant appuyés par des bandes de Beraber venus du Maroc méridional. Une nouvelle colonne fut formée en janv. 4904, sous les ordres du général Servière ; il soumit le Deldoul , avec Sahela et Metarfa, Brinken et le Touat (févr. 4904) ; à ce moment, il apprit que les Beraber avaient tenté sur Timimoun une surprise repoussée avec pertes (48 févr.); il se porta contre eux dans l'oasis de Charouin, leur infligea de grosses pertes et acheva la soumission de ces ksour. Une autre colonne, dirigée par le général Risbourg, avait en partant de Duveyrier occupé les oasis du N. de l'oued Saoura, Béni Abbés et Kerzaz (mars 4900). La prise de possession des oasis du Touat, du Gourara et du Tidikelt, a coûté environ 40 millions de fr., en raison des frais énormes des convois de chameaux qui accompagnaient et ravitaillaient les colonnes, et de la mortalité de ces animaux dont plus de 60.000 succombèrent. Des postes fortifiés ont été installés à Insalah, Inrhar et Tit, au Tidikelt, à Timimoun, au Gourara, à Adrar, au Touat, à Beni-Abbès (après Igli), au N. de l'oued Saoura ; une piste carrossable reliera ce dernier point à Djenan-ed-Dar, près de Duveyrier, en attendant la voie ferrée ; une autre est tracée d'El Goléa à El Hadadra. L'administration des oasis est assurée par la création d'annexés du service des affaires indigènes d'Algérie à Insalah, Timimoun et Adrar ; la police est confiée à des maghzen, cavaliers indigènes dépendant des officiers chefs d'annexé. A. -M. Berthelot.
BiBL. : Déporter, Extrême Sud de l'Algérie; Alçer, 1890. — RiNN, Nos frontières sahariennes; Alger, 1886. — Du même, Marabouts et hhouan; Alger, 1884. — Anon. (Le Chatelier), Questions sahariennes, 1890. — Le Chate- LiER, les Frontières méridionales de l'Algérie^ dans Revue scientifique, 1886. — - Flamand, Géologie du bassin de l'oued Saoura; Alger, 1897. — Du môme, l'Occupation d'Insalah^ dans Bulletin de la réunion d'études algériennes, 1900. — V. aussi les documents parlementaires (Chambre des députés), produits lors de la discussion des crédits supplémentaires de juin 1900 et mars 1901.
TOUBOUAI, TuBUAi, Iles australes des Anglais. Archipel de la Polynésie équatoriale, faisant partie des établissements français de l'Océanie. Il s'étend de 21** 49' lat. S. à 29^24/ et de I57M1' à 445o 18' long. 0., c.-à-d. de nie-HuU au N.-O., à l'Ile Bass au S.-E., et comprend les îles : Hullou, Maria, Rimatara, Rurutu (50 kil. q. ; 360 hab. ; ait. 400, mouillage profond d'Avera), Tubuai (403 kil. q. ; 420 hab., ait. 310 m., Raevavae (66 kil. q., ait. 310 m.) (ce sont les Toubouai proprement dites), et beaucoup plus loin, au S.-E., Râpa (ancien cratère, ait. 633 m., 43 kil. q., vestiges d'une ancienne civilisation, forts en pierres sèches, bon mouillage d'Ahurei) et Bass (rochers abrupts inhabités). On peut signaler des récifs intermédiaires qui complètent la continuité de la chaîne, alignée du N.-O. au S.-E., comme les autres alignements des îles polynésiennes. C'est le deuxième, qui commence au N.-O. par les Samoa, se continue par les Palmerston, les îles de Cook. Superficie totale : 287 kil. q.; population : 1.800 hab. environ en 1892.
