M9— TROLLOPE — TROMBONE
Bête d'aoïit, etc. Le Rouget ou Lepte automnal n'est autre que la larve du Tr. holosericéum Herm., au corps rouge -orangé velouté; c'est la seule larve de Trombidion qui s'attache à l'homme et aux mammifères, surtout au chien.
D^ L. Hn.
TROMBONE (Mus.). Le trombone est un instrument de cuivre, fort anciennement pratiqué et qui sert de basse aux trompettes, ainsi que l'indique son nom, augmentatif du mot italien Tromba qui signifie trompette.
Le trombone se compose d'un tube de cuivre replié sur lui-même dont la longueur totale dépasserait 8 pieds : il est cylindrique dans les deux tiers de soi étendue, et dans le dernier tiers s'évase progressivement jusqu'à l'extrémité inférieure, terminée par un pavillon largement ouvert. La partie qui suit immédiatement l'embouchure, à bocal comme celle de tous les instruments de cuivre, est double : c.-à-d. qu'elle renferme une coulisse que l'exécutant manœuyre de la main droite en jouant et qui, entièrement développée, abaisse le son fondamental d'une quinte diminuée. La coulisse peut être tirée plus ou moins selon les diverses positions. Chaque position baisse d'un demi-ton le ton général. Comme le tube donne naturellement les premiers harmoniques, sept positions suffisent et au delà à remplir tous les intervalles chromatiques de la gamme. Tel est le mécanisme du véritable trombone, àittrombone à coulisse : très simple en théorie et réalisant la plus parfaite justesse et la plus admirable égalité de son entre les mains d'un artiste habile. Cependant, comme la pratique en est assez difficile, on applique souvent le système des pistons au trombone, ce qui le rend plus accessible, mais en alourdit et en émousse tant soit peu le timbre éclatant : conséquence inévitable de ce mécanisme qui détourne la colonne d'air de sa voie normale et qui obhge le facteur à faire le tube d'un diamètre un peu plus large. Toutefois le trombone à pistons est fort usité, surtout dans la musique militaire. Les orchestres symphoniques et les théâtres, là du moins où ils sont composés d'habiles exécutants, ont conservé de préférence l'instrument priniitif.
On distingue ou plutôt l'on distinguait autrefois plu-
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Etendue de l'instrument
p--Tr-
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sieurs sortes de trombones, de forme et d'étendue semblables, mais de diapason différent. Jusqu'au milieu du XIX® siècle, en Allemagne, on en employait réguUèrement trois : le trombone alto, le trombone ténor, le trombone basse. Mais en France le premier a toujours été fort rare et le dernier presque inconnu. Le trombone ténor, qui est d'ailleurs le meilleur à tous les points de vue, car il n'a
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pas le timbre parfois un peu grêle de l'alto ni la sonorité formidable du trombone basse, d'ailleurs fatigant à jouer et d'un maniement difficile, a toujours été le seul usité chez nous couramment. La figure ci-dessus donne le diapason et l'échelle naturelle du trombone ténor avec l'étendue que lui donne l'emploi de la coulisse. Entre le premier si bémol et le mi grave, il y a une