‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 171 sur 633 · TRAITEMENT — TRAJAN · texte numérisé non relu

TRAITEMENT — TRAJAN

TRAITEMENT. L Médecine (V. Médecine).

II. Droit administratif. — Le traitement est la rétribution qui est accordée aux fonctionnaires pour les services qu'ils rendent à raison de leurs fonctions . Le traitement peut être fixe, éventuel ou mi-partie fixe et éventuel. Le traitement fixe est payable par douzième et par mois écoulé. Nous avons donné des indications suffisantes sur les diverses questions afférentes aux traitements aux mots Fonctionnaire, Solde, Pension, Casuel, Saisie.

TRAITEUR. Les traiteurs firent primitivement partie de la corporation des sauciers dont ils se séparèrent au XVI® siècle pour former un corps de métier distinct (1599), celui des maîtres queux cuisiniers et porte -chopes (V. Sauce). Ce dernier nom venait de ce que, pour porter en ville les mets apprêtés par eux, car ils ne travaillaient que pour la ville, ils les couvraient d'une boîte de fer-blanc appelée chope. C'était, on le voit, un mode de transport analogue à celui dont use notre pâtissier- traiteur actuel. Ce pâtissier, qui ne donne pas à manger chez lui, mais prépare pour le dehors des repas complets, des lunchs, des goûters, ou simplement un plat sortant de 'ordinaire bourgeois, est l'héritier direct de l'ancien traiteur qui faisait aussi la pâtisserie ; c'était le métier de Mignot, le pâtissier-traiteur de la rue de la Harpe, qui dut sa célébrité au Repas ridicule de Boileau et à ses brioches et qui s'intitulait : Maître queux de la maison du roi et écuyer de la reine.

Louis XIV, qui tenait l'art culinaire en haute estime, donna, en J663, aux cuisiniers traiteurs de nouveaux statuts dans lesquels il est question de son « respect » pour les écuyers de cuisine, potagers, hâteurs princiers et oti il les dispense, pour passer au service du public, de toute autre formalité que la présentation de certificats de leur emploi. Quant aux traiteurs ordinaires, pour avoir droit au titre de maîtres, il leur fallait subir un examen devant les jurés du corps, afin, disent les statuts, que « ladite communauté demeure dans l'estime que l'on a conçue à son égard ». Ils obtinrent, ainsi que les rôtisseurs qui avaient fusionné avec eux, de tenir table chez eux, et ce fut l'un d'eux qui inventa le restaurant (V. Restaurateur, Rôtisseur). Ce mot prévalut sur l'ancien, qui, à moins d'être accolé à celui de pâtissier, ne donne plus l'idée, ni d'une cuisine de premier ordre, ni d'un établissement fréquenté par des consommateurs d*élite. La boutique du traiteur est au restaurant ce que l'auberge est à l'hôtel ; elle est le restaurant populaire et correspond à la trattoria italienne, avec cette différence qu'il est des trattorie d'ordre assez relevé pour être fréquentées par un public qui ne mettrait pas le pied chez nos traiteurs. Marcel Charlot.

TRAITIÉFONTAINE. Com. du dép. delà Haute Saône, arr. de Vesoul, cant. de Rioz; 446 hab.

TRAÎTRE (Dr. crim.) (V. Trahison).

TRAIZE. Com. du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry, cant. de Yenne; 358 hab.

TRAJAN, empereur romain, né en 58, mort en 417 ap. J.-C. Trajan {M. Ulpius Trajanus) naquit en Bétique, à Italica. Entré dans la carrière des honneurs, il fut successivement tribun militaire, préteur, légat impérial et commandant de légion en Espagne. En 94 , il fut consul ; en 97, Nerva le nomma gouverneur de la Germanie supérieure. Dans tous ces postes, Trajan fit preuve d'éminentes quahtés. A la tête de ses troupes, il exigeait des soldats une discipline parfaite, mais il partageait toutes leurs fatigues. Il rendait la justice avec impartialité ; il avait su devenir populaire parmi les légions. Aussi, lorsque Nerva, affaibli par Tâge, voulut adopter et associer à l'empire un homme vigoureux, énergique et plein de talent, il choisit sans hésiter Trajan. Trajan monta sur le trône impérial en 98. Il fut reconnu sans difficulté par l'armée et par le Sénat. Son règne de dix-neuf ans (98- 447) fut lun des meilleurs que connut le monde romain. Il fut marqué par des guerres heureuses, qui reculèrent

