‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 213 sur 633 · TRINITE — TRINITY HOUSE · texte numérisé non relu

TRINITE — TRINITY HOUSE

TRINITE (La). Corn, du dép. de la Manche, arr. d'Avranches, cant. de Villedieu ; 586 hab.

TRINITÉ (La). Corn, du dép. de la Savoie, arr. de Ghambéry, cant. de La Rochette ; 610 hab.

TRINITÉ-de-Ré VILLE (La). Corn, du dép. de l'Eure, arr. de Rernay, cant. de Rroglie ; 327 hab. Stat. de chem. de fer.

TRINITÉ-DES-LArriERs (La). Com. du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan, cant. deGacé ; 215 hab.

TRINITÉ-de'Thouberville (La). Com. dudép. de l'Eure, arr. de Pont-Audemer, cant. de Routot ; 122 hab.

TRINITÉ-Du-MoNT (La). Com. du dép. de la Seine- Inférieure, arr. du Havre, cant. de Lillebonne ; 412 hab.

TRINITÉ-PoRHoËT (La). Ch.-l. de cant. du dép. du Morbihan, arr. de Ploërmel ; 1.230 hab.

TRINITÉ-sur-Mer (La). Com. du dép. du Morbihan, arr. de Loricnt, cant. de (juiberon ; 1.388 hab. Port de relâche et de pèche. Station balnéaire. Ostréiculture.

TRINITÉ-SuRzuR (La). Com. du dép. du Morbihan, arr. et cant. (E.)de Vannes; 302 hab.

TRINITÉ. Aux mots Arianisme, Esprit (Saint-), Paul DE Samosate, Monarchiens, Sabellius, Nestorus, EutycHÈs, Macédonius, Monophysisme, Monothélisme, Verbe, on trouvera, avec les développements nécessaires, l'histoire des spéculations théologiques, des débats et des décisions synodales qui ont opéré l'élaboration des éléments dont on a formé le dogme de la Trinité. — L'ancienne alliance avait légué au christianisme la croyance en un Dieu unique, créateur et maître souverain de toutes choses, qui doit être adoré et servi seul, et qui ne cède sa gloire à aucun autre : le Dieu des Patriarches et des Prophètes ; le Dieu dont parlent Jésus et ses Apôtres. La théologie catholique distingua en ce Dieu unique trois personnes, dont les noms se trouvent dans la formule sacramentelle du baptême : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et dans lesquelles elle reconnut des différences d'origine et de fonction, tout en leur attribuant la plénitude de l'éternité et de la divinité. Cependant les Pères les plus orthodoxes du iv^ siècle, notamment Athanase, Hilaire de Poitiers, Basile, admettaient une certaine subordination (V. ce mot) du Fils à l'égard du Père, et du Saint-Esprit à l'égard du Père et du Fils. Il était fort difficile de concilier cette subordination avec la réalité absolue de l'unité divine, que tous s'accordaient à affirmer. — La doctrine de la Trinité ne parvint à son complet développement qu'au moyen de l'intluence d'Augustin, qui a traité ce sujet dans de nombreux passages de ses écrits, notamment en son ouvrage De Trinitate. 11 a complètement exclu de la Trinité toute idée de subordination, reconnaissant que les trois personnes divines, toutes de la même nature, ne peuvent être subordonnées les unes aux autres, puisque le même être divin ne comporte pas différents degrés de dignité et de puissance. C'est lui qui le premier a enseigné une unité numérique, imitas numerica, des trois personnes divines : ce qui était loin de la pensée des nicéens du iv*^ siècle. Athanase et Hilaire rapportaient formellement au Père la proposition : il n'y a qu'un seul Dieu. Basile le Grand et les deux Grégoire voyaient dans le nom de Dieu une idée générique, s'appliquant également au Père et au Fils. Dans VApologia ad Cœsarienses (Ep. VIH), Basile dit : Nous confessons Dieu un, non par le nombre, mais par la nature; et il cherche à démontrer qu'à l'égard de Dieu, il ne peut être question de nombre, puisque le nombre ne concerne que les choses matérielles. Augustin, au contraire, exclut positivement toute unité générique ; il applique la proposition : il n'y a qu'un seul Dieu, non seulement au Père, mais à toute la Triade, et il enseigne que : il y a un seul Dieu en trois personnes. Cela opérait en la Trinité une complète transformation. Le Verbe avait été présenté d'abord comme l'intermédiaire de l'action du Dieu

infini dans le domaine des choses finies, se trouvant ainsi en dehors du Dieu absolu ; Augustin, au contraire, l'admettait, de même que le Saint-Esprit, dans le Dieu infini. Ce Dieu unique en trois personnes agit immédiatement dans la sphère des choses finies, de telle sorte que les effets de Faction des trois personnes ne peuvent plus se distinguer. Chaque acte de la volonté divine et chaque effet divin appartiennent à toutes les trois à la fois. — La doctrine complète de la Trinité, telle qu'elle s'est développée en Occident, sous l'influence d'Augustin, a été enfin exprimée et fixée d'une manière précise, dans la formule à laquelle on a donné le nom de Symbole de saint d' Athanase (V. Symbole). — Pour notions complémentaires, V. Unitaires. E.-H. Vollet.

