‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 195 sur 633 · TRENTE — TRENTE ANS · texte numérisé non relu

TRENTE — TRENTE ANS

nombre ainsi composé : 4 légats, 2 cardinaux, 3 patriarches, 25 archevêques, 168 évêques, 39 procureurs pour absents, 7 abbés, 7 généraux d'ordre. Tous à ces mots : fai souscrit^ ajoutèrent : en définissant, à l'exception des procureurs qui n'avaient point droit de sutfrage. Deux joui's après, tous les ambassadeurs qui étaient à Trente reçurent les actes et les souscrivirent, excepté le comte de Luna, ambassadeur d'Espagne. Les ambassadeurs de France s'étaient retirés après ta xxin® session. — Dès Ja troisième ouverture du concile, les Actes des sessions ne portent plus les noms des prélats qui y assistèrent. Mais à la tin du concile (Labbe, t. XIV, col. 921 à 938) se trouve une liste des noms, prénoms et dignités des prélals et des autres Pères, des orateurs et théologiens, etc., qui assistèrent plus ou moins longtemps au concile, sous Pie IV : 187 Italiens présents et 2 par procureur, 26 Français et 1 par procureur, 31 Espagnols et 4 par procureur, 2 Allemands et 4 par procureur, 1 Anglais, 3 Irlandais, 2 Portugais, 2 Polonais, 2 Hongrois, 2 Flamands, i Morave, 4 Croate, 2 Illyriens et 6 Grecs. Ainsi en ce synode universel, le nombre des Italiens était plus que le double de celui de toutes les autres nations réunies.

Le 26 janv. 1564, par la bulle Benedictus Dominus, Pie IV contunna tous les décrets du concile. U y rappelait que « par un décret rendu à ce sujet dans une session publique, le concile lui avait demandé cette confirmation ». Cette bulle attribue exclusivement au Saint-Siège l'interprétation des décisions de ce concile, faisant défense « à toute personne, quelle qu'elle soit, d'entreprendre sous son autorité de mettre en lumière, de quelque manière que ce soit, aucun commentaire, glose, annotation, remarque, ni généralement aucune interprétation sur les décrets dudit concile... Que s'il y a quelque chose qui paraisse obscur à quelqu'un, et qui lui semble avoir besoin de quelque interprétation, qu'il s'adresse au lieu que le Seigneur a choisi, c.-à-d. au Siège apostolique, d'où tous les fidèles doivent tirer leur instruction, et dont le saint concile a lui-même reconnu l'autorité ». Afin de pourvoir à la réalisation de ces dispositions. Pie IV institua, quelque temps après, par la bulle Alias nonnullus, une congrégation spéciale de cardinaux. Comme on mettait en doute le droit d'interprétation de cette congrégation, Paul V le lui conféra expressément, et dès lors, elle porta le nom de Congrégation interprète du concile de Trente. Pour développements, V. Congrégations

Page 1