TOULOUSE — TOUNG-KOUAN
sciences, inscriptions et belles-lettres, fondée par l'initiative de quelques gens de lettres, en 1640, sous le nom de Société de lanternistes, réorganisée en 1729 sous le nom de Société des arts et des sciences, constituée en académie par lettres patentes du 24 juin 1746, elle prit en 1797 le nom de Lycée, puis d'Athénée (1804), et reparut sous son nom d'Académie en 1807. De 1782 à 1844, elle a fait paraître 7 recueils et 11 volumes de mémoires; depuis, un volume annuel de mémoires. La Société archéologique du midi de la France, fondée en 1831, déclarée d'utilité publique en 1851, qui a publié depuis 1832 des mémoires périodiques, et depuis 1869 un bulletin trimestriel. L'Académie de législation, fondée en 1851, a fait paraître chaque année un recueil. Des sociétés de médecine, de géographie, d'agriculture, etc. La Société académique hispano-portugaise (1879) qui publie un bulletin. L'Union artistique qui organise un salon des beauxarts annuels. Des orphéons et sociétés chorales.
Les armoiries de Toulouse, qui dans l'Armoriai général de 1690 ont été défigurées, sont : de gueules à une croix cléchée^ vidée et pommelée, d'or (la croix dite de Toulouse), en un cercle de même, sur une hampe de mêmey portée droite par un agneau pascal passant, d'argent, accostée à dexlre d'un château d'argent donjonné de même (le château Narbonnais, représentant la Cité) et à senestre d'une église d'argent avec clocher de même (Saint-Servin représentant le Bourg), au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or. Martin. BiBL. : [Du MègeI, Biographie toulousaine, 1823, 2 vol. in-8. ~ D'Aldeguier, Histoire de Toulouse, 1833, 4 vol. in-8. — Du Mège, Histoire des institutions... de Toulouse, 1844-46, 4 vol. m-8. — Dom Devic et Dom Vaissete, Histoire générale de Languedoc, édit. Privât, 1872-92, 15 vol. in-4. — A. MoLiNiER, Géographie historique du Languedoc (ext. du t. XII de l'ouvrage précédent;, 1889. — MazzoLi, le Vieux Toulouse disparu, 1885, iii-4. — Léon Clos, Etudes historiques sur le capitoulat toulousain, 1887, in-8. — De Caseneuve, l'Origine des Jeux fleureaux de Toulouse, 1059, in-4. — Dubédat, Histoire du Parlement de Toulouse, 1885, 2 vol. in-8. — Coutumes de Toulouse, édit. Tardif, 1884, in-8. — Album des monuments... du Midi..., publié par la Soc. archéol. du Midi de la France, t. l"'', 1893-97, in-fol. — J. de Lahondès, l'Eglise Saint-Etienne, 1890, in-8. — Du même, IHôtel d'Assézat, VHôtel de pierre, dans Bulletin monumental, 1H% et 1896. — • J. de Malafosse, Etudes et notes d'archéologie, 1898, in-8. — Guide dans Toulouse, 1877, in-î6. — Toulouse, vol. publ. à l'occas. de laXVI« sess. de l'Associât, pour l'avancement des sciences, 1887, in-8. — Plusieurs travaux publ. dans les Mémoires des sociétés savantes de la ville.
TOULOUSE. Corn, du dép. du Jura, arr. de Lons-le- Saunier, cant. de SeUières ; 629 hab.
TOULOUSE (Maison de) (V. Languedoc et Toulouse). TOULOUSE (Louis-Alexandre de Bourbon, comte de), fils de Louis XIV et de M"^® de Montespan, né à Versailles le 6 juin 1678, mort le 1^^ déc. 1737. A cinq ans, il était amiral de France ; à douze ans, il accompagnait son père en Hollande, et, fort brave, était blessé au siège de Namur. En 1702, il commandait l'escadre qui fit reconnaître à Messine et à Palerme les droits de Philippe V. En 1704, il contrariait avec Duquesne les projets des Anglais en Catalogne et, le 24 août, livrait à l'amiral Rooke, dans les parages de Malaga, une grande bataille qui demeura indécise, mais oti les Anglais subirent des pertes considérables. Le comte de Toulouse épousa, en 1723, Marie- Victoire-Sophie de Noailles, marquise de Gondrin, l'une des femmes les plus jolies et les plus spirituelles de la cour, et qui tint à Rambouillet un salon renommé. De ce mariage naquit le duc de Penthièvre (V. ce nom). Toulouse avait de grandes qualités. Saint-Simon,|qui n'est pas tendre, dit « qu'il avait su gagner les cœurs par ses manières douces et affables, par sa justice et par sa libérable ». Louis XV lui réservait la succession du cardinal de Fleury, mais il mourut le premier. R. S.