Ordre de la Sainte-Trinité (V. Jean de Matha).

TRINITRINE fChim.) (V. Nitroglycérine).

TRINITROPHÉNOL (Cliim.) (V. Phénol).

TRINITY ou TRINIDAD. Fleuve côtier du Texas (Etats- Unis), Itog de 850 kil. dans un bassin de 36.500 kil. q. ; issu de plateaux desséchés, il n'est navigable que près de la mer, à partir de Liberty.

TRINITY HOUSE. Corporation anglaise fondée, dit-on, au xiii^ siècle, par Farchevéque de Canterbury, Etienne de Langton, pour réprimer les pilleurs d'épaves. Qualifiés « maîtres et compagnons de la guilde de la Sainte Trinité », ses membres s'engageaient à « secourir dans tous les dangers de la mer ceux qui étaient jetés sur la côte d'Angleterre, à nourrir les affamés, à soigner les blessés, à tenir des feux allumés pour guider les marins » (Cornewall-Jones , The British merchant Service, 1898, p. 339). Cette guilde avait son quartier principal à Deptford-Strond, comté de Kent. Quand Henri VIH eut établi dans le même endroit des docks pour la marine royale, il organisa la « Compagnie des mariniers associés dans le collège de Deptford » en corporation perpétuelle (1514), et la charte qu'il lui conféra dans cette circonstance fut confirmée à plusieurs reprises. Comme c'était à Deptford que les navires sortants prenaient des pilotes, la corporation grandit et s'enrichit avec rapidité. Elisabeth lui donna des armoiries en 1594 et lui accorda le droit de construire des phares, d'établir des bouées et des balises, etc. Supprimée en 1648, rétablie en 1860, elle fit renouveler sa charte par Jacques H en 1685 et, avec les progrès du commerce maritime, elle accrut rapidement ses revenus, qui n'étaient pas toujours appliqués, il s'en faut de beaucoup, aux besoins de la navigation. Elle construisit son premier phare seulement en 1680. Les abus dont elle vivait ne furent réprimés qne tardivement. Enfin un acte de Guillaume IV (1837) révoqua tous les privilèges analogues accordés jusqu'alors, soit à des particuliers, soit à des corporations, et en investit trois grandes administrations : 1« la corporation de Trinity House pour l'Angleterre; 2*^ la commission des phares du Nord ; 3^ la commission pour l'amélioration du port de Dublin. La corporation de la Trinité, dont le siège était maintenant à Londres, fut autorisée à racheter les phares appartenant à des particuliers ou à la couronne ; enfin le même acte lui donna un droit de surveillance sur les phares de FEcosse et de l'Irlande. En 1853, le contrôle des fonds recueillis au bénéfice de la corporation fut attribué au ministère du commerce (Board of trade); mais la corporation conserva son ancienne organisation. Elle se compose d'un maître (master) et d'un lieutenant [deputy), dont les fonctions sont purement nominales, de 1 9 membres anciens (elder brethren) actifs et de 11 honoraires, enfin d'un nombre illimité de membres nouveaux {younger brethren) ; ces derniers se recrutent parmi la marine du commerce ou de FEtat, et sont nommés par la cour des Anciens, organisée depuis 1604. Ses attributions sont demeurées les mêmes : elle est chargée d'assurer les services du pilotage, du balisage, de l'éclairage des côtes; elle y pourvoit au moyen de taxes acquittées par les vaisseaux qui naviguent dans les eaux de la Grande-Bretagne et de l'Irlande. Ces taxes,

TMmn HOUSE — TRIOLET

d* abord très élevées, ont été réduites de plus de moitié par le tarif de 1855 et plusieurs fois abaissées depuis. R. S. BiBL. : J. CoTTON, Memoir of the origin and incorporation ofTrinity House, 1818. — Rud. (jneist, Das Englische Verwaltungsrecht^ 1867, pp. 1107-09. — W. Cun- NiNGHAM, The Growth of english iadustry and commerce. vol. 1, 1890, p. 441.

TRINÔME. Polynôme à trois termes.

TRINQUEAU (Pierre Nepveu, dit) (V. Nepveu). TRINQUETAILLE. Faubourg à' Arles (V. ce mot). TRINUCLEUS (Paléont.). Genre de Trilobites (V. ce mot), caractérisé par une tête plus grande que le thorax et le pygidium réunis, limitée par un limbe qui se prolonge en arrière en deux longues pointes. Pas d'yeux le plus souvent; grande suture rudimentaire ou nulle; thorax à 5 ou 6 segments ; plèvres sillonnées. Tel est Trinucleus Goldfussi, du silurien inférieur de Bohème. D'autres espèces se trouvent en Bretagne. La famille des Trinucleidœ comprend, en outre, les genres Ampyx, Dionide, etc. , du silurien inférieur d'Europe et de l'Amérique du Nord. E. Trt.

