MONUMENTS DIVERS
Ar. Archives.
Bi. Bibliothèque.
Bo. Bourse.
D. L. Direction du Lloyd.
Mu. Hôtel de Ville.
Te. Tergesteo ou Vieille Bourse.
Po. Poste.
TRIESTî: — TRIEUR — 390 —
bateaux (en 1885) représentant une valeur de plus de 100 millions de fr., et mettant la ville en communication régulière avec les ports de la mer Noire, le Levant et les Indes.
Aspect de la ville. Principaux monuments. — La situation de la ville est des plus pittoresques, puisqu'elle est assise entre un golfe admirable et une chaîne de collines verdoyantes. On peut y distinguer deux parties très distinctes : l'ancienne ville, au S., couvre les flancs de la colline que surmonte le château et présente les mêmes traits caractéristiques que la plupart des cités maritimes italiennes: rues étroites, tortueuses, pentes r aides, maisons élevées, irrégularité pittoresque. La nouvelle ville, au contraire, placée au N. derrière le nouveau port, et baptisée par les Allemands du nom de Theresienstadt^ a un aspect tout moderne ; ses rues larges, ses places spacieuses, son plan régulier, et surtout son animation continue évoquent plutôt l'idée d'une ville américaine. Trieste, adonnée exclusivement au commerce, ne présente que quelques curiosités artistiques, presque toutes concentrées dans la vieille ville. Ce sont : le vieux château (4680) et à côté la cathédrale San Giusto (xiv® siècle), la Piazza Grande avec l'hôtel de ville et le monument de Charles VI ; enfin, la vieille Bourse ou Tergesteo. Dans le nouveau quartier, le palais de la compagnie du Lloyd, l'Académie nautique, le palais Revoltella, le théâtre ou Politiema, méritent seuls une mention.
Histoire. — Située sur l'emplacement de l'ancienne Artemidorus, puis Tergesteum, détruite par Attila et relevée par Charlemagne, Trieste appartint d'abord à Venise jusqu'en 1382; à ce moment elle se révolta et se donna à l'Autriche qui l'a toujours possédée depuis, sauf pendant les cinq années de la domination française (1809- 14). Le 18 mars 1819, l'empereur Charles VI la déclara port franc, et, le 21 déc. 1867, François-Joseph en forma une province particulière. Elle justifia en 1848 son titre de Città fedelissima en demeurant résolument fidèle à l'Autriche quoique bloquée par une flotte sarde.
Territoire. — Le territoire, le plus petit de toutes les provinces cisleithanes (95 kil. q. ; 157.466 hab.), né comprend guère que la ville et sa banlieue. Il a l'asj^ect d'une terrasse inclinée, qui d'un côté plonge dans la mer et de l'autre aboutit au plateau calcaire du Karst. Cette situation lui assure une admirable fertilité et une végétation toute méridionale. La douceur du climat (moyenne annuelle, 4- 14°'; maximum moyen, + 24*^4; minimum moyen, -j- ^''^'7') ii'^st interrompue, en été, que par le sirocco, en hiver, que par la hora, terrible vent du N.-N.-E.
La population se compose d'éléments ethnographiques très distincts, entre lesquels les luttes politiques sont très vives. Les Italiens, qui forment la majorité (d 00.039), dominent dans la ville ; les Slaves (28.204) dans la banlieue ; les Allemands (7.107) sont surtout des fonctionnaires, des marins ou des employés. A. Pingaud.
BiBL. : Illustriester Fûhrer durch Triest und Umgehungen; Vienne, 1883. —Neumann-Spalbart, Œsterreic^s maritime Éntwickelung und die Hebung von Triest; Stuttgart, 1882. — Nuova guida di Trieste e del suo terriiorio; Trieste, 1883.— Tomasin, Bie Voiftstâmme im Gebiete von Triest und in Istrien, eine ethnographische Studie; Trieste, 1880, gr. in-8.
TRIÉTHYLAWIINE (Chim.) (V. Ethylamines).
TRIEUR (Génie rural). Les trieurs sont des instruments employés pour compléter l'épuration des grains ayant -déjà subi l'action du tarare (V. ce mot) ; ils se classent en deux grandes catégories :
I. Cribleurs (cribles). — Les cribles servent principalement pour calibrer les grains et pour les séparer des autres grains et des corps étrangers plus gros ou plus petits que la marchandise à trier. La petite culture utilise encore, à cet eifet, des cribles à main, véritables tamis circulaires dont le fond est formé d'un parchemin perforé et très tendu, d'une toile métallique ou d'une tôle perforée ; elle emploie également des cribles plans, com-
posés de châssis circulaires ou rectangulaires recouverts d'un treillis métallique plus ou moins serré et placé dans un courant d'air qui aide à la séparation ; mais il faut substituer, dans les grandes exploitations, à ces appareils imparfaits et à faible rendement, des outils à action plus rapide et plus complète ; on a alors recours aux cribleurs mécaniques plans, à mouvements alternatifs, ou aux cribleurs rotatifs.
a. Le type de cribleur plan à secousses le plus connu a été créé, en 1856, par Robert Boby; il est encore très répandu dans les brasseries et dans les ateliers de sélection de semences, en Angleterre ; le grain déposé dans une trémie supérieure est soumis d'abord à l'action d'un ventilateur ; puis il tombe sur le crible proprement dit formé d'un cadre rectangulaire incliné sur lequel sont tendus longitudinalement, à des écartements variables, des fils métalliques de 2 ou 3 millim. de diamètre; ce cadre est supporté par des galets roulant, de chaque côté, sur des rails faisant partie du bâti fixe ; il reçoit un mouvement de va-et-vient d'une dizaine de centimètres d'amplitude pris sur l'arbre d'une manivelle et transmis par arbre coudé ; dans leur descente, les petits grains tombent à travers la grille, les gros roulent jusqu'en bas et sont recueillis à part. La superposition de plusieurs cribles permet d'obtenir une séparation plus parfaite.
On peut rapprocher des trieurs Boby les nettoyeursépierreurs Josse, souvent nommés cribleurs-épierreurs, fréquemment employés dans les fermes comme trieurs de grains, mais surtout utilisés dans les moulins (V. Moulin) pour la séparation des pierres et pour le classement initial des grains.
b. Les dimensions et la forme des matières à trier interviennent à la fois quant au mode de séparation du mélange; les appareils, d'ailleurs très nombreux et dérivant presque tous du type PernoUet, se composent, en principe, d'un cylindre de 1"^,25 à 1"^,85 de longueur, de 50 à"75centim. de diamètre, monté, avec une inclinaison de 6 à 8°, sur un bâti à quatre pieds transportable; le cylindre tourne à raison de 10 à 15 tours par minute; sa surface est formée de quatre parties pouvant être changées à volonté ; en haut, le mélange sortant d'une trémie suit une tôle à trous rectangulaires, longs et étroits, percés suivant les génératrices, par lesquels passent le sable, les grains fins et la folle avoine ; le second compartiment est à trous ronds rapprochés et donne passage aux grains de seigle lorsqu'ils se présentent en bout et aux grains de blé cassés ; le troisième compartiment est également à trous circulaires, mais de plus grand diamètre et plus écartés, il complète le travail du précédent compartiment ; la dernière tôle porte des orifices rectangulaires, de calibre calculé à l'avance et perpendiculaires aux génératrices, elle laisse sortir le grain de blé; quatre trémies situées au fond d'un berceau demi-cylindrique formant enveloppe conduisent les produits du criblage dans des boîtes placées sur le sol; le blé est bien épuré, mais il renferme toujours une certaine proportion de semences rondes qui ont échappé aux orifices de la partie centrale et roulé jusqu'en bas du cylindre. Le travail varie, suivant le modèle, entre 2 et 6 hectol. par heure.
