II. Jeu (V. Crosse
TRU I NAS. Com. du dép. de la Drôme, arr. de Die, cant. de Bourdeaux; 289 hab.
TRUITE. I. Ichtyologie. — Poisson de l'ordre des Physostomes, de la famille des »Sa/momc?â^, appartenant au genre Salme. La Truite, bien connue de tous, est un poisson à corps généralement comprimé, un peu allongé, couvert de petites écailles. La tête est large en dessus, forte, le museau gros, obtus, plus ou moins arrondi, la bouche est large, la mâchoire supérieure est plus avancée que l'inférieure, elles sont garnies de dents crochues. Son
Truite commune.
système de coloration est des plus variables ; en général, le fond du dos est olivâtre tacheté de noir, le ventre d'un gris blanchâtre, parfois on observe sur les côtés des taches noirâtres, rouges et blanches, le tout avec un glacis doré ou argenté, les nageoires sont jaunâtres.
La Truite aime les eaux rapides, froides, coulant sur un fond pierreux. Elle s'élève, dans les Pyrénées notamment, jusqu'à 2.270 à 3.000 m. d'alt. C'est un poisson des plus recherchés, sa chair étant d'une délicatesse extrême. ROCHBR.
11. Pêche. — Pour la pêche de ce poisson, il faut se souvenir qu'il est extrêmement méfiant et rusé et qu'il se défend énergiquement. C'est pendant et après les pluies douces, sans trop de vent, que la pêche a le plus de chance de réussir ; un temps sombre, succédant à une nuit claire, est également favorable ; pendantla saison froide, pêcher au milieu du jour; en été, le matin et le soir.
La ligne s'amorce, soit à la mouche naturelle, soit à la
TRUITE ~ TRYGON
mouche artificielle ; la pèche se fait également au filet et, malgré les interdictions, à la main. E. S.
III. Art culinaire. — La truite est un poisson très estimé pour l'excellence de sa chair. Elle est d'une conservation difficile pendant les chaleurs, surtout quand le temps est humide ou orageux. — Truite au court-bouillon : Après avoir vidé et lavé une belle truite, lui ficeler la tôle et la mettre à cuire dans un court-bouillon composé de vin blanc, d'oignons en tranches, thym, laurier, persil, clous de girofle et sel ; quand le poisson est cuit, on le dresse sur une serviette sur un lit de persil frais, et l'on sert, à part dans une saucière, avec une sauce faite d'une partie du court-bouillon réduit et lié avec un peu de beurre manié de farine.
Truite grillée : Après l'avoir préparée, lui remplir le corps de beurre assaisonné et manié de fines herbes ; la faire mariner, puis griller et la servir avec une sauce poivrade.
BiBL. : Ichtyologie. — Guntheb, Stucly of Flshes.— Sauvage, dans Brehm, éd. franc. — Blanchard, les Poissons.
TRUJILLO {Turris Julia, Castra Julia, Scalabis). Ville d'Espagne, prov. et à 40 kil. E. de Caceres (Estremadure), ch.-l. de distr., à 485 m. d'alt., sur le versant N. de collines de la sierra de Montanchez ; 9.4n0 hab. Collège, tanneries, fabriques de toiles et de poteries. Autrefois très importante, elle est bien déchue ; on y remarque de vieilles murailles et des tours, une forteresse d'aspejDt imposant, une tour mauresque dont la légende attribue la construction à Jules César, l'église Sancta Maria la Major. Les rues sont étroites, mal pavées, mais bordées de vieilles maisons fortifiées, parmi lesquelles on montre celle où naquit Pizarre. Les pâturages des environs nourrissent des pourceaux noirs, fameux pour leurs excellents jambons.
TRUJILLO. Ville maritime du Honduras, sur la baie de Trujillo, au S. du cap Honduras ; 4.000 hab.
TRUJILLO. Ville du Pérou, ch.-l. du dép. de Libertad, près de l'embouchure du Ghimu ; 41.000 hab. Université depuis 1831 . Le commerce se fait par la rade ouverte de Salaverry ou Huanachco. Non loin sont les ruines de Chimu.
TRUMEAU (Archit.). Partie pleine d'une construction entre deux baies. Le plus souvent, dans les maisons dites de rapport, où les rez-de-chaussée sont occupés par des locaux loués au commerce ou à l'industrie, on donne le moins de longueur possible aux trumeaux qui prennent alors le nom de piles. Au moyen âge, comme encore de nos jours, les portes principales des grandes salles, surtout des églises, étaient divisées en deux parties par un pilier ou trumeau souvent orné d'une statue, trumeau dans les feuillures intérieures duquel venaient s'appliquer les vantaux des portes et qui recevait les appareils de fermeture de ces ventaux (V. Architecture, t. Hl, §X, Architecture romane, p. 726, fig. 5, la façade de r église de Saint- Père sous- Vézelcnj, et§ XI Architecture gothique, p. 729, fig. 5, la porte centrale du portail occidental de la cathédrale d'Amiens). On appelait aussi trumeau l'espace, souvent décoré de peinture, compris à l'intérieur d'une pièce au-dessus d'une grande cheminée, probablement parce qu'autrefois, dans ce même intérieur, le parquet de glace posé entre deux fenêtres portait ce nom de trumeau. Ch. Lucas.
