J. TOUTAIN
BiBL. : Le Chevalier, Voyage de la Troade; 3«écl., Paris, 1802, 3 vol. — Schliemann, IUos (trad. franc.); Paris, 1885. — Dœrpfeld, Troja; Leipzig, 189t, et au t. XIX. des Mitt, des Archœol. Instituts in Athen, 1894. — G. Perroï et Chipiez, Histoire de Vart dans l'antiquité ; Paris, 1898, t. VI. i . , ,
TROIE (Boman de). Poème français (V. Benoît de Sainte-More).
TPiOI'KA. Attelage russe à trois chevaux de front; on applique aussi ce nom à la voiture qu'ils traînent.
TROILOS, le plus jeune fils de Priam et d'Hécube, tué par Achille. Les romanciers grecs de l'époque impériale contèrent ses amours avec Chryséis ; ce thème fut développé au moyen âge et inspira Boccace (// Filostrato), Chaucer et Shakespeare.
TROINA. Ville de Sicile, prov. de Catane, à l.iiO m. d'alt., sur un roc des monts Ncbrodi ; 10.000 hab. Bonneterie.
TROIS (Arithm.). Le nombre trois joue un rôle important dans la science des nombres, et tout particulièrement dans la numération décimale. La divisibilité d'un nombre par 3 se réduit à celle du nombre formé par la somme de ses chiffres ; cela tient à ce que 3 est un diviseur de 40 — 1 r:= 9.
Bègle de trois (V. Bègle).
Problème des trois corps (V. Attraction, t. IV, p. 528).
TROISCHAMPS. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de Varennes-sur-Amance ; 495 hab.
TROIS-CHAPITRES (Théol.) (V. Constantinople [Conciles de]).
TROIS-COURONNES. Mont d'Espagne (V. Hâya).
TROIS-ÉVÊCHÉS (Les) (V. Evèchés [Les Trois-]).
TROIS-FONDS. Com. du dép. de la Creuse, arr. de Boussac, cant. de Jarnages; 379 hab.
Ul -
TROIS-FONTAINÈS — TRÔIS-VÎLLEâ
TROIS-FONTÂINÉS. Corn, du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François, cant. de Thiéblemont-Farémont ; 224 hab.
TROIS-FONTAINES. Corn, du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Wassy; 453 hab.
TROIS-FOURCHES (Cap des) (V. Maroc).
TR0IS60TS. Corn, du dép. de la Manche, arr. de Saint-Lô, cant. de Tessy-sur-Vire ; 446 hab.
TROIS MAGES (Astron.) (V. Bâton de Jacob, t. V, p. 800).
TROIS-MÂTS (Mar.). Le trois-mâts est un navire qui porte, outre le beaupré, un mât de misaine, un grand mât et un mât d'artimon complets, c.-à-d. munis de hunes et de mâts supérieurs. On distingue le trois-mâts carré ou trois-mâts proprement dit, qui porte à chaque mât des voiles carrées, et le trois-mâts barque, dont le mât d'artimon, terminé au-dessus du capelage des bas haubans par une simple flèche, n'est qu'un mâtereau portant une voile d'artimon ou de brigantine, et quelquefois une flèche en cul (V. Baboue, t. V, p. 467).
TROIS-MONTS. Com. du dép. du Calvados, arr. de Caen, cant. dEvrecy; 443 hab.
TROIS-MOÛTIERS (Les). Ch.-L de cant. du dép. de la Vienne, arr. de Loudun; 4.248 hab. Stat. du chem. de fer de l'Etat.
TROIS-PALIS. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulême, cant. d'Hiersac; 344 hab.
TROIS-PIERRES (Les). Com. du dép. de la Seine- Inférieure, arr. du Havre, cant. de Saint-Romain-de- Colbosc; 473 hab.
TROIS-PONTS (Mar.). On donnait plus particulièrement ce nom, dans l'ancienne marine militaire, aux vaisseaux de la plus grande dimension, ayant trois ponts ou batteries. Le nombre des canons était généralement de 404 à 420 ; l'équipage comptait de 800 à 4.200 hommes.