En Angleterre, le cribleur cylindrique est souvent formé par l'enroulement en hélice, sur les génératrices d'un cylindre et à des écartements réglables à volonté, d'un fil métallique, les grains s'échappent entre les spires successives : une brosse extérieure, parallèle à l'une des génératrices, nettoie sans cesse l'enveloppe. Cette disposition, dite à expansion de Penney, est adaptée dans la plupart des batteuses à grand travail ; on la trouve rarement indépendante dans les exploitations françaises.
II. Trieurs proprement dits. — Les trieurs proprement dits ou trieurs à alvéoles sont de b^eaucoup les plus recommandables ; leur invention est due à Vachon qui, dès 1845, proposa l'emploi, pour le triage des graines impures, de tables inclinées dans la surface desquelles
TRIEUR ~- TRIGLB
étaient ménagées des alvéoles de forme spéciale; les grains ronds et les grains avariés étaient retenus, tandis que les grains entiers suivaient la pente, la table étant animée d'un mouvement alternatif de secousses, comme dans le eribleur Boby ; de temps en temps, on le nettoyait au balai; en d847, Vachon imagina un trieur cylindrique à alvéoles basé sur le même principe et beaucoup perfectionné depuis cette époque ; nous en représentons un des modèles les plus récents, composé de quatre
Trieur cylindrique à alvéoles.
cylindres tronconiques emboîtés les uns dans les autres et montés sur un arbre commun, à Finclinaison de 4 à Ty^ environ sur l'horizontale; le grain, reçu dans une trémie supérieure, est étendu automatiquement au moyen d'un distributeur à ailettes sur un crible à trépidation à grilles superposées mobiles et changeables instantanément, suivant le mélange à trier ; le mélange est ainsi émotté et débarrassé de ses poussières et des criblures (chutes 8 et 9) ; les grains ^'passés au travers du crible tombent dans le premier cylindre où sont retenues les grosses orges (chute 7), les autres grains roulent sur la paroi intérieure jusque dans le cylindre suivant qui, lui, est perforé et donne passage aux avoines et aux petites orges (chute 6), puis aux petites avoines (chute 5); les alvéoles de la tôle du troisième cylindre sont calculées de façon à retenir le gros grain de blé (grain de semence) ; ces grains, comme ceux d'orge dans le cylindre de tête, viennent tomber dans une gouttière centrale qui les conduit au dehors (chute 4). Le cylindre de queue donne issue aux moyens grains de blé (chute 3), au petit froment et au petit seigle (chute 2), enfin les grains ronds s'échappent en queue ; des brosses élastiques, intérieures pour les cylindres n°^ 1 et 3, et extérieures pour les cylindres n^^ 2 et 4, avec pression variable, nettoient sans cesse les surfaces en travail. Pour la facihté des transports, ces appareils, dont la longueur atteint jusqu'à 3^,60, peuvent être séparés en deux parties que l'on accouple aisément au moment de la mise en marche. Les trieurs ordinaires débitent de 1 à 6 hectol. par heure; la brasserie et la meunerie utilisent aussi ces instruments avec grand avantage ; souvent ils sont accouplés ou superposés dans les ateliers industriels, de façon à obtenir un rendement très élevé, atteignant 40 hectol. par heure par batterie accouplée et 60 hectol. par double batterie superposée. Il est encore utile de citer certains trieurs spéciaux d'un usage courant, notamment dans les maisons de production de semences, les décuscuteurs de trèfle et de luzerne sont les plus connus ; ils sont ordinairement formés de cribles superposés, l'un en tôle perforée finement, et les deux ou trois autres en gazede soie, disposés horizontalement et animés de mouvements rectilignes alternatifs de faible amplitude ; l'appareil est muni d'un ventilateur à aspiration graduée. J. Troude.
TRI EUX. Fleuve du dép. des Côtes-du-Nord (V. ce mot).
TRI EUX. Com. du dép. de Méurthe-et-Moselle, arr. de Briey, cant. d'Audun-le-Roman ; 291 hâb.
TRIÈVES. Ancien pays du Dauphiné formé par le bassin de l'Ebron, affl, g. du Drac, à l'E, du Vercors; il cor-
respond aux cant. de Clelles,etMonestier-de-Clermont, du dép. de l'Isère.
Monts de Trièves (V. Isère [Dép.. de 1']).
TRI FACIAL (Anat.) (V. Trijumeau).
TRI FELS. Ancien château du Palatinat rhénan, à 5 kil , d'Annweiler ; il s'élevait sur le Sonnenberg, à 493 m. d'alt. ; bâti au XII® siècle, il fut souvent habité par les empereurs ; Richard Cœur de Lion y fut détenu (1493-94); ruiné lors de la guerre de Trente ans, il en reste un donjon (restauré) et une chapelle.
TRIFOLIUM (Géom.). Le trifolium est une courbe présentant la forme d'une rosace à trois feuilles et représentée par l'équation polaire r z^:: a cos 36. On étend aussi le même mot à la désignation de courbes analogues, présentant la même forme générale, mais n'ayant plus, comme celle qui précède, trois axes de symétrie inclinés de 420*^ les uns sur les autres. C'est ce qui conduit à distinguer le trifolium régulier et le trifolium obUque. Tous les trifoliums peuvent d'ailleurs se représenter par l'équation polaire commune r = a cos (6 -h a) cos 2ô. De nombreux modes de génération du trifolium ont été indiqués. Le plus général est peut-être celui qui consiste à les considérer comme podaires d'hypocycloïdes à trois rebroussements. Enfin, par projection conique en général, un trifolium quelconque donne une courbe qui affecte aussi la même forme. Toutes ces courbes sont du quatrième ordre et de la sixième classe. C.-A. Laisant.
TRIFORIUM (ArchéoL). Mot analogue à l'adjectif tri fore ou tri foire qui, au moyen âge, signifiait percé à jour. On désigne ainsi une suite d'ouvertures qui régnent à l'intérieur d'une église entre les grandes arcades et les fenêtres du vaisseau central. Elles correspondent aux combles en appentis des bas côtés avec lesquels elles peuvent communiquer. Le triforium est usité du XI® au XVI® siècle et affecte toutes sortes de dispositions ; tantôt il est espacé, tantôt rapproché et séparé par de simples colonnettes. Dans l'école romane bourguignonne, plusieurs triforiums imitent les galeries des portes antiques (Autun, Langres, Beaune, Paray-le- Monial); vers 4220, le triforium prend quelquefois un dessin semblable à celui des fenêtres qui le surmontent, et les colonnettes des meneaux de celles-ci descendent jusqu'à l'appui du triforium (cathédrales d'Amiens, de Beauvais, de Troyes, de Meaux); bientôt le triforium et les fenêtres ne forment plus qu'une seule claire-voie qu'une simple ligne divisée en deux registres, et l'on couvre les bas côtés de toits à deux rampants pour pouvoir transformer le triforium en galerie vitrée (cathédrales de Metz et de Troyes, Saint-Sévérin de Paris, Saint- Jacques de Dieppe ; au xv® siècle, chœur du mont Saint- Michel), mais cet excès de légèreté fut loin d'être partout adopté ; d'élégantes églises du xv® siècle, comme Saint- Vulfran d'Abbeville, ont encore le triforium à fond plein. Le triforium est moins fréquent à cette époque et à la Renaissance, qui le ramène à des formes moins légères, voisines de celles de l'époque romane, comme à Saint- Eustache de Paris, Saint- André d'Apchon (Loire), Guingamp. C. Enlarï.