les frontières de l'empire, par un gouvernement paisible et fort, par des mesures économiques importantes, enfin par la grande impulsion qui fut alors donnée aux travaux publics.

Trajan porta ses armes en Germanie, en Dacie, en Arménie et sur la frontière de l'Euphrate. En Germanie, il profita des discordes qui éclataient sans cesse entre les peuplades germaniques pour établir l'influence romaine jusqu'au Weser; en Rhétie, il poursuivit la construction du retranchement que Domitien avait commencé pour protéger les Champs Décumates, et qui fut dès lors divisé en deux parties : le limes Germanicus, à l'E. du Neckar, et le limes Retiens, au N. du Danube. En arrière de ce retranchement, des postes militaires furent établis, des routes stratégiques furent créées ; plusieurs colonies furent fondées. — Dans la vallée moyenne et inférieure du Danube, Trajan eut à cœur de venger les échecs humihants que la politique romaine avait éprouvés sous Domitien ; il se donna pour tâche d'infliger aux Daces une défaite éclatante. Il fit à ce peuple deux guerres consécutives. Au début de l'année 404, il pénétra en Dacie, vainquit le roi des Daces, Décébale, au N. du Danube, atteignit sa capitale, Sarmizegethusa, s'en empara et força son ennemi vaincu à implorer la paix. Décébale dut reconnaître la suprématie romaine (402). Mais sa soumission n'était qu'apparente. Deux ans plus tard, il se révolta pour reconquérir son indépendance. Trajan résolut de l'écraser définitivement, n fit les plus grands préparatifs. Avant d'entrer en Dacie, il fit creuser dans le roc vif, le long de l'étroit défilé par lequel le Danube passe de la plaine de Hongrie dans celle de Bulgarie, uneroutedeplusieurs kilomètres qui subsiste encore de nos jours ; en aval de ce défilé, connu sous le nom de Portes de Fer, il jeta sur le fleuve un pont monumental en pierre. Puis l'empereur se dirigea droit sur Sarmizegethusa. En vain le roi Décébale opposa aux troupes romaines une résistance patriotique et désespérée. Partout vaincu, il se jeta sur son épée pour ne pas tomber vivant entre les mains de ses ennemis (4 06) . La Dacie fut conquise et réduite en province romaine ; de nombreux vétérans, recrutés dans toutes les légions, y furent installés comme colons. La double expédition de Trajan en Dacie compte certainement parmi les guerres les plus glorieuses de l'empire. Il nous en reste un monument inestimable, la colonne Trajane, que l'empereur fit élever à Rome pour célébrer et perpétuer le souvenir de ses victoires. Haute d'environ 30 m., cette colonne est ornée d'une série de bas-reliefs qui s'enroulent en spirale autour du fût, depuis la base jusqu'au sommet. Ces bas-reliefs forment 424 tableaux, qui représentent les divers épisodes de la guerre des Daces ; on y voit les travaux des soldats pendant les marches' et dans le camp, l'armement, le costume des légionnaires et des Daces, la prise de Sarmizegethusa, la mort tragique de Décébale ; on y reconnaît de grandes batailles, des engagements moins importants, et même de simples reconnaissances d'avant-garde (V. Colonne, t. XI, pp. 4428 et 4429).

