TOURNAI — TOURNEBU
TOURNAI-SLR-DivE. Com. du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan, cant. de Trun ; 365 hab.
TOURNAISIEN (Géol.) (V. Permo-Carbonifère).
TOURNAN. Com. du dép. du Gers, arr. et cant. de Lombez ; 410 hab.
TOURNAN. Ch.-I. de cant. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Melun ; 2.052 hab. Stat. duchem. de fer de l'Est.
Ancien cliâteau de Garlande, à Touman.
Eglise du xiii^ siècle. Restes de l'ancien château de Garlande, faisant aujourd'hui partie de la mairie.
TOURNAN S. Com. du dép. du Doubs, arr. de Baumeles-Dames, cant. de Rougemont ; 281 hab.
TOURNAYAUX. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Monthermé ; 219 hab.
TOURNAT. Com. du dép. du Calvados, arr. de Caen, cant. de Villers-Bocage ; 399 hab.
TOURNAY. Ch.-l. de cant. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes, sur l'Arros; 1.139 hab. Stat. du chem. de fer de Toulouse à Bayonne. C'est une bastide fondée en 1307, au lieu dit Rencon.
TOURNAT (Etienne de), canoniste français (V.Etienne DE Tournât).
TOURNE. Rivière du dép. de la Gironde (V. ce mot, t. XVllI, p. 982).
TOURNE (Le). Com. du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux, cant. de Créon ; 707 hab.
TOURNE-A-GAUCHE (Tech.). On désignesous le nom de tourne- à-gauche des outils servant à différents usages. C'est ainsi qu'on applique ce nom au levier à œil servant à tourner un outil quelconque ; à cet effet, l'œil est engagé sur une partie de l'outil approprié pour le recevoir. De même, on appelle ainsi l'outil dont on se sert pour contourner le fer sur lui-même, l'outil servant à donner de la voie à une scie en écartant alternativement les dents à droite et à gauche.
TOURNE-BROCHE. On désigne sous le nom de tournebroche un ustensile de cuisine comprenant un dispositif destiné à faire tourner une broche sur laquelle on engage la viande à cuire. Ce dispositif consiste en un barillet mis en mouvement, soit par un ressort enroulé en spirale et fixé à son axe, soit par une héhce sur laquelle agit l'air chaud dégagé du foyer, soit par un poids suspendu à l'extrémité d'une corde enroulée autour du barillet. Ce mouvement est transmis à la broche par une série d'engrenages, et un volant à ailette sert de modérateur de vitesse.
TOURNEBU. Com. du dép. du Calvados, arr. de Falaise, cant. de Thurv-Harcourt : 403 hab.
TOURNECOUPE — TOURNES
TOURNECOUPE. Com. du dép. du Gers, arr. de Lectoure, cant. de Saint-Clar ; 673 hab.
TOURNEDOS-Bois-HuBERT. Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. (N.) d'Evreux ; 212 hab.
TOURNEDOS-sur-Seine. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. de Pont-de-l'Arche ; 424 hab.
TOURNEDOZ. Com. du dép. duDoubs, arr. deBaumeles-Dames,^cant. de Clerval ; QQ hab.
TOU RNÉE (Tech.). On désigne sous le nom de tournée un outil servant à fouiller les terres dures et pierreuses ; il se compose d'un fer recourbé dont une extrémité est plate, tandis que l'autre est terminée par une pointe et pré sentant en son milieu un œil destiné à recevoir un manche. C'est un genre de houe.
TOU RN EFEU I LLE. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. (0.) de Toulouse ; 771 hab.
TOURNEFORT. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Puget-Théniers, cant. de Villars ; 222 hab.
TOURNEFORT (Joseph Pitton de), botaniste français, né à Aix le 5 juin 4656, mort à Paris le 28 déc. 4708. Son père le destinait à l'état ecclésiastique et le fit entrer au séminaire d'Aix. Mais à sa mort, en 4677, il jeta le froc aux orties et commença son herbier qui est devenu l'une des richesses du Muséum de Paris. En 4679, il alla à Montpellier pour étudier la médecine, se livra à de nombreuses herborisations, et en 4683 obtint la place de démonstrateur de botanique au Jardin des Plantes, grâce à la protection de Fagon, et en 1692 devint membre de l'Académie des sciences. Dans l'intervalle, il parcourut la péninsule ibérique, l'Angleterre et la Hollande, et en 4694 publia son premier ouvrage : les Eléments de botanique (Paris, 3 vol. in-8 ; éd. latine en 4700, 3 vol. in-4, avec 476 pi., et un Corollarium, 4703, in-4, avec 43 pi. ; éd. de A. Jussieu, Lyon, 4749, in-4; trad. fr., Lyon, 1797, 6 vol. in-8). Tournefort fut reçu docteur en médecine à Paris en 4698 et publia la même année son Histoire des plantes qui naissent aux environs de Paris (Paris, 4698, in-42 ; 4725, 2 vol. in-42). En 4700, il fut chargé par Louis XIV de faire un voyage dans le Levant et en Afrique ; il revint en 4702, sans avoir pu explorer la Syrie et l'Egypte que ravageait la peste. Il fut nommé ensuite professeur de médecine au Collège de France et publia : Relation d'un voyage du Levant (Paris, 4747, 2 vol. in-4, pi. et autres éd. ; trad. angl., 4741 , et allem., 1776). Tournefort a créé une classification botanique qui, bien qu'artificielle, fondée qu'elle est sur la forme de la corolle, a rendu de très grands services et a régné pendant cent ans dans la science (V. Botanique). D'' L. Hn.
