‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 191 sur 633 · TREMBLEY — TREMOILLE · texte numérisé non relu

TREMBLEY — TREMOILLE

TREWIBLEY (Abraham), naturaliste suisse, né à Genève le 3 sept. 1700, mort à Genève le 12 mai 1784. Il fit ses études dans sa ville natale et à La Haye où il fut le précepteur du fils du résident anglais, devint lensuite le gouverneur du jeune duc de Richmond et voyagea avec lui en Allemagne et en Italie. En 1760, il obtint une place de bibliothécaire à Genève et siégea ensuite dans le conseil des Deux-Cents. Ses admirables travaux sur l'hydre d'eau douce lui valurent d'être nommé membre de la Société royale de Londres et correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Il publia, de 1775 à 1782, plusieurs ouvrages sur la religion naturelle, des articles d'histoire naturelle dans les Pkilosophical Transactions (il A-^-^l). Son ouvrage le plus important est Mémoires ponr servir à r histoire d'un genre de polype d'eau douce (Leyde, 1744, in-4; Paris, 2 vol. pet. in-8, fig.).

TREMBLOIS. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Sedan, cant. de Carignan ; 234 hab.

TREMBLOIS (Le). Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. et cant. de Gray ; 121 hab.

TREMBLOIS-LÈs-RocRoi. Com. du dép. des Ardennes, arr. et cant. de Rocroi ; 243 hab. Stat. de chem. de fer.

TRÉMEHEUC. Com. du dép. d'IUe-et- Vilaine, arr. de Saint-Malo, cant. de Combourg ; 428 hab.

TRÉMEL. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion, cant. de Plestin-les-Grèves ; 1.044 hab.

TREMELLE (Bot.). Champignon Basidiomycète, àe la famille des Trémellinées, à hyménium gélatineux, diffus ou foliacé, tremblotant, cérébriforme, tout entier couvert de spores portées sur des basides d'abord globuleuses, puis quadriloculaires, portant sur chacun de leurs segments un stérigmate très allongé, terminé par une spore ovoïde, allongée et à germination semblable à celle du genre auriculaire. Le genre Tremelle, qui forme avecExidia, Hirneola et Guepinia, la famille des Trémellinées, comprend dix-sept espèces dont quelques-unes atteignent de grandes dimensions. Les principales sont, T. flmbriata (T. frangée) à bords incisés, croissant à l'automne sur les vieilles souches et le bois mort ; T. lutescens (T. jaunâtre) ; r. mesenterica (T. mésentérique) à saveur de Morille, lignicole et comestible comme les deux précédentes. ^ H. FOURNIER.

TRÉWIÉLOIR. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de Châtelaudren ; 519 hab.

TRÉMENTINÊS. Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. et cant. de Cholet; 1.919 hab. Stat. de chem. de fer.

TRÉMÉOC. Com. du dép. du Finistère, arr. deftuimper, cant. dePont-l'Abbé; 831 hab. Stat. de chem. de fer.

TRÉMÉREUC. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Dinan, cant. de Ploubalay; 575 hab.

TRÉMEUR. Com. du dép. des Côtes- du-Nord, arr. de Dinan, cant. de Broons; 1.125 hab.

TRÈMÉVEN. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc, cant. de Lanvollon ; 656 hab. A Saint- Jacques, chapelle du xv^ siècle ; ancienne et jolie croix de pierre. A 1 kil. 1/2 S., ruines du château de Coëtmen, donjon du xii® siècle. Ch. Del.

TRÉIVIÉVEN. Com. du dép. du Finistère, arr. et cant. de Quimperlé ;• 1.143 hab.

TRÉMIE. I. CoNSTRuctiôîl. — Espace, le plus souvent rectangulaire, compris dans un plancher de charpente, èhtt"ë lin mur et un chevètre et deux solives d'enchevêtrure : cet espace, dont les dimensions sont fixées par les rêgletheiits administratifs, doit être hoUrdé eii matériaux incombustibles et est destiné à recevoir l'âtre d'iine cheminée. On appelle aussi trémie toiit espace vide formant conduit ou chemin, comme une trémie d'ascenseur, une trémie de ventilation. Enfin on donne encore ce nom à l'entonnoir de forme quadrangulaire à l'aide duquel on introduit les matériaux nécessaires à la confection du béton ou des mortiers dans certaines machines spéciales employées à cette confection. Ch. L.

IL Meunerie. — Sorte de grande auge, en foi-me de

tronc de pyramide quadrangulaire renversé, oii l'on met le blé et d'où celui-ci tombe, par l'ouverture inférieure, très étroite et carrée, sur les meules^ qui le réduisent en farine (V. Moulin).

TRÉMIÈRE (Rose) (Bot.) (V. Rose trémÎère).

TRÉîVIILLY. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Wassy^, cant, de Doulèvant-le-Châteâïl ; ^^â hab.

