‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 189 sur 633 · TRAVAUX PUBLICS ~ TRAVERSÉE · texte numérisé non relu

TRAVAUX PUBLICS ~ TRAVERSÉE

et celui des mines, respectivement confiés aux fonctionnaires et agents de ces deux corps, assurent, dans les déparlements, l'exécution de ses décisions (V. Ponts et Chaussées et Mine). Les autres services qui relèvent directement du ministère des Travaux publics sont : le service des phares et balises (V. Phare), le service du nivellement général de la France (V, Nivellement), celui de la carte géologique de la France, les services hydrométriques et d'annonce des crues, l'administration des chemins de fer de l'Etat. Cinq écoles en dépendent également : l'Ecole nationale des ponts et chaussées (avec ses trois services annexes des cartes et plans et de la statistique graphique, des instruments de précision, des laboratoires et des essais et recherches statistiques sur les matériaux de construction), F Ecole nationale supérieure des mines, l'Ecole des mines de Saint-Etienne, les deux Ecoles des maîtres- ouvriers mineurs d'Alais et de Douai (V. Ecole, t. XV, pp. 442, 445, 4o7 et 458).

Publications, Le ministère des Travaux publics fait paraître périodiquement un certain nombre de publications : Annuaire du ministère des travaux publics, Annales des ponts et chaussées (mens.), Annales des mines (mens.), Statistique de la navigation intérieure (ann.), Statistique de l'industrie minérale et des appareils à vapeur (ann.). Statistique des chemins de fer français (ann.), Album de statistique graphique (biennal). Il édite, d'autre part, un Recueil de lois, ordonnances, décrets j etc., qui est chronologique et forme déjà 16 volumes. Enfin il a dressé de nombreuses cartes ; Carte géologigue de la France au d/80.000 (en voie d'achevévement), cartes des routes nationales, des voies navigables, des chemins de fer, atlas des ports maritimes, etc. L. S.

BiBL. : Alf. Picard, Notice historique sur l'administration des travaux publics ; Paris, 1884.

TRAVE. Fleuve d'Allemagne, qui arrose la principauté de Lubeck, le Holstein, passe à Segeberg et Oldesloe, reçoit la Stecknitz et la Waknitz, cette dernière dans la ville de Lubeck, et finit par un large estuaire qui aboutit à la mer Raltique devant Travemunde (petit port et bains de mer). La Trave amène jusqu'à Lubeck les navires tirant 5 m., et, par la Stecknitz et le canal de l'Elbe à la Trave, relie la vieille cité hanséatique au réseau fluvial allemand.

TRAVECY. Com. da dép. de FAisne, arr. de Laon, cant. de La Fère ; 806 hab.

TRAVÉE (Constr.). Ordonnance d'architecture ou partie de construction formant un tout nettement délimité entre deux pièces maîtresses, points d'appui, piles, pilastres, fermes, etc.; ainsi, on appelle travée de salle de fêtes, ou travée d'église, la partie comprise entre deux ordonnances de colonnes ou deux pieds-droits d'arcade ; travée de pont, la partie d'un pont comprise entre deux piles ou entre une pile et une culée ; travée d'un plancher, tout le solivage compris entre deux poutres, et travée de comble, l'ensemble des pannes et des chevrons compris entre deux fermes; travée de balustres, une partie de balustrade comprise entre deux piédestaux, et travée de grille, l'ensemble des barreaux et des traverses maintenus entre deux montants ou deux piliers de cette grille. — Dans le métré des ouvrages de peinture on appelait autrefois travée d'impression une surface de 24 6 pieds (6 toises superficielles) d'impression de peinture servant d'unité à laquelle on ramenait les surfaces des travaux de peinture de bâtiment. Ch. L.

TRAVE RSARl (Ambrogio), dit Ambroise le Camaldule, humaniste italien (V. Ambroise).

TRAVERS-BANCS (Mines) (V. Mine, t. XXIII,p. 1017).

TRAVERSE. I. Chemin de fer. — Les traverses sont des pièces de bois ou de métal qui maintiennent les rails des voies de chemin de fer (V. ce mot, t. X, pp. 1032 et suiv.). Les traverses en bois ont été longtemps les seules employées et ont encore, sous de nombreux rapports, les préférences des ingénieurs. Celles dont on fait usage sur la

plupart de nos voies ferrées affectent la forme équarrie ou demi-ronde. Leurs dimensions varient entre 0^^,24 et 0^^,30 pour la largeur, 0"^,12 et 0"^,14 pour la hauteur. Leur longueur moyenne est de 2^,70. Leur espacement est très variable, mais, en général, de moins de 4 m. Les essences les plus employées sont : le chêne, le hêtre, le sapin. Le chêne, de beaucoup supérieur, l'est, le plus souvent, sans préparation. Les autres bois sont préalablement injectés au moyen d'un liquide antiseptique : sulfate de cuivre, créosote, etc. , qui les préserve de la pourriture (V. Bois, t. VII, p. 122). Le prix est, transport compris, de 5 fr. 50 à 6 fr. par traverse, soit environ 6.000 fr. par kil. de voie. L'entretien revient annuellement, également par kil., à 400 fr. en moyenne. Les traverses métalliques ont été, depuis une quinzaine d'années, l'objet d'essais, couronnés d'ailleurs d'un plein succès, et elles sont aujourd'hui employées dans de nombreux pays, principalement dans l'Europe centrale et les Pays-Bas. Elles doivent être préconisées pour les pays très chauds, là où les traverses de bois ne sauraient résister longtemps. Elles se fabriquent en fer ou en acier et il en existe une multitude de types différents, qui visent tous à procurer le bourrage le plus exact du ballast, en même temps que l'attache du rail la plus facile. Parmi les types les plus connus, nous citerons les systèmes Post, Vautherin,Zorès. Elles ont, dune façon générale, la forme d'un U ou d'une auge renversée, et reposent, conséquemment, sur le ballast par leur partie concave. Leurs dimensions varient entre 2"^,40 et 2'^,60 de longueur, 0«^,20 et 0™,30 de largeur à la base, 0°^,05 et 0"M0 de hauteur. Elles pèsent, d'ordinaire, de 45 à 50 kilogr. et sont établies pour l'emploi de rails à patin (V. Rail). On a aussi cherché, à diverses reprises, à supprimer les traverses en les remplaçant par les longrines longitudinales en bois ou en acier, placées sous les rails dans toute leur longueur. Les premières ont pris une certaine extension dans l'Amérique du Nord, les secondes en Allemagne (systèmes Hilf, Hohenegger, etc.).

IL Fortification. — Rempart en terre qu'on établit dans un fort ou dans une batterie de siège, en général perpendiculairement aux crêtes, pour protéger le personnel et le matériel contre le tir d'enfilade et le tir d'écharpe (V. Tir). Le sommet des traverses est en général à la même altitude que les crêtes. Les batteries à traverses tendent à disparaître et à faire place aux batteries enterrées qui ont l'avantage d'être presque insaisissables pour l'ennemi. On construit dans les traverses des abris en charpente, en maçonnerie ou en béton, servant de dépôt de matériel ou d'abri pour le personnel du service des pièces. Etant donnée la position dangereuse des traverses qui sont exposées au tir de Fennemi, on évite d'y placer des poudres, des projectiles, si ce n'est les munitions nécessaires pour la consommation immédiate des pièces. — Dans les travaux d'approche d'un siège, on établit de distance en distance dans les tranchées des traverses pour garantir ces tranchées des coups d'enfilade; on leur donne le nom de : traverses simples, lorsque la tranchée, contournant un côté de la traverse, reprend après sa direction primitive; traverses tournantes, quand la tranchée tourne des deux côtés de la traverse ; traverses en crémaillère, lorsque la tranchée se compose de tronçons formant des angles droits.

TRAVERSÉE (Chem. de fer). Lorsque deux voies de chemin de fer doivent se couper sans communiquer l'une avec l'autre, on a ce qu'on appelle une ^rai'g?^^^'^ de voies. Elle est rectangulaire si les deux voies se coupent à angle droit, oblique dans le cas contraire. L'angle ne descend pas, d'ailleurs, en général, au-dessous de 5^,30. La traversée de voies s'établit, comme le croisement (V. ce mot), en maintenant la continuité des files de rails extérieures et en assurant le passage des roues au moyen de contre-rails légèrement recourbés à leurs extrémités. On emploie aussi beaucoup, depuis plusieurs années, un appareil qui est une combinaison de Faiguille et de la tra-

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versée et qui est désigné sous les noms divers de traversée-jonction^ aiguille anglaise^ traversée à double aiguillé, etc. Il permet, dans les deux sens, soit de traverser simplement la voie que Ton croise, soit|de s'embrancher sur cette voie. Il est obtenu par le jeu d'une double combinaison d'aiguilles manœuvrées avec un seul levier.

TRAVERSÈRES. Com. du dép. du Gers, arr. d'Auch, cant. de Saramon ; 220 hab.

TRAVERTIN (Pétrogr.) (V. Calcaire, t. VIIÏ, p. 858).

TRAVES (Treva). Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Vesoul, cant. de Scey-sur-Saône ; 454 hab. Gîtes de minerais de fer, carrières de pierre. Monument mégalithique connu sous le nom de Pierre Percée. Le château, dont il ne reste plus rien, fut assiégé et pris par les Allemands en 1577 et par les Lorrains en 1595.

TRAVESTI (Théâtre). On entend par jouer les travestis prendre un vêtement et interpréter un rôle qui n'est pas de son sexe. Un rôle ou une pièce à travestissements est aussi, au théâtre, une pièce où un acteur change rapidement de costumes ou bien représente plusieurs personnages. W^^ Déjazet s'était acquis une grande réputation dans ce genre.

TRAVET (Le). Com. du dép. du Tarn, arr. d'Albi, cant. de Réalmont; 238 hab.

TRAVIÈS DE ViLLERs (Charles- Joseph), peintre et caricaturiste français, né à Wullbrugen (cant. de Zurich) le 21 févr. 1804, mort à Paris le 13 août 1859.1 appartenait à une famille d'émigrés réfugiée en Suisse. Elève de Heim, il débuta au Salon de 1823 comme peintre de genre : il devint caricaturiste ; les albums qu'il publia fourmillent de types vigoureusement croqués et très habilement mis en valeur, dont le meilleur n est certainement pas celui de Mayeux, qui pourtant obtint toute la faveur du public et dont la vogue fut extraordinaire. Traviès de Villers fut un des fondateurs du Charivari et de la Caricature ; il a publié dans ces feuilles de nombreux dessins humoristiques, dont les principaux furent réunis sous différents titres : la Vie littéraire. Comme on dîne à Paris, etc. ; il convient d'ajouter à ces œuvres ses albums de début : la Galerie des Epicuriens, les Convrastes, les Tableaux de Paris, et ses illustrations pour l'œuvre de Balzac; de 1848 à 1855, il revint de temps à autre à la peinture et envoya aux Salons, outre plusieurs portraits, une grande toile, Jésus et la Samaritaine, qui fut acquise par l'Etat. Jules Mazé.

TRAVNA ou TRIAVNA. Ville de Bulgarie, à 28 kil. S. de Tirnova ; 3.000 hab. Ateliers de sculpture sur bois, de broderie, passementerie, filigrane, peinture et décoration rehgieuse. Jolie église merveilleusement décorée ; les artistes de Travna sont très réputés en Bulgarie.

TRAVN I K. Ville de Bosnie, ch.-l. de cercle, sur la Lachna, affl. g. de la Bosna; 6.261 hab. en 1895, en majorité musulmans ; château bâti par Twertko II. Jusqu'en 1850, Travnikfut la résidence du vizir de Bosnie.

TRAXÈNE. Rivière du dép. du Pas-de-Calais (V. ce mot, t. XXVI, p. 36).

TRAYE. Com. du dép, des Deux-Sèvres, arr. de Parthenay, cant. de Moncoutant ; 267 hab.

