THOUARS — THOUVENEL
tement, puis sous-préfecture (28 pluviôse an VIII), mais perdit ce privilège en 4804, au profit de Bressuire (V. Poitou et Sèvres [Deux-]). — Aux croisades, les membres de la famille de Thouars prirent un écusson. Le vicomte Herbert, vers il 00, porta : D'or semé de fleurs de lis d'azur, au franc quartier de gueules. Ces armes devinrent celles de la ville, pour laquelle on a créé aussi ce blason : D'argent à trois grappes de raisin d'azur. — Patrie du troubadour Philippe de Thouars (première moitié du xii® siècle), de Corneille Bertram (1531-94), théologien calviniste, de Ch. de La Trémoille, prince de Tarente (1620-72). Ch. Delavaud.
BiBL. : Berthre de Bournisseaux, Hist. de la ville de Thouars ; Niort, 1824. — Imbert, Notice sur les vicomtes de Thouars; Poitier.-*, 1864. — Du même, Hist. de Thouars; Niort, 1871. — Paysages et Monum. du Poitou, 1897, t. VIII (Deux-Sèvres), Thouars (On y trouve de nombreuses notes bibliographiques et plusieurs belles vues photographiques).
THOUARS, botaniste français (V. Dupetit-Thouars).
THOUARSAlS-BouiLDROux. Com. du dép. de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte, cant. de La Châtaigneraie ; 1.273 hab.
THOUERIS. Divinité égyptienne (V. Apeï).
THOUET. Rivière de France (V. Maine-eï- Loire, t. XXIÏ, p. 994, et Sèvres [Deux-], t. XXIX, p. 1124).
THOIÙN (André), botaniste français, né à Paris le
10 févr. 1747, mort à Paris le 27 oct. 1824. A l'âge de dix-sept ans, il remplaça son père comme jardinier en chef du Jardin des Plantes ; il agrandit les cultures, les serres, et se mit en rapport avec les botanistes et les établissements similaires de tous les pays. En 1786, il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1790 membre du Conseil général de la Seine, en 1793 professeur-administrateur du. Muséum. Ses ouvrages sont relatifs à la botanique et à l'agriculture. D^^ L. Hn.
THOU Ll ER (Pierre- Joseph), écrivain français (V. Olivet [Abbé d']).
THOU LOUNl DES ou TOÛLOÛNIDES. Dynastie turque d'Egypte (V. ce mot, t. XV, p. 692).
THOULOURENC. Rivière du dép. de la Drame (V. ce mot, t. XIV, p. 1122).
THOULT-Trosnay (Le). Com. du dép. de la Marne, arr. d'Epernay, cant. de Montmirail ; 267 hab.
THOU MAS (Charles-Antoine), général et publiciste français, né à Laurière en 1820, mort à Paris en 1893.
11 entra à l'Ecole d'application de Metz en 1841. Lieutenant en 1843, capitaine en 1849, il prit part à la guerre de Crimée et fut promu colonel en 1870. A Bordeaux, puis à Tours, il rempHt les fonctions de directeur d'artillerie auprès de la délégation du gouvernement de la Défense nationale, puis fut nommé successivement général de brigade en 1874, divisionnaire en 1878, En 1885, il prit sa retraite. Ses principaux ouvrages sont : les Transformations de r armée française (1884) ; le Général Curély (1887); les Capitulations (1886), ouvrage couronné par l'Académie française : Autour du drapeau (1888); Causeries militaires (1889).
"^THOUNE. Ville et lac de Suisse (V. Thun).
THOUR (Le). Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rethel, cant. d'Asfeld ; 545 hab.
THOU REIL (Le). Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. de Saumur, cant. de Gennes ; 542 hab.
THOU RET (Jacques-Guillaume), homme politique français, né à Pont-l'Evèque en 1746, guillotiné le 22 avr. 1794. Avocat du barreau de Rouen, il fut député par cette ville aux Etats généraux de 1789 ; son esprit solide, sa parole nette, lui donnèrent de l'influence sur l'assemblée dont il fut quatre fois président ; son attachement pour la royauté le perdit ; nommé président du tribunal de cassation, il accepta la République, mais se prononça contre la Terreur ; il monta sur l'échafaud le même jour que Malesherbes et d'Esprémesnil. Il a laissé un grand
nombre de brochures très claires sur toutes les questions qui passionnaient les esprits en 1789.