TRUMILLY. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Sentis, cant. de Crépy-en-Valois ; 315 hab.
TRUN. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan; 1.570 hab. Machines agricoles. Blanchisserie et tissage de fils.
TRUN6Y. Com. du dép. du Calvados, arr. de Bayeux, cant. de Balleroy; 293 hab.
TRUONG-TI EN. Rivière de FAnnam, qui arrose Hué avant de se jeter, 15 kil. plus loin, dans la baie spacieuse de Thuan-An. Cette rivière, aux eaux claires et
limpides, n'est navigable, à marée haute, que pour les bâtiments de moyenne grandeur. Elle est communément appelée Rivière de Hué.
TRURO. Ville d'Angleterre, couité de Cornouailles, au N. de la baie de Falmouth; 11.13d hab. Evéché. Centre du district minier de Cornouailles (V. Grande-Bretagne); direction et école des mines ; fonder ies d'étain, exploitation d'étain et de cuivre, porcelaines, papeteries.
TRURO. Ville maritime du Canada, Nouvelle-Ecosse, sur la baie de Fundy; 6,000 hab. Pêche, mines de fer.
TRUSQUIN (Techn.)(V. Troussequin).
TRUST. Forme récente des grandes associations commerciales et industrielles aux Etats-Unis. Ce qui la caractérise c'est que 1 03 entreprises syndiquées conservent chacune leur administration propre ; mais leur capital-actions est transféré au trust qui leur remet en échange des certificats. Le groupement général contrôle les sociétés fédérées par ses trustées (tuteurs ou plénipotentiaires), lesquels exercent une direction générale ; les bénéfices particuliers de chaque société sont versés au trust, lequel, défalcation faite de ses frais, répartit le dividende aux divers associés. Le plus remarquable des anciens trusts est celui du pétrole formé par la Standard OilCompanyiV. Pétrole), lequel a presque monopolisé aux Etats-Unis le commerce du pétrole ; le plus fameux est celui de l'acier au capital de 5 milliards de fr., formé en 1901 parPierponl Morgan en absorbant les établissements Carnegie. Le but principal des trusts est de réglementer la production et le commerce en réduisant au minimum la concurrence; les capitaux dont ils disposent leur permettent de dominer le marché du produit dont ils ont syndiqué les producteurs, et d'écraser au besoin les réfractaires en abaissant les prix. Une fois maîtres du terrain et ayant réalisé un quasi- monopole, le trust relève les prix; il régularise le commerce en assurant à chaque membre du syndicat l'exploitation du domaine où il peut trouver le débouché naturel le plus facile, en lui permettant d'engager des dépenses avec la certitude de vendre ses produits ; il régularise toute la vie industrielle en la sauvegardant de l'anarchie de la libre concurrence. Par contre, les fondateurs des trusis ont souvent majoré fictivement la valeur des entreprises qu'ils groupaient, et dans leur capital une grande partie s'est trouvée sans contre-partie dans la valeur des usines, de l'outillage et de l'achalandage des établissements réunissons leur contrôle ; les titres ainsi cotés au-dessus de leur valeur n'ont pu être soutenus que par la spéculation, au risque d'aboutir à un effondrement. Les trusts, maîtres du marché, ont cherché à utiliser leur monopole aux dépens du public, en exagérant leurs bénéfices par des hausses excessives, au risque de provoquer de nouvelles concurrences. — Le système des trusts a été particulièrement appliqué aux affaires de mines et de métallurgie; d'Amérique il est passé dans les principaux pays industriels d'Europe, Angleterre, Allemagne, France, Autriche, e!c. ; malgré leurs dangers, les trusts se sont sans cesse accrus. Aux Etats-Unis, le trust des sucres a eu un rôle politique décisif dans l'expansion territoriale (acquisition des îles Hawaï, de Porto-Rico, protectorat de Cuba) ; en France, on peut assimiler aux trusts les unions des raffineurs de pétrole et des métallurgistes.
TRUTTEWIER-le-Grand. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. de Vire; 757 hab.
TRUTTEMER-LE-PETrr. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. de Vire; 250 hab.
TRUYÈRE. Rivière de France (V. Aveyron, Cantal et Lozère).
TRUYES. Com. du dép. d'Indre-et-Loire, arr.de Tours, cant. de Montbazon ; 645 hab. Eglise du xii® siècle, surmontée d'un clocher à cinq étages, de la même époque. TRYGON (Ichtyol.). Genre de Poissons Chondroptérygiens-Batoïdes/de la famille des Trygonidœ; il a pour caractères : le disque subrhomboidal, la queue plus longue que le disque et en forme de fouet, tantôt nue, tantôt