TRAYETO. Col des Pyrénées (V. Oviedo).

TRAYON (Zoot.) (V. Vache).

TRAZ os Montes ou TRAS os Montes. Ancienne prov. du Portugal (V. ce mot, t. XXVII, p. 383), au N.-E. du royaume, la seule qui ne touche pas à la mer ; 11.116 kil. q. ; 418.917 hab. en 1890; comprise entre les prov. portugaises de Beira alta au S., Minho à l'O. et les prov. espagnoles de Galice au N. et Léon à l'E., elle a pour ch.-l. Bragance, et se divise en deux districts séparés par le Tua, à l'E. Bragance, à l'O. Villareal. Le sol s'abaisse du N. au S. vers le Duero qui borne la prov. au S.-E. et au S. et en reçoit toutes les rivières, Sabor, Tua, Corgo, Tamega, etc. C'est une l'égion de plateaux chauves, semés de landes et de taillis, à hivers rudes et

étés brûlants ; le plus haut sommet est le Pico de Laronco (1.580 m.), sur la lisière N.-O. L'agriculture ne prospère que dans les profondes vallées du Duero et de ses affluents ; sur les pentes inférieures sont des vignes (vin de Porto), des arbres fruitiers; on élève des vers à soie et cultive le lin sur le haut Tamega, le chanvre sur le haut Sabor. La seule industrie est celle de la soie.

TRÉAL. Com. du dép. du Morbihan, arr. de Vannes, cant. de La Gacilly ; 1 .148 hab.

TRÉAU VILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. des Pieux; 763 hab.

TRÉBABU, Com. du dép. du Finistère, arr. de Brest, cant. de Saint-Renan; 276 hab.

TRÉBAN. Com. du dép. de l'Allier, arr. de Moulins, cant. du Montet ; 817 hab.

TRÉBAN. Com. du dép. du Tarn, arr. d'Albi, cant. de Pampelonne ; 195 hab.

TRÉBAS. Com. du dép. du Tarn, arr. d'Albi, cant.de Valence-d'Albigeois ; 535 hab.

TREBATTI (Paolo-Ponzio), sculpteur italien, également connu sous le nom de Cari Ponce, né en Toscane. Il vécut au XVI® siècle, mais on manque de renseignements précis sur les dates de sa naissance et de sa mort, ainsi que sur les circonstances véritables de sa vie privée. Appelé à Paris vers 1530 par François P^, il contribua à la décoration sculpturale du palais de Fontainebleau ;puis il exécuta (1535) le remarquable tombeau du prince Alberto Pio de Carpi, mort à Paris; ce mausolée, qui fut placé alors dans l'église des Cordeliers, est surmonté de la statue en bronze du défunt : il fait partie aujourd'hui des collections du musée du Louvre. Le palais même du Louvre et le petit château de Meudon durent également à l'habile artiste divers travaux où éclatent une rare prestesse d'exécution et un goût des plus sûrs. Le tombeau de Charles de Magny (1556) et celui d'André Blondel de Rocquencourt (1558) comptent aussi parmi les beaux ouvrages de Trebatti. Sous Henri III, Catherine de Médicis lui confia plusieurs frontons et ornements pour la façade orientale du ch.Ueau des Tuileries, puis deux statues, la Prudence et la Tempérance, destinées au mausolée de Henri II à Saint-Denis, et un Ctirist mort, en marbre, de grandeur naturelle, qui passa pour son chefd'œuvre. Enfin Trebatti est encore l'auteur: d'une statue à^ Anne de Bretagne ; des intéressants bas-reliefs qui représentent le Combat de saint Georges contre le dragon et Sainte Anne apprenant a lire a la Vierge ; du buste d'Olivier Lefèvre (au Louvre). Ce qui caractérise surtout le style du sculpteur toscan, c'est la merveilleuse souplesse de sa manière, tantôt vigoureuse et rude, à la Michel-Ange, tantôt gracieuse et élégante, comme celle de notre Germain Pilon. Q. Cougny.

TREBBIA ou TRÉBI A. Rivière d'Italie (V. ce mot, t. XX, p. 1038). Ce torrent, affl. dr. du Pô, long de 93 kil., qui va, par Bobbio, des environs de Gênes à l'O. de Plaisance, est surtout connu par deux batailles livrées sur ses bords. En déc. 218, Annibal y détruisit l'armée, deux fois plus forte, des consuls Publius Scipio et Tib. Sempronius ; il lui laissa franchir la Trebia, puis l'y rejeta par une attaque de front et de flanc, lui tuant 30.000 hommes; 10.000 se réfugièrent à Plaisance. — Du 17 au 20 juin 1799, Macdonald, revenant de la péninsule italienne, livra aux Austro-Russes de Souvorov une série de combats acharnés où il eut finalement le dessous.

TRÉBÉDAN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Dinan, cant. de Plélan-le-Petit ; 519 hab.

TREBELLI (Dame Bettini, dite), cantatrice française (V. Bettini).

TRèBES. Com. du dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne, cant. de Capendu; 1.804 hab. Stat. de cliem. de fer.

TREBEURDEN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion, cant. de Perros-Guirrec ; 1.894 hab. Bains de mer„

TREBOSCH - TRËBIZONDE

TREBITSCH. Ville de la Moravie, chef-lieu de district, surl'Iglava; 12.000 hab. a vecle faubourg. Fabriques de draps, de chaussures; tanneries, distilleries. Lycée. Château du comte Waldstein avec beau parc ; l'église du château date du xii^ siècle ; c'est un reste d'une ancienne abbaye de bénédictins fondée en 1109.

TRÉBIZONDE (Tapezus, turc Tarabousoun) . Mille de Turquie d'Asie, sur la mer Noire, chef-lieu du vilayet du même nom; 35.000 hab. Ce fut au vm® siècle av. J.-C. une colonie de Sinope. Xénophon y fut acclamé au terme de la fameuse retraite des Dix-Mille. Adrien embellit beaucoup la ville et la dota d'un port artificiel. Sous Valérien, elle fut prise et pillée par les Goths, ses habitants tués ou transportés comme esclaves dans le Bosphore cimmérien. Justinien y entreprit aussi de grands travaux. La ville turque occupe aujourd'hui l'intérieur des murailles souvent relevées. A l'E., sur un coteau, se dresse le faubourg de Giaour-Meidan habité par les Arméniens, les Grecs, les négociants européens, et lieu de halte des caravanes venant de l'intérieur. Au S. de la ville, une grotte consacrée à la Vierge est l'objet de pèlerinages fréquentés.

L'importance de Trébizonde tient à sa position au débouché de la meilleure route venant de la Haute-Arménie ; elle est encore le marché par où la Perse écoule ses produits sur la mer Noire. Une route carrossable de 340 kil. la relie à Erzeroum. En 1899, le port de Trébizonde a été visité par 558 vapeurs (147 ottomans, 117 français, 104 autrichiens, 38 russes, etc.), et 7.912 voiliers, presque tous ottomans. En 1899, Trébizonde a importé pour 33 millions de fr., dont 12 millions 1/2 en transit pour la Perse, en diminution de 1 million sur Tannée précédente, et exporté pour 14 millions 1/2, dont plus de 3 millions 1/2 venant de Perse, en diminution de 2 millions. Sur ces chiffres le commerce français figure pour plus de 4 millions 1/2 à l'importation, et à l'exportation pour 1.800.000 fr. Le vilayet de Trébizonde a importé en 1899 pour 50.788.315 fr. (dont 5.436.150 de France) et exporté pour 34.969.447 (dont 4.933.122 en France). R. Dussaud.

Empire grec de Trébizonde. — Lorsque en 11 85 une révolution populaire renversa, à Constantinople, Andronic Comnène, les jeunes enfants de son fils Manuel, Alexis et David, furent emmenés par quelques fidèles chez leur tante Thamar, reine d'Ibérie : ils devaient être les fondateurs de l'empire grec de Trébizonde. A plusieurs reprises déjà, cette lointaine capitale du thème de Chaldée avait été, au xi® siècle et au commencement du xn®, sous les Gabras et sous Grégoire Taronite, le siège d'un Etat indépendant; il fut facile, dans la dislocation de l'empire, à Alexis de s'en emparer en 1204 et de s'y proclamer empereur avec le surnom de « grand Comnène ». Avec l'aide de son frère, il étendit son autorité le long du rivage de la mer Noire, en Paphlagonie, et même il tenta de s'emparer d'Amisos ; mais bientôt il se heurta à l'empire naissant de Nicée, et la victoire remportée par Théodore Lascaris sur le Sangarios arrêta les progrès des Comnènes (1203). Vainement les princes de Trébizonde cherchèrent l'appui des Latins : l'énergie de Lascaris rejeta David Comnène vers TE. (1212), et l'intervention des Seldjoukides, qui prirent Sinope (1214), acheva la ruine du jeune souverain. Alexis pourtant, avec l'appui des Ibériens, se maintint avec plus de succès contre les Turcs dans la région de Trébizonde. Sans doute, il dut accepter de payer tribut au sultan de Roum, mais en somme, l'Etat qu'il fonda dans le Pont, et dont la capitale eut vite une grande prospérité commerciale, dura. Pendant son règne de dix-huit ans (1204-22), il le gouverna bien, malgré les luttes intérieures, source de troubles futurs, qui mettaient aux prises les partis féodaux des Schol ariens dévoués à la cour et des Amytzantarants ou Mésochaldéens plus indépendants. — Sous les successeurs d'Alexis, son gendre Andronic Gidos (1222-35) et son fils Jean (1235-38), la guerre continua contre les Seld-

joukides qui parurent même devant Trébizonde et subirent sous ses murs un sérieux échec ; mais de plus en plus l'indépendance de l'empire était menacée par les Turcs ses voisins et les Mongols qui commençaient à apparaître dans les affaires asiatiques ; la perte de l'Ibérie, qui se détacha de l'Etat de Trébizonde, l'affaibht encore. Manuel, le second fils d'Alexis, malgré ses hautes qualités militaires (on l'a surnommé le grand capitaine, ô onTpar/iytxoStaTo?), eut beaucoup de peine à se maintenir entre les deux adversaires : son long règne pourtant (1238-63) ne fut point sans éclat à l'intérieur, et l'église de Sainte- Sophie à Trébizonde garde le souvenir de sa magnificence. Après lui, la situation s'améliora. Jean II (1280-97) fit alliance avec les Paléologues de Constantinople ; Alexis 11 (1297-1330) développa la prospérité commerciale de sa capitale, qui devint l'un des principaux entrepôts du commerce de l'Asie intérieure, et il défendit avec succès son indépendance contre les prétentions des Génois, avides d'accaparer le monopole du commerce de la mer Noire. Mais, à sa mort, la décadence commença, entretenue par l'anarchie et les guerres civiles. Un usurpateur, Basile, s'empara du trône (1332-40); puis ce furent des gouvernements de femmes, sous lesquels les conflits des partis féodaux mirent la capitale à feu et à sang, pendant que les Turcs de Diarbekir ravageaient les environs de la ville et que les Génois enlevaient Kérasonte (1348). Une nouvelle révolution mit enfin sur le trône Alexis III (1349-90), fils de Basile, qui, avec l'appui de l'empereur Jean Cantacuzène, parvint à rétablir l'ordre. Il écrasa les partis rebelles (1355), éloigna ses compétiteurs, renforça son autorité ; pour faire échec aux Génois, il conclut un traité de commerce avec les Vénitiens (1367); et s'il ne put réussir à arrêter les invasions des Turcomans, il fit bonne figure de souverain par la splendeur de ses constructions; il rebâtit l'église consacrée à saint Eugène, protecteur de la cité, enrichit et agrandit celle de la Panagia Theoskepastos, fonda au mont Athos le monastère de Dionysion ; sa diplomatie, servie par d'heureuses alliances matrimoniales, sa bonne administration financière, facilitée par les ressources du commerce, ajoutèrent encore à l'éclat de son règne : au moment où Constantinople était vassale des Turcs, Trébizonde se maintenait indépendante. Grâce aux luttes contre les Mongols et les Ottomans, Manuel m, fils d'Alexis (1390-1417), réussit, au prix d'un hommage de vassalité rendu à Timour, à conserver cette situation. Mais après lui, l'histoire de Trébizonde n'est plus qu'une succession de scandales et de crimes. Alexis IV (1417-46), révolté jadis contre son père Manuel, voit se soulever contre lui son fils Jean, qui, pour lui succéder, l'assassina. Jean IV (1446-58), détesté de ses sujets, réussit à sauver une deroière fois sa capitale des attaques des musulmans, et il essaya contre les Turcs de trouver un appui chez les Turcomans de la Horde blanche en mariant sa fille au grand khan, Ouzoun-Hassan ; il dut payer tribut à Mohammed II. Quand il mourut, son frère David (1458-61), impuissant à se défendre, dut capituler dans Trémzonde, assiégée par le sultan. Exilé en Macédoine, il fut peu après mis à mort avec ses fils et son neveu; Trébizonde fut dépeuplée, la noblesse transportée à Constantinople, les propriétés des chrétiens distribuées à des Ottomans. C'était la fin de cet empire qui, pendant près de trois siècles avait, dans ces lointaines régions de la mer Noire, maintenu quelques restes du christianisme et de la civilisation byzantine. Ch. Diehl.