TRIO (Mus.). On appelle trio, comme le nom l'indique assez, toute pièce de musique écrite pour trois voix ou trois instruments, et dans laquelle ces trois parties font à elles seules l'harmonie complète. Le trio vocal est presque toujours destiné à des solistes, accompagnés ou non: les choeurs à trois parties sont fort rares, presque sans exemple, tout au moins dans les œuvres de la période moderne. Tout ce que nous avons dit précédemment à propos du quatuor ou du quintette (Y. ces mots) s'appliquera également bien au trio vocal, avec cette différence toutefois que l'opéra ancien l'a assez couramment admis. On trouve des scènes à trois personnages chantant ensemble dans les opéras de Lully, de Rameau et de Gliick, tandis que l'on y chercherait en vain de véritables quatuors ou quintettes. Quant aux pièces de contrepoint vocal écrites en trio, elles ne sont pas rares et s'opposent souvent, dans les morceaux en versets, aux autres reprises à plusieurs voix. Les règles scolastiques de ce genre de musique étaient fort sévères ; beaucoup de licences admises ailleurs restaient, en ce cas, rigoureusement interdites. Ceci s'expliquait naturellement par le fait que le compositeur, n'ayant à sa disposition que trois notes simultanées, devait se montrer plus sévère pour que leur disposition produisît une harmonie pleine et correcte; les réalisations défectueuses, auxquelles le mouvement des parties peut entraîner dans le contrepoint libre, apparaissent très clairement au travers de cette trame légère, tandis qu'elles sont dissimulées aisément par le remplissage de quatre, cinq ou six voix. Le trio était donc considéré comme le triomphe de l'art et de la science du musicien, mais il faut dire qu'on s'est montré beaucoup moins difficile, et avec raison, sitôt que le trio vocal a été soutenu d'un accompagnement instrumental, même réduit à une simple basse continue. Pour le trio instrumental, il peut être envisagé sous deux formes principales selon qu'il est écrit pour trois instruments mélodiques, par exemple violon, alto et violoncelle, ou pour deux de ces instruments soutenus d'un instrument à clavier comme le piano, instrument indépendant et autonome pouvant donner une harmonie complète. Dans le premier cas (le moins fréquent), le trio comme le quatuor, mais avec moins de ressources, est un genre difficile qui aura sa technique particulière. Dans le second, la plupart des effets orchestraux peuvent être au moins indiqués, quoique moins facilement que dans le quatuor ou surtout la quintette avec piano, où le compositeur peut opposer deux groupes à peu près équivalents, complets tout au moins l'un et l'autre. Le trio pour violon, violoncelle et piano, qui est le plus ordinaire et celui que les grands maîtres ont traité de préférence, se rapprochera plutôt de la forme, à peine amplifiée, de la sonate pour un instrument accompagné. Il est inutile de dire que, comme toutes les formes de la musique de chambre, les trios suivent le genre tle développement dont la sonate est le type. A l'art. Sonate

ainsi qu'aux mots Quatuor et Quintette, on trouvera tous les détails qu'il est inutile de répéter ici.

Dans un sens spécial, on appelle aussi trio la deuxième partie du troisième morceau d'une sonate ou symphonie : menuet ou scherzo. L'origine du mot dans cette acception où il ne répond à rien n'est pas parfaite ment claire. Il est à croire cependant qu'elle est telle : dans les premières pièces instrumentales écrites pour l'orchestre, c.-à-d. où chaque partie était exécutée par plusieurs instrumentistes, en certaines reprises le grand chœur ^ autrement dit la masse entière des exécutants, se taisait pour laisser jouer seulement un passage à deux dessus soli, violons, flûtes ou hautbois, soutenus d'une simple basse. C'était bien alors un passage réellement à trois parties, un trio en un mot. Il est probable que l'usage du mot a survécu, même lorsqu'on prit l'habitude de faire exécuter cette reprise par un plus grand nombre de parties ou par Voxchestre entier. Henri Quittard.*

TRIOCÉPHALE (Térat.) (V. Monstre).

TRIOIQUE (Bot.). Synonyme de polygame (V. Fleur).

TRIOLÉINE (Chim.)<V. Oléine).