TROIS-RIVIERES. Ville du Canada, prov. de Québec, sur la r. g. du Saint-Laurent, au confluent du Saint- Maurice; 8.334 hab. en 4894. Evêché; belle cathédrale, l^ndée en 4648, elle est devenue une ville industrielle, fabriquant des roues, des poêles, des briques, exportant du bois.
TROIS-QUARTS (Chirurg.) (V. Trocart).
TROIS-PUITS.Com.du dép. de la Marne, arr. et cant. (3«) de Reims; 2M hab.
TROIS-RIVIÈRES. Fleuve à'Haïti (V. ce mot).
TROIS-ROIS (Fête des) (V. Epiphanie).
TROIS ROIS (Astron.) (V. Bâton de Jacob, t. V, p. 800).
TROIS-ROIS. Iles de la Nouvelle-Zélande (V. Mana-
WATAVl).
TROIS-ROIS. Ruisseau du dép. à\iDoubs(N. ce mot).
TROIS- ROYAUMES. On désigne ainsi les royaumes de Ko rye, de Pâik tjyei et de Sin ra (en chinois : Kao li, Pe tsi et Sin la) qui, au i®^ siècle de l'ère chrétienne, se partageaient la péninsule coréenne. Le royaume de Ko rye et celui de Paik tjyei avaient été fondés par des tribus venues du Pou ye (V. ce mot, t. XXVII, p. 525) et étaient situés : le premier, au N. et au N.-E. de la péninsule; le second, à l'O., sur la mer Jaune. Quant au Sin ra, il occupait le S.-E. et appartenait à la race des Sin qui formaient près de trente tribus. L'histoire nous montre ces trois Etats rivaux, luttant entre eux et avec les pays voisins, pendant les neuf premiers siècles de l'ère chrétienne : le Ko rye eut surtout à s'attaquer à la Chine sous la suzeraineté de laquelle il resta presque toujours, ainsi que le Pâik tjyei (V. ce mot, t. XXV, p. 797) ; le Sin ra, au contraire, fit plutôt la guerre au Japon, avec lequel il eut, d'ailleurs, des alternatives de succès et de revers.
Dès le début du m® siècle, l'impératrice japonaise Zin-gou, opérant une descente dans le Sin ra, aurait défait les troupes de ce royaume et celles du Pâik tjyei ; mais le règne fabuleux de cette princesse ne peut être considéré comme historique qu'avec de grandes réserves ; grande encyclopédie. — XXXI.
quoi qu'il en soit, pendant deux siècles environ, les souverains de ces deux petits Etats offrirent périodiquement un tribut à la cour du Japon et firent ainsi pénétrer dans ce pays, en même temps que l'industrie, la civilisation, la littérature et les doctrines philosophiques et religieuses qu'ils tenaient eux-mêmes de la Chine. Les historiens chinois et japonais sont unanimes à mentionner, par ordre de dates, les différents envois qui furent faits au Japon : c'est ainsi qu'en l'an 283 le Pâik tjyei y envoya, comme tribut, des couturières et des brodeuses ; en 285, le lettré Wa-ni, du même royaume, vint y apporter le Lûn-yiion Dissertations philosophiques de Confucius; en 300, le Sin ra y délégua des constructeurs de jonques et plus tard, en 453, des musiciens ; en 552 et 577, des sculpteurs, des architectes et des livres bouddhiques furent envoyés par le Pâik tjyei ; en 588, des peintres et des potiers ; puis, en 602, des hommes versés dans le calendrier, l'astrologie et la magie ; en 605, le Ko rye envoya également de nombreuses espèces d'animaux ; en 642, ce furent des hommes connaissant l'art des jardins, qui vinrent du Pâik tjyei, et, en 646, des statues de Rouddha, offertes par le Sin ra (V. Japon, t. XXI, pp. 25 et 33).
