TOURNUS — TOURS
de Nemours, ligueur, en profita pour piller les habitants pendant plusieurs jours (14-18 juin). En 1594 encore, Tournus, s'étant déclarée pour le roi, fut assiégée par le vicomte de Tavannes, un des chefs de la Ligue (i8 mai). Dernier fait de guerre : au mois de janv. 1814, la garde nationale organisa la résistance à l'invasion des Autrichiens, qui furent repoussés au delà de Mâcon : depuis lors, les armes de la ville ont été chargées, soit de l'aigle, soit de la croix de la Légion d'honneur. Les principaux monuments sont : une colonne romaine monolithe ; l'église abbatiale et collégiale, aujourd'hui paroissiale, de Saint-Philibert (mon. hist.), des xi^ et xu® siècles, avec chapelles latérales des xiv^et xv^ (importante restauration de 1845 à 1850) ; l'église de la Madeleine, du xn<^ siècle, remaniée aux xiv*' et xv®; l'église de Saint-Valérien, désaffectée (portail du xi*^); la porte d'entrée de l'abbaye (xiv^), le cloître et le parloir (xi^), la salle du chapitre (xiii^), et le palais de l'abbé (xv^); plusieurs maisons anciennes (xiu^-xvi^); l'hôpital (xvn*^); l'hospice de la Charité (xvni*^); la statue de Greuze, par B. Rougelet, de Tournus (1868). Bibliothèque (15.000 vol., manuscrit du x® siècle). Musée (œuvre gravé de Greuze). Armes : De gueules au château de trois tours cVargent maçonnées de sable, celle du milieu ouverte et ajourée du champ, le tout surmonté de trois fleurs de lis d'or rangées en fasce, celle du milieu chargeant l'angle de la Légion d'honneur {la croix de la Légion d'honneur depuis 1870), au franc quartier à dextre cousu d'azur à T/V d'or (supprimé depuis 1870). Lex.
BiBL. : P. DE SaiiNt-Julien de Balleurre, Recueil de l'antiquité et choses plus mémorahles de l'abbaye et ville de Tournus; Paris, 1581, ia-fol. — J. Machoud, l'Origine de la ville et abbaye de Tournus; Chalon, 1657, in-8. — P.-Fr. Chifflet, S. .T., Histoire de Vabbaye royale et de la ville de Tournus; Dijon, 1661, iii-4. — P. Juénin, Nouvelle histoire de l'abbaye royale et collégiale de Saint-Filibert et de la ville de Tournus; Dijon, 1733, in4. — E. Meu- LiEN, Histoire de la ville et du cant.de Tournus; Tournus, 1893, in-8. — Abbé Pater, Catalogue des ouvrages de la bibliothèque de Tournus; Chalon, 1867, in-fol. — J. Martin, Catalogue du musée de Tournus; Mâcon, 1886, in-l2. — L. Lex, Inauguration du musée Greuze; Tournus, 1891,1.1-8.
TOURNY. Com. du dép. de l'Eure, arr. des Andelys, cant. d'Ecos; 774 hab.
TOUROUKHANSK. Bourg de la Sibérie orientale, ch.-l. de cercle, gouv. de l'ieniseï, à 1.200 kil. environ du cheflieu du gouvernement (Krasnoiarsk), sur le Toaroukhaa, affl. dr. de Tleniseï, et à 8 kil. de la jonction de cette rivière avec le fleuve. Position, 65^55' lat. N., 85^ 18' long. E.; 190 m. d'alt. Autrefois simple campement d'hiver, Touroukhansk fut déclarée centre administratif d'un cercle, mais les conditions physiques de la contrée ne permirent pas à la ville de se développer, et sa population tend à diminuer : de 300 hab. environ qu'elle comptait en 1870, il n'en reste à présent (1901) que 200.