TRIOLET. I. Littérature. — Petite pièce de huit vers sur deux rimes, où le quatrième vers répète le premier, et les deux derniers répètent les deux premiers en cette façon : ABa Aab AB. Le triolet est fort ancien dans la poésie française : il n'est autre chose que la forme ancienne et la plus simple du rondeau (V. ce nom). Le nom de triolet a remplacé celui de rondeau depuis le xvii^ siècle, le terme rondeau demeurant exclusivement propre à la pièce de treize vers avec une double répétition du commencement du premier, dont Marot et Voiture ont donné les modèles. Lorsque Boileau écrit :

Marot bientôt après fit fleurir les ballades, Tourna des triolets, rima des mascarades...

il n'y a pas regardé de bien près, car Marot n'a pas fait un seul triolet ; et il est singulier que personne, pas même La Fontaine, n'ait averti Boileau de sa méprise. Le triolet, avec quelques genres anciens, la ballade, le rondeau, fut remis à la mode par La Fontaine et quelques poètes vers le milieu du xvii® siècle . Marigny l'employa à chansonner satiriquement les héros de la Fronde :

Monsieur d'Elbeuf et ses enfants Ont fait tous quatre des merveilles ; Ils sont pompeux et triomphants, Monsieur d'Elbeuf et ses enfants !

On dira jusqu'à deux mille ans.

Comme une chose sans pareille :

Monsieur d'Elbeuf et ses enfants Ont fait tous quatre des merveilles !

Au XIX® siècle, quelques poètes ont rimé des triolets, par exemple Théodore de Banville et Alphonse Daudet. Tandis que l'ancien rondeau pouvait être composé de vers différents, le triolet moderne n'a jamais employé que des vers de même longueur, généralement des vers de huit syllabes. G. Lanson.

IL Musique. — Groupe de trois notes égales équivalant à une valeur simple. Ex. : la noire, unité de temps la plus fréquente dans les mesures binaires, se divise régulièrement en deux croches ; mais elle peut se diviser aussi en trois croches. Dans ce cas, le groupe formé par ces notes est un triolet, chaque note ne valant plus que le tiers de la noire.

Le triolet s'écrit avec les figures de la division binaire, mais en surmontant le groupe du chiffre 3. Ex. :

fj rr, —

ÏRIOLET — TRIOMPHE

Si l'on divise par deux chacune des notes d'un | nomme sextolet, dont nous donnons un exemple ci-destriolet, il en résulte un groupe de six notés que l'on [ sous :

BiBL. : Littérature. — Pfuhl, Untersuchungen ûber die Rondeaux und Virelais; Kœnigsberg, 1887. — F. de Gramont, tes Vers français et leur prosodie^ 1876.-- Clair Tisseur, Modestes observations sur Vart de versifier; Lyon, 1893.

TRIOMPHE (Hist. rom.). Les Romains appelaient triomphe (triumphus) la rentrée solennelle d'un général vainqueur à Rome et la procession publique qui, à cette occasion, se déroulait d'une des portes de la ville au temple de Jupiter Capitolin. Les honneurs du triomphe n'étaient accordés aux généraux vainqueurs que sous certaines conditions ; 4^ s'ils avaient été commandants en chef de l'armée et s'ils avaient exercé ce commandement sous leurs propres auspices, en un mot s'ils n'avaient pas été délégués à la tête des légions par un magistrat supérieur ; 2° s'ils avaient livré une bataille importante, dans laquelle 5.000 ennemis au moins eussent été mis hors de combat, et si leur victoire avait valu à Rome un accroissenient de territoire et de puissance. C'était d'habitude le Sénat qui décernait le triomphe ; quelquefois, si le Sénat refusait, les tribuns de là plèbe pouvaient le taire décerner par les comices tributes. Le général vainqueur attendait, en dehors de Rome, la décision du Sénat ou de l'assemblée tribute. Lorsque le triomphe lui était accordé, une loi spéciale l'autorisait à franchir le pomerium (V. ce mot) à la tète de ses troupes victorieuses. Le cortège triomphal se formait près de la Porta Triumphalis, sur le Champ de Mars. En tête s'avançaient des trompettes, puis venait tout le butin fait pendant la guerre : enseignes des ennemis, images peintes ou sculptées des villes, des forteresses, même des montagnes et des rivières qni se trouvaient dans le pays conquis, trésors et insignes des rois vaincus, parfois d'énormes quantités d'or et d'argent, soit en lingots, soit monnayés, vases précieux, objets d'iart ciselés, conronnes d'or, etc. Ensuite apparaissaient les prisonniers, surtout les prisonniers dé marque, tels qu'un Persée, un Jugurtha, un Vercingétorix. Après le butin de guerre, on voyait les animaux destinés au sacrifice, par lequel devait se terminer la cérémonie du triomphe : c'étaient des taureaux dont les cornes étaient dorées et qui étaient ornées des bandelettes rituelles (infulœ, vittœ). Derrière les victimes s'avançait le tinomphateur, sur un char monumental tiré par quatre chevaux ; autour de lui se tenaient ses enfants et quelques membres de sa famille ; près du char, à cheval, ses légats et les trfcuns militaires de son armée l'escortaient. Le triomphateur était revêtu d'insignes spéciaux, la toga picta, toge de pourpre brodée d'or, et la tunica palmaia, tunique décorée de palmes et de Victoires; il tenait un sceptre d'ivoire surmonté d'un aigle et une branche de laurier : ces insignes étaient ceux-là mêmes qui ornaient la statue de Jupiter Capitolin. Il était couronné de laurier. Derrière lui l'armée victorieuse fermait la marche, acclamant son chef et souvent aussi le raillant, se moquant de ses travers et de ses défauts, entremêlant les hymnes et les satires.