L'année même où Trajan terminait la conquête de la Dacie, de graves événements se passaient en Asie. Les riches cités de Palmyre, Damas et Bostra, qui étaient restées libres jusqu'alors, furent annexées à la province romaine de Syrie. Un peu plus au S., le royaume des Nabatéens, qui bornait la Palestine à l'E. et au S., fut transformé en une province, qui s'appela l'Arabie ou Arabie Pétrée. — Enfin, pendant les dernières années de son règne, Trajan entra en lutte avec les Parthes. Le roi des Parthes, Chosroès, ayant voulu s'emparer de l'Arménie, Trajan n'hésita pas à intervenir. Il entra en Arménie, fit mettre à mort le roi de ce pays, qui avait reconnu la suprématie des Parthes, et réduisit ses Etats en province romaine (444). Cette politique énergique fit éclater la guerre entre Rome et les Parthes. L'armée romaine envahit en 445 le N. de la Mésopotamie. Edesse et Nisibe furent prises par les légions. Puis Trajan descendit le cours de l'Euphrate et

du Tigre. Il emporta Ctésiphon et Babylone, atteignit les rivages du golfe Persique, et créa deux nouvelles provinces : la Mésopotamie et T Assyrie. Mais ses victoires n'étaient pas solides. Une révolte formidable éclata derrière, l'empereur et les Parthes essayèrent de couper à Trajan la route de Syrie. Il dut battre en retraite ; il subit un échec sous les murs de la petite ville d'Atra, en Mésopotamie, qu'il assiégea pendant plusieurs semaines sans pouvoir la prendre ; enfin il entra en Syrie, épuisé de fatigue. Il se remit en route pour Rome ; il mourut à Sélinonte, en Cilicie (117).

Trajan préférait la guerre et les conquêtes aux travaux de la paix. Pourtant son oeuvre militaire, si considérable qu'elle soit, ne doit pas faire oublier son gouvernement et ses réformes. Trajan gouverna l'empire pour le bien général ; il fut toujours respectueux des lois romaines et il en imposa le respect à tous. Il assistait souvent aux séances du Sénat, non pour affirmer ses volontés comme un maître, mais pour discuter comme un collègue ; il permit aux sénateurs de s'acquitter en toute indépendance des fonctions que la constitution de l'empire leur avait laissées. Les légions lui furent toutes dévouées. Il plut à la foule par son air martial et ses allures simples. L'administration provinciale fut l'objet de ses soins éclairés. Il châtia sévèrement les gouverneurs coupables d'exactions ou de concussions, comme Marins Priscus, proconsul d'Afrique, ou Classicus, proconsul de Bétique. Les excès commis par les procurateurs impériaux ne furent pas réprimés avec moins de vigueur. Trajan surveilla de très près tous les détails de l'administrarion. Lorsqu'il eut chargé son ami Pline le Jeune du gouvernement de la Bithynie, il entretint avec lui une correspondance suivie ; il ne laissa jamais sans réponses les questions que Pline lui adressait en matière de travaux publics, de finances, d'administration générale. La netteté de ses décisions est très remarquable dans plusieurs cas. Une de ces lettres nous montre comment il voulait que les chrétiens fussent traités dans l'empire : pas de persécutions, mais exiger d'eux le respect absolu de toutes les lois romaines. — Trajan donna une grande impulsion aux travaux publics. Il embellit Rome, où il construisit un forum nouveau, le Forum de Trajan, orné d'une grande basilique, la basilique Ulpienne, et dominé par la colonne Trajane. Ces édifices sont parmi les mieux conservés que l'on puisse voir à Rome. Trajan dota l'Italie de deux bons ports, celui de Centumcellae (auj. Civita Vecchia) sur la mer T3Trhénienne, et celui d'Ancône sur la mer Adriatique. Dans les provinces, il multiplia les voies de communication; de nombreux ponts, dont quelquesuns n'ont pas complètement disparu, furent alors jetés sur de grands fleuves ; outre le pont du Danube, cité plus haut, il faut mentionner le pont d'Alcantara, sur le Tage, qui est considéré comme l'un des plus beaux monuments de l'art romain. — Malgré les dépenses considérables qu'entraînaient forcément de telles œuvres, Trajan administra sagement les finances de l'Etat. Il diminua les impôts, introduisit dans le palais impérial une économie rigoureuse et ne consacra les ressources publiques qu'à des œuvres d'intérêt général. Il voulut aussi porter remède à la misère privée ; il développa et organisa définitivement une œuvre ébauchée par Nerva, Tinstitution des Pueri alimeniarii. Pour remédier à la diminution croissante des naissances en Italie, Trajan, après Nerva, décida que les enfants des familles pauvres recevraient de l'Etat une subvention, en latin alimenta : de là le nom de Pueri alimentarii. Cette institution fut imitée dans les provinces. De riches particuliers laissèrent souvent par testament des sommes considérables pour organiser dans leur ville un groupe de Pueri alimentarii.