Le cercle ou région (krag) du Touroukhan couvre une superficie de plus de 1.845.900 kil. q., soit les 2/3 du gouvernement de leniseïsk, en grande partie au delà du cercle polaire. Contrée nue, désertique, presque inhabitée. Ses 10.925 hab., dont 2.579 Russes (en 1897), sont disséminés dans divers campements ; les principaux sont : Verkhné-Imbat(ouHaut-Imbat), Doubinsk et Tolsty-Nos, ce dernier vers 72° lat. N., point habité sur la plus haute latitude du continent asiatique. P. Lem.
TOUROUVRE. Ch.~l. de cant. du dép. de l'Orne, arr. de Mortagne; 1.660 hab. Stat. de chem. de fer.
T0UR0U2ELLE. Com. du dép. de l'Aude, arr. de Narbonne, cant. de Lézignan; 862 hab.
TOURREIL (Jacques de), littérateur français, né à Toulouse en 1656, mort à Paris en 1715. Fils d'un procureur général au parlement de Toulouse, il fut d'abord destiné à la magistrature. Mais les lettres l'attiraient. En 1681, puis en 1683, il remporta le prix d'éloquence à l'Académie française. Dès lors, il s'occupa presque exclusivement de traduire Démosthène, et ses traductions lui
ouvrirent, en 1691, l'Académie des inscriptions, et, en 1692, l'Académie française. Elles sont loin pourtant d'être bonnes ; Racine disait de lui : « Le bourreau ! il fera tant qu'il donnera de l'esprit à Démosthène î » Mais les notes et les préfaces de Tourreil sont estimables et érudites. Outre ses traductions de Démosthène, il fit paraître, en 1694, des Essais de jurisprudence.
BiBL. : De Boze, Histoire de l'Académie des inscriptions. — NiCERON, Mémoires^ t. XKVIÏ.
TOUR RE IL LES. Com. du dép. de l'Aude, arr. et cant. de Limoux ; 170 hab.
TOURRENQUETS. Com. du dép. du Gers, arr. et cant. (N.) d'Auch; 192 hab.
TOURRETTE (Marc- Antoine-Louis Claret de Fleurieu DE La), naturaliste et littérateur français, né à Lyon en août 1729, mort à Lyon en 1793. Il remplit pendant vingt ans les fonctions de prévôt des marchands, puis se mit à explorer la région lyonnaise, l'Auvergne et le Dauphiné et créa près de l'Arbresle un vaste jardin botanique. Il voyagea ensuite en Italie et en Sicile. Très lié avec J.-J. Rousseau, il fut en correspondance très suivie avec Linné, Haller, Adanson et Jussieu. La Tourrette était secrétaire perpétuel de l'ancienne Académie de Lyon. Ses ouvrages se rapportent à la botanique phanérogamique et cryptogamique. Citons seulement : Chloris Lugdunensis (Lyon, 1785, in-8).
TOURRETTES (Les). Com. du dép. de la Drôme, arr, de Montélimar, cant. de Marsanne ; 225 hab.
TOURRETTES. Com. du dép. du Var, arr. deDraguignan, cant. de Fayence ; 650 hab.
TOURRIERS. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulême, cant. de Saint-Amand~de-Roixe ; 538 hab.
TOURS. Ville de France, eh.-l. du dép. d'Indre-et-Loire, à 200 kil. S.-O. de Paris (234 par chem. de fer), entre la rive g. de la Loire et la rive dr. du Cher, à 35 m. d'alt.; 6^.448 hab. Très important croisement de chem. de fer : lignes de Paris à Bordeaux par Orléans et par Vendôme, et de Tours au Mans, à Nantes, aux Sables-d'Olonne, à Chateauroux, à Vierzon, etc. (V. Indre-et-Loire). La gare de croisement est à Saint-Pierre-des-Corps. Archevêché, grand et petit séminaires, tribunal de commerce, chambre de commerce, grand hôpital civil et militaire, lycées de garçons (Descartes) et de jeunes filles, école de médecine et de pharmacie, école normale d'institutrices. Siège du commandement du 9® corps d'armée. Bibliothèque municipale, une des plus riches de France, 160.000 vol. dont 400 précieux incunables et 1 .7 00 manuscrits dont quelquesuns sont des plus rares. Musée des beaux-arts (deuxMantegna célèbres), d'antiquités et d'histoire naturelle, jardin botanique. Très nombreuses sociétés savantes, parmi lesquelles la Société d'agriculture, sciences, arts et belleslettres, ancienne Académie de Tours, fondée en 1761, la Société d'archéologie, fondée en 1840. Industrie assez active : imprimeries nombreuses, dont la célèbre maison Mame, quelques tissages de soieries d'ameublement, vestiges de la riche industrie fondée par Louis XI et tuée par la révocation de l'édit de Nantes, fonderies de fer, aciéries, fabriques de limes, de pressoirs, de machines à briques, d'essieux et voitures, de grosse chaudronnerie, de faïences, de vitraux peints, de passementerie, de chaussures ; tanneries, etc., etc. Commerce de produits agricoles et surtout des vins du pays et des pruneaux.