BiBL. : Empire de Trébizonde. — La découverte faite par FallmerAyer de la chroniçjue de Michel Pananetos, qui raconte de 1204 à 1426 l'histoire de l'empire de Trébizonde, a fait pour la première fois connaître les annales de cet Etat oublié. Editée par Tafel à la suite des opuscules d'Eustathe d« Thessalonique( Francfort, 1832), elle a été republiée avec des notes par Fallmerayer {Abhandl. de l'Académie de Bavière, lo44). — Papadopoulos Kerameus a donné en 1«97, à Saint-Pétersbourg, le t. I d'un recueil de Fontes historiée imperii Trapezuniini. L'ouvrage essentiel est celui de Fallmerayer, Geachichte des Kaisertums Trapezunt; Munich, 1827. — Cf. Fischer, Trapezunt imd seine Bedeu-

TRÉbIZONDE — TRÉDIÀKOVSKI

tung in der Geschichte^ dans Zeitschr. f. allg. Gesch.; Stuttgart, 1886.

TREBONIUS, chevalier romain {i^^ siècle av. J.-C). C. Trebonius fui d'abord partisan du Sénat et des nobles. Mais, après avoir exercé la questure en 60 av. J.-C, il se rapprocha deS triumvirs César, Crassus et Pompée. Ce fut lui qui proposa, en 55, d'attribuer à Pompée le gouvernement des Espagnes, à Crassus celui de la Syrie, et de renouveler à César le gouvernement de Tlllyricum et des Gaules. Adoptée par le peuple de Rome, cette proposition devint la lex Trebonia. C. Trebonius fut ensuite légat de César en Gaule. Lorsque la guerre éclata entre Pompée et César, il se prononça pour César. Propréteur en 47, il devint consul en 45. Malgré les bienfaits dont César le combla, Trebonius fut un des principaux affiliés du complot des ides de Mars. Après le meurtre du dictateur, il partit pour l'Asie comme proconsul. De là il envoya des subsides à Brutus et à Cassius. Il fut tué à Smyrne, en 42, par Dolabella. Cicéron fait à plusieurs reprises son éloge dans sa correspondance et dans les Philippiqnes. J. Toutain.

TRÉBONS. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Bagnères-de-Luchon ; 44 hab.

TRÉBONS. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. de Villefranche; 356 hab.

TRÉBONS. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. et cant. de Bagnères-de-Bigorre ; 923 hab.

TRÉBOU. Ruisseau du dép. delà Drame (V. ce mot). t. XIV, p. 1121).

TRÉBOU L. Com. du dép. du Finistère, arr. de Quimper, cant. de Douarnenez; 4.037 hab. Station balnéaire. Fabr. de conserves de sardines.

TRÉBRIVAN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp, cant. de Maël-Carhaix ; 1.345 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest.

TRÉBRY. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de Moncontour; 1.553 hab.

TRÉBUCHET. I. Archéologie militaire. — Machine de jet, qui rentre dans la classe des mangonneaux (V. ce mot) et dont on faisait grand usage au moyen âge pour abattre les murailles. Du Cange parle de trébuchets qui lançaient des pierres du poids de 100 livres.

II. Chasse. — ©n donne ce nom à toute une catégorie de pièges servant principalement à la capture des oiseaux et essentiellement constitués par un filet ou une planchette, qui, poussés par un ressort, viennent s'abattre sur l'animal dès que celui-ci dérange l'arrêt qui les retient. On en distingue de deux sortes. Lf^s uns prennent les oiseaux vivants : trébuchet à filet, trébuchet à cage, mésangette, etc. Les autres les prennent et les tuent en même temps : trébuchet assommoir, sauterelle, etc. I.e trébuchet à filet est le plus simple. Celui qu'on trouve dans le commerce se compose d'un cadre rectangulaire en bois ou en fil de fer sur lequel peut se rabattre, sous l'action d'un ressort, un filet à peu près de même grandeur. Un système de bascule, sur lequel on met un peu de grain, maintient ouvert ce filet et, lorsque l'oiseau vient s'y poser, le fait se refermer vivement. L'oiseau est ainsi emprisonné sans qu'il lui soit fait aucun mal. On construit aussi soimême des trébuchets à filet au moyen de deux demi-cercles d'osier qu'on garnit d'un filet et qui se trouve avoir pour commun diamètre une ficelle plusieurs fois doublée et tordue à la façon de la corde d'une scie. En son milieu passe un crochet ou un grand clou que l'on fiche en terre. Un autre crochet maintient contre terre l'un des demi-cercles. Le second demi-cercle est muni d'un système de détente et, dès que l'oiseau y touche, la corde tendue, agissant comme ressort, le fait se rabattre sur le premier. Le trébuchet à cage est plus compliqué. Il se compose, en général, d'une cage à deux compartiments. L'un renferme un oiseau en captivité, l'appelant. L'autre a sa porte grande ouverte. L'oiseau attiré par l'appelant y entre. Il se pose sur une marchette, qui fait fonctionner une détente, et la

porte se referme. Certains trébuchets â cage sont aiissi disposés de façon à pouvoir prendre de suite plusieurs oiseaux sans qu'on ait besoin de retendre chaque fois le piège. — Le trébuchet assommoir est formé de deux liteaux de bois réunis par une traverse et de deux cordes plusieurs fois doublées. Entre les deux cordes, on passe la queue d'une palette ou battant, que l'on tourne plusieurs fois sur elle-même de façon à tendre la corde. Une marchette attachée à la traverse porte, à son autre extrémité, un crochet destiné à retenir une broche qui est sous la queue de la palette et à servir ainsi d'arrêt. Le piège étant tendu, on le fixe à terre au moyen de deux piquets à crochets, et on creuse un peu le sol par-dessous pour faciliter le jeu de la palette. On sème sur la marehette du grain ou tout autre appât. Le poids de l'oiseau fait échapper le crochet, et la palette, se retournant subitement, l'assomme sur place. C'est principalement contre les moineaux et les corbeaux qu'on emploie ce trébuchet. Mais il peut servir aussi, en augmentant ses dimensions et en garnissant l'assommoir de pointes d'acier, contre les grands animaux : renards, loups, etc. Le quatre-de- chiffre (V. ce mot) se rapproche beaucoup du trébuchet assommoir.

TREC. Rivière du dép. de Lot-et-Garonne (V. ce mot, t. XXH, p,588).

TRECENTO (Littér.) (V. Italie, t. XX, p. 1082). TRÉCHEUR ou TRESCHEUR (Blas.). Cette pièce, qui ressemble à l'orle, n'a que la moitié de sa largeur; elle suit les contours de l'écu comme l'orle, mais moins près du bord que celui-ci. H existe des trécheurs doubles, fleuronnés, contrefleuronnés ou aussi fleurdelisés, comme celui des armes de l'Ecosse.

TRÉCLUN. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. d'Auxonne ; 369 hab.

TRÉCON. Com. du dép. de la Marne, arr. de Châlonssur-Marne, cant. de Vertus ; 99 hab.

T RECUL (Auguste-Adolphe-Lucien), botaniste français, né à Mondoubleau (Loir-et-Cher) le 8 janv. 1818, mort à Paris le 15 oct. 1896. Il obtint en 1848 une mission scientifique aux Etats-Unis pour rechercher les racines féculentes servant à l'alimentation des Indiens, explora la prairie jusqu'aux Montagnes Rocheuses, herborisa en 1849 dans les Etats de l'Ouest et du Sud et visita le Texas et le Mexique, enfin rentra en France en 1 850. Il classa les plantes qu'il avait recueillies pour le Muséum, s'occupa de nombreuses questions d'anatomie et de physiologie végétales, des fermentations, etc. Ses travaux sont insérés dans les Comptes résidus de l'Académie des sciences, dans les Annales des sciences naturelles, etc.

TRÉDANIEL. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de Moncontour ; 934 hab.

TRÉDARZEC. Com. du dép. des Côtes- durNord, arr. deLannion, cant. de Lézardrieux; 1.411 hab.

TRÉDIÀKOVSKI (Vasili-Kirillovitch), poète, grammairien et professeur russe, né à Astrakhan en 1703, mort à Saint-Pétersbourg en 1769. Fils d'un pope et destiné à la carrière religieuse, il reçut sa première instruction latine auprès de missionnaires capucins installés dans sa ville natale. En 1723, il s'enfuit de chez lui et parvint à Moscou, où il fut admis à l'Académie slavo-gréco-latine. En 1725, il s'enfuit derechef, on ne sait trop pourquoi, et on le retrouve en Hollande, auprès du ministre russe qui lui fournit l'occasion d'apprendre le français. Ensuite,, il se rendit à pied à Paris, vivant d'aumônes, à ce qu'on pense ; là, il étudia avec un zèle farouche les mathématiques, la philosophie, la théologie, l'histoire et la littérature. Rentré à Saint-Pétersbourg en 1730, il y commença une vie de travail acharné, qui lui procura, en 1735, le poste de traducteur, puis de secrétaire près de l'Académie des sciences, et en 1745, celui de professeur d'éloquence latine et russe à l'Académie et au collège académique. En lutte avec Lomonosov et avec le parti allemand de l'Académie, ridiculisé par ses collègues et maltraité d'une façon indigne par des gens de cour, toute

TRÉDIAKOVSKI — TRÈFLE

sa vie ne fut qu*une lutte perpétuelle contre la misère et l'humiliation. Pourtant, cet écrivain ridicule n'était pas sans mérite. On passe condamnation sur ses vers ; mais il rendit à son pays un double service : d'abord, comme traducteur infatigable, il lui fit connaître Boileau et Roilin ; puis, comme théoricien delà grammaire et de la poétique, il eut Finsigne honneur de soutenir le premier que la poésie russe ne devait pas s'inquiéter du nombre des syllabes, mais de leur accent tonique. Cette affirmation, qu'il appuyait sur des exemples tirés de la poésie populaire, était une découverte qui suffirait à faire citer son nom dans l'histoire littéraire, même si Trédiakovski n'avait pas été, en outre, une manière de savant et un excellent professeur. J. Legras.

BiBL. : PÉivARSKi, Histoire de l'Académie des sciences; Saint-Pétersbourg, 1873, t. IL — S.-A. Venguérov, la Poésie 7'usse (recueil de textes avec biographie) ; Saint- Péter bourg, 1897, t. I. Ces ouvrages sont en russe.

TRÉOIAS. Com. du dép. des Côtes- du-Nord, arr. de Dinan cant. de Broons ; 824 hab.