TRÉMINIS. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, cant. de Mens ; 448 hab.

TRÉMOILLË (De La). Illustre famille française, originaire de La Trémoîlle, auj. La TrimouiUe (V. ce mot). Les possessions de cette fartiille formèrent l'une des plus grandes seigneuries territoriales de l'ancienne France. Aii XV® siècle, elle acquit le duché de Thouars (V. ce nom). Les La Trémoille étaient, en outre, comtes de Laval, comtes de Monlfort, barons de Vitré, princes de talmont{\. ce nom), etc. Leur duché était le plus ancien qui fût, en France, possédé en ligne directe depuis son origine. Il était transmissii3le aux femmes, à défaut de descendance masculine. C'était le second duché-pairie (après celui d'Uzès). Les La Trémoille s'allièrent, aux xvi^ et xvii® siècles, avec plusieurs maisons étrangères, Orange-Nassau, Hesse-Gassel, Saxe-Weimar, etc., d'où vint l'usage de donnei: les prénoms symboliques de Brabantine, Belgique, Hollande et autres analogues, à quelques-uns de leurs menibres. La maison de La Trémoille était mentionnée, dès le milieu du xj« siècle, dans une charte qui se trouvait dans la partie des archives familiales détruites à l'époque de la Révolution française {Chartrier de Thouars, p. 2). Les armoiries des La Trémoille sont : D'or au chevron de gueules, accompagné de trois aiglettes d'azur, becquées et memhrées de giieules. ils les portent brochant sur un écusson écartelé des armes de France, de Sicile, de Laval , et de Bourbon-Montpensier. Plusieurs branches se sont détachées à diverses époques de la famille de La Trémoille : Fonâmorand, éteinte en 1584 ; Roy an, éteinte en 1708; Npirmoutiers , à laquelle appartenait la princesse des Ursins (Y. ce mot) ; Châlellerault, etc. La famille de La Trémoille a fourni un grand nombre d'officiers, maréchaux de camp, mestres de camp, généraux de cavalerie, etc., à l'ancienne armée française. Elle a aussi compté deux liiembres de l'Académie, au xviii^ siècle et de nos jours.

Les personnages les plus marquants de la famille de La trémoille sont les suivants: Gwî/ Vï, né vers 1350, mort en 13â6, chambellan du duc de Bourgogne, porte-oriflamme de France, et fait prisonnier à la bataille de Nicopolis. — Georges, né en 1382, mort le 6 mai 1446, favori de Charles VII, fait prisonnier à la bataille d'Azincourt (141 5), médiateur entre les ducs de Bourgogne et le roi de France, disgracié en 1433. — Louis II, n^ le 20 sept. 1460, tué à la bataille de favie le 24 féyr. ,1525. 11 gagna la bataille de Saint- Aubin-du-Cormier (14^8), où il fit prisonnier le duc d*(jrléans qui, devenu Louis Xll, déclara que « le roi n'est pas mémoratif des jeunesses du duc d'Ôrléàns ». Il prit part à toutes les expéditions d'Italie et perdit son fils à la bataille de Marignan. Il fut surnommé le « Chevalier sans reproche ». — Jean, archevêque d'Auch, cardinal-prêtre de Saint-Martin-aux-Monts, mort en 1507. — François II, né en 1502, mort en 1542. Il épousa Anne, fille du conite de Laval, Guy XVI, et de Charlotte d'Aragoii, princesse de Ta rente, tille elle-même de Frédéric, roi de Naples (1521). C'est de cette époque que datent le titre de «prince de Tarente » et les prétentions des La ti^émoille sur le royaume de Naples. — [Claude, né en I56ë, mort le ^5 oct. 1604. général français, se convertit au protestantisme (lS86). Il épousa la fille de Guillaume le Taciturne. — Henri, né en 1598, mort le 21 janv. 1674, général français, abjura le protestantisme (1628). — Renri-Chartes, né le 17 déc. 1620, mort le 14 sept. l67^, général du stathouder dés Pays-Bas et mêlé à la {"ronde. — Charles-Èretagn^r Marie- Joseph, né le 24 mars lt64, mort le S nov. 183^, général et homme politique français, tl eut pour parrain

rassemblée des Etais de la t)rovince dé Bretagne. Il érhigra (1792), servit dans l'armée des princes, puis dans Farmè-e autrichienne, devint lieutenant général en France (1814), et se rallia au gouvernement de la monarchie d'Orléans (1830). — Antoine-Philippe, né en 1 765, mort en 4794. Il émigraen 1792 et revinten France, oUil prit part aux guerres de Vendée, fut fait prisonnier et guillotiné à Laval, dans la cour d'un des châteaux de la famille de La Trémoille. —Char les- Louis, né le 26 oct. 1838, auteur d'un grand nombre d'ouvrages d'érudition stir l'histoire de la famille de La Trémoille (V. labibliog. du présent art.), et de plusieurs ouvrages historiques (Une famille royaliste irlandaise et française; le Prince Charles- Edouard, etc.), membre de l'académie des itiscriptions et belles-lettres (4899). E.-D. Grand.

