‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 175 sur 633 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

en

Kil.

Francs 170.20G.452 100.705.366

Francs 11.388.512 7.168.607

2» Tramvays pour voyageurs, bagages et messageries

3» Tramways pour voyageurs seulement :

a Dé'nflrtpjTipnt Vif» la Seine • • •

b. — Départements autres

Totaux

(1) Y compris les parcours communs.

En 4899, la longueur moyenne exploitée n'avait été que de 3.788 kil., en 4898 que de 3.327 kil. Dans le seul dép. de la Seine, l'augmentation a été, au cours de la dernière année, pour les tramways à voyageurs, d'une trentaine de kilomètres. Les lignes, au nombre de 67, ayant, non compris les parcours communs, une longueur réelle de voies de 304 kil., y appartiennent à 7 concessionnaires : la Compagnie générale des omnibus (424 kiL), la Compagnie des tramways de Paris et du dép. de la Seine (74 kil.), la' Compagnie générale parisienne de tramways (65 kil.), la Compagnie des tramways de l'ouest parisien (25 kil.), la Compagnie des tramways électriques de Paris à Saint-Denis (9 kil.), la Compagnie des tramways électriques de Yanves à Paris (5 kil.), M. Fournier (2 kil.). 28 lignes sont à chevaux, 7 à air comprimé (système Mékarski), 6 à vapeur (1 Rowan, 2 Serpollet, 2 Francq, 4 Furrey), 25 électriques (12 à accumulateurs, 3 à trolley, 2 à caniveau souterrain, 3 à systèmes mixtes, 5 à canalisation Diatto). Alors que sur la ligne à traction électrique de la Compagnie générale des omnibus Louvre- Yincennes, la vitesse commerciale, arrêts compris, n'atteint pas 8 kil., elle ressort à près de 46 kil. sur la ligne Bastille- Charenton, de la Compagnie générale parisienne de tramways, grâce, principalement, à la suppression des voitures à impériale, des appels de voyageurs aux bureaux , des contrôles de correspondance. En province, Marseille a 59 kil. de voies effectives, Lyon 50, Bordeaux 40, Rouen 38, le Havre 24, etc. Tous ces réseaux sont entièrement électriques.

A l'étranger, les Etats-Unis, ont tenu de tout temps et tiennent encore, pour les tramways, la première place. De 44.500 kil. en 4890, la longueur construite s'était élevée en 4899 à 34.500 kil., dont 4.500 à peine employaient encore la traction animale ou la vapeur. Tous les autres étaient électriques et avaient en service 52.000 voitures. Plusieurs des compagnies américaines de tramways sont propriétaires, du reste, dans le voisinage des grandes villes, à Boston et à Chicago notamment, de grands parcs où elles ont installé de nombreuses attractions et dont l'exploitation, tout en se couvrant, par les entrées, de tous ses frais, contribue à accroître dans une forte proportion le mouvement des voyageurs sur les lignes qui les desservent. Dans toute l'Europe, il n'y avait, au 4®'' janv. 4898, que 2.260 kil. de tramways exploités électriquement, dont la moitié environ en Allemagne.

Pour les sociétés de tramways, Y. Société, t. XXX, pp. 443 et 446. L. Sagnet.

BiBL. : SerafOxV, les Tramways et les Chemins de fer GRANDE ENCYCLOPÉDIE. — XXXI.

sur route ; Paris, 1882. — Hilse, Handbuch der Strassenbahnkunde; Munich, 1891-93, 2 vol — G. Humbert, Traité des chemins de fer d'intérêt local et des tramways ; Paris, 1893. — Clark, Tramways; Londres, 1894, 2« éd. — A. Martin, Etude historique et statistique sur les moyens de transport dans Paris; Paris, 1891. ~ R. Seguela, les Tramways. Voie et matériel; Paris, 1896.-— Haarmann, Die Kleinbahnen ; Berlin, 1896. — Kœstler, Ueber nordamerikanische Strassenbahnen ; Vienne, 1896. — H. Maréchal, les Tramways électriques ; Paris, 1897. — Aucamus et Galine, Tramways et Automobiles ; Paris, 1899. — G. Colson, A brégfé de ia législation des chemins de fer et des tramways ; Paris, 1901. — Ministère des Travaux publics, Statistique des chemins de fer finançais ; Paris, 1901. — Zeitschrift I ûr das Gesamte Lokal-und Strassenbahnwesen; Wiesbaden, ann. 1882 et suiv. — V. en outre la bibliographie de l'art. Cheaun de fer.

TRANCAULT. Com. du dép. de TAube, arr. de Nogentsur-Seine, cant. de Marci)ly-le-Hayer ; 254 liab.

TRANCHANT (Adolphe), acteur français (Y. Mirecour).

TRANCHE. L Reliure (Y. Reliure).

IL Boucherie. — La tranche, ou pièce ronde, formée par la deuxième partie de la cuisse du bœuf, de la vache ou du taureau, côté interne, est un morceau de premier choix. Elle est reconnaissable par l'os à moelle qui se trouve dans ^sa longueur.

TRANCHÉ (Blas.). Se dit d'un écu partagé diagonalement en deux parties égales par une ligne allant de l'angle dextre du chef à l'angle senestre de la pointe. C'est le contraire de taillé.

TRANCHE (La). Com. du dép. de la Yendée, arr. des Sables-d'Olonne, cant. des Moûtiers-les-Mauxfaits ; 1.439 hab. ^

TRANCHÉE. I. Fortification.— Dans un siège, avant l'apparition des obus explosifs, les travaux d'approche consistaient en travaux de terrassements qui permettaient à l'assiégeant de s'avancer à couvert ; ces tranchées étaient exécutées en sape simple, double ou en sape debout (Y. Sape), et portaient le nom : de boyaux de communication, quand elles se dirigeaient sur Touvrage à attaquer; de parallèles, quand elles présentaient par rapport à cet ouvrage un tracé enveloppant et à peu près concentrique. A chaque changement de direction, les boyaux de communication se prolongeaient par un élément de parallèle qu'on appelait demi-places d'armes. — Sur les talus des fossés des parallèles on établissait des gradins de fusillade qui permettaient aux occupants de tirer pardessus le parapet. Sur le talus intérieur des parapets des parallèles on construisait de place en place des gradins de franchissement permettant à l'assaillant de sortir de la tranchée pour se porter à l'assaut. La puissance ac-

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