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THOMSON

position de nouvelles poésies, entre autres l'ode ilw/^ Bntannia (1740), qui est devenue, comme on sait, léchant national des Anglais ; il trouva même le loisir de tomber amoureux d'Elisabeth Young, à laquelle il consacra des poèmes sous le nom d'Amanda et qu'il poursuivit pendant huit ans de sa respectueuse tendresse. Mais l'insensible Amanda épousa en 4744 l'amiral Campbell, et cette trahison désenchanta Thomson qui ne fit plus que languir et mourut prématurément à quarante-huit ans. Les Saisons marquent une date dans l'histoire de la littérature anglaise. Le vif sentiment de la nature qu'elles impliquaient et que le poète avait traduit en vers d'une pureté et d'un charme incomparables, provoqua un mouvement de rénovation qui, à travers Armstrong, Gray et Cowper, s'étendit jusqu'à Wordsworth et à Burns, inspira de grands peintres et des musiciens comme Haydn, forma, en France, cette petite école sentimentale, dont Bernis, Dorât, Boucher, Lemierre, Delille sont les principaux représentants. Les Saisons^ l'une des œuvres les plus populaires de l'Angleterre, ont eu d'innombrables éditions, dont les plus remarquables sont: celles d'Amsterdam (1774, in-4); de Londres (1792, in-8); de Parme (1794, in4); de Londres (1797, in-M.); de Bordeaux (1808, in-i2) ; de Londres (1842, in-4); de Londres (1892, in-8). Elles ont été traduites dans toutes les langues. Citons encore de Thomson: Liberty (Londres, 1734-36), grand poème patriotique ; Tancred and Sigismunda (1752, in-8), tragédie tirée d'un épisode de Git Bios, qui fut jouée par Garrick, réussit admirablement et demeura au répertoire jusqu'en 1819 ; The Castle of Indolence (Londres, 1748, in-4), spirituelle fantaisie sur la paresse légendaire de l'auteur; Coriolanus (1749, in-8), tragédie quelconque, et Edward and Eleonora (1739, in-8), drame historique, qui ne fut jamais joué et qui n'eut même aucun succès de librairie. Les OEuvres complètes ont été souvent rééditées, notamment: Londres (1763, 2 vol. in-12) ; Glasgow (1784,2 vol. in-fol. ; Londres, 1873, in-8). On a élevé à Thomson, dans l'abbaye de Westminster, un monument placé entre ceux de Shakespeare et de Rowe.

BiBL. : Johnson, Life of Thomson, dans Lives of Ihe Poets, 1781. — Comte de Buchan, Life of Thomson, 1792. — J- LoGiE RoBERTSON, Life of Thomson, 1891. — Léon MoREL, James Thomson^ sa vie et ses œuvres ; Paris, 1895, in 8. — Lefèvre-Deumier, Célébrités anglaises ; Paris, 1895. — W. Bayne, Life of Thomson^ dans Famous Scots Séries, 1898, —Texte, Cosmopolitisme littéraire, 1895.

THOMSON (Thomas), chimiste écossais, né à CrieiF (Perthshire) le 12 avr. 1773, mort àKilmun (Argyleshire) le 2 juil. 1852. Il fut d'abord professeur de chimie à Edimbourg (1807-11), puis à Glasgow (1817-41), et fonda, dans cette dernière ville, le premier laboratoire d'enseignement pratique de la chimie qui ait fonctionné en Angleterre. Il était membre de la Société royale de Londres. Ses travaux, très nombreux et très importants, ont porté à la fois sur la chimie générale et organique, sur la minéralogie, sur la géologie. Il a eu une part notable au développement de la théorie atomique. Il a découvert, en outre, plusieurs minéraux simples et composés, inventé un saccharimètre nouveau et perfectionné le chalumeau. On peut lui reprocher de manquer, en général, de précision dans ses analyses. Outre un nombre considérable de mémoires et d' articles parus dans le Jow?^na/ de Nicholson, dans les Annals of Philosophy, qu'il fonda en 1 81 3 et qui fusionnèrent en 1822 avec le Philosophical Magazine, dans les Transactions des sociétés royales d'Edimbourg et de Londres, dans V Encyclopœdia Britannica, etc., il a publié : System of chemistry (Edimbourg, 4 802, 4 vol. ; 7® édit., 1831 ; trad. franc, et allem.), son ouvrage principal, qui l'entraîna avec Berzélius dans une longue discussion; Eléments ofChonistry {Edimhomg, 1810); Attempt to establish the first principles of chemistry by experiments (Londres, 18i5, 2 vol.) ; Ont Unes of heat and electricity (Londres, 1830; 2*^ édit., 1840) ; History of chemistry (Londres, 1830-31, 2 vol.);

Outlines of Mineralogy, geology and minerai analysis (Londres, 1836, 2 vol.) ; Chemistry of organic bodies (Londres, 1838, 2 voL), etc.

