TROMPERIE — TROMPETTE
TROWIRERIE (IJr. péri.). La tromperie est âoiivent entourée d'un certain nomijre de manœuvres destinées à la masquer, dont l'ensemble en atigmente la gravité; elle peut être surtout destinée à faciliter l'accomplissement dé certains autres délits et en changer suffisamment le caractère pour que la loi pénale ait cru devoir lui donner des noms particuliers et prononcer contre ces délits spéciaux des peines spéciales à chacun d'eux : tels sont l'esci'oquerie et Fabus, de confiance. 11 est des cas, au contraire, Où, dans les transactions entre parties, Pilne d'elles se trouve trompée, au sens vulgaire du mot, saris qlîe l'autre se soit livrée aux manœuvres spéciales prévues pour les délits cidessus qualifiés. L'art. 423 du G. péri., complété par la Ibi du 27 mars 1851, punit cette tromperie puPe et sifaiple — qu'elle consiste à tromper un acheteut*, soit sur la qualité de la marchandise vendue, en lui vendant par exemple une perle fausse comme étant une perle fine, soit stir la quantité de la marchandise, en lui livrant un poids inférieur à celui qui a fait l'objet de la vente — d'un empHsonnement de trois mois à un an et d'tiné atnendfe qui ne peut excéder le quart des restitutions ou donitriagéâ-iritérêts, ni être au-dessous de 50 fr. Quand là ti-ortipërie sur la quantité a eu lieu à l'aide de faux poids, ces poids sont confisqués et détruits. L. LevasseUr.
TROWPETTE. I. Musique. ~ La trompette ëât un des instruments les plus anciennement connus, leà i)lris simples; et par cela même un de ceux qui, au cours des âges, ont le moins changé. Si l'on s'attache au senâ le pluâ général dri mot, la trompette est constituée par un tube d'une certaine longueur, de métal, de bois ou dé toute âiitre matière, muni d'une embouchure à bocal, dans laquelle les lèvres de l'exécutant jouent le rôle d'àtlchèâ et vibrent Sous la pression du Soriffle. Chez toUs lés pëufllëâ, On trb.uverd rin instrùriient analogue, une àiriipié corne d'animal creusée et polie suffisant à le constituer à là rigueur. Toutefois, pôiii:' faire une véritable trompette, il faut que lé tube ait rine longueur assez considérable pour pouvoir donner plUsiéiirâ harmoniques par la division qui s'bpëriB nâturellériient à la suite de la pression plus ou moins forte dti vérit. Léà Egyptiens se servaient à la guert'e de trompettes de bdis
Son fondamental impraticable
'i^ Harni.
ou de métal assez courtes et rie pouvant vraisemblableriient donner que peu de notes, f^es Grecs en connaissaient de pareilles qu'ils eraployâiëht aux mêmes usageà. Toutefois, fcet instrument semble chez eux d'origine étrangère, car le mot qui le désigné, ŒdcXTityÇ, né paraît pas véritablement grec. Mais, chez les Romains, la trompette est devenue un instrument vraiment national. On en empldyait plusieurs variétés de formes et d'usages différents. Les unes sont décrites : telles la tuba, affectée aux manœuvres d'infanterie, ou le litUUs, également droit avec uûe croâse à l'extrémité, àti son éclatant duquel évoluaient les cavaliers. La corné {cornu) était un simple engin dé signal, tandis que la buccina, fort loiigue, rècdilrbêé en forme de cercle dbiit le pâvillën appa^aît ari-dëssus de la tête du joueur, sonnait dans les marches, les triomphes ou lés sacrifices. Le musée de Naplés possède des exemplaires de ces divers iilstruments qui proviennent des fouilles d'Hércularirim.
Ah mo^en âgé, le rÔlé militaire des trompettes h'ëst pas oublié. Toutes les Variétés s'en ramènent à deux principales : les grandes tbomiiettës militaires oii Buccines, d'assez grandes dimensions, et ïé clairon, claronceau ou graîlCy pltis petit et dé sonorité pltis perçante. Mais ees diverses trompettes n'ont pas ëficofe pris la formé classique que nous connaissoiis. Ce n'est giièi'e avant le xV^ siècle qu'bri commence à récbùrbèr le tube sur lui-même de triarilèré à ce qtlë, lotit en gardant une assez grande longdeui', l'instrument reste portatif. Enfin, vers la fin dé ce siècle, il apparaît à peu près tel qiie de nos jours et reste généralement affecté à la Cavalerie pendant là giierre, aux tournoie, aux ëât'rotiSbls, iut fêtes en plein àir dui*ant la pâii. Lés mllSiciëtis tlë tarderont paà toutefois à l'introduire dâris l'orbhéstre, en utilisant lé mieux possible les rësSOtlrëes liniitées (}ii'il présente.