Tours est une des plus belles villes de France, une de plus riantes au moins. Elle est située dans une plaine très basse, la Varenne de Tours, entre la Loire au N. et le Cher au S. , réunis en amont par un canal de 3 kil. environ. Cette situation, qui l'expose aux inondations des deux rivières contre lesquelles elle se défend par de superbes levées, et à laquelle on attribue un climat humide et mou, a permis d'y tracer des rues droites et sans pente. Elle se présente par de beaux quais sur la Loire, large de 434 m., traversée par un superbe pont de pierre datant de 1777 et par deux ponts suspendus. La rive droite est dominée par les
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charmants coteaux de Saint-Symphorien et de Saint- Cyr, couverts de parcs et de villas. Du pont, prolongeant la « Tranchée » par oii la route de Paris par Vendôme descend du plateau de Gâtine, part la rue Nationale, belle voie droite, qui se continue au S. par l'avenue de Grammont ou route de Bordeaux, longée pendant près de 5 kil. par de belles rangées d* arbres. La rue Nationale, anciennement rue Royale, a été construite en même temps que le pont, et les propriétaires ont dû s'astreindre à un dessin de façades imposé par l'administration, qui construisit à ses frais le premier étage des maisons — ce qui explique que beaucoup d'entre elles n'ontque cet étage.
A 800 m. de la Loire, la rue Nationale croise le mail ou les boulevards, larges promenades établies sur les anciens remparts et plantées en 1604 de magnifiques ormes, dont quelquesuns subsistent.
Ces boulevards divisent Tours en deux parties très distinctes : au N., vers la Loire, la vieille ville. Les rues, de plus en plus étroites à mesure qu'on s'approche de la rivière, sont bordées de maisons très vieilles, beaucoup même sordides, tout à fait auprès des quais, de quelques beaux hôtels près des boulevards; c'est dans cette (partie seulement que se trouvent les magasins et maisons de commerce. Au S., se dirigeant vers le Cher, sont les neuve aux quartiers, bâtis depuis trente ans dans d'anciens marécages, et d'un aspect tout différent : les rues, qui se coupent à angle droit, sont bordées de petites maisons ou « particuliers », presque toutes bâties sur le même modèle, mais dont les jardins laissent arriver jusqu'à la rue leurs arbres, et surtout leurs roses, extraordinairement nombreuses dans le pays. C'est la ville des fonctionnaires, des rentiers et de beaucoup de commerçants dont les magasins sont dans l'autre partie de Tours. Il n'y a en effet presque aucune boutique dans ces nouveaux quartiers, un peu monotones, mais gais en plein jour, sombres et tristes la nuit tombée. On y trouve un beau jardin public, le jardin des Prébendes d'Oë. Enfin, les faubourgs, où la population ouvrière habite de petites maisons dans des conditions plus salubres que cela n'est habituel dans les villes industrielles. Sur la rive droite de la Loire, une partie de Saint-Symphorien est administrativement rattachée à Tours.