TRI GANGE. Com. du dép. du Var, arr. de Draguignan, cant, de Comps; 407 hab.
TRIGAVOU. Com. du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Dinan, cant. de Ploubalay; 4.093 hab.
TRIGLAW ou TER6L0U (Mont) (V. Terglou).
TRIGLAW. Ancien dieu des Slaves de Poméranie, représenté dans ses temples de Stettin et Wollin avec trois têtes argentées ; il rendait ses oracles par l'intermédiaire d'un cheval noir.
TRI G LE (IchtyoL). Genre de Poissons osseux (Téléostéens), de l'ordre des Acanthoptérygiens Colto-Scombriformes, et de la famille des Cottidœ. Chez les Trigles ou Grondins, le corps est tout à fait caractéristique, il est en forme de coin, la tête, très grosse, est armée d'épines plus
TRIGLE — TRIGONOMÉTRIE
ou moins fortes, de plaques osseuses striées, ciselées, granuleuses, le museau crénelé est échancré au milieu. Les deux dorsales peuvent se replier dans un sillon bordé par la saillie des os interépineux. Les pectorales sont grandes, et les trois rayons inférieurs sont détachés, les écailles sont très petites, excepté celles de la ligne latérale parfois armées d'épines. L'une des formes les plus communes de nos côtes est le Trigla pini ou Rouget sur le marché de Paris. Sa couleur générale est d'un rose clair, le ventre est blanc rosé, les nageoires rougeâtres, les pectorales teintées de violet et lisérées de jaune très pâle. La chair des Trigles est estimée, elle est ferme, de facile digestion, quoique un peu sèche. Il est à noter qu'ils doivent être rangés parmi les Poissons capables d'émettre des sons ; leur nom vulgaire de Grondins, de Gourneau, de Belugam à Marseille, est caractéristique. Rochbr.
BiBL. : Sauvage, dans Brehm, éd. franc,
TRIGLOCHIN [Triglochinh.) (Bot.). Genre de la famille des Joncaginées composé de plantes herbacées annuelles ou vivaces qui poussent dans les terrains marécageux des régions tempérées. La tige, courte, produit une rosette de feuilles à limbe généralement cylindrique, attaché par une longue gaine fendue. Les Triglochins sont surtout répandus en Océanie. Le Triglochin ou Tr oscar t des marais (T. palustre L.) et le Triglochin maritime (T. maritimum L.) vivent en Europe, en Asie et en Amérique. Le premier est brouté assez volontiers par les animaux, le second est utilisé comme aliment par les populations maritimes de l'Allemagne septentrionale. W. R.
TRIGLYPHE (Archit.). Motif d'ornementation rectangulaire, plus haut que large, légèrement saillant sur la frise d'un entablement d'ordre dorique, creusé de deux cannelures verticales taillées en biseau et comprises entre des listels, dont les deux extrêmes sont entaillés de façon à former une, demi-cannelure ou chanfrein, ce qui donne un total de trois cannelures (en grecglyphos), d'où ce nom de triglyphe. L'intervalle entre les trigtyphes s'appelle métope (V. ce mot). Les listels et les cannelures formant le triglyphe sont surmontés d'une petite bande peu saillante, nommée chapiteau du triglyphe, et reposent sur un fort listel régnant dans toute la longueur de l'entablement, listel séparant la frise de l'architrave et sous lequel, dans la largeur de chaque triglyphe, se voient des gouttes (V. ce mot), le plus souvent au nombre* de six et couronnées elles-mêmes d'un petit listel. La Grande Encyclopédie a donné au mot Architecture, t. IIÏ, p. 699, fig. 4, un détail de l'ordre dorique grec du Parthénon d'Athènes, où sont tracés un triglyphe et un demitriglyphe. Comme on le voit sur ce détail d'ordre dorique grec de la belle époque, l'angle de l'entablement est renforcé par deux triglyphes, un sur chaque face, tandis que, dans les temples romains et le plus souvent dans les édifices modernes, ce sont deux demi-métopes qui occupent cette partie de l'angle de l'entablement (V. t. XXV, art. Ordres, p. 510, fig. 3, Y ordre dorique romain du théâtre de Marcellus, a Rome, et p. 541, fig. 7, V ordre dorique d'après Palladio). Ch. Lucas.
TRIGLYPHUS. Genre de mammifères fossiles, voisin des Plagiaulax (V. ce mot).
TRIGNY. Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Fismes; 700 hab.
TRIGONE (Frigona Latr.). I. Entomologie. — Genre d'Hyménoptères, de la famille des Apides, tribu des Méliponites, formé aux dépens du genre Mélipone pour les espèces dont les mandibules sont dentelées, l'abdomen triangulaire, court et caréné en dessous. Type : T. amalthea Fab. dont le nid volumineux, en forme de cornemuse, est placé sur les arbres. Se trouve au Brésil.
II. Mathématiques. — Trigone des signes. On appelle en gnomonique trigone des signes un ensemble formé de droites convergentes. L'une est la trace du plan de l'équateur sur le tableau, une au»tre est la ligne des pôles, enfin
trois autres forment avec la ligne des pôles des angles de 23° 28' =: déclinaison du soleil aux solstices 44«29' 20« 40'
Ces trois dernières droites, leurs symétriques par rapport à l'équateur et à la ligne des pôles et leurs prolongements, constituent douze droites dont les extrémités correspondent aux douze signes du zodiaque; leur ensemble, avec l'équateur et la ligne des pôles, constitue ce que l'on appelle le trigone des signes. H. L.