Le Sin ra commença à saisir la suprématie et à annexer les Etats voisins au moyen d'alliances ou de guerres, vers le milieu du vi« siècle ; profitant habilement des secours de la Chine, alors gouvernée par les Thang, il conquit, en 660 et 668, le Pâik tjyei et le Ko rye ; la Corée put jouir dès lors, jusqu'à la fin du ix« siècle, d'une grande prospérité. Mais, en 904, le royaume de Ko rye secoua le joug, ressaisit son autonomie et, en 935, s'empara à son tour du Sin ra et du Pâik tjyei : c'est de cette époque que date l'application géographique du nom de Ko rye dont les Européens ont fait Corée. Toutefois, ce n'est qu'à la fin du xi« siècle, sous Oang-Kien, que l'unité de la Corée fut définitivement constituée (V. Corée, t. XII, p. 963). A. Thomas.
BiBL. : Ch. Dallet, Histoire de l'Eglise de Corée, introduction ; Paris, 1874, in-8. — L. de Rosny, les Coréens ; Paris, 1886, in-16. — M. Courant, la Corée jusqu'au ix« siècle, dans la Revue Toung Pao ; Leyde, 1898, IX, 1-28.
TR0IS-SEIGNEURS.MassifdesPî/r^7ï^'g5(V. cemot).
TROISSEREUX. Com. du dép. de l'Oise, arr. deBeauvais, cant. de JNivillers; 583 hab.
TROIS-SIX. On donne dans le commerce différents noms à l'alcool, suivant que cet alcool contient plus ou moins d'eau. L'alcool qui marque environ 20^ B. porte le nom d'eau-de-vie. Au delà de ce degré, on désigne l'alcool par le nom d'une fraction indiquant la quantité d'eau qu'il faut ajouter pour avoir l'eau-de-vie. Ainsi : le troiscinq est de l'alcool tel qu'en en prenant 3 volumes et y ajoutant deux volumes d'eau, on obtienne 5 volumes d'eau-de-vie à 20*^ ; le troix-six, de l'alcool tel qu'en en prenant 3 volumes et y ajoutant un égal volume d'eau, on obtienne 6 volumes d'eau-de-vie à 20*^ ; le troissept, etc. Le trois-six, tel qu'il vient d'être défini, doit marquer 35^^,5 à l'aréomètre Baume. En pratique, on appelle souvent trois-six de l'alcool plus riche que l'eaude-vie ordinaire, mais marquant un peu plus ou un peu moins de 35*^,5 B. Les expressions de trois-cinq, troissept, etc., sont aujourd'hui peu usitées.
TROISSY. Com. du dép. de la Marne, arr. d'Epernay, cant. de Dormans; 995.hab. Stat. de chem. de fer.
TROIS-TERRES (Roc des) (V. Hérault [Dép. del'l).
TROIS TOISONS d'or (Ordre des) (V. Toison).
TROISVAUX. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. de Saint- Pol; 299 hab.
TROIS-VÈVRES. Com. du dép. de la Nièvre, arr. de Nevers, cant. de Saint-Benin-d'Azy ; 514 hab.
TROISVILLES.Com.du dép. duNord, arr. de Cambrai, cant. du Cateau; 1.618 hab. Margarinerie. Fabrique de tissus.
T ROIS-VIL LES. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Mauléon-Licharre, cant. deTardets-Sorholiis: 284 hab.
TROITZA -^ TRÔLLOPE
TROÏTZA. Couvent russe (V. Serge [Saint]). TROITZK. Ville de Russie, ch.l. de district dugouv. et à 609 kil. N.-E. d'Orenbourg, au confl. des riv. Ouia et Ouvelka; 23.000 hab. La ville occupe l'emplacement d'un fort élevé en i 743 par Nepliouev, administrateur de la région et baptisé Troitza (Sainte-Trinité). En 1774, le fort fut pris par les bandes de Pougatchev, mais les troupes régulières les en délogèrent bientôt, et la ville put se développer paisiblement, grâce à sa situation sur la route des steppes kirghises vers l'intérieur de la Russie, qui en fait un point de transit important pour le commerce.