THOMSON (Sir William), lord Kelvin, physicien anglais, né à Belfast en juin 1824. Professeur de physique à l'Université de Glasgow depuis 1846 et président de la Société royale de Londres depuis 1890, il fait partie en outre des principales académies des deux mondes, notamment de l'Académie des sciences de Paris, qui l'a élu associé étranger en 1877. 11 a été créé chevalier en 1866 et a reçu, en 1892, le titre de lord Kelvin. Ses travaux, qui en font l'un des plus illustres physiciens du xrx^ siècle, ont porté tout à la fois sur la chaleur, l'électricité et le magnétisme. Il s'est livré, notamment, à une série d'études et de recherches expérimentales sur l'influence de la capillarité dans les phénomènes d'évaporation, sur la différence de potentiel nécessaire à la production d'une étincelle, sur l'effet des liquides dans les piles, sur les caractères de la décharge continue et de la décharge oscillante, sur la polarité magnétique, sur l'énergie solaire. Il a fourni l'une des meilleures formules pour le calcul des effets thermiques dus à la compression, ainsi que d'élégantes méthodes pour la mesure de l'expansion des gaz, de la résistance d'un galvanomètre, de la force électro-motrice, et pour la détermination de l'ohm. On lui doit, d'autre part, une théorie de l'action des courants sur les courants, une autre du magnétisme, une autre de l'électro-magnétisme, une théorie des images électriques, qui a fourni la solution de plusieurs problèmes. Il a découvert que, lorsque la température d'un fil métallique n'est pas la même en tous les points, réchauffement d'une portion du fil produit par un courant diffère suivant que le courant est dirigé de la partie chaude du fil à la partie froide ou réciproquement : c'est le phénomène de Thomson ou phénomène du transport électrique de la chaleur. Il a montré que la température de fusion de la glace s'abaisse lorsque la pression augmente. Il a inventé un très grand nombre d'instruments : d'abord des électromètres, entre autres l'électromètre à quadrants, le plus connu, l'électromètre absolu, pour la mesure en unités absolues des potentiels très faibles, l'électromètre portatif et l'électromètre à longue échelle, d'un emploi plus simple, mais aussi d'un résultat moins précis que le précédent, un électromètre à pointe, qui n'est qu'une modification de celui de Saussure, puis une machine électrique fonctionnant par l'écoulement de Feau, une pile hydroélectrique, un galvanomètre miroir, un galvanomètre marin, etc. Enfin, il a eu une large part aux premiers progrès de la télégraphie sous-marine et à l'immersion du premier câble transatlantique (1866). Le « siphon recorder » a été imaginé par lui (V. Télégraphie). Outre des mémoires et des articles épars dans de nombreux recueils et périodiques scientifiques, il a publié : On the electro dynamic properties of me tais (1855) ; Mathematical and physical papers (1882-90, 3 vol.) ; Treatise on natural philosophy, avec Tait (1866; 2« éd., 1879- 83 ; trad. franc, et allem.) ; Lectures and addr esses (1889-91, 3 vol.), etc. Il a dirigé de 1846 à 1855 le Cambridge and Dublin Mathematical Journal.

Son frère, James, professeur de génie civil à Glasgow, mort en 1892, a eu part à ses recherches relativement à l'influence de la pression sur le point de congélation de l'eau. Il est, en outre, l'auteur d'une théorie des glaciers.

THOMSON (Charles-Wy ville), naturaliste anglais, né àBonyside le 5 mars 1830, mort à Bonyside le ÎO mars 1882. Dès l'âge de vingt ans, il fit un cours de botanique au King's Collège d'Aberdeen, et l'année suivante fut attaché au Marischal Collège, puis en 1853 devint professeur d'histoire naturelle au Queen's Collège, à Cork, et passa en 1854 à Belfast. Enfin, en 1870, il fut nommé professeur d'histoire naturelle à Edimbourg. C'est sur son inspiration qu'eurent lieu, en 1868 et 1869, les expéditions du Lightning et du Porcupine, avec dragages.

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