TRI GON ELLE {Trigonella L.) (Bot.). Genre de la sousfamille des Papilionacées, tribu des Trifoliées, composé de plantes odorantes, annuelles ou vivaces. Les tiges, souvent rampantes, portent des feuilles trifoliolées à foliole médiane pétiolée ; les stipules sont unies au pétiole. Les fleurs, irrégulières et hermaphrodites peuvent être solitaires à l'aisselle des feuilles ou bien groupées en fausses ombelles ou en grappes. Le calice, campanule, offre 5 dents ou 5 lobes. La corolle, de coloration jaune, blanche ou bleue, semble formée de 3 pétales, parce que l'étendard et les ailes masquent complètement la carène très réduite. L'étamine qui correspond à l'étendard n'est pas concrescente par son filet avec les autres étamines ; il y a par conséquent diadelphie. L'ovaire, droit, est surmonté d un style filiforme complètement lisse. La gousse, oblonguelinéaire, comprimée et un peu arquée contient de nombreuses graines. Le genre Trigonelle renferme environ 70 espèces qui vivent la plupart dans l'Asie occidentale, l'Europe méridionale, l'Europe centrale et le N. de l'Afrique. La Trigonelle de Montpellier {T. monspeliaca L.) se rencontre assez communément dans les lieux arides du S.-E., du centre et du midi de la France. Le Fenugrec (T. fœnum grœcum L.) est cultivé comme plante fourragère dans la France méridionale et en Algérie. La Trigonelle bleue (r. cœrulea Ser.), originaire de la Hongrie, est une plante ornementale. Les graines du Fenugrec, aromatiques et amères, sont quelquefois mêlées comme stimulant à l'avoine des chevaux; ces graines torréfiées servent à l'alimentation en Egypte. Les jeunes rameaux de la Trigonelle odorante (T. suavissima Lindl.) se mangent comme légumes en Auslralie.
TRI GO NI A. I. Malacologie. — Les Trigonies possèdent une coquille équivalve, inéquilatérale, plus ou moins trigone, nacrée à l'intérieur. La surface des valves est ornée de côtes : les dents cardinales sont oblongues, aplaties sur les côtés, sillonnées transversalement et divergentes ; ces dents sont au nombre de deux sur la valve droite et de quatre sur la gauche ; ces dernières sont sillonnées sur les deux côtés. Le ligament est extérieur. Les Trigonies habitent les côtes de FAustrahe.
II. Paléontologie. — Le genre Trigonia date du lias ; il a son apogée à l'époque mésozoïque (Tr. navis du jurassique ; Tr. dœdalea du cénomanien) . Les genres Lyrodesma, Schizodus, Myophoria, etc., appartiennent à la même famille, en voie d'extinction dans les temps modernes. E. Trt.
TRlGGNOCÉPHALE(Erpétol.).Genrede Serpents Thanathophides, de la famille des Crotalidœ. Ce genre voisin des Crotales, mais dont l'extrémité caudale pointue manque de grelots, comprend environ six formes. On compte parmi elles le Trigonocephalus piscivorus, appelé aussi Mocassin d'eau ; il est d'un gris verdâtre brillant, avec des bandes sombres plus ou moins régulières ; la coloration du reste est des plus variable, il habite les lieux ombragés, humides et même dans l'eau des marécages ; il se nourrit de Poissons et de Batraciens. Le venin des Trigonocéphales est des plus meurtriers, il paraît même qu'il agit sur les autres Serpents venimeux. Rochbr.
BiBL. : Sauvage, dans Brehm, éd. franc. — Duméril et BiBRON, Erpét. génér.
TRIGONOMÉTRIE (Mathém.). La trigonométrie est une branche des mathématiques qui a été constituée pour les besoins de l'enseignement, plutôt qu'une science propre-
TRIGONOMETRIE — TRIJUMEAU
ment dite. Elle a pour objet essentiell'application du calcul à la détermination des éléments d'une figure polygonale, en faisant usage des fonctions circulaires. S'il s'agit de figures planes, composées de droites, on est dans le domaine de la trigonométrie rectiligne, tandis que la trigonométrie sphérique concerne les figures tracées à la surface d'une sphère et formées par des arcs de grands cercles. Comme un polygone quelconque (plan ou sphérique) peut se décomposer en triangles, sa détermination complète se ramène à celle d'un triangle quelconque, ou plutôt à un enchaînement de triangles ; c'est de là que vient le nom de trigonométrie.
Dans la division généralement adoptée pour l'enseignement, la trigonométrie rectiligne se compose de trois chapitres distincts : études des fonctions circulaires ; construction des tables trigonométriques ; résolution des triangles. A notre avis, il y a là une classification des plus fâcheuses et des moins logiques. Les choses qu'on enseigne en trigonométrie sont très intéressantes et utiles, mais elles ne sont pas à leur place, et c'est souvent une cause de confusion dans les idées pour beaucoup de commençants. Il est certain, en effet, que l'étude des fonctions circulaires est du domaine de l'algèbre, bien que leur définition élémentaire rationnelle exige des considérations géométriques et une première notion des coordonnées. La construction des tables est une suite d'opérations de calcul qui relèvent de l'arithmétique. C'est à la troisième partie seule que devrait raisonnablement appartenir le nom de trigonométrie. Ce vice d'organisation dans cette partie de l'enseignement provient, comme bien d'autres, du découpage excessif qu'on a voulu faire entre l'algèbre et la géométrie, et de la répugnance à introduire dans chaque science, dès le début, les idées utiles empruntées à une science voisine, même lorsqu'elles sont simples et qu'elles peuvent jeter une grande lumière sur le sujet qu'on étudie. La notion des coordonnées, par exemple, la théorie des projections, devraient prendre place dans l'enseignement tout à fait élémentaire.
IJn autre défaut capital de la trigonométrie actuelle est l'emploi exclusif des tables logarithmiques, et l'usage absurde qu'on en fait, au point de vue des applications effectives. Pour la plupart des problèmes intéressants et des appHcations courantes, des tables des valeurs naturelles des fonctions circulaires (et non pas de leurs logarithmes) seraient fort précieuses ; on a eu le tort de les abandonner. D'un autre côté, on s'est acharné, en général, à employer des tables de logarithmes à 7 décimales alors que 4 seraient largement suffisantes en fait pour les 99 centièmes des applications réelles. On se donne ainsi une peine inutile, et, chose plus grave, on jette les idées les plus fausses dans l'esprit des commençants. Certains, comme me le disait un jour un professeur de très grand mérite, en arrivent à croire qu'avec le secours de la trigonométrie et des tables de logarithmes, ils peuvent calculer la distance de la terre au soleil à 1 millim. près. Espérons que sur ce point comme sur beaucoup d'autres, on verra disparaître quelque jour ces scories qui obscurcissent l'enseignement et faussent l'esprit mathématique de la jeunesse. C.-A. Lâisant.
TR I G U ÈR ES. Com. du dép. du Loiret, arr. de Montargis, cant. de Châteaurenard ; i .551 hab. Stat. de chem. de fer.
TRIHEMITON (Mus.). C'est le nom que les théoriciens grecs donnaient à l'intervalle que nous nommons aujourd'hui tierce mineure^ lequel est, en effet, composé de trois demi-tons (V. Tierce).
TRIJUMEAU. L Anatomie. — C'est la cinquième paire des nerfs crâniens. Il est ainsi appelé parce qu'il se divise en trois branches principales. Il se détache de l'encéphale sur les côtés du pont de Varole par deux racines, une grosse (sensitive) et une petite (motrice), racines qui, dans la profondeur du pont de Varole et du bulbe, vont aboutir, la petite racine, à un noyau gris appelé noyau masticateur, et la grosse, à une longue colonne de substance grise qui
descend le long du bulbe jusqu'à la moelle et qu'on appelle la racine descendante du trijumeau.