La trompette simple, tlë présentant auëuri mécanisme, ne possède en effet que leâ notes harmbriit|lies nàtrit-ellëS. Lé Son fotldamëritàl n'est pas praticable^ et le derixiême hai'moriique d'une ttès mauvaise èonot-ité. TdUS celix qui stlivënt, jusqu'au vingtième iriclus, ont été mis eri usagé. Vblci pat* cbriséquéttt l'êchellé de l'instruriiétlt, Supposé en ui:
Echelle pratiquement utilisable
r^i^^mm
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Les sons surmontés d'un astérisque ne sont pas parfaitement justes : les deux si bémol sont trop bas ainsi que le la. Le fa est beaucoup trop haut, au contraire, et les anciens compositeurs s'en servent, tantôt comme d'un fâ, tantôt comme d'un fa dièse, l'exébUtaht pouvant un peu modifier la note dans un sens ou dans î'àutré. Il convient d'ajouter qu'aucun instrumentiste lie serait guère capable aujourd'hui de donner les notes au-déSsus dusd/ aigu, surtout dans les traits rapides que les anciens compositeurs aux XVII® et xviii® siècles plaçaient ordinairement à ce diapason. Le sol peut être aujodi'd'hùi considéré cbmmé la limité de l'étendue dàhs le haut. On sentit promptemenè le besoin, à mesui*e qu'on se séi-Vit de là tromiJetté dans la musique, d'en augmenter lés reSSourbës, d'abord en 'Jr ajoutant des toris de rechàrige pëUr riiodifiër là tbïiàlité primitive suivant celle du morceau. Jusqu'à J.-S. Bach on ne se servait Wë des tons de H bémol, d'ût et de ré, et de ce dernier le plus souvent. Bach, Handél et léUfs contémpdrâins ont écrit pour la trompette des solos d'une extrême difficulté, surtout à cause de leur hauteur excessive. Il fallait que les artistes se livrassent à des études prodigieuses pour faire enteUdre ces passages qu'on rié saurait rendre aujourd'hui sur la trempette ordinaire. Ainsi constituée, la trémpétté fût employée par tous lë§ niàîtres classiques jusqu'à l'époque contëiliptli'ainfe. OU s'éSt boriiê
seulement à complêtëi^ la séHe des tons de rechàrige. La beauté du timbré dé l'instruriiërit, soii caràbtëre|)otripéux, lioble et héraldique, faisaient {iâssei^ SUr la médiocHté dé^ moyefis de cette échelle incdriiîilëtë. Oh voiilUt eSsayel* des sons bbûehés coinme Un le fait stir le cor* ; dàfas ce btit, oti coiistrriiSit, dans les prëriiières ànriees du xii^ Siêble, des trompettes circulaires (jui M'étaient, à prbpreriient paHer, que de petits bôrS. Mais lé timbre dés sons bouchés faisait trop disparate avec la SonoHt'ê clàirë et ârgëntihé de^ autres : il fallut y renoncer. Un peu plus tard, Utl fàcteiir anglais imagina de percei* le tube par des trdus, bUiichéS par dés clefs. Le système réussit, à cohditlbn d'être appliqué a un instrument établi sur un diattiètre plus' large, sUr lé buglé, eri un riiot. Cet Iristt'Umetit cejiendant, buglë OU trompette à clëfs, a été eriiployé avéb sUbcêS par Rossirii, Meyérbeer et d'autres maîtres à leurs débuts; mais son timbre, assez caractéHstique et d'une borine sonorité, n'a rien de conimuri avec l'éclat strident de la trompette. On consiruisit aussi dès trOmpëttéS muriies d'une coulisse cumme celle des tromboUëS. Ce système est le riieilléur dé tous, eri ce qu'il n'altère en rien le timbré UHglnàl et que l'iristrument JïéUt dorinët* toute là sérié bhromatiqUe. Toutefois sa graride difficulté d'exécritiori en à i-estrëirit l'usage: En dehbrs de l'Arigletériré, Sbti bàyk d'origitië, la trbriipëtte à coulissé à été riêglïgéë; SrirtbUt dëpiiié que le §jrstëittë dë§