BiBL, : L. DE La Trémoille, les La, Trémoille pendant cinq siècles; Nantes, 1890-96, 5 vol. iri-4 (1343-1839). - Du môme, Chartrier de Thouars^ documents historiques et généalogiques ; Paris, 1877, in-fol. (docum. origin. de 1374 à 1872). — Du même, Livre de comptes {139 5-1 M 6) : Guy de La Trémoille et Marie de Sully ; Paris, 1887, in-4. — Du même, Archives d'un serviteur de Louis XI, documents et lettres (1^51-81) ; Paris, 1888, in-4. — Du môme, Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de La Trémoille pendant la guerre de Bretagne {l(i88) ; Nantes, 1875, in-8. — Du même, Inventaire de François de La Trémoille \l5k2) et comptes d'Anne de Laval; Nantes, 1887, in-4. —Du même, Jeanne de Montmorency, duchesse de La Trémoille, et sa fille la princesse de Condé [1513i629); Nantes, 1895, in-4. —Du môme, Souvenirs de la princesse de Tarente; Nantes, 1898, in-8 (époque de la Révolution française). — Du même, Souvenirs de la Révolution française : nies parents; Paris, 1899, in-8. — J.-F. Poisson, les Fiefs de la vicomte de Thouars... publiés par le duc de LÀ tRÉMOiLLE et H. Clouzot ; Niort, 1893, in-4 (inventaire rédigé en 1753).— F.-G. de La TrÉiMOIlle, Dériombrement de l'ancien comté de Taillebourg ; Saint-Jean-d' Angély, 1879, in-8 (en 1736). —Mémoires de Henri-Charles de La Trémoille, publ. parieP.GRiFFET; Liège, 1767, iri-12 (1620-72). — Mémoires de Charlotte-Amélie de La Trémoille, Comtesse d'Altenbourg [1652-1119], publ. par E. de Barthélémy ; Genève, 1876, in-12. — L. Sandrex, Louis II de La Trémoille, le « chevalier sans reproche-», d'après le panégyrique de Jean Bouchet et d'autres documents inédits; Paris, 1881, in-12.— A. deLaBorderie, Louis de La Trémoille et la Guerre de Bretagne en 1^88 ; Paris, 1877, in-4.— tt. Imbert, Registre de correspondance et biographie du ducHenrideLa Trémoille; Poitiers, 1867, in-S (1598-1674).— L. SanOret, Un Grand Seigneur académicien, notice sur Charles -Armand-René, duc de La Trémoille, membre de l'Académie française (1108-il) ; Paris, 1876, in-8. — P.-S. DE 8ainte-Marthe; Abrégé historique et généalogique de la maison de La Trimouille ; Paris, 1668, in-12. — Borel d'Hauter[ve, Annitaire de la noblesse de France, 1843, 1. 1, p. 208.

TREfïlOINS. Corn, du dép. de la Haute-Sàône, arr. de Lure, cant. d'Héri court; 202 hab.

TR ÉMOIS (Agric). Synonyme de blé de mars (V. Blé).

TRÉMOLAT. Corn, du dép. de la Dordogiie, arr. de Bergerac, caht. deS^int-Alvèrè : 793 hab. Stat. dechem. de fer.

TRÉMOLITE (Miner.) (V. AmphiboLe et Jade).

TREMOLO (Mus.). Le trémolo est un effet particulier atix instruments à cordes, qui s'obtient en imprimant a l'ai^chet un mouvement de tremblemerit rapide de façon à obtenir la répétition de la même note un très grand nombre de fois pendant la durée d'une tenue. Les notes ainsi répétées ne sont point mesurées, et l'exécutant doit viser seulement à en produire le plus grand nombre possible sans s'inquiéter de savoir si ce nombre s'accdrde avec l'exacte mesiife du morceau. Oti indique cet effet {)ar le signe dont on a coutume de se servir pour marqder par abréviation les doubles, triples ou Quadruples croches suivant la rapidité du mouvement de la musique. Dàtls uiî allegro rapide, en effet, des doubles croches suffiront à produire l'espèce d'indécision rythmique qui caractérise le trémolo, tandis que, dans un mouvement lent, elles ne produiraient qu'une plate répétition de note. Le trémolo est aujourd'hui d'un tsage constant, à l'orchestre surtout, cat* il produit meilleur effet eh masses qu'eti solo. C'est une formule d'accompagnement plus vivante et moins lourde que toute MXH cjùaUd le compositeur n'a pas voulu écrire de véritables dessins intermédiaires. Ses effets seront très variés suivant la grâVité Oti là hauteur de l'âc-

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