Tours possède un assez grand nombre de monuments appartenant à diverses époques. L'âge gallo-romain n'est représenté que par quelques pierres et pans de murs connus
Cathédrale de Tours (église Saint-Gatien).
des seuls archéologues, des restes des anciennes arènes, plus considérables que celles de Nîmes et du mur d'enceinte. Le moyen âge est plus richement représenté : à l'art roman on doit la tour de Saint-Julien, gracieuse et sobre, collée à une église du xiii® siècle. On y trouve encore de curieuses traces de peintures du xi® siècle. De la superbe basilique de Saint-Martin, si célèbre au moyen âge, construite pour la dernière fois du xii® au xiii® siècle, mais détruite en 1802, il ne reste que deux tours, la tour de l'Horloge, défigurée par une coupole du xvin® siècle, et
la belle tour Charlemagne; quelques débris d'un cloître de la Renaissance et quelques voûtes subsistent dans les environs. La cathédrale Saint-Gatien est heureusement conservée. Sans approcher des superbes cathédrales de Bourges, Reims, Paris, etc., elle est toutefois fort belle.
Commencée vers 1175, elle ne fut finie qu'àla Renaissance en 1547, et le style manque par conséquent d'unité.
Le chœur est la partie la plus ancienne, il était terminé en 1267: c'est un spécimen du style ogival pur. Les arcsboutants sont élégants et les vitraux remarquables. La nef, sur un plan un peu plus étroit, appar tient à l'âge flamboyant; on voit dans une des chapelles le tombeau des enfants de Charles VIII, exécuté sous la direction de Michel Colomb. La façade date de J 426 à 1547, elle est percée de trois portes flamboyantes et d'une belle rose. Les tours, hautes de 70 et 69 m. , sont terminées par deux dômes de la Renaissance, richement ornés. A la cathédrale %e rattache, par deux énormes arcs-boutants, le joli cloître de la Psallette, du XV® et du xvi® siècle. Du moyen âge, on remarque encore deux tours de l'ancienne enceinte, dont l'une porte le nom de tour de Guise, parce que le fils du Balafré y fut enfermé après l'assassinat de son père à Blois. Enfin un très grand nombre de maisons des xii®, xin^, xiv® et XV® siècles.
L'époque de transition qui a précédé la Renaissance est représentée par la fontaine de Beaune sur la place du Grand-Marché, plus curieuse que belle, exécutée sur les dessins de Michel Colomb en 1510, et par plusieurs maisons, dont celle que l'on appelle improprement « maison de Tristan l'Hermite » et qui date du règne de Charles VIII. La Renaissance a laissé plus de monuments à Tours ; nous citerons le charmant hôtel Gouin construit en 1440, mais orné de sculptures plus modernes et d'un effet très gracieux ; l'église Notre-Dame la Riche a été re-
TOURS
construite au xvi® siècle et mérite bien son surnom par le luxe de ses sculptures ; l'église Saint-Saturnin, un peu antérieure, a de belles fermes en bois et une verrière moderne intéressante. L'église de Saint-Symphorien a un beau portail Renaissance. Le xvii® siècle est représenté par
JÊchapelle du lycée, reste d'un couvent des Minimes, dont les boiseries et la grille sont belles, par la préfecture, ancien couvent de la Visitation avec un parc superbe et une riche grille, par un arc de triomphe élevé en l'honneur de Louis XIV, et qui sert maintenant de portail à l'archevêché, mais il est défiguré par un couronnement moderne d'un effet désastreux. Au xviii® siècle, on doit le magnifique pont, long de 434 m., large de près de 45, au tablier horizontal porté par quinze arches, les deux palais de la mairie et du musée, le palais du commerce, charmant hôtel bâti par Hardouin Mansart. Enfin l'époque contemporaine a enrichi Tours de monuments intéressants ou riches : la gare monumentale, malheureusement trop petite et d'un effet peu heureux ; le nouvel hôtel de ville, extraordinairement riche, mais bien lourd, et qui écrase son voisin le palais de justice ; le théâtre, luxueusement reconstruit après l'incendie de 1883 ; la très intéressante basilique de Saint-Martin, construite par Laloux dans le style roman avec de belles colonnes de marbre ; enfin un grand nombre de groupes scolaires d'un aspect monumental, et en général charmant.
