THONON - THORAX
aggl.). Gare du chem. de fer. Tribunal civil. Carrières de marbre, usiues à plâtre ; fromages, dits vacherins, biscuits renommés. — La ville comprend deux parties inégales : Rives, son port sur les bords du lac, et Thonon sur la hauteur le dominant de 60 m. ; un funiculaire les réunit; il aboutit à la place du Château (rasé en 4589).
— A 2 kil. S. est le petit établissement thermal de la Versoye (source alcalino-calcaire, magnésienne bicarbonatée résino-benzoïque) ; à 3 kil. S.-O., la source ferrugineuse de Marclaz; à i kil. N., Ripaille, séjour du duc Amédée VIII, qui fut, de 1439 à 1447, le pape Félix V.
— Thonon est l'ancienne capitale du Chablais.
BiBL. : PiccARD, Hist. de 2'honon et du Chabluis, 1882, in-8. — Du môme, Thonon, Evian et le Chablais modernes, 1889, in-8. — Lecoy de La Marche, Notice hist. sur Ripaille; Paris, 1863, in-8.
THONS (Les). Corn, du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau, cant. deLamarche; 406 hab.
THO-PA. Ancienne peuplade asiatique (V. Huns, t. XX, p. 406).
THOR. Corn, du dép. de Vaucluse, arr. d'Avignon, cant. de l'Isle-sur-la-Sorgue ; 2.640 hab. Stat. duchem. de fer P.-L.-M. Carrières de marbre; filatures et moulineries de soie. Restes de remparts. Ruines du château de Touzon.
THORACENTÈSE ou THORACOCENTÈSE (Chirurg.) (V. Thorax).
THORACOTOMIE (Chirurg.) (V. Poumon et Thorax). THORADELPHE (Térat.) (V. Monstre).
THORAILLES. Com. du dép. du Loiret, arr. de Montargis, cant. deCourtenay; 122 hab.
THORAISE. Com. du dép. du Doubs, arr. de Resançon, cant. de Roussières ; 210 hab.
THORAME-Rasse. Com. du dép. des Rasses-Alpes, arr. de Castellane, cant. de Colmars ; 578 hab.
THORAME-Haute. Com. du dép. des Rasses-Alpes, arr. de Castellane, cant. de Colmars; 506 hab.
THORANCHE. Rivière du dép. de la Loire (V. ce mot, t. XXII, p. 435).
THORAS. Com. du dép. de la Haute-Loire, arr. du Puy, cant. de Saugues; 1.058 hab.
THORAX, I. Anatomie. — On donne le nom de thorax à une grande cavité splanchnique qui occupe la partie supérieure du tronc, et dont la charpente osseuse est formée par le sternum, les côtes et la portion dorsale de la colonne vertébrale (Pour la description de ces parties envisagées séparément, V. Sternum, Côte, Rachis). Cette cavité contient les organes principaux de la respiration (trachée, bronches et poumons) et de la circulation (cœur et gros vaisseaux artériels et veineux). Elle livre passage en outre à une portion du tube digestif (œsophage), et contient encore de nombreux troncs et ganghons nerveux, ainsi qu'une partie du canal thoracique. Les limites de la cavité thoracique sont très marquées en haut, où le cou se délimite nettement, mais à la partie inférieure il n'existe extérieurement aucune ligne de démarcation entre le thorax et l'abdomen. La forme du thorax est différente suivant qu'il est ou non recouvert de parties molles (peau, tissu cellulaire, graisseux, muscles, etc.). Dans le premier cas, il affecte la forme d'un cône tronqué, dont la base est en haut et le sommet en bas. Dépouillé des parties molles qui le revêtent, le thorax forme un cône dont la base est en bas et le sommet est en haut. Tel qu'elle existe sur le vivant, la cavité thoracique ne présente pas en sa hauteur des dimensions fixes. En effet, la cloison musculo-membraneuse formée par le diaphragme bombe fortement dans l'intérieur de la cavité; sa convexité varie, d'une part suivant les mouvements respiratoires, d'autre part suivant le volume plus ou moins considérable des viscères abdominaux, estomac, foie et intestin, qui font bomber plus ou moins fortement la cloison. Le thorax pourrait ainsi être divisé en deux régions, l'une supérieure, formant la poitrine, l'autre inférieure, sous-diaphragmatique, occupée par une partie des viscères abdominaux. Cette division,
nullement théorique, a pour grand avantage de concorder avec les exigences de la pratique clinique, mais, anatomiquement, il est convenu que la cavité thoracique est formée exclusivement par la poitrine. D'après Cruveilhier, la longueur de la paroi antérieure du thorax est de 12 centim. , celle de la paroi postérieure de 27 centim. Le diamètre antéro-postérieur va en croissant rapidement de haut en bas. Mesuré de la colonne vertébrale au sternum, il est en haut de 6 centim., en bas de 12. Le diamètre transverse est en haut de 9,9 en bas de 26 centim. Ce sont là bien entendu les dimensions mesurées sur la cage osseuse. En outre, le thorax est sujet à de nombreuses variations et déformations individuelles. La pression constante du corset chez la femme amène une déformation presque caractéristique, qui porte surtout sur les 6®, 7®, 8«, 9® et 10® côtes. L'on peut considérer authoraxune surface externe et une surface interne, une circonférence ou ouverture supérieure, et une circonférence inférieure.