En résumé, deux grands faits caractérisent le règne de Trajan : 4° A l'intérieur, le gouvernement impérial s'exerça sans violence et sans troubles; Trajan prouva par son exemple que le régime monarchique institué par Auguste était capable d'assurer au monde romain l'ordre et la paix ;

Statue de Trajan (Musée de Naples).

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mais il prouva aussi que ces bienfaits dépendaient de l'empereur lui-même et non de la constitution impériale. — 52° A l'extérieur, Trajan dépassa i les limites naturelles qu'Auguste avait assignées à l'empire, le Rhin, le Danube , l'Euphrate. Il prit sur ces frontières une offensive énergique. Il annexa les Champs Décumates, écrasa les Daces , vainquit les Parthes, et créa cinq nouvelles provinces : la Dacie, l'Arménie, la Mésopotamie, l'Assyrie et l'Arabie. Le règne de Trajan peut être regardé comme l'apogée de l'histoire de l'empire. Le Sénat décerna à cet empereur le surnom de Prince excellent (pr inceps optimw5); plus tard,

il souhaita à tout empereur nouveau d'être plus heureux qu'Auguste et meilleur que Trajan {felicior Augusto, melior Trajano), J. Toutain.

BiBL. ': C. DE La. Berge, Essai sur le règne de Trajan; Paris, 1877.

TRAJANE (Colonne) (V. Colonne).

TRAJANOPOLIS. Ville de Turquie (V. Enos).

TRAJECTOIRE. I. Mathématiques. — Ce mot a été employé jadis comme synonyme de courbe ; il conserve aujourd'hui encore des sens assez diftérents les uns des autres, et il est d'un usage continuel. En cinématique et en mécanique, une trajectoire est uniformément la courbe parcourue par un point mobile, en sorte qu'à ce mot se rattache toujours une idée de mouvement. En géométrie, si l'on considère une famille de courbes planes, et qu'une courbe (C) les coupe toutes à angle droit, on dit que (C) est une trajectoire orthogonale des courbes de cette famille. Si l'angle sous lequel se fait la rencontre de (C) avec les courbes dont il s'agit est constant, mais non plus droit, la courbe (C) est dite trajectoire isogonale, ou trajectoire oblique. Le problème géométrique des trajectoires, traité analytiquement, conduit toujours à une équation différentielle du premier ordre. L'exemple le plus simple d'une trajectoire orthogonale est celui de la développante d'une courbe plane, coupant à angle droit toutes les tangentes. — Jean Bernoulli a nommé trajectoires réciproques des courbes telles que si l'on déplace l'une d'elles d'un mouvement de translation, et qu'en même temps une courbe égale de forme se meuve d'une façon analogue, les deux translations étant parallèles, les deux courbes variables de position se coupent constamment à angle droit.

IL Balistique (V. Tm).

TRALAIGUES. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Riom, cant. de Pontaumur; 186 hab.

TRALEE (celtique Traighlee). Ville d'Irlande, ch.~l. du comté de Kerry, sur la baie de Tralee (V. Irlande) ; 9. 34 8 hab. en 1891 . Chem. de fer. Le port est à Fenithar-

TRALEE — TRAMWAY

bour. Export, de produits agricoles, import, de houille, fer et bois.

TRALLES. Ancienne ville de Lydie (V. Aïdin).