TRÉDION. Com. du dép. du Morbihan, arr. de Vannes, cant. d'Elven; 4.049 hab.

TREDREZ. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion, cant. de Plestin-les-Grèves ; 1.246 hab.

TRÉDUOER, Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion, cant. de Plestin-les-Grèves ; 505 hab. TREE (Ellen), actrice française (V. Kean [Charles]). TREFCON. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin, cant. de Vermand; 475 hab.

TREFFAY. Com. du dép. du Jura, arr. de Poligny, cant. des Planches-en-Montagne ; 75 hab.

TREFFENDEL. Com. du dép. d'Ule-et-Vilaine, arr. de Montfort, cant. de Pléan ; 915 hab.

TREFFIA6AT. Com. du dép. du Finistère, arr. de (iuimper, cant. de Pont-l'Abbé; 1.556 hab.

TREFFIEUX. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Châteaubriant, cant. de Nozay ; 4.194 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest.

TREFFLÉAN. Com. du dép. du Morbihan, arr. de Vannes, cant. d'Elven ; 804 hab.

TREFFORT. Ch.-l, de cant. du dép. de l'Ain, arr. de Bourg; 1.713 hab. Exploitation de terres réfractaires. TREFFORT. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, cant. de Monestier-de-Clermont ; 194 hab.

TREFFRIN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp, cant. de Maèl-Carhaix ; 376 hab.

TRÉFILAGE, TRÉFILERIE(Techn.)(V. Fil, § Métallurgie).

TRÉFLAGE (Numis.) (V. Monnaie, t. XXIV, p. 130). TRÉFLAOUÉNAN. Com. du dép. du Finistère, arr. de Morlaix, cant, de Plouzévédé; 750 hab.

TRÈFLE (TrifoliumL.), I. Botanique. — Genre de la sous-famille des Papilionacées, tribu des Trifoliées, composé de plantes herbacées vivaces ou annuelles. Les feuilles, 3foliolées, rarement 4-7 foliolées, possèdent des stipules unies au pétiole. Les fleurs, irrégulières, hermaphrodites, ont une coloration rouge, rosée, blanche ou jaune ; elles sont généralement groupées en fausses ombelles ou en capitules axillaires ou bien terminaux. Le calice, campanulé-tubuleux ou bi-labié, présente cinq divisions égales ou inégales. La corolle, persistante, a son étendard oblong ou oval et sa carène plus courte que les ailes. L'étamine opposée à l'étendard est libre. L'ovaire ne contient qu'un petit nombre d'ovules ; il est surmonté d'un style filiforme à stigmate capité. La gousse, petite, oblonde ou ovoïde, est indéhiscente ; elle renferme 4-2 graines. Le genre Trèfle comprend environ 280 espèces répandues surtout dans les régions tempérées et subtropicales de l'hémisphère boréal (V. le § suivant). W. R. II. Agriculture.— Les trèflesdoiventêtreclassés parmi les plantes agricoles les plus précieuses : par leur croissance touffue ils protègent le sol et étouffent les mauvaises herbes, ce sont des plantes nettoyantes ; par leurs longues racines ils se nourrissent dans le sous-sol et n'ap-

pauvrissent pas autant les couches superficielles que les graminées; d'un autre côté, leurs déchets (racines, chaumes, feuilles) enrichissent la couche arable en éléments fertilisants. Cet enrichissement est d'autant plus grand qu'ils ont le pouvoir d'assimiler l'azote de l'air; enfin, ils sont presque toujours consommés à la ferme (P. de Vuyst). Les espèces les plus intéressantes au point de vue cultural sont :

4<* Trèfle rouge (T. pratense), aussi appelé : Trèfle violet, T. ordinaire, T, commun, T. violet de Hollande, T. de Brabant, T. d'Espagne, Trentaine, Coucou rouge, Clave, etc. Cette espèce est, sans conteste, la plus importante, et elle fournit, dans de nombreuses régions, la plus grande partie du fourrage vert donné au bétail du mois de mai en octobre ; l'origine de sa culture est très ancienne ; PHne en fait mention à plusieurs reprises; au vi^* siècle, les laboureurs de la Bresse la pratiquaient en alternance avec celle du blé ; au xv® siècle, elle occupait une place notable dans les Flandres (Yvarl), d'où les Anglais le reçurent en 4633. Schubart, et, encore plus, le pasteur Mayer, contribuèrent beaucoup à sa propagation, pendant le xvii® siècle, en Allemagne et dans toute l'Europe occidentale ; ce n'est cependant que vers 4830 à 4840 que son exploitation se généralisa, en France, sous l'influence des écoles de Roville et de Grignon ; actuellement, elle occupe chez nous 4.400.000 hect. environ, tandis que la luzerne et le sainfoin ne comportent respectivement que 805.000 et 690.000 hect.; la valeur de sa production annuelle est évaluée entre 200 et 250 millions de fr. (rendement moyen par hectare, 34 à 40 quintaux); la culture se fait dans toutes les régions, mais surtout dans les départements de l'Ouest et du Centre. Dans la plupart des statistiques étrangères, le trèfle ne reçoit aucune mention spéciale ; seules, les statistiques de l'Allemagne (4.825.000 hect., luzerne 224.400 hect.), de l'Autriche-Hongrie (962.000 hect.) et de la Belgique (443.000 hect.) le classent à part.

A l'inverse de la luzerne, le trèfle rouge préfère les climats doux et humides, les sols frais, perméables et profonds; dans les régions méridionales, sa réussite n'est assurée que par l'irrigation. Le sol doit être bien préparé et avoir reçu, contrairement à une opinion très courante, un approvisionnement convenable d'éléments fertihsants; les résultats de nombreuses analyses indiquent comme exigences par hectare, pour une récolte de foin sec de 5.000 kilogr. : azote, 98^=, 5; acide phosphorique, 28 kilogr,; potasse, 91^s,5; chaux, 400 kilogr.; magnésie, 32 kilogr. Ce n'est que dans les terres pourvues de vieille force que le trèfle peut donner son plein rendement ; aussi les fumures sont-elles appliquées de préférence à la plante précédente ; les formules varient dans chaque cas partilier ; il est bon de joindre du plâtre aux engrais ordinaires dans certaines terres fortes. Le mode général de culture est analogue à celui qui a été indiqué pour la luzerne (V, ce mot). Les semailles se font de préférence dans une céréale succédant à une plante-racine ; le retour du trèfle n'a lieu que par période de six à neuf ans ; à l'exception des légumineuses, toutes les plantes peuvent suivre avec une simple fumure minérale. Le semis se fait en couverture au printemps, rarement à l'automne ; on opère à la volée et à la dose de 45 à 20 kilogr, par hectare, puis l'on herse. Les semences doivent être de premier choix, provenir de la dernière récolte, être grosses, d'aspect luisant et d'un reflet violet, être exemptes d'impuretés, et surtout de cuscute ; les graines du Midi sont particulièrement à examiner sous ce rapport. Les variétés sont peu nombreuses, toutes dérivent du trèfle commun des prau ries, indigène dans toute l'Europe et amélioré par la culture; les variétés de Bretagne ou de Normandie, des Ardennes ou de la Campine, de Brabant ou de Hollande, de Styrie ou trèfle vert comptent parmi les plus répandues ; toutes ont une semence bigarrée . Les graines des trèfles d'Amérique, introduites en Europe depuis 4882 et vendues

TR|:|LE — ô

à bas prix, doivent être repoussées. Le trèfle réclame les même^ soins d'entretien que la luzerne. La cuscute et l'orobariche (0. minor), YErysiphœ communis (blanc ou miellat du trèfle), la Pezha ciborioïdes (pourriture du cœur, chancre du trè|îe), le Pythiutn de Baryanum et quelques autres cryptogames inférieurs produisent souvent des dégâts dans les tréfiières, mais l'assainissement des terrains et une culture parfaite peuvent seuls permettre de prévenir leurs ravages ; on est aussi impuissant contre la plupart des enneinis animaux du trèfle : sourie, ver blanc, petite limace grise, chenille delà Plusia gamma, Tylenchus devastairix, etc. La récolte se fait au plus tard lorsque la majeure partie du champ est en fleur; la consommation en verf, de préférence à Tétable, est la plus recommandable, la météprisation étant à craindre si Tiiigestion est trop forte, surtout lorsque le fourrage est mouillé ; la conservation par le séchage doni|e un ^es meilleurs foins, surtout si la plante est jeune, et, nous l'avons dit, coupée de bonne heure. Wolf indique pour le fourrage la composition suivante :

Trèfle vert rp .f,

^^^" ^° enli é

floraison ®"^'^^

Eau 46,5 80,4 79,2

Matières protéiques 15,3 3,0 4,2

Mat. extr. non azotées. . . 35,8 8,9 6,4

Cellulose brute 22,2 5,8 5,9

Mat. grasses 3,2 0,6 2,2

Mat. minérales 7,0 4,3 2,4

L'ensilage qs\ souvent recommandable pour la conservation de la troisième coupe. La graine se récolte ordinaireriient sur la deuxiènae coupe. Généralement, surtout dans les pays à culture intensive, la tréflière est retournée en seconde année, â l'automne ; si on la conserve trois ans, elle doit recevoir une bonne fumure avant le second hiver àe plantation. Le trèfle rouge est souvent associé à d'autres légumineuses et à différentes graminées pour la constitution des prairies temporaires (V. Prairie). Enfin, sa culture comme plante à enfouir en vert, surtout après là seconde coupe, a été préconisée par de nombreux agronomes, mais elle n'est recoinmandablè que dans quelques situations exceptionnelles.

2^ Trèfle blanc (f. repens) ou petit trèfle de Hollande, trèfle rampant, trifolet', triolet, traînette, trionelle, trèfle traçant, fin Houssy, coucou blanc, etc. Cetfe espèce, également vivace dans les bons terrains, a été connue en Europe longtemps après le trèfle violet ; quelques régions la cultivent; isolément, mais le plus ordinairement, elle entre dans la composition des mélanges pour prairies temporaires et permanentes ; elle donne un excellent fourrage très feuillu, utilisé généralement par le pâturage ; la plante résiste bien à la dent du bétail, elle repousse rapidement et garnit bien le sol. Les variétés dites de Ladino, originaire de Lombardie et convenable pour les prairies irriguées, géante à larges feuilles, obtenue par sélection du trèfle blanc ordinaire, etc., sont à plus fort rendement que ce dernier, mais aussi plus exigeantes, et elles réclament des sols plus riches.

3° Trèfle hybride (T. hybridum) ou trèfle de Suède, trèfle d'Àlsike, trèfle bâtard, trèfle des marais, etc. Cette espèce croit à l'état sauvage dans l'Europe moyenne et dans le Nord ; elle tient le milieu entre les deux précédentes ; quoique moins productive et non traçante, elle est intéressante au point de vue agricole en ce qu'elle supporte très bien le froid et l'humidité ; son utilisation dans les prairies sur sols hurnides et compacts, eu sols tourbeux et en terres ferrugineuses, où les autres trèfles sont à éloigner, et, enfin, dans les terres légères et irriguées, la rend précieuse en de nombreuses régions ; les sables secs et pauvres seuls ne lui conviennent pas ; elle peut, comme le trèfle blanc, donner deux coupes par année, et, en sol fertile, elle est vivace et durable ; le fourrage, quoique de très bonne qualité, très nutritif et moins fibreux que celui du trèfle Violet, est un peu amer, les

chevaux particulièrement l'acceptent avec quelque difiiculté.