TROITZTZÉ-Sergievskayâ. Célèbre cloître russe (V. Serge [Saintl)
TROITZKOSAVSK. Bourg (sloboda) de la Transbaïkalie (Sibérie orientale), sur la riv. Kiakhta, à 425 kil. d'ïrkoutsk ; 8.700 hab. Le fort, origine de la ville actuelle, fut élevé en 4727 parle comte Sava, chargé de délimiter les frontières russo-chinoises. Troitzkosavsk est située dans une position peu favorable, la Kiakhta tantôt débortant, tantôt se trouvant complètement à sec. La localité a pris toutefois une certaine importance ; une section de la Société impériale russe de géographie y a été fondée, en 1897, en vue d'étudier la région.
TROJA. Ville d'Italie, prov. de Foggia,sur le Celone ; 7.000 hab. Evôché. Toiles. Elle a remplacé l'antique JEcœ sur la voie Trajana ; rebâtie en 1018 parles Grecs, elle fut conquise en 1059 par les Normands ; le 29 août 1462, Ferdinand I®^ y défit les Angevins.
TROJAN (Johannes), poète et humoriste allemand, né àDantzig le 14 août 1837 . Il étudia la médecine à Bonn et à Berlin, puis entra à la revue satirique la Kladderatatsch, dont il est depuis 1886 le directeur. Il a publié un grand nombre d' œuvres humoristiques en vers et en prose, qui se recommandent par la finesse de l'observation et la délicatesse dn sentiment. Nous citerons : Gedichte (1883), Scherzgedichte (1883), Kleine Bilder (1886), Von Strand und Heide (1888), Von drinnen imd draussen (1888), Von einem zum anderen (1893). H. L. TROJÏTZA. Couvent de Serbie (V. Plevlie). TROLLADYNGJA. Montagne àlslande (V. ce mot). TROLLEY (V. Electricité, t. XV, p. 778, et Tramway, t. XXXI, p. 288).
TROLLHAETTA. Ville de Suède, située dans le Isen d'Elfsborg, dans la province de Vestrogothie, sur les deux rives du canal de Trollhaetta. C'est un grand village {by) industriel (briqueteries, ateUers mécaniques pour la construction des locomotives et du matériel des chemins de fer), mais n'ayant pas rang de bourg (kœping) et droit de marché. Superficie : 1.002 hect. ; population en 1897 : 5.615 hab. — A l'O. du village sont situées les Chutes de Trollhaetta (Troll haettefallen), connues pour leur beauté et les plus réputées de Suède : elles sont formées, peu après sa sortie du lac Vaener, par le Gœtaelf, fleuve puissant qui, sur une longueur d'environ 1 kil., se précipite, en plusieurs gradins, d'une hauteur totale de 33 m. La masse d'eau roulée par les chutes est évaluée à une moyenne de 2.200 m. c. par seconde. Les principales chutes sont celles de Gullœ, de Toppœ (4 3"^, 2 : la plus considérable), de Stampstrœm, de l'Enfer, Flotibergstrœm. — Le canal de Trollhaetta (Trollhaette Kanal) permet à la navigation de tourner les chutes ; il se compose de deux sections : la plus petite, commencée par Polhem au début du xviii® siècle, détruite en majeure partie par le fleuve en 1755, achevée de 1793 à 1800; l'autre, construite de 1838 à 1844 dans les mêmes dimensions que le canal de Gothie, avec une largeur de 3 kil., et dont l'établissement a coûté plus de 4 minions de fr. (sur lesquels près de 3 millions alloués par l'Etat suédois). G. Lévy-Ullmann.
TROLLlUS(rro//ni5L.)(Bot.).GenredeRenonculacées- Aquilégiées, très voisin des Hellébores (V. ce mot), dont il ne se distingue que par un cahce pétaloïde plus apparent et des nectaires épais ; carpelles en nombre indéfini
et pluriovulés. Le T. europœus L. paraît avoir Ips propriétés des Hellébores ; en Allemagne, ses fleurs sont employées comme antiscorbutiques. Le T. asiaticus L., de l'Asie septentrionale, sert aux mêmes usages que les Aconits. D*- L. Hn.