THOU RET (Vincent-Ferrare-François-Antony), homme politique français, né à Tarragone (de parents français qui s'y étaient établis sous le règne de Joseph Bonaparte) le 15 juil. 1807, mort à Bouvignies le 6 oct. 1871. Inscrit au barreau de Paris après 1830, il fut si souvent condamné pour délit de presse ou d'association qu'il pouvait signer une lettre datée de la prison de Saint- Waast à Douai : « A. T., condamné à trente-neuf mois de prison et 60.000 fr. d'amendes personnelles » (à M. de Genoude, 20 juil. 1834). La prison fit de lui un romancier, d'ailleurs peu lu. Elle lui valut aussi une obésité précoce, qui donna lieu aune caricature où il est représenté sortant de Sainte- Pélagie, et s'écriant : « J'ai tant souffert ! » Commissaire de la République dans le dép. du Nord, il fut élu à la Constituante (élections partielles du 4 juin 1848), puis à la Législative. Il appuya la politique de Cavaignac, mais vota toutefois contre les poursuites contre Louis Blanc et pour l'amnistie. Il eut l'excellente idée (nov. 1848) de proposer l'inéligibilité à la présidence de la république des membres des familles ayant régné en France. Louis Bonaparte, représentant, vint à la tribune lire un écrit où il défendait gauchement « son droit de citoyen » ; et Thouret ne put s'empêcher de conclure : « Après ce que l'Assemblée vient d'entendre, et ce que la France entière lira demain, mon amendement paraît inutile, je le retire ». Nul ne le reprit; et, trois ans après, dans la prison où l'avait plongé le coup d'Etat du 2 déc. 1851, il exprimait au vicomte de Falloux tout son regret d'avoir si mal à propos fait de l'esprit. Après une courte proscription, il put rentrer en France, où il mourut sans plus prendre part aux luttes politiques. H. Monin.
THOU RIE. Com. du dép. d'Ille-et- Vilaine, arr. de Vitré, cant. de Retiers ; 1.314 hab.
THOURON. Com, du dép. de la Haute- Vienne, arr. de Bellac, cant. de Nantiat ; 538 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans.
THOUROTTE. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Compiègne, cant. de Ribécourt; 478 hab.; stat. du chem. de fer du Nord. Ce lieu possédait dès le x® siècle une forteresse considérable, et ses châtelains, devenus ses seigneurs, jouèrent un rôle important, k l'extinction de cette maison, la seigneurie passa à celle de Clermont de Nesle, à la fin du XIII® siècle. Plus tard, Thourotte fut réunie au duché d'Humières. Eglise de diverses époques, depuis le portail et le clocher romans jusqu'aux latéraux du xvi® siècle.
THOUROUT. Ville de Belgique, ch.-l. de cant. de la prov. de Flandre occidentale, arr. adm. et jud. de Bruges, à 18 kil. S.-S.-O. de cette ville ; 10.000 hab. Stat. des chem. de fer de Bruges à Ypres, et d'Ostende à Lille. Fabriques de dentelles, de tissus de laine, de coutils, de chicorée, d'huile; tanneries, savonneries, teintureries. L'origine de Thourout est fort ancienne. En 834, Louis le Pieux donna Thourout à saint Anchaire, évêque de Hambourg, qui y établit un monastère destiné à la préparation des missionnaires dans les pays du Nord. Ce monastère fut détruit par les Normands au ix® siècle. La ville fut saccagée par les Gueux en 1578 et par les Français en 1695. La foire de Thourout date d'une époque très reculée ; elle avait dès le moyen âge une importance considérable.
THOURY. Com. du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Borner antin, cant. de Neung-sur-Beuvron ; 475 hab.
THOURY-Férottes. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. de Lorrez-le-Bocage ; 523 hab.
THOUS. Ancienne ville de Perse (V. Tous).
THOUS (Zool.) (V. CmEN).
THOUTMÈS ou THOUTMOSIS. Nom de quatre rois égyptiens de la XVIH® dynastie (V. Egypte, § Histoire, et Thèbes).
THOUVENEL (Edouard-Antoine), diplomate français, né à Verdun le 11 nov. 1818, mort à Paris le 18 oct.