4<» Trèfle incarnat (T. incarnatum) ou trèfle annuel, trèfle de France et trèfle anglais (Belgique), trèfle du Roussillon, d'Egypte et d'Espagne, farouche, etc. Espèce annuelle, originaire de l'Europe méridionale, très répandue aujourd'hui dans l'Europe entière; la France consacre annuellement à sa culture près de 250.000 hec|;. (Seine-Inférieure, Vendée, Gironde, Eure-et-Loir, Calvados, etc.) et obtient une production moyenne évaluée à près de 45 millions de fr. (rendement moyen par hect., 3.470 kilogr. en fourrage sec). On en connaît plusieurs variétés dont les semis successifs permettent d'obtenir une production ininterrompue et plus prolongée de fourrage vert : extra-hâtif, hâtif ordinaire, tardif, extra-tardif. Le trèfle incarnat réclame ui:^ sol profond, chaud et très sain ; il n'est pas exigeant sous le rapport de la préparation culturale et réussit très bien sur un simple déchaumage de céréales ; on le sème habituellement en août ou au commencement de septembre (dose par hect., 25 à 30 kilogr.) et de très bonne heure afin qu'il ait le temps de se fortifier et de s'enraciner avant l'hiver, sinon il souffre des gelées. Les semis de printemps se font ordinairement en mélange avec d'autres plantes ; le plâtrage exécuté à l'automne ou à la fin de l'hiver (200 à 300 kilogr. par hect.) donne d'excellents résultats. La récolte des semis d'automne commence en mai, celle des semis du printemps se fait en septembre, aussitôt après l'apparition des premières fleurs ; le fourrage est moins nutritif que celui du trèfle ordinaire, mais il expose moins à la météorisation que ce dernier ; il convient pour tous les animaux ; on le donne à la ferme ou on le fait pâturer (Normandie); le rendement atteint 45 à 48.000 kilogr. par hect. ; quand on désire récolter en foin sec (3.500 à 4.000 kilogr. par hect.), on procède comme pour le trèfle ordinaire, la dessiccation est rapide ; l'ensilage est à recommander dans les années pluvieuses. La graine est récoltée lors de la chute des corolles desséchées (rendement par hect., 250 à 350 kilogr.; poids moyen de l'hectoL, 75 à 80 kilogr.).

5° Trèfle élégant (T. elegans). Espèce très voisine du trèfle hybride, plus durable, mais plus tardive, à fleurs d'un rose plus foncé, convenable surtout pour les terrains pauvres argilo-siliceux et à sous-sol compact, argiloferrugineux.

6° Trèfles des champs (T. arvensé). Fraisier (T. frar giferum), filiforme ou pluet (T. filiforme). Espèces de petite taille, trouvant, dans certains cas, leur emploi dans les semis des pelouses et des prairies naturelles à pâturer, surtout en sol sec et léger.

7*^ Trèfle à feuilles de lupin (T. lupinaster). Espèce vivace et vigoureuse, originaire de Sibérie, à fleurs de couleur variant du blanc jaunâtre au blanc violacé, pouvantêtre utilisée avantageusement dans les régions à climat très rigoureux.

8" Trèfle intermédiaire (T. médius) et T. de Michel (T. Michelianum). Ils méritent une mention spéciale parmi les nombreuses espèces de trèfle spontanées en France ; le premier possède la faculté très rare chez les légumineuses de végéter à l'ombre, même en sol peu fertile, il pourrait être utilisé fréquemment; le second se rencontre à l'état spontané dans la vallée de la Loire et il est susceptible d'une grande production.

A signaler encore parmi les espèces intéressant plus spécialement l'agriculture des régions méridionales : a. Trèfle d' Alexandrie (T. Alexandrinum) ou bersim. Variété à petites fleurs blanchâtres, à feuilles aussi développées que celle du trèfle blanc, extrêmement productive en Egypte et capable de donner de très bons rendements dans les terres arrosables de nos possessions du N. de l'Afrique. — b. Trèfle à fleurs renversées (T. resupinalum). Espèce annuelle à végétation rapide, commune dans les prairies de la région méditerranéenne ; le

trèfle de Chabder, originaire de Perse, autour duquel il a été fait un certain bruit, en est une simple variété.

Trèfe du Japon (Le§pçdeza striata Hook et Art). Cette légumineuse, ainsi que plusieurs espèces voisines herbacées ou subherbacées à feuilles nombreuses, trifoliolées et étroites, croît en Extrême Orient et dans le S. de l'Amérique du Nord ; elle ne croit bien que dans les sols calcaires et semble coîiyenir pour les pays voisins des tropiques et pour les régions tempérées cl^audes où régnent les plnies estivales : elle est très estimée au Japon ; on Ta essayée avec succès en CaUfornie, mais elle n'a pas réussi en Australie ; on l'a introduite en Europe sous le nom de trèfle du Japon; elle est vivace et assez rustique.

Trèfle jaune (V. Anthyllide et Lupulïne).

Trèfle cornu (V. Lotus). J. Troude.

III. Architecture. — Ornement composé de trois lobes. Il est surtout répandu dans l'architecture gothique où il forme parfois des médaillons, comme sur les fonts baptismaux de Limay (S.-et-O.) ou au triforium de Saint-Polde-Léon, mais, plus généralement, il forme découpure à jour, dans les lenestrages et balustrades des xiii® et XIV® siècles ; quelquefois aussi dans les flèches de pierre. A partir du xiv® siècle, ses lobes deviennent souvent aigus. L'architecture romane du xni® siècle et surtout l'architecture gothique ont aussi des arcs trèfles, c.-à-d. festonnés en trois lobes à l'intrados; enfin, il existe, du VI® au xii® siècle, des églises et chapelles de plan trèfle, c.~à-d. à trois absides diversement orientées ; l'architecture des Byzantins admet ce plan comme notre architecture romane. C, E.

ÏV- Art l^ér^ldique. — Le trèfle est souvent usité en blason oti il se présente pourvu d'une petite queue ondoyante, distingué ainsi du tiercefeuille, qui n'a pas de qneue.

TRÉFLÉVÉNEZ. Com, du dép. du Finistère, arr. de Brest, cant. de Ploudiry; 484 hab.

TRÉFLEZ. Corn, du dép. du Finistère, arr. de Morlaix, cant. de Plouescat; 1.267 hab.

T RÉ FOLS. Corn, du dép. de la Marne, arr. d'Epernay, cant. de Montmirail; 300 hab.

IRE FORT (August), écrivain et homme politique hongrois, né àHomonna le 7 févr. 1817, mort à Budapest le 22 août 1888. Après avoir fini ses études juridiques, il voyagea en Allemagne, en France et en Angleterre et s'adonna principalement aux études économiques fort négligées en Hongrie avant 1848. 11 publia ces essais dans le Pesti Hirlap, rédigé par les doctrinaires, et devint secrétaire d'Etat au ministère d'agriculture en 1848. Elu député après le dualisme, il fut nommé en 1872 ministre des cultes et de l'instruction publique, portefeuille qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il fit voter la loi sur l'enseignement secondaire (1883) et introduisit de nombreuses réformes dans toutes les branches de son administration. Ses Etudes ont paru en hongrois et en allemand. J. K.

TRÉFOUBET (Jeanne-Alfrédine), actrice française (V. Hading [Jane]).

TRÉFUMEL. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Dinan, cant. d'Evran; 496 hab.

TREFUSIS (Robert-George-William, baron Clinton) (V. Clinton).

TRÉGADORET (Rodolphe-Claude Perret de), homme politique français (V. Perret).

TRÉGARAflTEG. Com. du dép. du Finistère, arr. de Brest, cant. de Lesnevep; 558 hab.

TRÉGARVAN. Com. du dép. du Finistère, arr. de Châteaulin, cant. de Crozon ; 549 hab.

TRÉGASTEL. Com. du dép. des Côfes-du-Nprd, arr. de Lannion, cant. de Perros-Guirec, à 2 ki|. de la mer ; 1.224 hab. Eglise des xii® et xiu« siècles à laquelle est accolé un ossuaire circulaire du xvu® siècle ; dolmen, pierres branlantes. Beaux et curieux rochers ; plage balpéaire de Saillie- Aiifie.

— 339 — TRÈFJ.E — pÉGUlER

TRÉGASTEL-en-Plougasnou. Port du Finistère (Y. P'Lougasnou-Primel).

ÎRÉGLAiyiUS. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp, cant. de Belle-Isle-en-Terre ; 1.373 hab.

TRÉGLONOU. Com. du dép. du Finistère, arr. de Brest, ^ cant. de Ploudalmézeau ; 601 hab.

TRÉGOMAR. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. c|e Saint-Brieuc, cant. de Lamballe ; 548 hab.

TRÉGOMEUR. Com. du dép. des Côtes- du-]^%d, arr. de Saint-Brieuc, cant. de Châtelaudren ; 1.028 jjab.

TRÉGON. Com. du dép. des Côtes- du-Norfî, arr. dp Dinan, cant. de Ploubalay; 343 hab.

TRÉGONCE. Rivière du dép. de VIndre (V. ce mot, t. XX, p. 730).

TRÉGONNEAU. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp, cant. de Bégard; 510 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest.

TRÉGOUREZ. Com. du dép. du Finistère, arr. deCh^teaulin, cant. de Châteauneuf; 1.256 hab.

TRÉGROM.Com. dudép. des Côtes-du-Nprd, arr, de Lannion, cant. dePlouaret; 1.^-107 hab.

TRÉGUENNEC. Com. du dép. du Finistère, arr. de Quimper, cant. de Pont-l'Abbé ; 601 hab.

TRÉGUEUX. Com. du dép. des Côtes- dii-Nord, arr. et cant. (S.) de Saint-Biieuc ; l.â33 hab.

TRÉGUIDEL. Com. du dép. des Côtes-di^-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de LanvQllon ; 831 Jiab.

TRÉGUIER. Fleuve côti'er du dep. àQ&Côies-dU'Nord (V. ce mot, t. Xliï, p. i).

TRÉGUIER (Trecorium). C|i.-1. de cant. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion; 3.051 hab. (2.593 agglomérés). Port accessible aux navires de 8P0 tonneaux. Sur un promontoire formé par le Gqjndy à l'O. et le Jaudy à l'E., qui se réunissent en aval de la ville pour former la rivière de Tréguier, à 9 kil. de la Manche, à 46 m. d'alt. — Ateliers de constructions mécaniques^ scieries, huiles de colza et de lin, fabrication de toiles dites de Tréguier. Cqmmerce de céréales, tfdles, filasses, pommes de terre, ardoises ; charbons en gros. Arniem^i^t pour la pêche de la morue en Islande.

Un pont suspendu sur le Jaudy joint la ville à la presqu'île de Lézardrieux. Les habitants, dits Trècorois, parlent le dialecte de ce nom, le plus ancien des qifatre dialectes dp bas-breton. — Au sommet d|i mamelon (iominapt la ville, s'élève Vèglise, dédiée à saint Tugdual, le plus bel édifice religieux des Côtes-du-Nord (mon. hist.). Fondée au ix'^ siècle, elle fut niaintes fois dévastée, restaurée en 1296 et reconstruite en 1339. Le plan est une croix latine de 75 m. de longueur sur 17"%45 avec les trois nefs pour largeur et avec 39^^\50 pour la longueur des transepts; hauteur sous voùf-e de 18 m. Tour carrée dite à'Hasting, du xii® siècle; seconde four carrée, dite du Sanctus, percée de fenêtres ogivales, s'élevant au point d'intersection des transepts, de la nef et du chœur ; troisième tour à l'extrémité du transept S. (xv® siècle), surmontée (de 1785 à 1787) d'une belle flèche en pierre de 30 m. (63 m. au-dessus du sol). A l'intérieur, nef irrégulière, arcades d'inégale largeur, ogivales. Chapelle du Duc, sépulture de Jean V, mort en 1442. Autre tombe, style gothique, mais moderne (1890), de saint Yves. Dans le chœur, 46 belles stalles artistement sculptées (1648), style de la Renaissance. Vitraux modernes. Un curieux bénitier à cariatides en marbre rose se trouve près de la porte d'un des bras de la croix, aujourd'hui entrée principale. — Le cloître (mon. hist.) a été conservé (1461), il a quatre galeries ayec 42 arcades. — Tréguier a conservé son ancien évèché, de diverses époques, et un corps de logis du xiv^ siècle, dépendant de l'Hôtel- Dieu. On remarque encore les quatre couvents (xvii® siècle), le petit séminaire, la promenade des Buttes, plantée d'ormeaux.