La surface externe est formée en son milieu par la face cutanée du sternum sur les côles, par les cartilages costaux et les côtes, séparés les uns des autres par les espaces intercostaux. En arrière le thorax est fermé par la colonne vertébrale et immédiatement sur les côtés se trouvent les deux dépressions latérales, connues, sous le nom de gouttières vertébrales. La surface interne du thorax est formée par les mêmes parties, mais à la région médiane et postérieure fait saillie la colonne vertébrale ; sur ses côtés l'on trouve deux gouttières profondes, occupées par les poumons. La circonférence supérieure est formée en avant par la poignée du sternum, sur les côtés par les deux premières côtes, en arrière par la première vertèbre dorsale. La circonférence inférieure beaucoup plus évasée, présente un contour très irrégulier : en avant une échancrure formée par les cartilages des 7®, 8®, 9^ et 10® côtes, puis par les deux espaces qui séparent la 10® de la 11® et la 11® delà 12^; au centre de cette échancrure médiane et antérieure se voit l'appendice xiphoïde ; de chaque côté existent deux autres échancrures latérales dues à l'obliquité de la 12® côte et ménagées entre ces côtes et la colonne vertébrale. Les deux ouvertures inférieure et supérieure diffèrent encore au point de vue physiologique, l'inférieure étant très mobile, très dilatable, se prêtant ainsi aux mouvements d'inspiration et d'expiration, la supérieure au contraire étant presque complètement immobile.
II. Pathologie. — Les plaies et affections du thorax n'ont d'intérêt que par la présence des organes profonds, cœur, poumons, gros vaisseaux, etc., qui occupent la cage thoracique, aussi en renvoyons-nous l'étude à chacun de ces organes en particulier. Par contre, nous devons parler de trois opérations qui se pratiquent sur le thorax, la thoracentèse, l'empyème ou thoracotomie, et l'opération d'Estlander.
La thoracentèse est une opération qui a pour but d'évacuer à travers la paroi thoracique le liquide contenu dans la cavité pleurale, à l'aide d'un trocart et d'une aiguille. Cette opération fut vulgarisée par Trousseau, mais elle ne devint réellement pratique que lorsque Dieulafoy, en 1869, eut montré le parti que l'on pouvait et que l'on devait tirer de l'aspiration. Les deux appareils fondés sur ce principe, celui de Dieulafoy et celui de Potain, sont entrés actuellement dans la pratique courante. D'autre part, les progrès de l'asepsie ont appris qu'il y avait lieu d'user des plus grandes précautions si l'on foulait ne pas infecter le liquide pleural et transformer ainsi une pleurésie séreuse en pleurésie purulente. L'indication de la thoracentèse est donc la présence de liquide dans une ou dans les deux cavités pleurales. Ajoutons qu'il n'est utile d'intervenir que lorsque ce liquide est en assez grande abondance et lorsque la pleurésie dure depuis quelque temps. Quant aux signes propres à faire reconnaître la présence et la quantité du liquide, nous renvoyons pour leur description à l'art. Pleurésie. Les deux appareils dont on se sert et qui présentent des qualités équivalentes