Ainsi formé, le cortège partait du Champ de Mars, passait près du cirque Flaminius, entrait dans la ville par la

Porta fiarmenialis, traversait le Vélabre, le cirque Maxime, et par la Voie Sacrée montait au Capitole. Sur ce parcours, les temples étaient ouverts et décorés de feuillages, l'encens fumait sur les autels. Au pied du Capitole, les prisonniers quittaient le cortège, les uns pour être vendus comme esclaves, les autres pour être conduits

Les Parthes implorant Marc-Aurèle (bas-relief de l'arc de triomphe de Marc-Aurèle).

au supplice. Arrivé au temple de Jupiter Capitolin, le triomphateur célébrait un sacrifice solennel. Puis de grands banquets étaient offerts aux magistrats de la cité, quelquefois même aux soldats et au peuple tout entier.

Au début de la République, tandis que Rome n'avait à lutter que contre les peuplades italiotes, rudes et pauvres, le cortège triomphal avait surtout un appareil militaire ; mais plus tard, on vit briller dans les triomphes les richesses dérobées à Carthage, aux villes grecques, à l'Asie, à l'Egypte. Parmi les triomphes les plus magnifiques, les anciens mentionnent ceux de Scipion l'Africain, de Flamininus, de Paul-Emile, de Lucullus et de César. De telles cérémonies se prolongeaient pendant plusieurs jours. Le triomphe de Paul-Emile dura trois jours, celui de César quatre.

Sous l'empire, il devait déplaire aux maîtres du monde que d'autres [généraux pussent célébrer des triomphes. Ils se réservèrent à eux seuls le droit de triompher ; ils invoquèrent pour cela la fiction suivant laquelle les commandants de légions ou chefs d'armée étaient tous leurs légats ou délégués ; aucun ne faisait la guerre sous ses

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propres auspices, par conséquent ne remplissait les conditions requises pour obtenir le triomphe. A titre de consolation, ils leur décernaient les ornements triomphaux, c.-à-d. la ioga picta, la tunica palmata, le sceptre d'ivoire. Mais ces ornements furent bientôt tellement prodigués qu'ils perdirent toute valeur. Le dernier triomphe célébré à Rome fut celui de Dioclétien, à Constantinople celui de Bélisaire.

Quand le triomphateur avait remporté une victoire navale, les rostres (rostra) des vaisseaux ennemis figuraient dans le cortège, et le triomphe prenait le nom de triomphe naval (triumphus navalis). — Parfois, lorsque le général vainqueur n'avait pas rempli toutes les conditions exigées pour le triomphe, le Sénat lui accordait néanmoins la liberté d'aller sacrifier une brebis au Capitule : c'était là ïovatio (à'ovis, brebis). — Enfin, il arriva que des généraux, auxquels le Sénat refusait tout triomphe, allèrent triompher à leurs frais sur le mont Albain, au sanctuaire de Jupit r Latiaris. J. Toutain.

Arc de triomphe (V. Arc).

BiBL. : A. GiLL, De triumphi Romani origine, permissu, apparaiu, via ; Schleiz, 1854.

TRI ORS. Com. du dép. de la Drôme, arr. de Valence, cant. de Romans ; 314 hab.

TRIOULOU (Le) Com. du dép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Maurs ; 339 hab.

TRIO UZONNE.Rivièredu dép. delà (;orr^Z€(V. ce mot).

TRIOXINOAL (Chim.) (V. ïsâtine).

TRI P ES (Art cul.). Lestripes sont à Paris l'objet d'un commerce assez important connu sous le nom de triperie. (V. Tripier). Elles forment un aliment indigeste qui ne con vient qu'à des estomacs robustes. Consommées et connues sous le nom de tripes à la mode de Caen, elles sont préparées de la façon suivante : on garnit le fond d'une terrine de bardes de lard, et l'on y place les tripes, lavées et échaudées, avec oignons en assez grande quantité, ail, échalottes, poivre en grain, sel, bouquet garni, carottes^ pieds de veau ou de bœuf. On ajoute du bouillon ou du vin blanc et l'on recouvre de bandes de lard. On ferme hermétiquement en lutant avec de la pâte le bord du couvercle et l'on fait cuire au four, à une chaleur modérée, pendant six ou sept heures. Les tripes se servent et demandent à être mangées très chaudes, accompagnées d'une sauce préparée avec le fond de la cuisson dégraissé et lié.