Histoire (Pour les événements de l'histoire de Tours qui se rattachent à celle de la province, V. Touraine). — Nous n'avons aucun renseignement sur l'emplacement de la capitale des Turones avant la conquête romaine ; certains auteurs la placent sur les plateaux de Saint-Symphorien, d'autres à Saint-Cyr, d'autres enfin sur l'emplacement de Tours. Après la conquête, Cœsarodunum étSiii dans la partie orientale de la ville actuelle, à l'E. de la cathédrale etderarchevêché. Plus tard, après la fondation de l'abbaye de Saint-Martin, une nouvelle ville, absolument distincte de la première, se forma autour du sanctuaire, sous le nom de Martinopolis ou plutôt Châteauneuf, ce nom seul a subsisté. Entre les deux villes, fortifiées, s'établirent des bourgs nombreux. Châteauneuf, dépendant du chapitre de Saint-Martin, se révolta fréquemment pour en obtenir les libertés communales que celui-ci lui refusa constamment ; l'intervention seule des rois de France lui fit obtenir des droits. Ce n'est qu'en 1354 que fut décidée la réunion dans la même enceinte des deux villes qui prirent le nom de Tours. En 1163,1e pape Alexandre III présida à Tours un concile où il excommunia l'antipape Victor et Frédéric Barberousse. La fin du xv® siècle, le xvi® et presque tout le xvii® furent l'époque de la plus grande prospérité de Tours, capitale de la France sous les Valois et possédant, depuis Louis XI, une industrie des plus actives. Le tissage de la soie faisait vivre une bonne partie de sa population, et les produits en étaient des plus réputés (V. Testament politique de Richelieu, ch. ix, sect. VI). Mais cette industrie fut complètement ruinée par la révocation de l'édit de Nantes, et la ville perdit un très grand nombre de ses habitants au point de tomber, de 60.000 ou 80.000 hab. à 19.600 en 1789. La Révolution ne fut marquée à Tours par aucun événement très important, la population suivit le mouvement, sans l'exagérer, comme elle a toujours fait depuis. Les malheurs de l'année terrible ont donné pendant quelques mois à Tours la situation de capitale de la France. En effet, la délégation du gouvernement de la Défense nationale s'y installa d'oct. à déc. 1870.
EvÊQUES ET Archevêques de Tours. — Evêques. Vers 250 (?), saint Catien, vacance de 37 ans (?) ; vers 337 ou 340, saint Lidoire ; vers 371, saint Martin; vers 396, saint Brice; vers 443, saint Eustoche; vers 460, saint Perpet ; 491, saint Volusien ; 498, Verus ; 511, Licinius (Proculus et Théodore, Divinius) ; 521, Ommatius ; vers 526, Léon (Francilion) ; 529, Injuriosus ; 549, saint Baud; Gonthaire ; 555, saint Euphronius ;
573, saint Grégoire de Tours ; vers 596, Pelage ; 602, Léopachaire ; 615, Algérie siégeait (617, Ginaldus, 618, Valatus) ; vers 620, Sigelaicus ; vers 622, Leobaldus ; 625, Modegisile; vers 644, Latinus; Carigisile; 653, Rigobert siégeait ; 658, Papolène siégeait ; 662, Rigobert II (695, Pelage II); 697, Ebartius siégeait ; Péladius ; 720, Ibo siégeait ; vers 730, Gonthaire II ; vers 742, Dido ; vers 744, Rimbert ; vers 753, Aubert (754, Ostald; 760, Gavien) ; 765, Eusèbe; vers 765-66, Ostald; 771,Herling; 792, Joseph.
