II. Technologie (V. Rainer [Machine à
III. Mécanique. — Toupie gyboscopique. — La toupie gyroscopique est constituée par un anneau massif, en forme de tore, portant, suivant son axe, une tige terminée par deux pivots. Ceux-ci sont logés dans des cavités placées en deux points diamétralement opposés, à l'intérieur d'un autre naneau, très léger, appelé la chappe. Enfin la chappe est munie extérieurement d'une tige placée dans le prolongement de l'axe du tore. On place l'extrémité de cette tige dans un petit godet fixe, après avoir donné au tore un rapide mouvement de rotation. Dans ces conditions, l'axe paraît décrire un cône de révolution à axe vertical ; la vitesse de ce mouvement de précession est d'autant moindre que la rotation du tore est plus rapide. En réalité, l'axe n'a pas une inclinaison constante : il est affecté d'un mouvement de nutation qui devient sensible dès que la rotation du tore se ralentit. Une autre expérience intéressante qu'on peut faire avec le même appareil consiste, après avoir mis le tore en mouvement, à prendre la chappe avec les deux mains et à lui imprimer brusquement une oscillation ; on éprouve une résistance d'autant plus grande que le tore tourne plus vite, et l'on constate que l'effort est perpendiculaire au plan dans lequel on cherche à faire mouvoir l'axe. La théorie explique parfaitement ces effets, et elle établit que l'effort est égal au moment d'inertie du tore multiplié par la vitesse de rotation et par la vitesse angulaire d'oscillation. ■ L. Lecornu.