TOULOUSE-LAUTREC (Famille) (V. Lautrec).
TOULOUVA (Linguist.) (V. Dravidiennes [Langues]). TOULOUZETTE. Com. du dép. des Landes, arr. de Saint-Sever, cant. de Mugron ; 627 hab.
TOULX-Saînte-Crgix (Tullum). Com. du dép. de la Creuse, arr. et cant. de Boussac ; 1.297 hab. Ruines romaines étendues, église des xii® et xiii® siècles.
TOUMAN. Monnaie perse (V. Monnaie et Perse).
TOUMAN-BEY, sultan d'Egypte (V. Egypte, t. XV, p. 695).
TOUMAT. Rivière de l'Afrique orientale (V. Njl, t. XXIV, p. 1114).
TOUN. Ville de Perse (Khoraçan), entre Tebbès et Birdjend, sur la route des caravanes du golfe Persique à Mèchehed. Ville pittoresque, entourée d'une muraille de 6'"\4 de circonférence, une partie seulement est habitée (environ 6.500 maisons) ; elle est percée de trois portes. Citadelle imposante ; mosquée Imamzadé Sultan Ibrahim. Production considérable de soie grège, tabac, opium pour l'exportation ; quelques ateliers où l'on tisse la soie. C. IL
BiBL. : Sir C. Mac Gregor, Journey throuqh Khorasan, 1875, t. I, p. 147.
TOUNDJA. Rivière de Roumélie, affl. g. delaMantza, qui naît au S. des Balkans, franchit des gorges sauvages dont elle sort à Kalofer et, se dirigeant vers TE., arrose la vallée de Kazanlik et ses immenses champs de rosiers ; à Jambali, elle tourne au S. et s'unit à la Mantza à Andrinople ; elle a 260 kil. de long.
TOU N DRA (Géogr.) . Mot emprunté à la langue finnoise où Tountoun désigne les marais couverts de mousses et de lichens. On l'applique aux vastes plaines marécageuses et glacées qui couvrent le N. de l'ancien continent, le long de l'océan Boréal, depuis la mer Blanche jusqu'au Kamtchatka ; on les retrouve d'ailleurs au N. de l'Amérique ; où, comme en Europe et en Asie, se développe, auN. de la zone forestière, la zone des toundras. Les parties sèches y alternent avec les marais recouverts de mousse et d'herbes qui rendent le pays impraticable dans les courts mois d'été. Les nomades Samoyèdes, Toungouses du renne et Hyperboréens, y errent avec leurs rennes et leurs chiens ; seuls les oiseaux abondent sur les cours d'eau, cygnes, oies, plongeons (V. les art. Polaire, Asie, Europe et Russie). A.-M. B.
TOUN EL LE. Rivière du dép. de la Haute-Saône (V. Saône [Haute-], t. XXIX, p. 471).
TOUN EN S (Antoine de), aventurier français (V. Orélie- Antoine P^).
TOUNGABHADRA. Rivière de l'Inde, affl. dr. du Krichna ; 670 kil. de long, débit moyen, 850 m. c. par seconde; formée par la Tounga (g.) et la Bhadra (dr., 130 ML), nées dans le Maïssour, elle coule au N.-E., puis à l'E., limite au S. les Etats du Nizam et finit en aval de Karnoul.
TOUNGANNES (Ethnogr.) (V. Doumganes).
TOUNG-KIANG. Fleuve de la Chine méridionale, dans la prov. de Kouang-toung, tributaire de la mer de Chine. Il prend sa source sur les frontières du Kiang-si et du Fo-kien, mais son cours ne devient important qu'à partir de Hoeï-tcheou qu'il arrose et où il se ramifie au labyrinthe fluvial du bas Si-kiang ; il forme alors un delta de 35 kil. de front qui s'unit à celui du Peï-kang pour constituer le delta de Canton et se jette dans la mer, à l'E. de la ville de ce nom, par le large estuaire surnommé Bocca tigris par les Européens, après un cours de 450 kil. du N.-E. au S.-O. C'est une voie de navigation fréquentée pour le transport des sucres, du riz et autres denrées agricoles de Canton aux provinces de Fo-kien et de Kiang-si.
TOUNG-KOUAN-TiNG. Ville et place forte de la Chme septentrionale, dans la prov. de Chen-si, chef-lieu de district militaire, sur la r. dr. du Hoang-ho, à 40 kil. de Toung-tchéou ; 72.000 hab. ; poteries renommées. Située au point de jonction de plusieurs routes maîtresses et notamment de celle qui conduit vers Si-ngan-fou, la position stratégique de cette ville est des plus importantes ; aussi, indépendamment d'une garnison considérable, des