Tréguier doit son origine au monastère de Trècor, fondé par saint Tugdual au vi® siècle, ruiné par les Normands au ix^ siècle et rétabU vers 848 par Noménoè qui en fit

ÎRÉGUIEÎl — TREtGNAC

le siège d'un évêché (supprimé en 1790). En 4346, les Anglais pillèrent la cathédrale. Enl385,le connétable deClisson s'y embarqua pour l'Angleterre. Les paroisses des environs se soulevèrent au commencement de la Ligue et vinrent investir cette ville le 45 nov. 4589. Les habitants et les gens de guerre de Guy de Rieux se barricadèrent dans la cathédrale, puis entrèrent en composition avec les paysans. Les Etats de Bretagne se tinrent en 4607 à Tréguier.

EvÉQUEs DE Tréguier. — Guillaume P^ 4032; Martin, vers 4045 ; Hugues I®'' de Saint- Pabutral,;4086; Raoul P^ 4410 et 4428; Guillaume II, V. 4450-75 ;ïvesP^ Hougnon, 4175-79; Geoffroi P^Loiz, 4479— V. 4320; Etienne, 4224 et 4237; Pierre P»^, 1238; Hamon, 4255- V.4265; Alain P"" de Lezardrieu, 4266 et 1274; Alain n de Bruc, 1284; Geoffroi Il de Tournemine, avr. 4286- V. 4310; Jean P^ Rigaud,43i7;Pierrelldensle,4324; IvesIIdeBoisboëssel, 4327-30 ; Alain III de Hadoury, 4330- 38; Richard du Poirier, mars 4339-v.

4345 ; Robert P^ de Peynel, 1 354 ; Hugues II de Monstrelet, 4355-4358 ; Alain IV, 4358-62 ; Even Bégaignon, 28 nov. 4362-1371 ; Jean II Brun, 12 juin 1372-78; Thibaud de Malestroit, 1378-83 ; Hugues III deKéroulay, 1383-84; Pierre HI Morel, 1385-3 mai 1401 ; Ives III Hirgouet, 1401-3; Hugues IV Lestoquer, 14034; Bernard de Peyron, 1404-8; Christophe P^ d'Hauterive, 1408-16 ou 17 ; Matthieu du Kosker, 15 déc. 1417-22; Jean III de Bruc, 29 avr. 1422-30; Pierre IV Piédru, 1430-27 août

1435; Raoul II Rolland, 1435-avr. 1441; Jean IV de Plouec, 4mail442-53;JeanV de Coetquis, 16 mars 1454-23 sept. 1464; Christophe II du Châtel, 8 janv. 1466déc. 1479; Raphaël, cardinal de Saint- Georges, 1480-83; RobertnGuibé,1483- 1502; Jean VI de Talhouët, 1501-7 mars 1505 ; Antoine du Grignaux, 22 nov.

1505-16 nov. 1537; Louis de Bourbon- Vendôme, 14 juin

Fragment d'un ancien retable, à Tréguier (Christ portant sa croix).

1538-40 ou 1541 ; Hippolyte d'Esté, cardinal de Ferrare, 1541-44; Jean VH de Rieux, 15U-45; François l^"- de Manaz, 8 juin 1545-47 ; Jean VIH Jouvenel des Ursins, 1548-27 oct. 1566; Claude de Kernovenoy, 1566-72; Jean-Baptiste Le Gras, 1572-févr. 1583 ; François II de La Tour, 1583-93; Guillaume HI du Halgoët, 1593-29 oct. 1602; Georges-Louet-Adrien d'Amboise, 1604-29 juil. 1616; Pierre V Cornullier, 1616-20; Gui Champion, 1620-14 sept. 1635; Noël des Landes, 1636-19 août 1645; Balthasar Grangier de Liverdis, févr. 1646-févr,

1679; François-Ignace de Baglion, mars 1679-avr. 1686; Eustache le Sénéchal de Carcado ou Kercado, avr. 1648- 15 mai 1694; Olivier-Jégou de Kervilio, juin 1694- 1731; François-HyacinthedeLaFruglaiedeKerver,4 mai 1732-3 déc. 1745; Charles-Gui Le Borgne de Kermorvan, mars 1746-30 août 1761; Joseph-Dominique de Cheylus, nov. 1761-66; Jean-Marc de Royère, 26 avr. 1767-juil. 1773; Jean-Augustin de Frétât de Sarra, juil. 1773-75 ; Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac, 6 août

1775-80; Augustin-René-Louis Le Mintier, 30 avr.

1780-1790. L^évéché fut supprimé à cette époque.

Tréguier est la patrie de Yvon-Hétouri de Kermartin, né en 1355, connu sous le nom de Saint Yves et devenu Tun des patrons de la Bretagne, et d'Ernest Renan (1823-92).

Ch. Del.

TRE6UNC.Com.

du dép. du Finistère, arr. de Quimper, cant. de Concarneau;4.470hab.

(1.081 aggl.). Nombreux menhirs. Manoir de Penanrun; fort de Trévignon.

Equiv. C24H22022.

Atom. €^2H220ii Le tréhalose, qu'on appelle aussi tréhabiose ou mycose, est un sucre qui a été découvert par Berthelot dans le tréhala : le tréhala, que les Persans appellent sucre des nids, est une coque creuse, grosse comme une olive, que l'on recueille en Syrie et en Perse à la surface d'un échinops et qui n'est autre que le nid d*un coléoptère, le Larinus nidificans. Le tréhalose a été depuis sa découverte retrouvé dans le seigle ergoté et dans la plupart des champignons (Miintz, Bourquelot). Pour le préparer, on pulvérise le tréhala et on le traite ensuite par l'alcool bouillant : le tréhalose se dissout dans F alcool chaud ; par refroidissement il cristallise. Il forme de beaux cristaux octaédriques, très solubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool à l'ébuUition. Il possède un goût analogue à celui du sucre de canne. Il est doué d'un pouvoir rotatoire élevé, dans le sens dextropre. Les cristaux de tréhalose contiennent quatre équivalents d'eau ; ils se déshydratent à 120**. Chauffés à une température plus haute, ils restent d'abord inaltérés; mais au-dessus de 200"*, ils se décomposent en dégageant de la vapeur d'eau et laissant comme résidu une matière noirâtre. Le tréhalose est une saccharobiose dérivée d'une hexose unique, la glucose d. Les acides minéraux étendus lui font reprendre de Peau à 100** et le changent en cette glucose. Il ne réduit pas la liqueur de Fehling; il ne donne, avec la phénylhydrazine, ni hydrazone ni osazone. Les levures alcooliques ordinaires n agissent pas sur le tréhalose ; il peut cependant subir la fermentation alcoolique sous l'influence de certains microbes anaérobies. A. Bouzat.

T RÉ H ET. Com. du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Vendôme, cant. de Montoire-sur-le-Loir ; 180 hab.

TRÉHORENTEUC. Com. du dép. du Morbihan, arr. de Ploërmel, cant. de Mauron ; 245 hab.

TRÉHOU (Le). Com. du dép. du Finistère, arr. de Brest, cant. de Ploudiry ; 1.134 hab.

TREIGNAC (anc. Trahinac). Ch.-L de cant. du dép.

Eglise de Tréguier, abside côté N., cloître et tour.

TRÉHALOSE (Chim.). Form.

Ui —

TREIGNAC ~ TREILLIS

de la Corrcze, arr. de Tulle, sur la Vézère (afïl. de la Dordogae) ; 2.866 hab. — Chef-lieu de vicairie aux x® et XI® siècles, Treignac s'est bâti autour d'un castrum mentionné pour la première fois au xi® siècle. — Eglise Saint-Martin, dépendant au x® siècle de Tabbaye de Solignac, incendiée en 4740. Eglise Saint-Jean, dite la Grande église, détruite au xiv® siècle. Eglise Notre-Dame, bâtie au xii® siècle, rebâtie au xv®, aujourd'hui Notre-Dame des Bancs. — Centre d'une Eglise calviniste assez importante de 4562 à 4685, Treignac reçut au xvii® siècle diverses institutions qui relevèrent l'influence du clergé. C'est la patrie de l'avocat Charles Lachaud. Alf. L.

BiBL. : J.-B. Champeval, ie Bas-Limousin seigneurial et religieux, 1896, t. I. — Decoux-Lagoutte, un Coin du Limousin en 1888 : le cant. de Treignac, dans Bull, de la Soc. des lettres de Tulle, 1888 et 1889. — Du même, Hommes illustres de Treignac {ibid., 1891 à 1896). — Soulier, Histoire de la confrérie des pénitents blancs de Treignac; Ussel, 1861.

TREI6NAT. Corn, du dép. de l'Allier, arr. de Montluçon, cant. d'Huriel ; 4.424 hab. Stat. dechem. de fer.

TREI6NEL (Baron de), chancelier de France (V. Jou- VENEL DES Ursins [Famille]).

TREIGNY. Com. du dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre, cant. de Saint-Sauveur ; 2.444 hab.

T RE! LHARD (Jean-Baptiste, comte), homme politique français, né à Brive (Corrèze) le 3 janv. 4742, mort à Paris le4®'^déc. 4840. Fils d'un avocat, avocat lui-même au Parlement de Paris (4764). Par la protection de la maison de Condé, il fut nommé inspecteur du domaine de la Couronne. Député aux Etats généraux par le tiers état de Paris, il hâta la réunion des trois ordres, fit partie des deux comités de constitution ; il sut mener à bien, dans un esprit pratique, résolu et modéré, la constitution civile du clergé. Pendant la session de la Législative, il exerça les fonctions électives de président du tribunal criminel de Paris. Représentant du dép. de Seine-et-Oise à la Convention, il présida cette assemblée pendant une partie du procès de Louis XVI (28 déc. 4792-40 janv. 4793), opina qu'il avait « mérité la mort »^ se prononça contre l'appel au peuple, mais pour un sursis. Au retour d'une courte mission en Belgique, il fut élu membre du premier comité de Salut public, puis envoyé dans le Sud-Ouest pour réprimer le mouvement fédéraliste, de concert avec Bordas. Il se montra modéré à l'égard des Girondins, et fut remplacé par Tallien : il subit même quelques jours de détention à Bordeaux. Il s'effaça durant la Terreur, mais, après le 9 thermidor, il fit partie du nouveau comité de Salut public. Il discuta l'acte d'accusation contre Carrier, stigmatisa la dilapidation des biens nationaux, fit réformer la procédure du tribunal révolutionnaire (V. ce mot). C'est lui qui proposa la ratification des traités de Bâle avec la Prusse, puis avec l'Espagne (4795), et fit rendre un décret pour l'échange de la fille de Louis XVI contre les commissaires de la Convention

?ue Dumouriez (V. ce nom) avait livrés à l'Autriche. Il ut élu par dix départements au conseil des Cinq-Cents. Président de cette assemblée, il donna l'accolade aux exconvenlionnels délivrés des prisons autrichiennes, et prononça le i^^ pluviôse an IV (troisième anniversaire de l'exécution de Louis XVI) un discours retentissant : «... Haine éternelle à la royauté ! Ce n'est que par ce sentiment que le peuple français peut exister. Peuple, tu désires la paix ? Eh bien ! haine à la royauté, c'est elle qui te donne la guerre. Tu éprouves des privations ? Eh bien ! haine à la royauté, qui organisa la guerre civile et le massacre des républicains!... (îue ne puis-je reculer les bornes de cette étroite enceinte ? C'est en présence de tous les peuples, c'est dans le sein de l'humanité que je voudrais déposer mon serment : je jure haine à la royauté ! » Il fit décréter la peine de mort contre les « provocateurs à la royauté », mais, du même coup, contre ceux qui réclameraient encore la constitution « déchue » de 4793. Il s'occupa surtout de législation civile, pénale, financière,

hypothécaire et fut nommé par le Directoire membre de la cour de cassation, puis, après k rupture des négociations de Lille, ministre de la République française à Naples. Mais il n'occupa point ce poste. Les conseils l'élurent directeur en remplacement de François de Neufchâteau (45 mai 4 798), contrairement à l'article de la Constitution de 1 an III qui, à tout ancien membre des conseils, imposait un délai d'un an après sa sortie, pour être éligible au Directoire, A la suite du renouvellement de l'an VII, c.-à-d. treize mois après, cette élection fut annulée, sur la motion de Chalmel. Des adresses royaliste* l'accusèrent de tous les crimes ; les Cinq-Cents discutèrent sa mise en accusation, mais finirent par rejeter les dénonciations de ses ennemis comme calomnieuses. Rallié au 48 brumaire, président du tribunal d'appel de la Seine (4®'' janv. 4802), conseiller d'Etat, il défendit devant le Tribunatle sénatus-consulte de l'an XII qui établissait l'Empire héréditaire. Comte de l'Empire (4 808) , ministre d'Etat (4 809) , il n'avait cessé de prendre une part des plus actives à l'œuvre des codes ; à l'ouverture du Corps législatif de 4840, c'est lui qui exposa et soutint le projet du nouveau code pénal, et le plan général d'organisation de l'administration judiciaire. H. Monin.