TOU RNÈGE. Ruisseau du dép. de la Drôme (V. ce mot, t. XIV, p. 4422).
TOURNEHEM. Forêt du dép. du Pas-de-Calais (V. ce mot, t. XXVI, p. 33).
TOURNEHEM. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. d'Ardres ; 988 hab.
TOURNELLE (La) (Hist. jud.) (V. Parlement, t. XXV, pp. 4442 et 4445).
TOURNELLE (Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de La) (V. Chateauroux [Duchesse de]).
TOURNÉLY (Honoré), docteur en théologie, né à Antibes en 4658, mort en 4729. Il professa la théologie à Douai et à la Sorbonne, et se signala par son zèle et par ses écrits en faveur de la bulle Unigenitus. Ses œuvres principales, composées en latin, traitent de la Grâce, des Attributs de Dieu, de la Trinité, de Vincarnation, de VEglise, des Sacrements, etc. (Paris, 4725-30). Réunies sous le titre de Théologie de Tournely, elles ont été réimprimées à Venise (46 vol.), avec des retranchements, dont les plus importants portent sur le chapitre de VEglise. Une autre édition a été publiée à Cologne, conforme à celle de Venise.
TOURNÊMINE. Rivière du dép. de l'//i(?r^ (V. ce mot, t. XX, p. 730).
TOURNEMINE (René- Joseph de) , littérateur et jésuite français, né àRennes en 4664 , mort à Paris en 4739. Après de bonnes études, il entra, en 4680, chez les jésuites, et y enseigna successivement les humanités, la philosophie et la théologie. En 4701, il vint à Paris diriger les Mémoires de Trévoux, Il y écrivit un grand nombre d'articles aisés et brillants pendant dix-sept ans, et sut garder dans ses polémiques littéraires une attitude assez impartiale. En 1718, il quitta le Journal de Trévoux pour devenir bibliothécaire dans la maison professe de son ordre. Les plus remarquables de ses articles sont : Sur le système des Dynasties d'Egypte (1702) ; Réflexions sur la Dissertation de Leibniz touchant Vorigine des Français (1716); Défense de Corneille (1717); Lettre sur V immatérialité de /'amg(1735); Delà Liberté de penser sur la religion (1736). H travaillait, quand la mort le surprit, à un Traité sur le Déisme,
BiBL. : NicÉRON, Mémoires^ t. XLIÏ. — Journal de Trévoux, septembre 1739.
TOURNEMINE (Charles-Emile Vacher de) , peintre français, né à Toulon en 4824, mort le 20 oct. 4872. Elève d'Isabey, il s'attacha au paysage et exposa, à partir de 4846 : Souvenir de Concarneau, Bords de VOust , Marée basse, Soleil couchant, etc. Il alla ensuite en Orient chercher de nouvelles inspirations : Café dans VAsie Mineure, Sur la route de Smyrne, Cavaliers turcs, Départ d'une caravane. Habitations près d'Adalia, Promenade de femmes turques,, Episode d'une chasse en Afrique, Une Fête dans Vlnde, Vue de Luxor, œuvres d'un dessin correct et d'un coloris agréable.
TOURNEMIRE. Com. du dép. de l'Aveyron, arr. et cant. de Saint-AfFrique ; 763 hab. Stat. de chem. de fer.
TOURNEMIRE. Com. du dép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Saint-Cernin, à 920 m. d'alt. ; 454 hab. Ruines des châteaux de Tournemire et d'Anjouy (donjon du XIV® siècle^.
TOURNE-OREILLES (Génie rur.) (V. Charrue).
TOURNE-PIERRES (Ornith.). Genre de l'ordre des Echassiers ayant pour type le Tourne-pierres a collier (Strepsilas interpres), à bec droit de la longueur de la tête ; les tarses, médiocrement élevés, sont terminés par quatre doigts à membrane presque nulle. Le plumage est blanc avec un large collier noir et des taches rousses et noires sur différentes parties du corps. Taille d'une Tourterelle. Il habite l'Europe et l'Amérique du Nord, s'étendant, dans ses migrations, jusqu'en Afrique et en Océanie. n fréquente le bord de la mer par petites bandes qui sont sans cesse en mouvement. Son vol est rapide et en ligne droite ; il court avec vélocité. Sa nourriture consiste en mollusques, vers et crustacés qu'il cherche dans le sable ou sous les galets. Le nid n'est qu'une dépression dans le sable, garnie de quelques brins d'herbe, où la femelle pond trois ou quatre œufs en mai-juin ; ce nid est souvent placé au pied d'une touffe de Genévriers. En France, les passages réguUers ont lieu en avril-mai et en septembre. Une espèce voisine habite le versant du Pacifique dans l'Amérique du Nord et les îles Sandv^^ich. Le genre Aphriza est fondé sur une espèce plus distincte, mais qui a le même habitat, et le genre Pluvianellus sur une espèce propre au détroit de Magellan. E. Trouessart.
TOURNES. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Renwez ; 504 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.
TOURNES ou DETOURNES (lat. Tornesius), Famille originaire de Noyon, étabUe à Lyon au début du XVI® siècle. Jean /«*• (4504-64) travailla dans l'atelier de l'imprimeur Gryphius, puis s'établit vers 4540. Il prit pour symbole deux serpents entrelacés et pour devise : Quod tibifierinon vis, alteri non feceris. On ne sait à quelle date il se convertit à la Réforme. Ses éditions sont célèbres par la beauté et la netteté des caractères, par la correction du texte. On cite son Pétrarque de 4550, son Vitruve de 4552, les Marguerites de la Marguerite