TROLLOPE (Frances), femme auteur anglaise, née à Stapleton, près Bristol, le 10 mars 1780, morte à Florence le 6 oct. 1863. Fille d'un clergyman, V^illiam Milton, elle épousa en 1809 Thomas-Anthony Trollope, d'abord avocat, puis fermier, puis directeur d'un grand bazar à Cincinnati, et qui, après d'autres avatars tout aussi infructueux, mourut prématurément en 1835. Veuve avec cinq enfants, Frances Trollope chercha dans la littérature un moyen de se procurer les ressources qui lui étaient nécessaires. Elle avait débuté en 1832 pâvDomestic manners o/"^/i^immmns, ouvrage d'une observation aiguë qui avait obtenu un grand succès et blessé les Américains par la trop grande véracité de ses peintures. Ce genre lui ayant réussi, elle écrivit Belgium (1834), Pam (1835), Vienna and the Austrians(iS31), qui sont bien inférieurs. Aussi se tourna-t-elle vers le roman, et dans cette voie elle rencontra la célébrité. Citons : Tremordyn œ/f(1835); Jonathan Jefferson Whitlaw (1836) ; One Fault (1839) ; The young Countess (1840) ; The blue belles ofEngland(i8U) ; The Barnabys in America (1843) ; Young Love (18i4) ; Three Cousins (1847) ; Lottery ofmarriage (1849) ; Uncle Walter (1852) ; Gertrude or family Pride (1855). Ses chefs-d'œuvre sont : The vicar of Wrexhill (1838) et Widow Barnaby (1838), vigoureuses et amusantes peintures de la vie des classes moyennes dans les petites villes d'Angleterre. R. S.
BiBL. :F.-E. Trollope, Frances Trollope, her Life and Literary \^ork; Londres, 1895.
TROLLOPE (Thomas- Adolphus), littérateur anglais, né à Londres le 29 avr. 1810, mort à Clifton le 11 nov. 1892, fils de la précédente. Il débuta dans la littérature de bonne heure et, grâce à la protection maternelle, il put placer tout de suite de la copie dans les journaux et les revues. Etabli à Florence en 1843, il y créa, avec l'aide de sa femme, Theodosia Garrow, un salon cosmopolite, le Villino Trollope, qui a eu une grande influence littéraire et politique. Dickens, les Brownings, George Eliot, Villari y fréquentèrent et appuyèrent le mouvement révolutionnaire italien. Trollope, correspondant du Daily News, puis du Standard, a popularisé l'Italie et les choses italiennes en Angleterre, mais quoique ses contes, trop nombreux pour être soignés, aient eu beaucoup de succès, ils ont été depuis largement supplantés par ceux de Symondo et de Mrs Oliphant. Citons : A Summer in Western France (1841, 2 vol. in-8); The Girlhood of Catherine de Medici (1856, in-8); A Décade of Italian women (1859, 2 vol. in-8) ; Filippo Strozzi (1860, in-8) ; Paul the pope and Paul the friar (1860, in-8) ; La Beata (1861, 2 vol. in-8); Giulio Malatesta (1863, in-8) ; A history of the Commonwealth of Florence (1865, 4 vol. in-8) ; A Siren (1870, 3 vol. in-8) ; The papal Conclaves (1876, in-8) ; The Story of the Life ofPius the Ninth (1877, 2 vol. in-8); Whatiremember (1887-89, 3 vol. in-8). R. S.