Du pont de Varole, le nerf trijumeau se porte vers le sommet du rocher où il présente un gros ganglion aplati et semi- lunaire, nommé ganglion de Gasser. De ce ganglion, logé dans une fosse ostéo-fibreuse (cavum Meckelii), se détachent trois grosses branches sensitives : le nerf ophtalmique de Willis qui entre dans l'orbite par la fente sphénoidale et se divise en trois rameaux, nasalj frontal, lacrymal, qui donnent la sensibilité à la peau du front, de la paupière supérieure, du lobule du nez, à la conjonctive, à la partie antérieure de la muqueuse nasale ; les nerfs de la glande lacrymale, et les nerfs sensitifs du globe de l'œil par les filets ciliairesqui proviennent directement du nasal ou du ganglion ophtalmique (Y . cq mot). — Le maxillaire supérieur, qui sort du crâne par le trou grand rond, pénètre dans le canal sous-orbitaire et se distribue aux dents et aux gencives de la mâchoire supérieure (nerfs dentaires) et, après sa sortie de la face par le trou sous-orbitaire, à la peau de la paupière inférieure, à celle de la joue, des parties latérales du nez et de la lèvre supérieure, à la muqueuse de la joue et de la lèvre supérieure, à celle du sinus maxillaire et du canal nasal, et par le ganglion sphéno-palatin (V. Palatin) qui lui est annexé au sommet de la fosse zygomatique, il innerve la muqueuse de l'arrière cavité des fosses nasales, celle du vnile du palais et les muscles palato-staphylin et péristaphylin interne (nerfs palatins). — Le maxillaire inférieur, nerf mixte, parer qu'il reçoit la petite racine ou racine masticatrice, sort du crâne par le trou ovale, et se distribue à la muqueuse des deux tiers antérieurs de la langue (nerf lingual), aux glandes sous-maxillaire, sublinguale et parotide, aux gencives et aux dents de la mâchoire inférieure, à la muqueuse et à la peau de la lèvre inférieure et du menton, à la peau de la partie antérieure du pavillon de l'oreille, à celle du conduit auditif et à la région temporale (nerf temporal superficiel) et, par le ganglion olique qui lui est annexé à la base du crâne (V. Ganglion), il donne des nerfs aux muscles péristaphylins externe et interne, du marteau, et des filets à la muqueuse de la caisse du tympan. Enfin, par sa branche motrice (nerf masticateur), il innerve les muscles élévateurs (temporal, masséter, ptérygoïdien interne), diducteurs (ptérygoïdien externe) et abaisseurs de la mâchoire inférieure (mylohyoïdien et ventre antérieur du digastrique). Ce nerf reçoit la corde du tympan (V. ce mot). Quatre ganglions, auxquels il fournit des racines sensitives, lui sont annexés : ganglion opthalmique ou ciliaire rattaché à l'ophtalmique de Willis ; ganglion sphéno-palatin ou de Meckel rattaché au maxillaire supérieur; ganglion otique ou d'Arnold, relié au maxillaire inférieur; et enfin le ganglion sous-maxillaire rattaché au lingual. Les fibres sensitives du trijumeau proviennent des cellules du ganglion de Gasser ; les fibres motrices du ganglion masticateur. Ch. Debierre.
II. Physiologie. — Le nerf trijumeau est à la fois sensitif et moteur, il tient sous sa dépendance la sensibilité de toute la face et la motilité des muscles masticateurs. Son étude anatomique, faite plus haut, suffit pour indiquer quels sont les régions ou les muscles qui reçoivent leur innervation de ce nerf, mais l'excitation de ces différentes branches provoque, en outre, des phénomènes particuliers : sécréteurs, vaso-moteurs, trophiques, qui dépendent eu réalité des fibres d'emprunt, soit du sympathique, soit d'autres nerfs crâniens : nerf facial, oculo-moteur commun, etc. Ce sont ces nombreuses anastomoses qui compliquent singulièrement la physiologie du trijumeau et donnent à ce nerf une importance particulière en physiologie générale.
Action sécrétoire. Si l'excitation de certains filets nerveux appartenant anatomiquement au trijumeau provoque la sécrétion des glandes qu'ils vont innerver : nerf lacrymal et glandes lacrymales, nerf nasaux ou palatins et
TRIJUMEAU - TRILOBÏTES
glandes de même nom, nerf lingual et glande sous-maxillaire, il n'en résulte pas que cette action appartienne au trijumeau, mais à des filets d'emprunt qui viennent du facial par le grand et le petit pétreux superficiels, ou par la corde du tympan et peut-être du glosso-pharyngien. Le nerf trijumeau est seulement la voie centrifuge par où passent les excitations sensitives provoquant les réflexes sécrétoires.
Action trophique. Après la section du trijumeau, on observe, outre l'insensibilité de la face, quelque temps après l'opération, des troubles de la cornée, de la conjonctive et de l'iris; la cornée s'opacifie, s'ulcère et se perfore, la tension du globe de l'œil diminue. Snellen explique ces troubles par la perte de la sensibilité de l'œil et de ses annexes, les corps étrangers n'étant plus chas^ ses par les paupières et les larmes déterminent l'inflammation du globe oculaire. Cette assertion repose sur ce fait, que si l'on protège l'œil d'un lapin à trijumeau sectionné avec l'oreille, dont la sensibilité est restée intacte, ces altérations ne se produisent plus. Cependant, les altérations de la sensibilité et les troubles trophiques semblent être indépendants, la section du trijumeau entre le ganglion de Gasser et le crâne n'amène pas les troubles trophiques, tout en faisant disparaître la sensibilité, d'après Magendie. Les fibres trophiques viendraient, dans ce cas, du ganglion lui-même ou des anastomoses sympathiques qu'il reçoit, mais le fait de Magendie est aujourd'hui controuvé par les recherches de ûuval qui a vu les altérations se produire après section intra-bulbaire de la grosse racine du trijumeau . Cette racine possède donc dès son origine des fibres trophiques.
Action sur Viris et la pupille. L'action sur l'iris des nerfs ciliaires a été signalée à propos de l'œil. Le trijumeau ne joue ici que le rôle sensitif par la branche qu'il envoie au ganglion ophtalmique, les fonctions motrices, constrictives, dilatatrices, vaso-motrices, sont assurées par les deux autres rameaux qui aboutissent à ce ganghon, et proviennent du moteur oculaire commun et du sympathique.
Action vaso-motrice. Les effets vaso-dilatateurs observés en excitant les différentes branches du trijumeau sont dus à des fibres d'emprunt, provenant du sympathique, mais une partie de ces fibres s'accolent au nerf de la cinquième paire à son origine même, puisque l'excitation du trijumeau dans le crâne provoque la vaso-dilatation de la langue, de la glande sous-maxillaire, etc.
Action gustative et olfactive. Le trijumeau assure la sensibilité tactile de la langue et de la pituitaire, et on avait pensé qu'il pouvait jouer un rôle dans la réception et la conduction des impressions olfactives et gustatives. Il n'en est rien, au moins en ce qui concerne les excitants spécifiques de ces deux sens, les nerfs olfactifs et gustatifs (corde du tympan et glosso-pharyngien) étant seuls aptes à transmettre les sensations spéciales, mais nous désignons souvent par une fausse interprétation, sous le terme d'odeur ou de saveur, des impressions qui relèvent du sens du tact et qui sont, en effet, transmises par les filets du trijumeau, telles les impressions irritantes produites par les vapeurs acides ou ammoniacales sur la muqueuse pituitaire, les impressions d'âpreté provoquées par l'alun sur la langue. J.-P. Langlois.
f RIKHONIS (Lac de) (V. Grèce, t. XIX, p. 278).