Les Tubuai sont des îles hautes et de formation volcanique, à l'exception de l'île Hull ou Maria. Le climat est doux et tempéré. Les saisons sont bien marquées, et avec les vents du S. la température y est fraîche dans la sai-
TOUBOUAI — TOUCHES
son d'hiver; la pluie y est fréquente. Aux Tubuai, les vents d'E.-S.-E. sont les plus fréquents ; ceux du N. et du N.-O. sont généralement des vents de beau temps, mais, avec la saute brusque au S., surviennent des grains furieux. Les tempêtes tournantes s'y font sentir en été (oct. à mai). A Râpa, c*est dans l'été que les vents soufflent de S.-E., tandis que les brises de S.-O. dominent en hiver, de mai en octobre.
La flore est pauvre dans ces îles. Les cocotiers ne portent pas fruit à Râpa. La première plante qui, dans ces archipels, s'empare des récifs, est le pourpier, puis des plantes rampantes, grasses ou velues, des fougères arborescentes, etc. — La faune est la même que celle des îles de la Société, celle terrestre est pauvre, celle marine est fort riche. Tubuai nourrit sur ses hauteurs gazonnantes des chevaux, que des goélettes viennent prendre à destination de l'Océanie orientale. — Les indigènes sont de la race maorie, ils se rapprochent des Tahitiens, mais ils sont plus travailleurs. Ils parlent le tahitien, ou, comme à Râpa, une langue semblable à celle de Rarotonga, une des îles Cook, d'où ils sont venus probablement. Ils ont suivi d'abord l'influence de Tahiti, prenant les mêmes usages, suivant la même religion. Aujourd'hui ils professent le christianisme, auquel ils ont été convertis par des missionnaires protestants, établis de 1821 à 1825 dans l'archipel. Les ministres du culte se recrutent parmi les indigènes. La population a subi un décroissement déplorable depuis l'arrivée des Européens, mais heureusement ce mouvement se ralentit. La population blanche est fort minime.
Lors de la suzeraineté de l'archipel de la Société, les deux îles de S.-O., Rimatara et Rurutu,se rattachaient à Raiatéa, les trois îles de l'E. à Tahiti. Aussi ces dernières furent-elles comprises dans le protectorat français d'abord, puis dans l'annexion de Tahiti. Les deux premières, qui avaient été omises, ne furent possédées officiellement que les 27 et 29 mars 1889 ; Râpa fut placée sous le protectorat le 17 fév. 1844 et annexée le 27 fév. 1882.
BiBL. : Aylia Marin, les Tubuai.».^ dans le Tour du monde, 1885. — Voyage aux îles Tubuai, Raevavae et Râpa, dans Bidl. Soc. géog, commerc. de Paris, 1889. — Instructions nautiques, 1894. — Cartes hvdi'ogr., n"» 985, 1158, 1727, 4062, 4-232.
TOUCAN (Ornith.). Genre d'Oiseaux de l'ordre des Grimpeurs ou Zygodactyles, désigné scientifiquement sous le nom de Ramphastos et devenu le type d'une famille à part (Ramphastidœ), caractérisée par un bec très grand, emboîtant la tête jusqu'aux yeux, aussi long que la moitié du corps, un peu recourbé, à bords des mandibules dentelés; les narines, ovales, percées dans une membrane; les ailes courtes, concaves, la queue égale ou arrondie, assez courte ; les tarses robustes, scutellés, courts, les deux doigts externes égaux et assez longs, les deux internes et surtout le pouce plus courts, les ongles forts, comprimés et recourbés. Tous les Oiseaux de cette famille habitent l'Amérique chaude , du Mexique au S. du Rrésilet à la Bolivie, et forment deux genres: Toucan proprement dit [Ramphastos) f subdivisé en plusieurs sousgenres, et Arvcarï (V. ce mot) ou Pteroglossus, dont le bec est moins disproportionné. Le bec de toutes les espèces est teint de couleurs vives et variées, où le rouge, le jaune, le bleu et le vert se mélangent agréablement,
Toucan {Ramphastjs cuvieri).