Archevêques. 816, Landran siégeait; 837, Ursmar siégeait ; 846, Landran II ; 849, Amauri siégeait ; vers 855-56, Hérard ; 871, Actard siégeait; 875, Adalard siégeait; 890, Heberne ; 917, Robert; 931, Théotolon; 949, Joseph II siégeait ; 958, Frotaire siégeait ; 959, Hardouin siégeait; vers 980 Archambault de Suilly; 1007, Hugue de Châteaudun siégeait; 1023, Ai'noul ; 1052, Barthélémy de Chinon, vacance d'environ 5 ans ; 1073, Raoul de Langeais ; 1087, Raoul H; 1118, Gilbert siégeait; 1125, Hildebert; 1133, Hugue de La Ferté ou d'Etampes siégeait; 1147,Engebaultde Preuilly siégeait ; 1^57, Joscion ; 1174, Barthélémy de Vendôme siégeait; 1206, Geoffroy .La Lande; 1208, Jean de Faye (1228, François Cassard) ; 1229, Jubel de Mathefelon siégeait ; 1245, Geoffroy Marcel ; 1252, Pierre de Lamballe siégeait (1256, PhiUppe); 1257, Vincent de Pilmil ou Pirmil siégeait; 1271, Jean de Moritsoreau ; 1285, Olivier de Chaon ou de Craon ; 1285, Bouchard Dain; 1291, Philippe de Candé ; 1291, Renault de Montbazon ; 1312, Geoffroy de La Haye; 1323, Etienne de Bourgueil ; 1335, Pierre Frétault ; 1357, Philippe Blanche ; 1363, Simon de Renoul; 1380, Seguin d'Anton; 1380, Aleaume Boistel ; 1382, Guy de Roye ; 1385, Seguin d*Anton (pour la 2Mois); 1395, Aimel du Breuil; 1414, Jacques Gelu ; 4427, Philippe de Coëtquis;1441, Jean Bernard; 1466, Gérard Bastel de Crussol ; 1468, Elie de Bourdeille ; 1484, Robert de Lenoncourt; 1509, Charles-Dominique de Carette ; 1514, Christophe de Brilhac ; 1521, Fournier de Beaune ; 1528, Antoine delà Barre ; 1547, Georges d'Armagnac, cardinal en 1544 ; 1551 , Etienne de Poncher ; 1553, Alexandre Farnèse, cardinal; 1554, Simon de Maillé de Brézé ; 1597, François de La Guesle, mort en 1614 (vacance de 4 ans) ; 1617, Sébastien Dori Galigaï ; 1618, Bertrand d'Eschaux ; 1630, Victor Le Bouthillier ; 1671, Charles de Rosmadec ; 1673, Michel Amelot de Gournay ; 1687, Claude de Saint-Georges; 1694, Mathieu-Isoré d'Hervaut ;1717, Armand-Pierre de La Croix de Casîries; 1719, Henri-Oswald de La Tour d'Auvergne ; 1721, François Blouet de Camilly: 1723, Louis-Jacques de Chapt deRastignac; 1751, Henri-Marie-Bernardin de Ceilhes de Rosset de Fleury ; 1775, Joachim-François Mamert deConzié; 1791, Pierre Suzor, évêque constitutionnel ; 1802, Jean-Raymond Boisgelin; 1805, Louis-Mathieu- Joseph Barrai ; 1817, Jean-Baptiste de Chellau; 1821, Louis-Augustin de Monblanc; 1843, François-Nicolas- Madeleine Morlot; 1857, Joseph-Hippolyte Guibert ; 1871, Félix-Pierre Fruchaud; 1871, Charles-Théodore Colet; 1884, Guillaume-René Meignan (cardinal) ; 1896, René-François Renou.
Hommes célèbres. — Parmi les nombreux hommes célèbres qui sont nés à Tours, citons l'hérésiarque Bérenger (998-1088), le poète René Rapin (1621-87), Philippe Néricault-Destouches, le poète comique (1680- 1754), l'imprimeur Mathieu Dutens, les généraux Meusnier, Marescot, les médecins Heurteloup, Bretonneau, Velpeau, Trousseau, le romancier Balzac, etc.
Armes de Tours. — De sable, à 8 tours, ouvertes d'argent, S et -f au chef d'azur chargé de S fleurs de lis d'or. Devise : Sustentant lilia turres.
J.-G. Kergomard.
BiBL, : D-- A. GiRAUDET, TourSy ses monuments, son
industrie, ses grands hommes ; Tours, 1844, in-l2. — Du
même, Histoire de la ville de Tours; Paris, 1872, 2 vol. m-8.
~ Ch. de Grandmaison, Tours archéologique, historique