TRIKKALA.VilledeGrèce,ch.-l. d'un nome deThessalie, sur la r. g. d'un affluent de la Salembria; 21 .449 hab. en 4896. Chem. de fer. Evêché. Nombreuses églises. Cotonnades, lainage, teintureries, tanneries. Au-dessus s'élève l'acropole de l'antique cité de Tricca, un des centres du culte d'Esculape. C'est le marché agricole de la Thessalie occidentale. — Le nome de Trikkala a 5.590 kil. q. et 476.773 hab. (en 4896) ; il comprend trois éparchies, Trikkala, Kalabaka, Karditza.
TRILBARDOU. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Claye-Souilly ; 369 hab.
TRILITHE (ArchéoL préhist.), (V. Architecture et Stonehenge).
TRILLA. Com. des Pyrénées-Orientales, arr. de Prades, cant. de Sournia; 425 hab.
TRILLE (Mus.). Le trille est un agrément du chant, également usité dans la musique instrumentale et l'un des rares qui soit encore aujourd'hui d'un usage constant, en toute espèce de musique. Mais ce que nous entendons aujourd'hui par ce mot n'est pas ce que les anciens entendaient : nous désignons du nom de trille ce qu'ils appelaient cadence : cela non seulement en français, mais également en italien où trillo et cadenm ont pareillement pris le même sens. Le trille ancien des Italiens, tel que l'indique par exemple Caccini en ses Nuove Musiche (4602), est une sorte de trémolo, une répétition rapide de la note sur le même degré. C'est ce que les Français appelaient aussi tremblement. Mais ce genre d'ornement passa vite de mode ; il fut remplacé par la cadence qui ne tarda pas à usurper son nom. La cadence, autrement dit le trille des modernes, est constituée par un battement de la note avec celle qui lui fait immédiatement suite en montant, soit à un ton, soit à un demi-ton d'intervalle. La rapidité du battement, modérée d'abord, doit s'accroître progressivement (V. Agrément et Cadence), Le trille ne s'emploie plus guère maintenant dans le chant, et peu de chanteurs sauraient encore l'exécuter convenablement ; mais son usage dans la musique instrumentale est de tous les instants. Non plus à la vérité comme simple ornement livré au caprice de l'exécutant, mais comme moyen expressif destiné à souligner un accent, à mettre en valeur une note. A ce titre, il est à sa place dans la musique la plus sérieuse et tous les plus grands maîtres en ojit usé sans scrupules dans leurs œuvres. H. Q.
TRILLIUM (TriUium L.) (Bot.). Genre de Liliacées- Asparagées, formé d'herbes des régions tempérées de l'Amérique du Nord, à feuilles sessiles verticillées, à tige simple uniflore ; périanthe à 6 divisions, dont 3 intérieures plus grandes, pétaloïdes; 6étamines; ovaire triloculaire, style trifide ; baie triloculaire à graines nombreuses albuminées. Les T. erectum L. et T. latifolium L. ont les rhizomes astringents, renfermant une huile volatile, un tannin et une substance acre analogue à la saponine ; aux Etats-Unis on les emploie pulvérisés à la dose de 4 gr., trois fois par jour, contre les métrorrhagies, et topiquement contre certaines dermatoses. D** L. Hn.
TRILLO. Village d'Espagne, prov. età47 kil. E.-N.-E. de Guadalajara (Nouvelle Castille), sur la rive dr. du Tage, au confl. du Cifuentes; 840 hab. C'est à 2 kil. de l'autre côté du Tage, que, dans un fort joli site, se trouvent les neuf sources chlorurées-sulfurées-sodiques et sulfatéescalciques-arsenicales, dont la température est de 23° à 29°. Le débit est de 500 litres à la minute. Connues sous le nom de « bains de Charles III », elles sont très fréquentées. Elles appartiennent à l'Etat espagnol. Aux environs sont de très belles forêts.
TRILOBITES (Paléont.). Ordre de Crustacés fossiles caractérisés par un tégument dorsal solide, divisé en trois lobes dans le sens de leur longueur et dans celui de leur largeur, et comprenant une tête, un corps ou thorax à segments mobiles en nombre variable, et une queue {pygidium) à segments immobiles, soudés, en nombre variable. Il existe, d'ordinaire, deux yeux bien développés, à facettes, une grande suture faciale, et sur la face ventrale de la tête un hypostome. Les membres, très rarement conservés, étaient articulés, grêles, terminés par des griffes et assez uniformes, insérés sous la tête, le thorax et le pygidium. Le développement se faisait par des métamorphoses progressives aux dépens d'une forme larvaire à segments peu nombreux. Ces Arthropodes, complètement éteints, ont vécu à l'époque paléozoïque (du cambrien au permien). Leur forme générale se rapproche de l'ovale, et deux sillons dorsaux délimitent un lobe médian (rachis) renflé et deux lobes latéraux (plèvres), apla-
TRILOBITËS - TRIMÉTHYLÈNE
Face ventrale restaurée d'un trilobite (Calymene) montrant les pattes.
tis avec les bords ornés ou armés d'épines plus ou moins développées. Les segments mobiles du thorax permettaient souvent à l'animal de se rouler en boule comme les Cloportes. Chez les Asaphus (V. ce mot) et quelques autres genres, les yeux étaient portés sur un long pédoncule ; dans les autres genres, ils sont grands, bombés, mais sessiles, en croissant, occupant les côtés de la tête. La face inférieure du corps était couverte par une membrane mince, fermant la cavité viscérale, soutenue par des arcs transverses solides qui donnaient insertion aux pattes. La tête portait, en arrière de l'hypostome, quatre paires de pattes-mâchoires dont la dernière est la plus forte : le thorax et le pygidium avaient autant de paires de pattes que de segments, ces pattes s'insérant de chaque côté du rachis, et divisées en deux branches dont Finterne (endopodite) est la plus courte. Entre les pattes et les plèvres s'inséraient des appendices non articulés et souvent spirales (branchies). La démarche de ces animaux dont la carapace cachait les pattes devait ressembler à celle des Limules (V. ce mot). Quelques-uns atteignent un demimètre de long (Asaphus gigas).
Les métamorphoses consistent d'ordinaire simplement dans l'accroissement du nombre des segments thoraciques, sans changement de forme.
