‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 136 sur 633 · IV. PVROTECHNtE (V. ArTICïïAUT · texte numérisé non relu

IV. PVROTECHNtE (V. ArTICïïAUT

TOURCELLES-Chàumont. Com. dudép. desArdennes, arr. de Vouziers, cant. de Machault; d58 hab.

TOURCH. Com. du dép. du Finistère, arr. de Quimper, cant. de Rosporden; 4.077 hab.

TOURCOING. Ch. -l.de cant. du dép. du Nord, arr. et à 11 kil. N.-E. de Lille; 73.353 hab. en 1901. Gare de ch. de fer. Tribunal et chambre de commerce, lycée, écoles d'art, etc. (V. Nord [Dép.]). Elle est contiguë à la ville de Roubaix dont la sépare le chemin de fer, et forme avec elle une des grandes agglomérations industrielles de France. C'est le centre principal de Tindustrie lainière ; peigna ge et filature des laines, étoffes de fout genre, molletons, péruviennes, mais aussi draperies de pure laine ou de laine et coton, tapis, etc. (Y. Laine et Nord). L'industrie sucrière est importante; citons encore la brasserie, la tannerie, la savonnerie, la quincaillerie. Le seul édifice ancien est l'église gothique Saint-Christophe, refaite en 1862 et ornée de beaux vitraux; on a bâti l'église Notre- Dame et l'hôtel de ville en style Renaissance. — L'histoire des Tourquennois n'a guère à mentionner que la défaite des Autrichiens et des Anglais par Moreau les 17 et 18 mai 1794. A.-M. B.

BiBL. : Roussel-Defontaine, Hist. de Tourcoing; Lille, 1855, in-8.

TOURDION (Chorégr.) (V. Danse, t.XIIÏ,p. 868).

TOURDUN. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Marciac; 202 hab.

TOUREILLES (Les). Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens , cant. de Montréjeau; m6 hab.

TOURELLE. L Architecture. — Petite tour, portée le plus souvent en encorbellement, flanquée aux angles des donjons ou d'autres tours et servant autrefois de poste d'observation. Dans l'architecture gothique, à l'époque de la Renaissance et de nos jours, les tourelles, portées en encorbellement sur des culs-de-lampe, forment surtout de petits réduits aux encoignures des châteaux ou des maisons, dont elles agrémentent ainsi les façades, et ces tourelles reçoivent souvent aussi de petits escaliers. On appelle tourelles de dôme de petites tourelles placées au dehors, accotées à un dôme, comme à l'église de la Sorbonne et à l'église du Val-de-Grâce, à Paris, et renfermant un petit escalier à vis. Ch. Lucas.

IL Fortification (V. Coupole).

III. Marine. — L'emploi de tourelles sur les navires, pour la protection de l'artillerie de gros et de moyen calibre, donne un champ de tir très vaste, limité seulement par les obstacles du pont. Les « monitors » de la guerre de la sécession d'Amérique avaient déjà, du moins partie d'entre eux, des tourelles tournantes cuirassées : sur VOnondaga, acheté en 1864 par le gouvernement français aux Etats-Unis, elles étaient au nombre de 2, mues par la vapeur et armées chacune de 2 canons de 24 centim. Nos premiers garde-côtes cuirassés, mis en chantiers en 1865, reçurent également, à l'avant, une tourelle avec 2 gros canons, et depuis 1875 on a renoncé, en France, pour les cuirassés de tous rangs, au réduit central qui était très lourd, très encombrant et qui ne laissait aux grosses pièces qu'un champ de tir trop restreint (V. Cuirassé). Les tourelles cuirassés sont de deux sortes : les tourelles barbettes, qui ne sont pas fermées à la partie supérieure et dans lesquelles la pièce mobile sur un chemin de fer circulaire, tire comme par-dessus un parapet quelconque; les tourelles tournantes ou fermées, qui offrent la plus grande analogie avec les coupoles eu usage dans les forts et dans les batteries de côte (V. Coupole) et dans lesquelles les pièces tournant avec la coupole, n'émerge que par un étroit sabord. Les tourelles barbettes sont peu pesantes; elles peuvent se placer très haut, ce qui permet de les utiliser par tous les tenaps; elles se prêtent à l'emploi des canons à très grande longueur d'âme qui n'ont rien à craindre d'un frôlement à contrebord ; elles n'exigent, pour le tir, qu'un pointage en di-