BiBL. : Moniteur réimprimé, t. XXXI, pp. 504-506. — GuYOT d'Amfreville, Vie de J.-B. Treilhard (discours prononcé, le 4 nov. 1879, à l'audience de rentrée de la cour d'appel de Limoges); Limoges, 1879, in-4.

TREILLAGE (Tech.). On désigne sous le nom de ti^eillage tout assemblage de lattes de bois ou de fer disposé pour servir de clôture ou appliqué contre les murs pour soutenir des espaliers.

TREILLE. I. VmcuLTU){E (V. Vigne).

II. AuT HÉRALDIQUE. — Synonymc de cep de vigne en blason, où l'on ne le rencontre guère que comme armoiries parlantes.

TREILLE (Alcide), homme politique français, né à Poitiers le 8 déc. 4844. Docteur en médecine (4869), il exerça avec succès à Constantine qui l'élut député le 4 déc. 4884 , en remplacement de Thomson. Membre de l'Union républicaine, il appuya la politique de Gambetta et de Jules Ferry Réélu en 4885, il combattit vivement le boulangisme, ce qui empêcha sa réélection en 4889. Le 3 janv. 4897, il remplaça au Sénat Lesueur. Il s'occupa beaucoup dans la haute assemblée des questions relatives à la colonisation de l'Algérie et à l'hygiène générale. Treille, médecin-major aux spahis, a fait la campagne de la Kabylie orientale en 4874. Il a siégé au Conseil' supérieur de l'Algérie, de 1880 à 4892, et il a occupé une chaire à l'Ecole de médecine d'Alger de 4889 à 4897. On lui doit de nombreux travaux sur les maladies des pays chauds.

TREILLES. Com. du dép. de l'Aude, arr. de Narbonne, cant. de Sigean ; 544 hab.

TREILLES. Com. du dép. du Loiret, arr. de Montargis, cant. de Ferrières ; 347 hab.

TREILLIÈRES. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes, cant. de La Chapelle-sur-Erdre ; 4.844 hab.

TREILLIS. I. Filature. — On donne ce nom à une sorte de coutil en lin ou en chanvre, à eflet de chevron transversal. On l'emploie écru ou quelquefois crémé, pour confectionner principalement des pantalons de travail bu de fatigue pour ouvriers et soldats, des guêtres, des sacs, etc., et, dans les qualités les plus fines, des vêtements de chasse. P. G.

II. Architecture. — Clôture légère formée de mailles de métal serrées, le plus souvent disposées en losanges et maintenues dans un châssis ou encadrement afin de protéger les vitres d'une baie contre les coups de vent ou les projectiles. D'après Diodore de Sicile, la chambre renfermant le corps d'Alexandre le Grand sur le char sépulcral qui transporta ce corps de Babylone à Alexandrie, était faite d'un treillis d'or en forme de filet et de l'épaisseur d'un doigt ; au Panthéon de Rome, l'ouverture au-dessus de la porte d'entrée est remplie par un treillis de mailles de bronze. Le code civil, art. 676, prescrit que les jours ou fenêtres, pratiqués dans un mur mitoyen joignant im-

THElLLfS — TRÉMATOdES -- 342

médiafément l'héritage du voisin par le propriétaire de ce mur, « devront être garnis d'un treillis de fer dont les mailles auront 4 décimètre (^environ 3 polices 8 lignes) d'ouverture au plus... ». Ch. L.

III Art héraldique. — Ce meuble d'armoiries est formé dfe huit oil dix cotices alésées et eiitreïàcées ; il ne faut pas le confondre avec la frette, qui n'en a que quatre ou six. Quand ses clous sont d'Un autre émail, on le dit cloué.

TREILLISSÉ (Blas . ) . Le treillissé se distingue du treillis en ce qu'il n'est pas alésé et que ses extrémités vont jusqu'au bord de l'écu ou*de la pièce qu'il chat*ge.

TREITSCHKE (lleinrich-Gotthard von), historien allemand, né à Dresde le 15 sept. 1834, mort à Berlin le 8 avr. 1896, fils d'un gétiéral saxon. Il professa avec éclat l'histoire à Leipzig comme privât dozent (1859-63), puis officiellement aux universités de Fribourg (1863), Kiel (1866), Heidelberg (1867), Berlin (1874), où il succéda à Ranke comme hist5riogi*aphè de l'Etat prussien ; de 1871 à 1888, il siégea au Reichstag dans le parti natiortal libéral. Ardent patriote, il était très populaire ; ses oeuvres sont vivantes, claires, très partiales. La principale est Deutsche Gesch. imiO^^'^ Jahrh. (1879-90, 5 vol. souvent réédités) ; citons aussi Zehn Jahre deutscher iœmpfe, 1865-74 (3^ éd. 1897); Hist. und polit. Aufsœtze (4 vol.).

BiBL. : ScHiEMANN, H- voïi Treiischke Lehr uhd Wanderjahre 183^-66 ; Munich, 1896.

TRÈIX. Corn, du dép. delà Haute-Marne, arr. etcant. de Chaumont ; 132 hab.

TREIZE (Coutume). Une superstition assez répandue veut que, si l'on se trouve treize à table, un des convives ne passe pasFànnée. Grimod de La Reynièrea exprimé le jugement de bon sens en disant de cette faiblesse que « le nombre treize n'est à craindre qu'autant qu'il n'y aurait à manger que pour douze ». Cela n'empêche pas les maîtresses de maison d'éviter avec soin de composer un dîner de treize personnes, pour ménager la superstition possible de ses invités toujours prêts à s'écrier comme Béranger :

Quoi ! mes aniis, nous sommes treize à teible, Et devant nous le sel est répandu !

TREIZE-Septiers. Corn, du dép. dé la Vendée, arr. de La Roche-sur-Yon, cant. de Montaigu; 1.363 hàb.

TREIZE-Vénts. Cbm. du dép. de la Vendée, arr. de La Roche -sur- Yon, cant. de Mortagne ; 1.081 hab.

TRÉJOULS. Corn, du dép. de Tarn-et-Garorine, arf. de Moissac, cant. de Lailzerte ; 438 hab.

TRÉLÂNS. Cota, du dép. de la Lozère, àrr. de Marvejols, cant. de Sairit-Gei'main-du-Teil ; 359 hab.

TRÉLAT (Emile), homme politique français, né à Paris le 6 mars 1821. Sorti de l'Ecole centrale, il dii'igea une usine de céramique, puis se passionna pour l'architeôture, et avec Visconti participa à l'achèvement dii Loùvi-e. Professeur de constructions civiles au Conservatoire des arts et métiers (1854), uii des fondateurs de l'Eèolë spéciale d'architecture, dont il disvint directeur, architecte du dép. de la Seine i etc., il servit avec le grade de capitaine des mobiles de la Seine pendant le siège de Pafis. Il fut, du

12 juil. 1891 à mai 1898, défîUté du V^ arr. de Paris (2^ cire), républicain modéré.

TRÉLAT (Ulysse), chirurgien français, né à Paris le

13 août 1828, mort à Paris le 28 mars 1890. Noràhié professeur agrégé en 1857, chirurgien des hôpitaux en 1860, il dirigea une ambulance pendant la guerre et fut nommé professeur à la Faculté de Paris eh 1872, membre de l'Académie de médecine en 1874. En 1887, il alla étudier les établissements scientifiques de Constantiriople et d'Athènes. Ouvrages prinëipaux : De V hypertrophie unilatérale... du corps (PaHs, 1869, in-8), avec le D^Monod; Leçons de clinique chirurgicale..: (Paris, 1877, in-8). D^ L. Hn.

TRELAWNY (Edward- John), aventurier anglais^ né à Londres le 13 nov. 1792, mort à Sompting le 13 août 1^81 .

Fils d'un colonel, il entra dans là marine en 1805; il sei"vit au siège dé Cadix, puis aux Indes. A Bombay il déserta^ eut toutes sortes d'aventures dans leS îles de l'archipel malais, voyagea en Suisse et èiï ItàUe, se lia avec Byron, Shelley et Williams. C'est lui qui fit rechercher les cdrps de ces deux derniers après le tragique accident qui leur cdùtâ là vie (V. Shellev), qui fit eiitefi'er Shelley à Rohie, etc. Pafti ensuite poiif la Grèce avec Byron (1823), il épousa là fille d'Ulysse, le chef des insurgés, combattit avec eux, défendit le Parnasse, et, grièvement blessé par un assassin anglais, passa à Céphalônie (1826), puis à Zànte. De retour en Angleterre en 1828, il s'y occupa de publications littéraires, mais, repris par la passion des voyages, parcourut l'Italie, puis l'Amérique où il commit mille extravagances aux chutes du Niagara. Il s'établit enfin en Angleterre oti il devint un des membres les plus brillants de la haute société. Il a laissé quelques ouvrages extrêmement intéressants, entre autres The aduentures of a Younger son (Londres, 1831, 3 vol. ih-8), qiii figurent parmi les meilletirs classiques anglais et qui ont été traduits dans toutes les langues, notamment en allemand (Leipzig, 1832), et en français sous le titre Le Cadet de famille, (}ue publia Alexahdi^e Dumas dans son journal le Mousquetaire; Records of the last daifs of Shelley, Byron afid the Author (Lôhdres, 1858, in-8), qui ont eu un suôcès considérable et qui ont Hé à jamais sdn nom à ceux de ses deux illustres amis. R. S. BiBL. : R. Edgumbe, EdwaM Trelawny à bioqraphical Sketch; Plymouth, 1882, in-8. - E. GaRnett, Life of E.-J. Trelawny, 1890.

tRÉLAZÊ. Com. dii dép. de Maine-et-Loire, arr. et cant. S.-E. d'Angers, au bord de l'Aiithion ; 5.839 hab. (678 aggl.). Stat. du chem. de fer de tours à Nantes. Pépinières. C'est le centre des ardoisières d'Angers dont les neuf carrières occupent près de 3. dOÔ ouvriers et s'exportent aii loin (V. Ardoisière).

ÎRÉLÈVÉRN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Laniïiori, càht. de Perros-Guirec ; 1 .029 hàt.

TRÉLiNs. Com. dii dép. delà Loire, arr. deMontlirison, cant.^ de Ëoën ; 52^ nab.

tRÈLlèSAC. Com. du dép. de la tiôrdogne, arr. et cant. de F*érigUèux ; 1.288 hab.

TRÉLiVAN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. ef cant (0.) de Dihan ; 769 hab.

tRÈLLY. Com. du dép. de la Manche, arr. deCoiitahces, cant. de Moritmartin-sur-Mer ; 863 hab.