TRI PH ANE (Miner.). Le triphane ou spodumène est un silicate d'alumine et de chaux, renfermant un peu d'alcalis, de chaux, de fer, d'eau, et cristallisant dans le système monocîinique. 11 se présente en masses laminaires clivables, assez analogues au feldspath et de couleur blanc verdâtre ou vert pomme, d'éclat vitreux, de cassure inégale. Sa dureté varie de 6,5 à 7, sa densité de 3,43 à 3,19. Inattaquable par les acides, môme par l'acide fluorhydrique, il donne avec le sel de phosphore son squelette. Au chalumeau, il se boursoufle et fond facilement en un verre incolore ou blanc. On le rencontre dans les roches granitiques ou pegmatoïdes, notamment à Norwich (Massachusetts), à Uto (Suède), en Ecosse, dans le Tirol. Il se rapproche beaucoup, comme forme et comme propriétés optiques, des pyroxènes. Vliiddenite est une variété de triphane.

TRIPHÉNYLCARBINOL. Form. \ ^^^^' ^uifllee*

Le triphénylcarbinol est un alcool tertiaire comparable au triméthylcarbinol. Il a été découvert par Hemilian. On l'obtient par oxydation du triphénylméthane, C'^^H^^ : l'oxydation peut se faire, soit par l'eau de brome, soit par le mélange chromique, c.-à-d. par un mélange d'acide sulfurique étendu et de bichromate de potassium. On peut encore le préparer par l'action de l'eau sur son éther bromhydrique qui n'est autre que le triphénylméthane brome : C:38Hi5Br | 2H0 = C^«HA602 | [iBr.

Mais l'oxydation du triphénylméthane est le procédé le

plus avantageux. On purifie le triphénylcarbinol formé par des cristallisations dans l'alcool ou dans la benzine. C'est un corps cristallisé dans le système clinorhombique, fondant à 158°, distillant sans altération au-dessus de 360*^, très soluble dans l'alcool, l'éther, la benzine.

Le triphénycarbinol est très stable ; traité par les alralis, les acides étendus, il ne subit aucune altération. Ses éthers sont très facilement saponifiables ; la plupart d'entre eux sont décomposés par simple ébullition avec l'eau. L'éther chlorhydrique s'obtient par action du perchlorure de phosphore sur le triphénylcarbinol; l'éther acétique, par action du chlorure d'acétyle. En oxydant par l'acide chromique le triphénylméthane trinitré, on obtient le triphénylcai binol trinitré, corps solide cristallisé que les réducteurs changent en pararosaniline : C'^^H^30^(AzH2)^.

TRIPHÉNYL6UANIDINE (V. Phénvlguanidine).

TRIPHÉNYLMÉTHANE. Form. j ^^^y ^^^

On obtient un mf»langc de diphénylméthane et de triphénylméthane en faisant réagir le chloroforme et la benzine en présence du chlorure d'aluminium, réaction générale indiquée par Friedel et Crafts pour la préparation des hydrocarbures substitués dérivés de la benzine. On mélange environ "2 parties de chloroforme, 11 parties de benzine et on ajoute le chlorure d'aluminium peu à peu. Vers la fin de la réaction, on chauffe aux environs de 60° ou 80"^. On verse le produit formé dans l'eau ; on décante la partie supérieure. On sépare les produits recueillis par des distillations fractionnées; la benzine distille la pre* mière ; les produits qui passent entre 200° et 300° sont constituées pour la majeure partie de diphénylméthane; au-dessus de 300°, on obtient le triphénylméthane. On purifie ce dernier produit par des cristallisations dans l'alcool. Le triphénylméthane est un corps cristallisé en lames brillantes, fondant à 92°, bouillant à 360°, solubles dans la benzine, l'alcool chaud et l'éther.

L'acide azotique fumant transforme à froid le triphénylméthane en triphénylméthane trinitré : C^^H^3(Az0'^)^. On pulvérise le triphénylméthane et on le fait tomber dans un excès d'acide azotique fumant; on chauffe au bainmarie pour faciliter la dissolution. On ajoute une grande quantité d'eau qui produit un précipité qu'on lave avec de l'eau d'abord et ensuite avec un peu d'acétique cristallisable. Le résidu est constitué par du trinitrotriphénylmélhane. C'est un corps jaune cristallisé fondant à 203°. En réduisant par l'hydrogène le trinitro triphénylméthane, on obtient le triamidotriphénylméthane, C'^^li^^(AzH^)^ ; ce dernier, produit sous l'influence des agents d'oxydation, se transforme en pararosaniline, &^l{^^0^(KzÉ^f . La pararosaniline et son homologue supérieur la rosaniline sont les premiers termes de tout un groupe de matières colorantes artificielles d'une très grande importance. Mais ces matières colorantes ne sont pas préparées dans l'industrie à partir du triphénylméthane ; la formation de la pararosaniline et de la rosaniline, en prenant pour point de départ le triphénylméthane, a seulement un intérêt théorique : celui de fixer la constitution de ces importantes substances. Oxydé par l'eau de brome, le triphénylméthane se change en triphénylcarbinol : C/^H^^O^. A. Bouzat.