TROLLOPE (Anthony), littérateur anglais, né à Londres le 24 avr. 1815, mort le 6 déc. 188^2, frère du précédent. Il reçut une instruction rudimentaire et débuta dans l'administration des postes en 1834. En d841, il obtint une direction en Irlande, y témoigna de grandes qualités et fit une carrière officielle qui, assez belle, l'eût été davantage s'il ne s'était opposé violemment à tous les projets du fameux Rowland Hiil, et cette opposition persistante conduisit à la démission des deux adversaires en 1864. Doué des talents littéraires, si largement répandus dans sa famille, Anthony Trollope avait publié, dès 1847, des nouvelles irlandaises qui avaient passé inaperçues, un roman historique sur la Vendée, une comédie qui avaient eu le même sort. Il était pris de désespoir lorsqu'il donna
The Warden (4855), peinture des plus spirituelles et des plus drôles de l'existence des clergymen. Il avait trouvé sa voie et il fut rapidement connu comme l'un des meilleurs humoristes et réalistes qu'ait prodifits l'Angleterre qui en a tant produit. Barchester Towers (1857), Framley Parsonage (4861), The last Chronicle of Barets (1867), The three Clerks {iS^S),Orleij Farm (1862), The small House at Allington (1864), The Claverings (1867), sont, à juste titre, considérés comme de petits chefsd'œuvre. Il faut citer aussi ses études du monde parlementaire : Phineas Flinn, the ïrish member (1869), Phineas redux (1873), The prime Minister (1876), The american Senator (1877) et h he Popenjoy? (1878), enfin son AutobiographyiLonàves, iSSÈ, 2 vol.). R. S.
TROLLTRUMIVIA (Antiq. lap.) (V. Gobdas).
TROMAREY-et-Chancevigney. Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Gray, cant. de Marnay; 166 hab.
TROMBE (Météor .) . Petite tornade (V. ce mot) , de faible ntensité. Il n'y a, entre les deux, qu'une différence de degré, sauf sur un point : les trombes, surtout les trombes marines, se forment souvent par un temps calme, et l'on sait qu'il en est autrement des tornades d'Amérique, qui se produisent toujours au moment d'un grain violent. On peut supposer qu'elles se forment quand les couches d'air inférieures, surchauffées et très humides, s'échappent à travers une couche supérieure plus froide et plus lourde. Dans d'autres cas, les trombes marines se forment, comme les tornades, sur une ligne de grains qui les entraîne dans sa marche et leur fait parfois aborder la terre. Elles deviennent alors des trombes terrestres. Un ingénieur, Weyher, par l'aspiration que produit une hélice à axe vertical tournant rapidement au-dessus d'un bassin plein d'eau, a reproduit tous les phénomènes de la trombe marine : son mouvement tourbillonnant en hélice de bas en haut, son vide central, où peut descendre de la vapeur condensée ou de la fumée, sa gaine de vapeur condensée, le « buisson » qui entoure son pied et que forment les gouttes d'eau les plus lourdes rejetées par la force centrifuge, le cône d'eau aspiré par le bas, au centre du buisson. Le même phénomène naturel peut avoir des causes diverses. Il est possible que certaines trombes marines soient la partie visible d'un tourbillonnement invisible, dont la tête serait très élevée et qui aurait des causes dynamiques. On a parlé aussi d'une « cause électrique » des trombes, mais sans donner la moindre preuve à l'appui. E.-D. G.
TROMBETTA (Teresa), cantatrice italienne (V. Belloc).
TROMBiDION (Trombidium Herm.). Genre d'Acariens, de la famille des Trombidiens, essentiellement caractérisés, à l'état parfait, par les yeux pédoncules, les mandibules terminées par un crochet mobile de haut en bas, les palpes de 5 articles, le dernier -en massue, et les 8 pattes avec un cirrhe velu entre les deux ongles. Généralement colorés en rouge vif, ils fréquentent les lieux humides ; ils se fixent sur le corps d'insectes ou d'arachnides et sont décrits sous les npms de Tr. du faucheux, Tr. du puceron, Tr. parasite, Tr. de la libellule, Tr. du cousin, Ocypète rouge, Rouget, Lepte automnal, Aouta,
Echelle naturelle
Larve de Trombidion (Rouget) fixée dans la peau : D, Rouget; d, sa langue (épipharynx) enfoncée dans le tube adventiC c' formé par l'inflammation du tissu conjonctif sous-cutané, a' b' ; A, B, épipharynx fortement gi^ossi, vu dessus et dessous ; C,le même, rétracté dans la bouche de l'Acarien et vu de profil.