‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 185 sur 633 · IV. Droit civil. — Louage de travail (V. Louage · texte numérisé non relu

IV. Droit civil. — Louage de travail (V. Louage

V. Physiologie. — Travail musculaire. — Les lois qui régissent les transformations énergétiques doivent s'appliquer nécessairement aux moteurs vivants comme aux moteurs inanimés : réquat,ion thermodynamique par

exemple : ^t— j — = 425, est toujours vraie, qu'il

s'agisse d'un animal, d'une machine à vapeur ou d'une pile électrique. Néanmoins, les recherches faites depuis les découvertes des Joule, des Carnot, etc., pour identifier le travail biologique et le travail ordinaire, donnèrent des résultats contradictoires, souvent paradoxaux. « Ces échecs tinrent à ce que les expérimentateurs, mécaniciens ou physiologistes, se laissèrent aller au courant d'une idée directrice'par trop simpliste. La machine animale productrice de travail mécanique fut considérée par eux comme une machine ordinaire, dans laquelle la chaleur fournie par le potentiel alimentaire se divise en deux parts : l'une, la plus petite, se transformant en travail mécanique ; l'autre, la plus grande, se dissipant d'une manière stérile. Il n'était tenu aucun compte des actes physiologiques intermédiaires entre l'entrée et la sortie du potentiel. On ne se demandait pas si les phénomènes intimes de la nutrition du muscle, ceux, non moins intimes, qui le constituent en état d'activité, n'introduisent pas de profondes particularités dans la destinée ou l'emploi de l'énergie mise en jeu par cet état d'activité » (Chauveau).

Le travail physiologique apparaît sous des formes multiples, la glande qui sécrète, la cellule nerveuse qui réagit à une excitation venue de l'extérieur, accomplissent un travail: elles sont le siège d'une dépense d'énergie qui se manifeste en outre par un dégagement de chaleur et d'électricité ; mais c'est surtout le travail musculaire qui se prête le mieux à l'étude du travail biologique. Ici encore nous opposerons la théorie de Chauveau, qui, malgré certains côtés encore très hypothétiques, répond mieux que les autres théories aux difficultés du problème. Les théories mécaniques posaient l'équation suivante : Energie alimentaire =: Chaleur produite -f- travail utile. Chauveau propose la nouvelle équation : Energie alimentaire = Travail physiologique =: Travail utile -\~ chaleur. La caractéristique de cette dernière équation est l'introduction d'une nouvelle égalité : le travail physiologique, intermédiaire et distinct des termes extrêmes.

Le travail physiologique, ce n'est pas le travail mécanique du muscle, mais bien le travail intérieur de la contraction ; il consiste « dans la création subite et l'entretien d'une élasticité spéciale absolument parfaite, adaptée au but fonctionnel que le travail musculaire vise et doit atteindre ». C'est à cette création d'élasticité qu'est consacrée la dépense d'énergie qu'entraîne l'activité du muscle employé à l'exécution d'un travail mécanique. Cette élasticité est mesurable en kilogrammes comme force, et les travaux intérieurs ou extérieurs qui en sont l'origine et la fin se mesurent, de leur côté, en calories et en kilogrammètres.

Cette conception permet de comprendre comment un muscle, qui soutient une charge à hauteur fixe, travaille constamment, alors que la mécanique pure semblerait devoir indiquer que le travail est nul suivant la formule T = P X H. Or ici H, la hauteur, est 0, donc T serait 0. Il en est de même si le muscle imprime alternativement

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