TRÉLON.Ch.-l. dècant. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes, à la source de la Petite-Helpe ; 4.308 hab. Stat. de chjem. de fer. Lainages, verreries, etc.

BiBL. : DESMAStJRÈs, Hist. des com. du cant. de Trélon; Avesiies, 1860.

TRÉLOUP. Com. du dép. de l'Aisne, arr.de ChâteaU- Thiet-ry, cant. de Côndé-eh-Brie ; 1.463 hab.

TRÉIWA (Gram.). Oii appelle ]fr^)?ia iin signe orthographique formé de deux points juxtaposés que l'on met sUb une voyelle précédée d'une aiitrè voyelle {iour iridiqUèr qu'elle doit en être prononcée sépat'émènt. Le tréma se place sur les voyelles f, uete {naïf, Esaû, contiguë) et exceptiOttilëllement sur y {Ai)). Il daté dd xvi® siècle et fût employé pour la premlèi-e fois par l'imprimeur Estiénhë Dolet. Au XVII® et àtl xviii® siècle son emploi était plus fréquent qu'aujourd'hui, et Vm s'eîi servait dans des cas où, n'étant pas nécessaire poui* àssufèr l'exactitude dé la pt'bflortciation, il a été supprimé depuis (niië, rue, jouir, etc.). Jusqu'à la dernière édition du dictiëtinait'é de l'Académie, en 1877^ on écrivait encore avecuù tréma les mots poëme, poëte, tf-oëne, élc.^ (|Uè l'on écHt hiaintenant plus logiquement avec tin âCcefat grave (poème, poète, troène). Le tréma sëH en allemand à marcjuër le chatigemetît de soU [Umlaut) qUè subissent lè^ voyelles a,oetu quàtid on lès pi-onouce è, èUetu. P. GiQùËÂUx.

TRÉMATODES (Zool.). Groupe de Vèrs-Plathelmirithesi tous pat^asites, dont le corps^ bout*! et foliacé, iie J)rêsenté pas de trace de segmentation ; il^ Ue aiffêt"ètit déS Turbet-

TRÉMATODES — TRÉMBLEMENT

taries (V. ce mot) que par leur adaptation à la vie parasitaire. Ils ont le tube digestif ramifié et manquent d'anus et de revêtement ciliairs, mais possèdent des ventouses et parfois des crochets. Les Distomiens possèdent deux ventouses, dont i'une antérieure ou s'ouvre la nduche, l'autre diversement disposée ; les Polystomiens ont deux ventouses en avant, de part et d'autre de la bouche, et une ou plusieurs autres, parfois accompagnées de crochets, placées plus eu arrière ; les premiers sont toujours endopara sites ; le^i autres, ectoparasites ou, tout au plus, hôtes de la bouche, de la cavité braiichiale ou delà vessie, d'où la nécessité de moyens de protection plus nombreux, — Tout ce qui concerne l'organisation et Iç mode de développement complexe des Distomiens a été exposé à l'art. Douve (V. ce mot). Les Polystomiens ne diffèrent guère des Distomiens, quant à leur organisation générale; ils sont hermaphrodites comme la plupart d*ëntre eux, mais chez eux le développement est direct, ce qui leui» a fait donner le nom de T. monogénèses ^2iV van Beneden, par opposition aux T. digénèses ou Distomierfs. La larve, chez eux, est feu différente de l'adulte et se fixe de bohne heure sur l'hôte aux dépens duquel elle doit vivre. Les genres principaux de Polystomiens sont : Tristoniûm Cuv. , S^pibdella Blainv., Laon^/to Johnst., de la famille des Tristomides ; Octostoma Kuhn, Microcotyïe v. Ben., AspidogasterBaer, biplozoon'Horàm., Polystomufyi'Led., delà famille des Polystomides ; Gyrpdactylus Ndrdm., Daciylogyrushm., TetraonchusUies,dQ lafainillè des Gyrodactylides.

TRÉMAOUÉZAN. Com. du dép. du Finistère, art*, de Brest, cant. de Landerneau; 514 hab.

TRÉMARGAT. Com. du dép. des Côles-du-Nord, arr. de Guin^arap, cant. de Rostrenen ; 553 hab.

TRÉMAUVILLE. Com. dû dép. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. deFauville; 192 hab.

TREMBECKI (Stanislas), poète polonais, né aux environs de Gracovie en 1723, mort à Tulczyh (Podolie) le 12 déc. 1812. Après avoir fait ses études à Ct-acdvie^ il partit pour Paris où il resta quelque temps. Il séjourna longtemps à la cour du roi Stanislas- Auguste, puis à celles du prince Czartoryski et du comte Félix Potocki. C'est chez ce dernier qu'il écrivit son poème le plus considérable, Zofiéwka, consacré à la description du parc de ce nom, fondé par Potocki pour sa femme Sophie. En 1815, Lagarde a publié à Vienne une traduction française de Zofiâwka. Une des dernières éditions des œuvres de Trembecki est celle de Lwow (1881).

TREMBLADE (La). Ch.-L de cant. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Marennes, sur la r. g. de l'estuaire de la Seudre; 3.647 hab. (aggl. 3.243). Stat. de chem. de fer. Petit port accessible aux bâtiments de 60 t. ; parcs d'huîtres vertes et portugaises dont on vend pour 3 millions de fr. par an. La commune comprend la côte d'Arvert et la pointe de la Coubre, avec de vastes dunes et bois de pins, les plages de Ronce -les-Bains et de la Grève. BiBL. : LÉTELiÉ, Ronce-leè-Bains... et l^ côte saintongeaise (avec nombreuses indicat. bibliogr.).

TRËMËLÂY (Le). Coni. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. de Neubourg; 242 hab.

TREMBLAY. Com. du (|ep. d'Illè-ët-Vîlairie, arr. de Fougères, cant. d'Antrain ; 2.507 hab. Stat. de chem. dôfeK

TBEMÈLAY (Le). Com. iu dép. de Maiiie-et-Lôire, arr. de Segré, cant. de t*ouancé; S$i hab.

tRÈMÔLÀY-LÈs-GoNEssE. Com. du dép. ie Seiné-ét- Oise, arr. de Pontoise, cant. de Gonesse; 786 liab.

TREMÔLAY-le-Vicomïe.. Com. du dép. (i'Eure-et- Loir, arr. de Preux, cant. de Châteaiineuf ; 528 liai).

TRElVlBLAY-suR-MAULDRE(Le). Com. dû dép, de Sëineet-Oise, arr. de Rambouillet, carit. de Mbhlfort-rÂmaury ; 293 hab.

tRËSîÊLÂY (François Leclérc du) (V. Jbsfepn [Le Père]).

TREMBLÉ (Ëot. et Ârboric.) (V. feupiîER).

TRÈWBLÈCOURt.Com.diidép.deMeurthe-èt-Moselle, arr. de Toul. cànt. de ftomèvi'e-ëil-Hàye ; 266 hab.

TSEMëLEMENT. t. Pâtîibibgié. — Le tremblemeht est une agitation rapide, involontaire et rythiîiéë de tout le corps ou d'une partie dit cor()S, tête ou membres. PbUi* caractériser le tremblement il faut donc qu'il j^ kit dêj}la' cernent de la partie du cdrps quî en est atteinte, ce qdi le dîfféreiicie des secousses îibrillàîrès, deâ soubi'ë^âilt& des tenddhs, etc., et il faut que ce déplacërfient ^oît rythmé, ce qui n'a jlas liëil dkiis les hioUvëmerits du tic, dé la chorée, dé ratâîië locbihbtHce, etc. Enfin le ti'ënïblement doit être rapide, â ïk différ-ehèé des déplàfcëriièilts, quasi rythmés, mais lents dé l'athéthosë. Le trëhiblemefat ne doit pas être considéré cdhime un phéndkène ësseîïtiellement pathologique. Il existe en effet sur db^ sujets bien poHâhts daïis deui conditidtts pririèipales, doht là prërnière é^t idéalisée par là fatigtle, l'àuti'e par là peur. Le trembleihëht provoqtié par ces deux causes {leut, lui aussi, être total bii local. Un trembléttïeiit localisé ëë pl'bdiiira dans le bras et l'atant-bràs riialiitënu en èitehsion durant un certâiti tëhij3s. tië raêttie îà peub peut ^v^Hquër uhiquemerit liîi tremblehieiit des muscles dli laryiix, amenant Une modification cat'actérîstiqiie de la toix. Che^: d'autres sujets, et sous l'influence d'ûrlë éniôtibil jiliiS vive, ce sdiit les membres inférieurs (|ui tréhiblënt et se dérobent. Ces deux variétés de tbetiîblemëfatS sëltiblefat bien survenir à la suite d'épuîSemeht dti d'iUsdfflsânèe de Vinflux {^ nerveux. Ce sont des accidents d'bbdre paralytique. Mais en est-il de tnême du trémbleiîient ëbhsécutif à là colère ? Cepëildant âuchnë difeënéë éikehtielle ne le sépâi*e des ft'écédëilts. Le tremblement nous apparaît plutèt ëommë cbhsécutil au défdiit de, régularité dès ondes liërveuses qui arrivent aui riluscîës. Pbhr qu'un mouvement soit précis, l'action rierveUSe doit agir, iibti seulement sur les muscles mbtëurs et dît'ectëiirs des nibûvemehts, mais encdi'ë sdr les irtùsëles dhtàgdiiiStes, dont le relâchement progressif, graduel et mesuré est hécëissaire pour àSsUrër cette i-ëgtilarlté. Çë Ijui est trai dans l'état dynamique ne l'ësi {ias moins dans l'état itâticjùe i les muscles ne Spnt jamais daris l'état de relâëhëUient complet, et là position des diverses pat'ties dli corps ii'ëst assurée que par raiitâgënisiiie des mdsbîe§. tet éxacl équihbre n'est assuré que parla sëilâibilité tnusculairë et par les i*éiîexes qu'elle cbiiifaïahde. Aussi n'est-il point rare de voir le trembleihënt cBîiicider avec un dëgt'é })lus ou moins accentué d'anesthésie cutanée et ihUsculaire, ainsi que l'on peut le constater ché^ leS hyStéricjUës. Lé tremblement n'est point spécial à l'homme, il existe chex les animaux et à un état accentué chez le cheval et le chien ; ce dernier tremblé, non Setilenient de phat, mais encore et très facilement de ëolèî'e (Mbssb). Quant à la signification du tremblehient, il nous faut avdiier, avec Darwin, qu'elle ëst foH dbSëdre, âiUSi que soi! Utilité. Il ne sërnble j3as qu'il y ait lieu de retenir l'explication de Mântegazzâ, qui lui doniie |)our bût de réchauffer le sang, qui par la peut* tendrait à se refroidir. La pâthogénië nième du trembleniëfit tîbtis est rhal connue et ttbus né savons pas toujours s'il eSt de hàturë spasmbdiqUe ou jlâraly tique.

Le tremblement joUe un rôle itîîportant dans là Symptomatologië d'un graiid hbmbre d'affections : le frisèôiu que l'on constate cotairie phêndîiièiië de début dàn^ bëàUcbup de maladies fébriles, n*en est qii'une variété. Mais l'importance du symptôthe trëhiblemëht est grande éàrtout daiiS certaines affectidns ëhroriiques du système nerveux, Charcot a Uiontèé rimpbrtance qu'il y avait à étiidier les tremblemerits suivant qii'ils Se produisaient au repos dii sëulëiiient à l'dëcasidn de moUvemeiit, suitant des modalités diverses. L'aùîjilitdde, la fréqueribe des secousses, que^ l'oh étudie à l'aidé d'appareils enregistreurs appl^dpriés (èîi particulier ëil se Sët'Vant dé l'àppai*èil de VeMin) ont j)our lé diagfabstic de là câiisë une graftde importance.

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