IV. Malacologie (V. Trochus
10 U PIN (Techn.)(V. Câble).
TOUQUES. Fleuve de France (V. Calvados, t. VU, p. 1000, et Orne, t. XXV, p. 593).
TOUQUES. Corn, du dép. du Calvados, arr. de Pontl'Evêque, cant. et à 2 kih de Trouville, sur la r. dr. de la Touques; 4.223 hab. (804 aggl.). Stat. de chem. de fer. Port de mer qui fut important au moyen âge. Haras de Mautry. Deux églises du xii® siècle (remaniées) ; halles . et maisons de bois du xvi® siècle ; manoir de Mautry des XVI® et xvii^ siècles ; ruines du château de Ronneville où résidèrent Guillaume le Conquérant et ses successeurs. Belle forêt de Touques (3.394 hect.).
BiBL. : Le Court, Tovques et le Château de Bonneville ; Pont-1'Evêque, 1867, in-12.
TOUQUETTES. Com. dudép. de l'Orne, arr. d'Argentan, cant. de La Ferté-Frênel ; 475 hab.
TOUQUIN. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Coulommiers, cant. de Rozoy ; 699 hab.
TOU R. L Architecture. — On appelle tour une construction presque toujours beaucoup plus haute que large, de forme carrée, polygonale ou circulaire, isolée ou dépendant d'un édifice plus important, et servant aussi bien de poste d'observation ou d'ouvrage de défense que de clocher, de beffroi ou même de cage d'escalier. D'après la Bible (Genèse, chap. 4 4), la plus ancienne tour aurait été la Towrc?^ Babel, construite en briques jointoyées de bitume, que les familles des enfants de Noé auraient élevée dans le pays de Sennaar (la Chaldée) avant que Dieu confondit leur langage et qu'ils se dispersassent par toute la terre. Chez les anciens, les tours furent surtout des ouvrages militaires, de forme ronde ou carrée, faisant partie des fortifications des villes ou assurant la protection des portes des enceintes. Il en fut de même au moyen âge ; mais, à cette époque aussi, les églises eurent des tours qui devinrent de plus en plus importantes pour loger les cloches, d'où les clochers, pendant que les communes, de leur côté, construisaient dans le même but, et aussi comme postes d'observation de l'ennemi ou des incendies, des beffrois, et que les seigneurs faisaient élever, dans leurs châteaux, sous le nom de donjons, des tours de différentes formes, mais d'une grande solidité et considérée comme la
dernière ressource des assiégés en cas d'abandon forcé des ouvrages extérieurs. La Grande Encyclopédie a donné, aux articles Beffroi, Clocher, Donjon et Fortification, des détails accompagnés de figures sur ces différents exemples de constructions appelées du nom générique de tour. On appelle tour de dôme la partie de construction circulaire ou polygonale qui supporte une coupole, comme au Panthéon de Paris ; tour de moulin à vent, le mur circulaire montant de fond et qui supporte le chapiteau de charpente sur lequel sont attachées les ailes du moulin ; tour mobile, toute construction de charpente en forme de tour établie sur des roues et dont on se servait autrefois comme ouvrage d'attaque, tandis qu'aujourd'hui cette sorte de tour, établie plus légèrement et véritable échafaudage roulant, ne sert plus qu'à la décoration ou à la réparation des voûtes et des plafonds ; tours penchées, les tours qui, comme celles de Bologne, de Pise et Saragosse, présentent une inclinaison sensible sur la verticale, et enfin tour ronde, le parement convexe de tout mur cylindrique ou conique, par opposition à tour creuse, qui désigne le parement concave d'un mur cylindrique ou conique. Ch. Lucas.
II. Fortification. ~ Dans l'antiquité, le rempart de la fortification était renforcé de place en place et particulièrement aux saillants par des tours dominant [les promenoirs ; par leur saillie en avant des murs, elles permettaient d'augmenter le commandement de la fortification et d'en surveiller les abords. Ces tours rendaient inhabitables par l'ennemi les promenoirs où ils auraient pu accéder. Cet organe de commandement et de surveillance fut en usage sous la féodalité, et tous les châteaux forts de cette époque comportent une ou plusieurs tours rondes, carrées ou polygonales. Au début de l'artillerie, on établit au sommet des tours des plates-formes pour y placer des canons. Mais, lorsque l'artillerie eut fait les progrès qui la rendirent dangereuse pour les hautes constructions en maçonnerie, ces tours disparurent peu à peu de la fortification, lïl. Art héraldique. — La tour est un meuble fort usité en blason où elle exprime la puissance féodale. Ordinairement ronde, si elle est carrée on doit le mentionner. Elle peut être donjonnée de un ou plusieurs donjons; ouverte, quand la porte est d'un émail différent; ajourée se dit des fenêtres; couverte, si elle a un toit; essorée, si ce toit est d'un émail différent; hersée ou girouettée si elle est munie d'une herse ou d'une girouette. IV. Ordres. ~ Ordre de la Tour et de VEpée. Fondé en 4459 par Alphonse V, roi de Portugal, cet ordre était tombé en désuétude, quand il fut renouvelé en 4808 par le prince Jean, régent du Portugal, réfugié alors à Rio de Janeiro, pour récompenser le dévouement et les services rendus à la cause portugaise en ces temps de guerre. Modifié en 4832 et destiné à récompenser tous les genres de mérite, il est le premier des ordres du royaume. Quatre classes: grands-croix, commandeurs, officiers et chevaliers. Devise : Valor, fialdade e merito. Ruban bleu.
TOUR. I. Mécanique. — Machine qui permet de donner, avec une précision toute mathématique, aux corps de diverse nature : bois, métaux, ivoire, etc., la forme d'un solide de révolution et qui consiste essentiellement en un axe entraînant dans un mouvement rapide de rotation l'objet à tourner, tandis qu'un outil tranchant ou pointu, gu'on déplace progressivement dans l'un des sens perpendiculaire ou parallèle, trace sur cet objet, en le rabotant circulairement, des parallèles de la surface de révolution. La forme et la disposition des tours varient, comme nous le verrons, avec leur destination. Tous, par contre, présentent la même particularité : au lieu qu'ils se meuvent, comme les autre machines-outils, pour aller trouver la matière, c'est la matière qui vient se mouvoir sur le tranchant ou sur la pointe qu'ils lui opposent.
L'art de tourner, cher à Alexandre le Grand et à Artaxerxès, puis, plus tard, à l'empereur Rodolphe II, à Luther, à Louis XllI et à nombre de grands personnages