Dans le genre Sao par exemple, l'animal au sortir de l'œuf n'avait qu'une tête avec un thorax rudimentaire, sans pygidium. Les segments thoraciques s'accusent peu à peu par des sillons transverses, et enfin il se développe un pygidium, puis les segments intercalaires se forment, et le corps s'allonge. D'autres (Agnostus) ont, dès le début, un corps bilobé (tête et pygidium), entre lesquels apparaissent un à un les segments thoraciques. Chez l'adulte, le mâle est d'ordinaire plus allongé, la femelle plus large. Tous ces animaux vivaient dans la mer, rampant sur le fond, le long des rivages : on trouve les traces de leurs pas dans les grès cambriens du Canada et dans les couches carbonifères. On les subdivise en quinze familles, Agnostidce, Trinucleidœ, Olœnidœ, Conocephalidœ, Bohemillidœ, Calymenidœ, Asaphidœ, Bronteidœ, Phacopidœ, CheiruridcBy Encrinuridœ, Acidaspidœ, Lichadœ, Prœtidœ, Harpedidœ (V. Acidaspis, Agnostus, Asaphus, etc.). Les plus anciens sont les genres Agnostus, Olœnus, etc., les plus modernes Phillipsia et Prœtus (dans le permien) . En France, leurs empreintes sont assez communes dans les schistes siluriens et dévoniens de Bretagne et des Ardennes, mais c'est en Bohême qu'ils ont été surtout étudiés par Barrande. E. Trouessart.
TRILOGIE. Ensemble formé par trois tragédies dont les sujets étaient empruntés à une seule et même légende. Dans les concours dramatiques, les poètes grecs étaient tenus de faire représenter quatre pièces, trois tragédies et un drame satyrique ; ces quatre pièces formaient une tétralogie. A l'époque d'Eschyle, les sujets de ces quatre pièces devaient procéder d'une inspiration commune. Aucune tétralogie complète ne s'est conservée. Mais nous possédons les trois tragédies d'une des tétralogies d'Eschyle : Agamemnon, les Choéphores, les Euménides. On donne souvent à l'ensemble de ces trois pièces le nom de trilogie eschylienne ou d'Orestie. Nous savons, d'autre part, qu'Eschyle avait composé une tétralogie sur le mythe
Couçe d'un segment de Trilobite montrant l'insertion des pattes (endopodite et exopodite) et des branchies spiralées.
d'CEdipe ; les troies tragédies formant trilogie s'appelaient Laïos, OEdipe, les Sept contre Thèbes ; le drame satyrique avait pour titre le Sphinx. J. Toutâin.
TRILOPHODON (Paléont.) (V. Eléphant).
TRILPORT. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. et cant. de Meaux;996 hab. Stat. duchem. de fer de l'Est.
TRIME (Jeu) (V. Bille).
TRIMER. Com. du dép. d'IUe-et- Vilaine, arr. de Saint- Malo, cant. de Tinténiac; 300 hab.
TRIMÈRE (Entom.) (V. Coléoptères).
TRIMEROCEPHÂLUS (Paléont.) (V. Phacops).
TRIMÉSIQUE (Acide). Form. j ^^^^y S5?'
L'acide trimésique peut être obtenu par oxydation de l'acide mésitylénique :
CisHioQi + 120 " CiSfFO^^ 4- 4H0.
On peut le préparer aussi en oxydant la triéthylbenzine symétrique. C'est un corps cristallisé soluble dans l'eau et dans l'alcool. Chauffé lentement, il se sublime sans fondre ; mais si on a soin de le chauffer très vite, il fond avant de se volatiliser. C'est un acide tribasique : il donne avec la soude les sels C^^nsoiSNa et C^^H^O^^Na^ Distillé sur un excès de chaux, il se décompose en acide carbonique et benzine :
Ci8H60i2 + 6CaO =z Ci2H« + eCO^CaO.
TRIMÉTHYLBENZINE (Chim.) (V. Méthylbenzines).
TRIMÉTHYLCARBINOL Form. j J£; STê.
Le triméthylcarbinol est l'alcool butylique tertiaire. Il a été découvert en 1863 par Boutlerov ; c'est le premier alcool tertiaire qui ait été connu. Il a été obtenu par l'action du chlorure acétique sur le zinc-méthyle en excès. Cette réaction est d'ailleurs générale et a été employée depuis pour la préparation des autres alcools tertiaires. Le triméthylcarbinol se forme par un assez grand nombre de réactions à partir de l'alcool butylique secondaire. Ainsi en traitant l'éther isobutyliodhydrique par l'acétate d'argent, on obtient de l'iodure d'argent et l'éther acétique du triméthylcarbinol qu'il sutTit de saponifier pour avoir l'alcool tertiaire. En chauffant de l'isobutylène avec de l'acide sulfurique étendu, on obtient l'éther sulfurique acide du triméthycarbinol, éther qu'il sui3Qt encore de saponifier.
Le triméthylcarbinol est un corps cristallisé, fondant à 25**, bouillant à 82^ et se volatilisant déjà à la température ordinaire. Il forme avec l'eau un hydrate liquide, bouillant à 80° et se soUdifiant dans un mélange réfrigérant en aiguilles soyeuses. Tandis que les alcools primaires donnent sous l'influence des agents d'oxydation un aldéhyde, puis un acide ; que sous la même influence les alcools secendaires donnent une acétone, puis se dédoublent çn deux acides, le tryméthylcarbinol donne de l'oxyde de carbone, du gaz carbonique et de l'acide acétique, et les autres alcools tertiaires se comportent d'une façon analogue. La chaleur de combustion du triméthylcarbinol est la même que celle des autres alcools butyiiques, soit 637 calories. A. Bouzat.
TRilWÉTHYLÈNE. Form. j ^/--:: ^^
Il existe deux propylènes isomères : le propylène ordinaire et le triméthylène. Le triméthylène a été isolé par Freund en faisant agir le sodium sur le bromure de triméthylène. On prépare d'abord ce dernier composé en traitant le bromure d'allyle par l'acide bromhydrique. Le bromure de triméthylène ayant été ainsi obtenu est mis dans un ballon muni d'un réfrigérant à reflux, on y ajoute du zinc en poussière et de l'alcool, et on chauffe. La réaction est très vive; le triméthylène se dégage. C'est un gaz qui possède une odeur analogue à celle du propylène ordinaire. Au point de vue chimique, il appartient à la série des carbures éthyléniques. Etant un carbure non saturé, il fixe directement le brome à froid : le produit de la
TRIMÉTHYLÈNE — TRINITÉ
réaction est le bromure de triméthylène. Le triméthylène s'unit aussi aux acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique pour donner des éthers : les chlorure, bromure et iodure de propyle normaux. Il se combine à l'acide sulfurique concentré en formant l'acide propylsulfurique, et le sulfate de triméthylène dans la décomposition par Teau produit l'alcool propylique normal.
On a regardé le triméthylène comme un carbure cyclique, relativement saturé. Mais cette hypothèse est contredite par la formation directe du bromure et des éthers par voie d'addition. En réalité, l'isomérie qui distingue le triméthylène du propylène est une isomérle dynamique, caractérisée par l'excès d'énergie emmagasinée dans le triméthylène. En effet, la chaleur de formation du triméthylène par les éléments est — d7^^\l, celle du propylène étant —9,4.
Aussi le triméthylène se transforme-t-il assez aisément en propylène, soit sous l'influence d'une température de 500**, soit au contact des chlorures métalliques, ce changement répondant à un dégagement de 4- 8"^^
En formant les dérivés isomères tels que le bromure ou le sulfate, le triméthylène dégage cet excès de chaleur : d'où résulte que les dérivés isomères des deux carbures sont formés avec le même dégagement de chaleur depuis leurs éléments. Des propriétés analogues distinguent la térébenthine de ses isomères, le camphène et le terpilène ; autre exemple d'isomerie dynamique. Celle du triméthylène et du propylène est d'autant plus remarquable que ce sont les gaz isomères les plus simples, sous une condensation identique, qui soient connus.