TRALONCO. Corn, du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Sermano; 357 hab.

TRAMA) L ou TRÉMAIL.L Pêche.— Ce filet se compose de trois rets superposés, deux externes ou années ourdies à grandes mailles, une interne ou Que à petites mailles. Les aunées, dont les mailles ont de 0^^,050 à0^^,060 en carré, laissent passer le poisson qui arrive à la flue, qui doit le retenir en faisant bourse; les mailles de laflue ont de 0^,25 à 0"^,60 d'ouverture, le haut de l'engin est garni de flottes en liège, le bas de plombées. Le tram ail s'emploie dans les fleuves et dans les rivières et sert à prendre tous les poissons. E. S.

IL Chasse. — Le tramait des chasseurs ou hallier est tout à fait analogue à celui des pêcheurs. On le prépare comme lui et on le tend autour d'une pièce de terre, d'un fourrage, à la lisière d'un bois, de façon à former une barrière soutenue par des piquets de même hauteur placés de distance en distance. Les oiseaux qui donnent dans le tramait se prennent comme les poissons dans le tramait de pêche. C'est, d'ailleurs, un engin prohibé, employé seulement par les braconniers.

tRAMAlN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Dinan, cant. de Jugon; 647 hab.

TRAMAYES (Tramaiœ). Ch.-l. de cant. du dép. de Saône-et-Loire , arr. de Mâcon; 1.853 hab. Carrières de pierre. Moulin, huileries, tannerie. Découverte, en i831, au hameau des Chavannes, de sépultures à dalles. Eglise moderne (4845) avec clocher roman ancien. Château (xvi® s.), ayant appartenu, avec la seigneurie, aux d'Amanzé (xvi® s.) , aux Bullion (xvii®) et aux Damas d'Audour (xviii^).

TRAMBLY. Com. du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Mâcon, cant. de Matour; 816 hab. Stat. dechem. de fer.

TRAMBOUZE. Rivière du dép. du Rhône (V. ce mot,

XXVm, p. 598).

TRAME. I. Tissage. — On donne le nom de trame aux fils qui, dans les tissus, sont dirigés transversalement, dans le sens de la largeur de la pièce tissée. Ces fils sont fournis, lors du tissage, par un fil continu, que l'ouvrier passe, au moyen d'une navette, alternativement d'un bord à Tautre de la chaîne tendue sur le métier, et de façon à ce qu'il se lie avec les fils de cette chaîne en même temps qu'il les relie entre eux. Le fil de trame, pour pouvoir être logé dans la navette, doit être dévidé en bobines de formes spéciales qu'on désigne sous le nom de canettes ou épeules. Les métiers à filer renvideurs, dont on fait usage pour la laine et le coton, la livrent sous cette forme; dans les autres cas, le canetage ou épeulage est une des opérations préparatoire du tissage. Afin d'obtenir des tissus souples et nourris, on donne, en général, aux fils destinés à la trame une torsion moindre qu'à ceux qui formeront la chaîne et qui exigent un excès de torsion pour qu'ils puissent résister aux efforts auxquels ils sont soumis pendant le tissage ; souvent aussi on emploie pour les former des matières plus faibles ou de moindre qualité.

IL Anatomie (Y. Tissu).

TRAMECOURT. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. du Parcq; 167 hab.

TRAMERY. Com. dii dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Ville-en-Tardenois ; 155 hab.

TRAM ET ES (Bot.). Champignon polyporé, voisin des Dœdalea,' à hyménium formé de pores réguliers, entre lesquels descend la trame du chapeau pour former avec eux une couche homogène, à chair tantôt pâle, blanche {T. gibbosa, T, suaveolens), tantôt brune (T. odorata, T. pini) ou rouge (T. rubescens), à spores blanches, cylindriques ou ovalaires. Ch. sessile, subéreux-ligneux, odorant, habitant les souches de saules ou de peupliers, les vieux trous de pins. Rhizomorphes phosphorents dans certaines variétés. Ce champignon, qui vit généralement plusieurs années.