TRIPHTONGUE (Gramm.). La notion de triphtongue dépend de celle de diphtongue. Si l'on entend par ce dernier mot la réunion de deux voyelles simples prononcées d'une seule et même émission de voix, sans tenir compte de la place du plus fort accent (il en est ainsi dans la pratique), et si, par suite, on distingue des diphtongues ascendantes comme ia, et descendantes comme ai (pron. comme dans ail. Kaiser, et non comme fr. ai), il est évident qu'un groupe comme iai devra être considéré comme triphtongue, et, en efiet, des combinaisons, telles que iei, ieu (i. e. /, i. e.ou), se rencontrent dans plusieurs langues romanes. Mais si l'on entend par diphtongues, avec certains théoriciens, seulement les combinaisons de deux voyelles où la première porte le plus fort accent,

non moins évident qu'un groupe comme iei, ieu, quand il est réellement monosyllabe, n*estpas une triphtongue, puisque Taccent est sur le second élément et non sur le premier. Une triphtongue réelle doit donc commencer par une voyelle qui porte le ton de la syllabe et est suivie de deux éléments vocaliques faisant fonction de consonnes ; de telles triphtongues, rares à la vérité, se trouvent dans certains patois allemands, par exemple dans le patois de SchafFhouse. On constate également des triphtongues en zond et en vieil irlandais. M. Beaudouin.

TRIPHYLIE (Ane. Grèce) (V. Elide).

TRIPHYLINE (Miner.). Minéral formé des trois phosphates de manganèse, de fer et de lithine, avec mélange d'un peu de magnésie, de chaux, de soude. Il cristallise en prismes rhombiques et se présente, soit en grands cristaux, soit, plus ordinairement, en masses clivables, d'un gris verdâtre ou bleuâtre, d'éclat gras ou résineux. Sa dureté est 5, sa densité varie de 3,54 à 3,6. Il est facilement fusible. Uacide chlorhydrique le dissout. On le rencontre en nids, dans les roches granitiques, à Rabenstein (Bavière), à Tammela (Finlande), à Norwich (Massachusetts). Ualluaudite des pegmatites de Chanteloube (Haute-Vienne) et Vhétérosite du même gisement se rapprochent beaucoup de la triphyline, mais elles ne contiennent que deux phosphates, celui de manganèse et celui de fer.

TRIPIER. Les intestins des bœufs, des veaux et des moutons tués dans les abattoirs sont, à Paris du moins et dans les grands centres, l'objet d'un commerce spécial, branche détachée de la boucherie, celui du tripier, qui les re(:oit vidés, lavés, soumis à une demi-cuisson dite échaudage, et les étale, soit dans les marchés, soit dans des boutiques généralement exiguës et d'aspect peu engageant, si proprement tenues qu'elles puissent être. Ces viscères, destinés à la consommation des hommes ou des animaux domestiques, sont le foie, le cœur, la rate, le mou, la fraise et, sous le nom général de tripes ou de gras double, les divers ventricules qui composent l'estomac des ruminants : panse, caillette, feuillet ou psautier, franche-molle, bonnet. Le tripier tient aussi les abats, tels que la tétine de vache, le palais de bœuf, les pieds, la tête et la langue des moutons. Quant aux porcs, les charcutiers en exploitent eux-mêmes toutes les parties.

Avant la fondation très récente de nos abattoirs (1809), les hommes occupés aux premières manipulations de la triperie avaient leurs échaudoirs dans le voisinage des tueries et des ccorcheries privées établies au fond du grand Châtelet, à proximité de la Seine, dans le lieu dit « l'Apport », ou « la Porte » de Paris. Ils étaient si nombreux que la police, par mesure de salubrité, dut, au xvrii^ siècle, limiter leur nombre à une dizaine au plus. Quant à la vente, elle était en général réservée à des femmes. Les tripières n'avaient ni jurande, ni communauté; sans autre lien entre elles que la similitude du commerce, elles devaient seulement se pourvoir d'une lettre de regrat. Des tripières en gros, une vingtaine environ, établies sur le carreau de l'apport, commençaient à quatre heures du matin leur vente aux détaillantes, aux pâtissiers qui leur prenaient des palais de bœuf pour élaborer leurs jus, aux charcutiers qui achevaient de cuire les pieds et les cœurs dans le bouillon de porc salé. D'autre part, plusieurs centaines de tripières au détail s'installaient au coin des rues devant un bassin de cuivre monté sur une futaille ; à leur ceinture pendait un couteau à double tranchant, d'où venait le quolibet de « couteau de tripière » adressé aux gens qui soufflent le chaud et le froid. Un chaland des échaudoirs du Châtelet, le sieur Bailly dut, au xviii® siècle, une renommée européenne à la vente de certaines savonnettes où entrait la graisse que recueillaient les échaudeurs en écumant leurs bassines. Marcel Charlot.