TRIMOLET (Joseph-Louis), dessinateur et caricaturiste français, né à Paris en 1812, mort à Paris en 1843. Orphelin dès l'âge le plus tendre, il fut apprenti, successivement chez un bonnetier, chez un coiffeur, chez un graveur d'étiquettes, coloriant, durant plusieurs années, des dessins destinés aux lanternes magiques, avant d'entrer dans l'atelier de David d'Angers. Lamartine, Alexandre de Laborde lui confièrent des illustrations dont le succès fut très vif. Trimolet exécuta la plupart des dessins qui ornèrent une publication en vogue, les Français peints par eux-mêmes. En même temps, il s'essayait à la peinture et à la gravure : on cite certaines eaux- fortes de lui, notamment F Hiver, qui figure dans le Cabinet de V amateur. Il collabora comme caricaturiste au Musée PhiliponQt au Charivari.
TRIMORPHINE (Chim.) (V. Morphine).
TRIMOUILLE (La). Ch.-l. de cant. du dép. de la Vienne, arr. de Montmorillon ; 4.842 hab. Stat. dechem. de fer. Berceau de la famille delà Trémoille (V. ce nom).
TRIMOURTI (Relig. hind.) (V. Hindouisme).
TRINAY. Com. du dép. du Loiret, arr. d'Orléans, cant. d'Artenay; 356 hab.
TRINACRIE. Ancien nom de la Sicile (V. ce mot).
TRINCOMALE (Trikonamalai). Ville maritime située au N. de la côte orientale de l'île de Ceylan ; 44.400 hab. (en 1894). Port naturel vaste et très sûr, mais d'accès difficile, de sorte que les navires restent en général sur rade. La ville, bâtie sur une langue de terre, entre la rade et le port, est dominée par le fort; les pèlerins hindous y viennent contempler un rocher, détaché, croient-ils, du mont Mé?row(V. ce mot). Le commerce se fait avec Madras.
TRINGA, TRINGIDÉS (Ornith.) (V. Bécasseau).
TRINGLE (Techn.). On désigne sous le nom de tringles des baguettes métalliques, généralement longues ^ menues et rondes, servant à soutenir les rideaux de fenêtres, portières et rideaux de lit, les perches employées dans la fabrication des treillages.
TRINGLETTE (Techn.). On donne ce nom aux panneaux dont se composent les vitraux, ainsi qu'à un outil dont on se sert pour ouvrir le plomb. Cet outil, le plus souvent en fer, a la forme d'un petit couteau émoussé. D'autres fois il consiste simplement en un morceau d'ivoire, d'os, de buis, plat et arrondi par le bout.
TRINIDAD ou LA TRINITÉ (Ile). La plus méridionale desPetites/tn^27/^^(V.cetart.et la carte), possession anglaise, en face du golfe de Paria, et du delta de l'Orénoque dont la sépare la Bocca de Serpente; 4.544 kil. q., 237.934 hab. en 4895. C'est un prolongement insulaire de la chaîne côtière du Venezuela, rompue par les eaux qui y ont creusé le détroit de la Bocca de Dragos, semés de hauts îlots ; elle est formée d'une arête de schistes cristallins (mont Maracas, 945 m.), flanqués de collines, et de plaines crétacées et tertiaires; il y jaillit des sources de bitume, de pétrole et d'eau thermale ; l'intérieur est bas et boisé ; on y exploite le cèdre rouge ; sol très fertile, un tiers environ est cultivé en canne à sucre, cacao, café, coton, cocotier, etc. La population comprend : 4^ des blancs descendants des anciens planteurs espagnols et français, auxquels sont venus s'adjoindre quelques anglais et écossais ; 2^ des nègres qui parlent le patois créole français et cultivent en majorité leurs petites propriétés; 3** environ 3.000 Chinois, importés dès 4 800; ¥ des coolies hindous musulmans ou sivaïtes, très divisés entre eux, dont beaucoup se fixent dans l'île. Celle-ci est la seule des Antilles qui progresse. Les plantations ruinées par l'abolition de l'esclavage (4838) se sont relevées, grâce aux travailleurs hindous et chinois.
Trinidad forme avec Tabago un gouvernement (V. l'art. Colonisation), dont le chef-lieu est Puerto d'Espana [Port of Spain ou Spanishtown), ville de 42.000 âmes ; l'asphalte s'exporte par le port de San Fernando sur le golfe de Paria. Le budget de la colonie est d'environ 44 millions de fr.; son commerce de 440 à 420 millions, dont 46 pour les exportations de cacao et 45 pour celles de sucre ; les importations balancent les exportations. La côte 0. tournée vers le Venezuela est la région riche où se trouvent les villes. Il existe une centaine de kilomètres de voies ferrées.
Découverte par Colomb le 34 juil. 4498, colonisée, puis délaissée par les Espagnols, qui n'y revinrent au xvii^ siècle qu'à la suite des flibustiers, la Trinité fut conquise par les Anglais le 48 févr. 4797 et annexée en 4802. Les planteurs français réfugiés de Saint-Domingue et des autres îles firent sa fortune. La population a plus que doublé de 4874 à 4895. A.-M. B.
BiBL. : Borde, Histoire de Vîle de la, Trinité sous le gouvernement espagnol; Paris, 1876-83, 2 vol. — H.-J. Clark, Trinidad a field for émigration ; Port of Spain, 1886. — Fraser, Hist. of Trinidad ; Londres, 1894.
TRINIDAD. [le de l'océan Atlantique, dépendant de l'Etat brésilien d'Espirito Santo ; à 4.200 kil. du continent, par 20M5' lat. S.
TRINIDAD. Ville des Etats-Unis, auS. du Colorado, dans la Prairie ; 5.523 hab. (en 4890). Mines de houille et de fer ; commerce de bétail. Nœud de plusieurs voies ferrées.
TRINIDAD DE Cuba. Ville maritime de la côte S. de Cuba, sur la baie dite Puerto de Casilda ; 30.000 hab. ; fondée en 4544 près de cavernes à stalactites. Elle exporte beaucoup de sucre, de rhum, de mélasse, importe des vivres, de la houille, etc.
TRINITAIRES (Congrég. relig.) (V. Jean de Matha).
TRINITAPOLI. Ville d'Italie, prov. de Foggia, au S. de la lagune de Salpi ; 40.000 hab. Salines.
TRINITAT(La). Com. du dép. du Cantal, arr. deSaint- Flour, cant. de Chaudesaigues ; 259 hab.
TRINITÉ (Ile) (V. Trinidad).
TRINITÉ (La). Ville maritime de l'ile de la Martinique, chef-lieu de canton sur la côteE. ; 6.670 hab.
TRINITÉ (La). Com. de l'île de Jersey, à 6 kiL N. de Saint-Hélier ; 2.440 hab. Eglise des xii^ et xiv« siècles ; belles falaises de la baie de Bouley.
TRINITÉ(La). Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. et cant. (0.) de Nice ; 4.282 hab.
TRINITÉ (La). Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. (S.) d'Evreux ; 78 hab.