cause de grands dégâts dans les forêts de conifères, particulièrement de pins et d'épicéas; le T. radiciperda Hart. ou Polyporus annosus Fr., dit éponge des racines, y développe la pourriture rouge, fatale aux arbres qu'elle attaque ; elle débute par les racines et gagne le tronc. Son mycélium se développe aux dépens de l'écorce, puis du bois et les pourrit ; la décomposition se propage jusqu'à une certaine hauteur ; l'arbre, privé de la subsistance quil tirait du sol, meurt. La pourriture rouge s'attaque aussi bien à des plantations de cinq à dix ans qu'aux centenaires. La propagation à distance des spores du Trametes est attribuée aux souris ; on l'arrête eu creusant des fossés. — Le T. pini Fr., dit éponge de V épicéa, qui vit jusqu'à cinquante années, se développe sur les branches ; il produit à l'intérieur des bois un abondant mycélium qui le fait périr. H. Fournier.

TRAMEZAÏGUES. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagîières-de-Bigorre, cant. de Vielle- Aure; 127 hab.

TRAM 1ER de Laboissière, homme politique français (V. Laboissière).

TRAM OLE. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Vienne^ cant. de Saint-Jean-de-Bournay ; 404 hab.

TRAMONT-Emy. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Tout, cant. de Colombey-les-Belles ; 99 hab.

TRAMONT-Lassus. Com. du dép, de Meurthe-et-Moselle, arr. deToul, cant. de Colombey-les-Belles ; 188 hab.

TRAMONT-Saint-André. Com; du dép. de Meurthe-^ et-Moselle, arr. de Toul, cant. de Colombey-les-Belles; 242 hab.

TRAMONTANE (Météor.). Mot dont le sens varie un peu selon les localités. Dans le midi de la France, c'est le vent du nord- ouest. Les Provençaux donnent le nom : de tramontane, au vent du nord; de tramontane-mistrale, au vent de nord-nord-ouest ; de tramontane grecque, au vent de nord-nord-est. E. D.-G.

TRAM OY ES. Com. du dép. de l'Ain, arr. et cant. de Trévoux ; 358 hab.

TRAM POT. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. deNeufchâteau;288hab.

TRAMWAY. Les tramways sont des chemins de fer^ à rails généralement plats, établis dans les rues des Tilles ou sur les accotements des routes et plus spécialement destinés au transport des voyageurs. Tels ont été, du moins, les premiers tramways et tels sont encore leà tramways qu'on pourrait qualifier d'urbains et qui desservent l'intérieur ainsi que la banlieue immédiate des villes. Mais il se construit depuis plusieurs années, sous le nom de tramways, de véritables chemins de fer d'intérêt local, qui font, comme ces derniers, le service des marchandises et qui, reliJtnt des locaKtés parfois très éloignées, ne se distinguent d'eux, au point de vue de la construction, qu'en ce que, habituellement, ils ne quittent pas les routes. Le ministère des travaux publics a ainsi été amené à distinguer les tramways pour voyageurs et marchandises, les tramways pour voyageurs, bagages et messageries, et les tramways pour voyageurs seulementi Nous nous occupons ici plus particulièrement de ces deux dernières catégories, renvoyant pour la première à ce qui a été dit à l'art. Chemin de fer, t. X, pp. 1048 et 1049, relativement aux chemins de fer à voie étroite et aux chemins de fer d'intérêt local.

Historique. — Le nom de tram était usité, dès le xviu® siècle, dans quelques localités minières du N. de l'Angleterre, pour désigner un système de wagons servant au transport des charbons et roulant sur rails. En 183^, une première application du tramway au transport des voyageurs fut faite aux Etats-Unis, entré New York et Harleem, sur une ligne à voie de 1"^,435. Elle ne réussit que médiocrement et la ligne était depuis plusieurs années déjà supprimée, lorsqu'en 1852, un ingénieur français, Loubat, en établit une nouvelle dans l'intérieur même de New York. Les rails, en fer laminé, étaient po-

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