mais ces teintes se fanent et disparaissent après la mort; le plumage lui-même présente des couleurs tranchées que les dames du Brésil et du Pérou, et même d'Europe, à une certaine époque, ont utilisées pour leur parure : le devant du cou et de la poitrine, revêtu de plumes fines et serrées, servait surtout à cet usage, comme aujourd'hui, le plumage du Grèbe. Le Toucan a gorge blanche (/i. lu' canus), de la taille d'une Corneille, est noir dessus avec la poitrine d'un blanc pur et le ventre rouge. Il habite Cayenne. Le Toucan a go«ge jaune (R. viteUinus) habite également la Guyane. Le Tocard [II. tocard) a la gorge blanche bordée d'un collier rouge. II est du Pérou. Les Toucans volent aisément en ramenant leur tête en arrière et appuyant sur la gorge leur bec dont l'intérieur est celluleux, ce qui le rend plus léger qu'il n'en a l'air. Ils se nourrissent de fruits. Lorsqu'ils sont perchés, ils font entendre un sifflement accompagné de mouvements du bec à droite et à gauche, qui leur ont fait donner, à Ca^-enne, le surnom de prédicateurs. Ils nichent dans des troncs d'arbres, et chaque couvée est de deux petits que les parents nourrissent jusqu'à ce qu'ils puissent voler. Ces Oiseaux perchent et ne grimpent jamais aux troncs des arbres à la façon des Pies. E. Trouessart.
TOUCH. Rivière du dép. de la Haute-Garonne (V. Garonne [Haute-], t. XVHl, p. 554).
TOUCHATOUT. Pseudonyme de Ch.-L. Bienvenu (V. ce nom).
TOUCHAY.Com. du dép. du Cher, arr. de Saint- Amand- Mont-Rond, cant. de Lignières; 897 hab.
TOUCHE. L Technologie (V. Essai).
II. Musique. — On appelle touche certaines parties de plusieurs instruments de musique, qui sont celles où se posent les doigts de l'exécutant. Dans les instruments à clavier, orgue ou piano, les touches sont les petites palettes de bois plaquées d'ivoire ou d'ébène, dont l'ensemble constitue le clavier. On les appelait autrefois marches, quand il s'agissait des touches diatoniques, ^X feintes, lorsqu'on voulait désigner les touches chromatiques, et tandis que celles-ci sont toujours noires aujourd'hui et les premières blanches, c'était la disposition contraire qui était aux xvfi® et xvm^ siècles la plus commune, pour les clavecins tout au moins. Dans le violon, le violoncelle et les autres instruments de cette famille, la touche est cette pièce d'ébène qui, collée sur le manche s'étend sans la toucher au-dessus de la caisse de l'instrument et par dessus laquelle les cordes sont tendues. Les doigts de l'artiste s'y posent pour appuyer sur les cordes et faire les différentes notes. Dans les instruments à cordes pincées et dans les violes jadis, les touches étaient ces divisions marquées sur le manche et séparées l'une de l'autre par un petit morceau d'ivoire ou de métal formant un léger relief. On se contentait souvent de serrer à cet endroit une simple corde de boyau, nouée derrière le manche. Cette disposition permet à l'exécutant d'obtenir la note juste, pourvu qu'il appuie le doigt dans l'intervalle de deux touches, le relief faisant alors sillet à l'endroit voulu. Le jeu des instruments de ce genre, lesquels font souvent des accords sur plusieurs cordes à la fois, serait impossible sans cela, car les doigts ne pourraient commodément se placer à la place exacte qu'il faudrait. H. Q.
TOUCHE (La). Corn, du dép. de la Drôme, arr. et cant. de Montélimar; 224 hab.
TOUCHE (Henri Filleau de La), magistrat et généalogiste français (V. Filleau de La Touche).
TOUCHE (GervaisedeLa), littérateur français (V. Ger- VAiSE DE La Touche).
TOUCHER (Physiol.) (V. Tact).
TOUCHES (Les). Com. du dép. delà Loire-Inférieure, arr. deChâteaubriant,cant. de Nort-sur-Erdre ; 2.051 hab.
TOUCHES. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Chalon, cant. de Givry; 998 hab. Ruines, sur un roc escarpé, du château de Montaigu (xii^ siècle).