•S — TOURCELLES -^ TOURETTE

rection; enfin, elles ne risquent pas d'être envahies par la fumée. Elles présentent, par contre, un inconvénient grave : les pièces et les servants n'y sont à l'abri ni des coups plongeants, ni de la mousqueterie des hunes. On a essayé d'y remédier par des carapaces en forme de glacis peu inclinés, dont les bords venaient affleurer la partie supérieure de la coupole, et, finalement, après les avoir exclusivement employées pendant une dizaine d'années sur tous les grands navires, on est revenu, avec le Hoche, aux tourelles fermées, qu'on a perfectionnées et allégées. On a, d'autre part, renoncé, dans ces derniers temps, pour les quatre grosses pièces qui constituent l'armement de tout grand cuirassé, à la disposition en parallélogramme, dans quatre tourelles simples, qu'on trouve, notamment, sur les bâtiments du type Chai^les- Martel (V. Marine, t. XXIII, p. 152), et il n'y a plus pour ces pièces, sur le Saint-Louis, sur le léna et sur les autres cuirassés des mêmes types, que deux grandes tourelles, l'une à l'avant, l'autre à l'arrière, avec deux pièces jumelles (tourelles doubles). Elles comprennent, comme, du reste, toutes les tourelles fermées, une partie fixe, sorte de cuvette, qui ne dépasse relativement que de très peu le niveau du pont, et une partie mobile, qui tourne, par le moyen d'un appareil hydraulique, dans la partie fixe (70 à 75 secondes par révolution) et où l'on dislingue une muraille, extérieure circulaire, un fond et un plafond. La pièce et les servants trouvent place dans cette dernière, percée seulement d'un étroit sabord. L'épaisseur du blindage tout en acier est, sur le Suffren, l'un des derniers cuirassés construits, de 0"^,278 pour la partie fixe, de 0™,298 pour la muraille de la partie mobile, de 0"S095 pour le fond et le plafond. Une partie de l'artillerie moyenne est, d'autre part, sur les nouveaux cuirassés, également en tourelles fermées. Mais celles-ci sont plus petites, et leur blindage est moins épais. Sur le Suffren, qui en a six, aune seule pièce chacune, l'épaisseur est de 0''\130 pour la partie fixe et la muraille de la partie mobile, de 0"^,03 pour le fond et le plafond. Les grands croiseurs ont aussi des tourelles, de dimensions proportionnées à celles des pièces.

TOUR ET. L Mécanique (V. Tour).

IL Coiffure (V. Coiffure, t. XI, pp. 864 et 866).

TOURETTE (La). Com. dn dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne, cant. de Mas-Cabardès; 143 hab.

TOURETFE (La). Com. du dép. de la Loire, arr. de Montbrison, cant. de Saint-Bonnet-le-Château ; 347 hab.

TOURETTE-du-Château. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Puget-Théniers, cant. de Roquestéron: 165 hab.

TOURETTE-Levens. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Nice, cant. de Levons; 1.093 hab.

TOURETTE (La) ou LA TOURRETTE (De). Ancienne famille française, originaire du Lyonnais, dont les principaux membres sont : Jacques-Annibal Claret de Fleurieu, né à Lyon en 1692, mort à Lyon en 1776, prévôt des marchands de Lyon. — Marc-Antoine-Louis Claret de Fleurien, né à Lyon en 1729, mort à Lyon en 1793, fils du précédent et comme lui prévôt des marchands. Il s'occupa avec passion d'histoire naturelle, fut très lié avec Rousseau et eut une correspondance suivie avec Haller, Jussieu, Linné. On lui doit : Démonstrations élémentaires de botanique (Lyon, 1766, 2 vol. in-8), en collab. avec l'abbé Rozier; Voyage au mont Pilât (Avignon, 1770, in-S) ; Chloris Lugdunensis (Lyon, 4785, in-8), etc. — Son frère, Charles- Pierre Claret est plus connu sous le nom de Fleurieu (V. ce nom). — Marie-Juste-Antoine de La Rivoire, né en 1751, mort en 1819, commandant du régiment de l'Ile-de-France en 1778, fut maire de Tournon en 1790, sous-préfet de cet arrondissement en 1800, puis préfet du Tarn, du Puy-de-Dôme, de Gênes. Maréchal de camp en 1817. — Antoine-Marie-Juste- Louis, né en 1773, fils du précédent, fit les guerres de l'Empire et devint colonel de la garde royale en 1815. — Marie-Joseph- Antoine-Louis, né en 1762, frère du pré-

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