TRIPIER (Emile-Jules-Custave), général français, né à Hesdin (Pas-de-Calais) le 10 mai 1804, mort à Paris le 14 juil. 1875. Sorti de l'Ecole polytechnique en 1824, sous-lieutenant du génie en 1826, capitaine le 6 oct.

CRANDE ENCYCLOPÉmE. — XXXI.

^04 — TRIPHTONGUE — TRIPOLI

1832, il fit une grande partie de sa carrière en Afrique. Parti pour Alger dès 1837, il prit part à l'expédition de Médéah et au blocus de Milianah (1840), à l'occupation d'Orléansville (1843) et à la prise des grottes de Neha (1844) ; enfin, à celle dirigée contre Bou-Maza, d'où il revint blessé (1845). Colonel en 1850, il ne quitta l'Algérie que pour remplir les fonctions de chef d'état-raajor du génie pendant la campagne de Crimée (1854). Général de brigade la même année, divisionnaire le 13 août 1863, il fut appelé à faire partie du comité des fortifications où il rendit de signalés services. Atteint par la limite d'âge en 1869, la guerre contre l'Allemagne le rappela à l'activité. Il fut chargé, à l'armée de Paris, de tous les travaux de défense en avant des forts. En raison de ses services pendant le siège, il fut maintenu, après la guerre, dans les cadres de l'état-major de l'armée. E. Bernard.

TRIPIER (Louis), jurisconsulte français, né à Saint- Léger-Vauban (Yonne) en 1816, mort à Paris en 1877. Docteur en droit de la Faculté de Paris et inscrit au barreau de cette ville. Tripier s'est fait connaître par des commentaires de lois et principalement par la publication de codes annotés et expliqués qui furent bientôt dans toutes les mains. Nous citerons : les Constitutions françaises depuis i889 (1848, in-8); Code politique constitutionnel de VEmpire français, etc. (1855, in-12) ; Commentaire de la loi du il juil, 1856 sur les sociétés en commandite (1856, in-8) ; Code de justice militaire pour V armée de terre (1857, in-8) ; Code de justice militaire pour l'armée de mer (1858, in-8) ; les Codes français collationnés sur les textes officiels^ etc. , publication ayant obtenu de très nombreuses éditions (in-8 et in-32) ; Commentaire de la loi du 24 juil. i867 sur les sociétés (1867, 2 vol. in-8) ; Code dés propriétaires (1872, in-8), etc., etc. C. Ch.

TRIPLARIDÉES (Bot.) (V. Polygonacées).

TRIPLE Alliance (V. Alliance).

TRIPLEVILLE. Gom. du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Blois, cant. d'Ouzouer-le-Marché ; 301 hab.

TRIPLITE (Miner.). La triplite est un phosphate de fer et de manganèse, renfermant des traces de chaux et de magnésie et cristaUisant dans le système rhombique ou monoclinique. On la rencontre en masses cristallines, sans formes reconnaissables, mais avec trois clivages à peu près rectangulaires et inégaux (d'où son nom), dans les pigmatites de la Haute-Vienne, à Schaggenwald, en Bohême, à Pritau, en Silésie, et dans la République Argentine. Sa couleur est brun noir, son éclat résineux, sa cassure subconchroïdale, sa poussière jaune brun, son signe optique négatif. Sa dureté va de 4 à 5, son poids spécifique de 3,4i à 3,8. Elle est soluble dans l'acide chlorhydrique, et, avec l'acide chlorhydrique, dégage de l'acide fluorhydrique. Elle fond facilement au chalumeau. TRI PO Dl E (Métriq. anc). Vers composé de trois pieds. On rencontre surtout des tripodies logaédiques, formées d'un dactyle, d'un trochée et d'un spondée ; on appelle quelquefois un tel vers aristophanien (V. ce mot). Plus rares sont les tripodies trochaïques, qu'on trouve dans Horace, et auxquelles on donne le nom de vers phalliques ou ithyphalliques. H. Bornecque.

TRIPOLI (Pétrogr. et Techn.). Le tripoli m farine fossile siliceuse ou encore terre à infusoires est un calcaire pulvérulent, qui se rattache kVopaleiy. ce mot). Il est formé par les frustules d'algues siliceuses microscopiques de la famille des diatomées, qui, s'accumulant dans les eaux douces, y ont engendré des couches importantes d'une sorte déterre ou de grain, au grain presque impalpable, mais très dur, et de couleur rougeâtre ou jaune pâle. On les rencontre dans de nombreuses contrées, non seulement dans la Tripolitaine, d'où leur est venu leur nom, mais aussi en Italie, dans le Pontieu, où il constitue les assises dites tripolis du Livournais, en Bohême, aux environs d'Eger et de Franzensbad, en Auvergne, près de Ceyssat et de Menât, et dans beaucoup

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