TRAIN — TRAIT
placées par des animaux de bât. Le train régimentaire, qu'il ne faut pas confondre avec le train des équipages militaires, fait partie du corps de troupe lui-même, lequel lui fournit ses attelages et ses conducteurs. Ces derniers sont pris parmi les soldats de trois ans habitués à conduire. L'un d'eux est caporal conducteur des équipages et spécialement attaché, en garnison, au service des écuries. Le train régimentaire est commandé par l'officier d'approvisionnement, ayant sous ses ordres les sous-officiers qui lui sont adjoints et le vaguemestre. A proximité de l'ennuemi, et sauf les voitures de compagnie, les voitures médicales et les voitures de cantinières, qui, constituant plus spécialement le train de combat, demeurent avec leur unité, les trains régimentaires marchent groupés en arrière de l'arrière-garde de la colonne (brigade, division ou corps d'armée). Loin de l'ennemi, au contraire, chaque corps de troupe peut être suivi, afin d'éviter des fatigues inutiles, de tout son train ; les divers quartiers généraux ont, de leur côté, de même que les corps, des équipages régimentaires pour le transport des vivres et des effets des officiers généraux et de leur état-major. Les cadres, les conducteurs et les attelages en sont fournis par l'un des régiments du corps d'armée, de la division ou de la brigade, et comptent en sus des effectifs de ce régiment.